Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Toutes les discussions a propos de la politique, de l'économie et de la société Algérienne (uniquement)
Avatar de l’utilisateur

samousa
Muqaddam (مقدم)
Muqaddam (مقدم)
Algeria
Messages : 3106
Inscription : 07 août 2013, 13:01
Has thanked : 148 times
Been thanked : 207 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par samousa »

KHAYBAR a écrit : ↑
25 août 2026, 16:13
Faut remplacer le mot Algérie par Maroc, le micro état des Emirats et l'entité. c'est l'inversion accusatoire pratiquée par ces dégénérés
:algerie01:
" L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat "
Avatar de l’utilisateur

samousa
Muqaddam (مقدم)
Muqaddam (مقدم)
Algeria
Messages : 3106
Inscription : 07 août 2013, 13:01
Has thanked : 148 times
Been thanked : 207 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par samousa »

:algerie01:
" L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat "

Firdaous
Mulazim Awal (ملازم أول)
Mulazim Awal (ملازم أول)
Autre
Messages : 1241
Inscription : 31 mars 2012, 02:20
Has thanked : 2 times
Been thanked : 35 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par Firdaous »

KHAYBAR a écrit : ↑
25 août 2026, 14:53
https://x.com/comebackiii/status/2092240938844278859?s=46
Selon El Watan cet oligarque s'est rendu 3 fois chez l'entité sioniste depuis 2022. Lorsqu'il a été arretée en Espagne, il était de retour du Maroc
Avatar de l’utilisateur

samousa
Muqaddam (مقدم)
Muqaddam (مقدم)
Algeria
Messages : 3106
Inscription : 07 août 2013, 13:01
Has thanked : 148 times
Been thanked : 207 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par samousa »

:algerie01:
" L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat "
Avatar de l’utilisateur

samousa
Muqaddam (مقدم)
Muqaddam (مقدم)
Algeria
Messages : 3106
Inscription : 07 août 2013, 13:01
Has thanked : 148 times
Been thanked : 207 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par samousa »

:algerie01:
" L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat "
Avatar de l’utilisateur

KHAYBAR
Amid (عميد)
Amid (عميد)
Algeria
Messages : 27577
Inscription : 02 avril 2012, 18:13
Localisation : Ottawa, Canada
Has thanked : 2020 times
Been thanked : 1774 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par KHAYBAR »

:algerie01:
Avatar de l’utilisateur

samousa
Muqaddam (مقدم)
Muqaddam (مقدم)
Algeria
Messages : 3106
Inscription : 07 août 2013, 13:01
Has thanked : 148 times
Been thanked : 207 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par samousa »

:algerie01:
" L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat "
Avatar de l’utilisateur

samousa
Muqaddam (مقدم)
Muqaddam (مقدم)
Algeria
Messages : 3106
Inscription : 07 août 2013, 13:01
Has thanked : 148 times
Been thanked : 207 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par samousa »

:algerie01:
" L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat "

Felon57
Djoundi (جندي)
Djoundi (جندي)
Autre
Messages : 66
Inscription : 15 janvier 2026, 19:08
Has thanked : 3 times
Been thanked : 17 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par Felon57 »

https://www.marianne.net/agora/tribunes ... officielle
En Algérie, les islamistes s'en sont toujours pris à la langue française. Depuis l'aube de l'indépendance jusqu'à aujourd'hui, ils n'ont jamais cessé de vouloir l'éradiquer, allant, pour ce qui est notamment du FIS (Front islamique du salut), jusqu'à tuer les Algériens qui parlaient ou enseignaient cette langue. Le représentant des Frères musulmans en Algérie, Abdelaali Hassani Cherif, a récemment déclaré que « le français ne fait pas partie de l’identité nationale ». Cette haine du français n'a rien à voir avec la colonisation française, que les islamistes sont pourtant les derniers à avoir combattu : ils ont continué à négocier leur soumission à la France avec Jacques Soustelle jusqu'en juillet 1956, alors que la lutte de libération avait déjà atteint sa vitesse de croisière.

