Concernant l'indépendance, elle n'est malheureusement jamais totale. En revanche dans ce cas precis, on peut tout à fait imaginer un montage où l'AAF serait autorisé à se fournir dans certaines conditions chez HAL pour certaines pièces détachés, ça peut être un début de piste qui pourrait rassurer tout le monde.
Pour les upgrades, c'est en effet un point important. Dans le contrat indien, il est spécifié que quels que soient les upgrades futur du rafale ceux ci seront apportés à la version indienne et mis en place en Inde. A mon sens l'AAF demandera la même chose. L'Inde pourra étendre la commande à plus de 200 unités (sans compter la version marine sur laquelle on essaye de se positionner), on parle donc d'un partenariat sur facilement 40 ans...
Pour l'aspect politique, il est evident que sur ce dossier là, il sera capital, et que cela tiendra à un fil. Je veux dire qu'on est tous conscient que si un representant du gouvernement français s'amuse à faire une demi remarque qui pourrait potentiellement faire allusion au fait que la periode coloniale c'était pas si mal que ça, le rafale ne volera jamais sous les couleurs de l'AAF. On marche donc sur des oeufs.
Egalement, un autre aspect politique à ne pas negliger est la politique interne. Le rafale ce n'est pas que Dassault, c'est aussi Snecma (Groupe Safran), Thales et aussi d'une certaine manière MBDA. Ces groupes sont bien français dans tous les sens du terme, ce qui veut dire beaucoup de luttes internes et une "khalota" incroyable dans certains cas. Il suffit que l'un de ces acteurs veuillent faire capoter le dossier pour briser les volontés d'expansion d'un des partenaires et donc la carrière de certains pour faire tout exploser. Ca s'est vu dans le passé. Dans le cas qui nous interesse, la probabilité est faible, mais on ne sait jamais...
Concernant la capacité de l'industrie algérienne à absorber, c'est possible, mais bon, la transition entre montage et construction sera probablement plus longue qu'avec HAL qui a déjà une experience des avions Dassault (mirage 2000), mais c'est loin d'être insurmontable d'autant plus qu'en Algérie il n'y a pas certaines contraintes qu'il y a en Inde, comme la barrière de la langue ou le décalage culturel. Cela peut paraitre anodin, mais c'est un point crucial.
Le rafale peut être un moyen de pression français...mais l'inverse aussi. Si pour une raison X l'AAF suspend le contrat en cours, c'est plusieurs milliards de pertes pour l'industrie française...Je rappelle quand même qu'on parle d'un volume important..
Pour le très long terme, ben disons qu'on parle parfois d'un potentielle extension du programme nEuron, mais là on est dans le très hypothétique. En tout cas si un budget a été alloué à la R&D d'un tel appareil je n'ai pas cet information.
@Amarito et Tonton 2K.
Concernant les back doors, avant que le rafale ne soit choisi en Inde, beaucoup de voix s'étaient élevés là bas pour dire qu'il fallait choisir un avion russe car le rafale ou un autre était programmé pour ne pas tirer sur un avion OTAN et donc que c'était une atteinte à la souveraineté indienne. L'Inde a choisi le rafale devant l'Eurofighter qui est aussi occidental. Je vous laisse tirer vos conclusions...