La langue française est haïe par les islamistes parce qu'elle représente le miroir dans lequel ils voient quotidiennement leurs échecs et leur éloignement de la cause nationale. Au lieu de faire leur aggiornamento et de reconnaître leur dérapage anti-algérien, ils préfèrent casser le miroir et réécrire l'histoire de notre révolution à leur avantage. Après avoir tenté d'opposer l'arabe au français pendant des années, ils ont abouti à un désastre. Après plusieurs années d'arabisation au marteau-piqueur, non seulement l'arabe n'a pas supplanté le français dans la société algérienne, mais il a reculé, et a causé au passage la ruine de l'école et de l'enseignement supérieur.
Remplacer le français par l'anglais ?

Aujourd'hui, ils récidivent, mais pour paraître moins tendancieux, ils veulent remplacer le français non plus par l’arabe, mais par l'anglais, en arguant que la langue anglaise est celle du développement et qu'elle est la première langue dans le monde. Or, une langue, quelle qu'en soit la puissance et la force de frappe, ne peut rien à elle seule. Comment expliquer, sinon, le sous-développement criant de plusieurs pays africains ayant adopté l'anglais comme langue nationale et officielle au lendemain des indépendances, malgré leur richesse, comme le Nigeria, le Cameroun, le Kenya et d'autres ? Et comment expliquer qu'un pays comme le Japon, dont la seule et unique langue de travail, dans tous les domaines, est le japonais – une langue minoritaire et extrêmement difficile, y compris pour les Japonais eux-mêmes –, talonne les plus grandes puissances économiques mondiales, malgré une défaite ravageuse durant la Seconde Guerre mondiale, une mise sous tutelle américaine et un territoire stérile et dangereux ?

Ce qui aide les pays à se développer, c'est la science, la technologie, l'économie et la culture, et tout cela dépend avant tout du facteur humain. Or, seule une société politiquement, culturellement, socialement et intellectuellement émancipée est capable de produire du développement. On ne peut pas mutiler l’identité d’un homme, en lui interdisant notamment de se former et de s’exprimer dans les langues constitutives de son être social, et prétendre l’émanciper et l’aider à se développer ; les deux opérations sont antinomiques.

En matière de rapports avec la France, la place du français en Algérie se justifie moins par le poids d'une histoire coloniale douloureuse que par une communauté d'intérêts bien vivante entre les deux pays : une diaspora de plusieurs millions de personnes qui fait du français une langue familiale et quotidienne transméditerranéenne, une grande partie des élites scientifiques, médicales et universitaires algériennes formées dans le système français et restées liées à ses réseaux de recherche, un système éditorial qui a fait la promotion de tous les écrivains algériens célèbres, De Kateb Yacine, en passant par Assia Djebar et Rachid Boudjedra, jusqu’à Kamel Daoud et Yasmina Khadra, et une coopération économique, universitaire et diplomatique active qui s'appuie au quotidien sur cette langue commune. Ce sont là autant de liens contemporains et concrets qui, plus que la mémoire du passé, ancrent le français dans le présent.
Le français est une langue algérienne

Sur un plan plus large, il faut rappeler que l'Algérie a beaucoup semé en Afrique durant la décolonisation, grâce à une diplomatie de guerre d'une discipline et d'une efficacité remarquables, en apportant de l’aide à plusieurs pays africains. Pour récolter aujourd'hui les fruits de cet engagement historique, elle doit maintenir et renforcer la langue française, qui n'est pas qu'un instrument de communication : c'est un vecteur de transmission culturelle panafricaine, profondément ancré dans l'imaginaire du continent, et un levier qui consolide la profondeur géopolitique du pays dans tout l'espace francophone. Brader le français, c'est brader plus de cinquante ans d'influence, de rayonnement et de fraternité africaine bâtis à la sueur et au sang de nos martyrs et de nos diplomates.

Ceux et celles qui veulent remplacer le français par d'autres langues en Algérie sont des anti-Algériens, car cette langue, contrairement à ce qui se dit ici et là, n'est pas étrangère. Le français est une langue algérienne, appropriée dignement par les Algériens et utilisée quotidiennement dans leur travail et leur vie de tous les jours. C'est la langue dans laquelle ont été écrits les principaux documents de notre révolution et du mouvement national algérien et, à ce titre, elle est l'instrument de notre libération. « La langue française est pour moi, non pas du tout la langue honnie d’un ennemi, mais un incomparable instrument de libération, de communion, ensuite, avec le reste du monde. Je considère qu’elle nous traduit infiniment plus qu’elle ne nous trahit », écrivait à juste titre le romancier et anthropologue Mouloud Mammeri. Le français est également la langue dans laquelle se sont exprimées notre résilience et notre intimité, notre quotidien, notre culture, notre littérature, depuis plus d'un siècle.

C'est la langue dans laquelle beaucoup de nos enfants ont appris à s'exprimer, à rêver, à espérer, à aimer la vie – notamment quand celle-ci était menacée de toutes parts par les islamistes. C’est la presse francophone qui a, pour l’essentiel, porté le rêve d’une Algérie démocratique après l’ouverture multipartisane de 1989 ; c’est cette même presse qui a payé le tribut de la résistance anti-islamiste pendant plus d’une décennie. Il n’existe pas un équivalent de Nedjma de Kateb Yacine, du Fils du pauvre de Mouloud Feraoun, de La Grande maison de Mohammed Dib, du Quai aux fleurs ne répond plus de Malek Haddad ou encore de FIS de la haine de Rachid Boudjedra dans les autres langues du pays, y compris l’arabe qui porte pourtant une littérature foisonnante dans les États du Moyen-Orient. Le français – et l’idéal démocratique et républicain porté par les élites francophones depuis la création de l’Étoile nord-africaine en 1926 – a été et demeure notre rempart contre la barbarie islamiste.
Conscience historique

Et puisque les islamistes admettent que l'arabe fasse partie intégrante de l'identité nationale et pas le français, il n'est pas inutile de rappeler dans quelles conditions la langue arabe est arrivée en Algérie : sur la pointe des sabres. La conquête arabe, telle que la décrit Ibn Khaldoun lui-même, fut d'une violence extrême : le chef militaire Oqba Ibn Nafi ne se contentait pas de faire tuer les hommes, il faisait des plus belles femmes berbères des présents offerts à ses chefs d'Orient, au nombre de 365, pour qu’ils en jouissent tout au long de l’année. Dès lors, en vertu de quoi une langue arrivée par le fer et le sang serait-elle plus légitimement « nationale » qu'une autre, venue quelques siècles plus tard mais dans des conditions d’une égale violence ? Pourquoi le français, langue appropriée, revendiquée et vécue librement par des générations entières d'Algériens, serait-il moins légitime que l’arabe ?

Combien de siècles d'antériorité faut-il à une langue pour devenir soluble dans l'identité nationale ? Si l'on accepte, pour l'arabe, que la violence de son arrivée s'efface devant les siècles d'appropriation qui ont suivi, pourquoi refuser au français, à peine plus jeune dans notre histoire mais tout aussi profondément intégré, le même droit à l'appropriation ? Les deux langues partagent une même origine douloureuse et une même trajectoire d'adoption populaire ; il serait donc malhonnête, intellectuellement comme historiquement, de disqualifier l'une au nom d'un péché originel qu'on absout complaisamment chez l'autre.

Toucher à la langue française, ce n'est pas remplacer une langue étrangère par une autre : c'est violer la conscience historique et l'intimité de l'Algérie, et cela, qu'on l'admette ou non, est un crime à l'encontre des Algériennes et des Algériens. On a nié le tamazight, on a causé des centaines de morts, on a cassé des vies, brisé des familles, avant de finir par reconnaître l'amazighité de l'Algérie. Aujourd'hui, il est urgent non seulement de garder la place du français dans le système scolaire, mais de le reconnaître comme langue nationale et officielle, au même titre que l'arabe et tamazight. C’est à ce prix et seulement à ce prix que l’identité nationale algérienne retrouvera sa sérénité et permettra aux Algériens d’avancer dans l’apaisement.

Firdaous
Mulazim Awal (ملازم أول)
Mulazim Awal (ملازم أول)
Autre
Messages : 1241
Inscription : 31 mars 2012, 02:20
Has thanked : 2 times
Been thanked : 35 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par Firdaous »

Felon57 a écrit : ↑
30 août 2026, 16:40
https://www.marianne.net/agora/tribunes ... officielle
En Algérie, les islamistes s'en sont toujours pris à la langue française. Depuis l'aube de l'indépendance jusqu'à aujourd'hui, ils n'ont jamais cessé de vouloir l'éradiquer, allant, pour ce qui est notamment du FIS (Front islamique du salut), jusqu'à tuer les Algériens qui parlaient ou enseignaient cette langue. Le représentant des Frères musulmans en Algérie, Abdelaali Hassani Cherif, a récemment déclaré que « le français ne fait pas partie de l’identité nationale ». Cette haine du français n'a rien à voir avec la colonisation française, que les islamistes sont pourtant les derniers à avoir combattu : ils ont continué à négocier leur soumission à la France avec Jacques Soustelle jusqu'en juillet 1956, alors que la lutte de libération avait déjà atteint sa vitesse de croisière.

La langue française est haïe par les islamistes parce qu'elle représente le miroir dans lequel ils voient quotidiennement leurs échecs et leur éloignement de la cause nationale. Au lieu de faire leur aggiornamento et de reconnaître leur dérapage anti-algérien, ils préfèrent casser le miroir et réécrire l'histoire de notre révolution à leur avantage. Après avoir tenté d'opposer l'arabe au français pendant des années, ils ont abouti à un désastre. Après plusieurs années d'arabisation au marteau-piqueur, non seulement l'arabe n'a pas supplanté le français dans la société algérienne, mais il a reculé, et a causé au passage la ruine de l'école et de l'enseignement supérieur.
Remplacer le français par l'anglais ?

Aujourd'hui, ils récidivent, mais pour paraître moins tendancieux, ils veulent remplacer le français non plus par l’arabe, mais par l'anglais, en arguant que la langue anglaise est celle du développement et qu'elle est la première langue dans le monde. Or, une langue, quelle qu'en soit la puissance et la force de frappe, ne peut rien à elle seule. Comment expliquer, sinon, le sous-développement criant de plusieurs pays africains ayant adopté l'anglais comme langue nationale et officielle au lendemain des indépendances, malgré leur richesse, comme le Nigeria, le Cameroun, le Kenya et d'autres ? Et comment expliquer qu'un pays comme le Japon, dont la seule et unique langue de travail, dans tous les domaines, est le japonais – une langue minoritaire et extrêmement difficile, y compris pour les Japonais eux-mêmes –, talonne les plus grandes puissances économiques mondiales, malgré une défaite ravageuse durant la Seconde Guerre mondiale, une mise sous tutelle américaine et un territoire stérile et dangereux ?

Ce qui aide les pays à se développer, c'est la science, la technologie, l'économie et la culture, et tout cela dépend avant tout du facteur humain. Or, seule une société politiquement, culturellement, socialement et intellectuellement émancipée est capable de produire du développement. On ne peut pas mutiler l’identité d’un homme, en lui interdisant notamment de se former et de s’exprimer dans les langues constitutives de son être social, et prétendre l’émanciper et l’aider à se développer ; les deux opérations sont antinomiques.

En matière de rapports avec la France, la place du français en Algérie se justifie moins par le poids d'une histoire coloniale douloureuse que par une communauté d'intérêts bien vivante entre les deux pays : une diaspora de plusieurs millions de personnes qui fait du français une langue familiale et quotidienne transméditerranéenne, une grande partie des élites scientifiques, médicales et universitaires algériennes formées dans le système français et restées liées à ses réseaux de recherche, un système éditorial qui a fait la promotion de tous les écrivains algériens célèbres, De Kateb Yacine, en passant par Assia Djebar et Rachid Boudjedra, jusqu’à Kamel Daoud et Yasmina Khadra, et une coopération économique, universitaire et diplomatique active qui s'appuie au quotidien sur cette langue commune. Ce sont là autant de liens contemporains et concrets qui, plus que la mémoire du passé, ancrent le français dans le présent.
Le français est une langue algérienne

Sur un plan plus large, il faut rappeler que l'Algérie a beaucoup semé en Afrique durant la décolonisation, grâce à une diplomatie de guerre d'une discipline et d'une efficacité remarquables, en apportant de l’aide à plusieurs pays africains. Pour récolter aujourd'hui les fruits de cet engagement historique, elle doit maintenir et renforcer la langue française, qui n'est pas qu'un instrument de communication : c'est un vecteur de transmission culturelle panafricaine, profondément ancré dans l'imaginaire du continent, et un levier qui consolide la profondeur géopolitique du pays dans tout l'espace francophone. Brader le français, c'est brader plus de cinquante ans d'influence, de rayonnement et de fraternité africaine bâtis à la sueur et au sang de nos martyrs et de nos diplomates.

Ceux et celles qui veulent remplacer le français par d'autres langues en Algérie sont des anti-Algériens, car cette langue, contrairement à ce qui se dit ici et là, n'est pas étrangère. Le français est une langue algérienne, appropriée dignement par les Algériens et utilisée quotidiennement dans leur travail et leur vie de tous les jours. C'est la langue dans laquelle ont été écrits les principaux documents de notre révolution et du mouvement national algérien et, à ce titre, elle est l'instrument de notre libération. « La langue française est pour moi, non pas du tout la langue honnie d’un ennemi, mais un incomparable instrument de libération, de communion, ensuite, avec le reste du monde. Je considère qu’elle nous traduit infiniment plus qu’elle ne nous trahit », écrivait à juste titre le romancier et anthropologue Mouloud Mammeri. Le français est également la langue dans laquelle se sont exprimées notre résilience et notre intimité, notre quotidien, notre culture, notre littérature, depuis plus d'un siècle.

C'est la langue dans laquelle beaucoup de nos enfants ont appris à s'exprimer, à rêver, à espérer, à aimer la vie – notamment quand celle-ci était menacée de toutes parts par les islamistes. C’est la presse francophone qui a, pour l’essentiel, porté le rêve d’une Algérie démocratique après l’ouverture multipartisane de 1989 ; c’est cette même presse qui a payé le tribut de la résistance anti-islamiste pendant plus d’une décennie. Il n’existe pas un équivalent de Nedjma de Kateb Yacine, du Fils du pauvre de Mouloud Feraoun, de La Grande maison de Mohammed Dib, du Quai aux fleurs ne répond plus de Malek Haddad ou encore de FIS de la haine de Rachid Boudjedra dans les autres langues du pays, y compris l’arabe qui porte pourtant une littérature foisonnante dans les États du Moyen-Orient. Le français – et l’idéal démocratique et républicain porté par les élites francophones depuis la création de l’Étoile nord-africaine en 1926 – a été et demeure notre rempart contre la barbarie islamiste.
Conscience historique

Et puisque les islamistes admettent que l'arabe fasse partie intégrante de l'identité nationale et pas le français, il n'est pas inutile de rappeler dans quelles conditions la langue arabe est arrivée en Algérie : sur la pointe des sabres. La conquête arabe, telle que la décrit Ibn Khaldoun lui-même, fut d'une violence extrême : le chef militaire Oqba Ibn Nafi ne se contentait pas de faire tuer les hommes, il faisait des plus belles femmes berbères des présents offerts à ses chefs d'Orient, au nombre de 365, pour qu’ils en jouissent tout au long de l’année. Dès lors, en vertu de quoi une langue arrivée par le fer et le sang serait-elle plus légitimement « nationale » qu'une autre, venue quelques siècles plus tard mais dans des conditions d’une égale violence ? Pourquoi le français, langue appropriée, revendiquée et vécue librement par des générations entières d'Algériens, serait-il moins légitime que l’arabe ?

Combien de siècles d'antériorité faut-il à une langue pour devenir soluble dans l'identité nationale ? Si l'on accepte, pour l'arabe, que la violence de son arrivée s'efface devant les siècles d'appropriation qui ont suivi, pourquoi refuser au français, à peine plus jeune dans notre histoire mais tout aussi profondément intégré, le même droit à l'appropriation ? Les deux langues partagent une même origine douloureuse et une même trajectoire d'adoption populaire ; il serait donc malhonnête, intellectuellement comme historiquement, de disqualifier l'une au nom d'un péché originel qu'on absout complaisamment chez l'autre.

Toucher à la langue française, ce n'est pas remplacer une langue étrangère par une autre : c'est violer la conscience historique et l'intimité de l'Algérie, et cela, qu'on l'admette ou non, est un crime à l'encontre des Algériennes et des Algériens. On a nié le tamazight, on a causé des centaines de morts, on a cassé des vies, brisé des familles, avant de finir par reconnaître l'amazighité de l'Algérie. Aujourd'hui, il est urgent non seulement de garder la place du français dans le système scolaire, mais de le reconnaître comme langue nationale et officielle, au même titre que l'arabe et tamazight. C’est à ce prix et seulement à ce prix que l’identité nationale algérienne retrouvera sa sérénité et permettra aux Algériens d’avancer dans l’apaisement.
Un colonisé de l'esprit qui vient cracher sa haine de soit dans un torchon d'extreme droite. La colonisabilité n'a pas encore quitté nos vieux malheureusement. Quand je lis ça, la seule conclusion qui s'impose c'est qu'il devient nécessaire d'effacer cette langue du sol algérien car ils en font eux même une langue coloniale et non seulement un simple vecteur linguistique

Firdaous
Mulazim Awal (ملازم أول)
Mulazim Awal (ملازم أول)
Autre
Messages : 1241
Inscription : 31 mars 2012, 02:20
Has thanked : 2 times
Been thanked : 35 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par Firdaous »

Felon57 a écrit : ↑
30 août 2026, 16:40
https://www.marianne.net/agora/tribunes ... officielle
En Algérie, les islamistes s'en sont toujours pris à la langue française. Depuis l'aube de l'indépendance jusqu'à aujourd'hui, ils n'ont jamais cessé de vouloir l'éradiquer, allant, pour ce qui est notamment du FIS (Front islamique du salut), jusqu'à tuer les Algériens qui parlaient ou enseignaient cette langue. Le représentant des Frères musulmans en Algérie, Abdelaali Hassani Cherif, a récemment déclaré que « le français ne fait pas partie de l’identité nationale ». Cette haine du français n'a rien à voir avec la colonisation française, que les islamistes sont pourtant les derniers à avoir combattu : ils ont continué à négocier leur soumission à la France avec Jacques Soustelle jusqu'en juillet 1956, alors que la lutte de libération avait déjà atteint sa vitesse de croisière.

La langue française est haïe par les islamistes parce qu'elle représente le miroir dans lequel ils voient quotidiennement leurs échecs et leur éloignement de la cause nationale. Au lieu de faire leur aggiornamento et de reconnaître leur dérapage anti-algérien, ils préfèrent casser le miroir et réécrire l'histoire de notre révolution à leur avantage. Après avoir tenté d'opposer l'arabe au français pendant des années, ils ont abouti à un désastre. Après plusieurs années d'arabisation au marteau-piqueur, non seulement l'arabe n'a pas supplanté le français dans la société algérienne, mais il a reculé, et a causé au passage la ruine de l'école et de l'enseignement supérieur.
Remplacer le français par l'anglais ?

Aujourd'hui, ils récidivent, mais pour paraître moins tendancieux, ils veulent remplacer le français non plus par l’arabe, mais par l'anglais, en arguant que la langue anglaise est celle du développement et qu'elle est la première langue dans le monde. Or, une langue, quelle qu'en soit la puissance et la force de frappe, ne peut rien à elle seule. Comment expliquer, sinon, le sous-développement criant de plusieurs pays africains ayant adopté l'anglais comme langue nationale et officielle au lendemain des indépendances, malgré leur richesse, comme le Nigeria, le Cameroun, le Kenya et d'autres ? Et comment expliquer qu'un pays comme le Japon, dont la seule et unique langue de travail, dans tous les domaines, est le japonais – une langue minoritaire et extrêmement difficile, y compris pour les Japonais eux-mêmes –, talonne les plus grandes puissances économiques mondiales, malgré une défaite ravageuse durant la Seconde Guerre mondiale, une mise sous tutelle américaine et un territoire stérile et dangereux ?

Ce qui aide les pays à se développer, c'est la science, la technologie, l'économie et la culture, et tout cela dépend avant tout du facteur humain. Or, seule une société politiquement, culturellement, socialement et intellectuellement émancipée est capable de produire du développement. On ne peut pas mutiler l’identité d’un homme, en lui interdisant notamment de se former et de s’exprimer dans les langues constitutives de son être social, et prétendre l’émanciper et l’aider à se développer ; les deux opérations sont antinomiques.

En matière de rapports avec la France, la place du français en Algérie se justifie moins par le poids d'une histoire coloniale douloureuse que par une communauté d'intérêts bien vivante entre les deux pays : une diaspora de plusieurs millions de personnes qui fait du français une langue familiale et quotidienne transméditerranéenne, une grande partie des élites scientifiques, médicales et universitaires algériennes formées dans le système français et restées liées à ses réseaux de recherche, un système éditorial qui a fait la promotion de tous les écrivains algériens célèbres, De Kateb Yacine, en passant par Assia Djebar et Rachid Boudjedra, jusqu’à Kamel Daoud et Yasmina Khadra, et une coopération économique, universitaire et diplomatique active qui s'appuie au quotidien sur cette langue commune. Ce sont là autant de liens contemporains et concrets qui, plus que la mémoire du passé, ancrent le français dans le présent.
Le français est une langue algérienne

Sur un plan plus large, il faut rappeler que l'Algérie a beaucoup semé en Afrique durant la décolonisation, grâce à une diplomatie de guerre d'une discipline et d'une efficacité remarquables, en apportant de l’aide à plusieurs pays africains. Pour récolter aujourd'hui les fruits de cet engagement historique, elle doit maintenir et renforcer la langue française, qui n'est pas qu'un instrument de communication : c'est un vecteur de transmission culturelle panafricaine, profondément ancré dans l'imaginaire du continent, et un levier qui consolide la profondeur géopolitique du pays dans tout l'espace francophone. Brader le français, c'est brader plus de cinquante ans d'influence, de rayonnement et de fraternité africaine bâtis à la sueur et au sang de nos martyrs et de nos diplomates.

Ceux et celles qui veulent remplacer le français par d'autres langues en Algérie sont des anti-Algériens, car cette langue, contrairement à ce qui se dit ici et là, n'est pas étrangère. Le français est une langue algérienne, appropriée dignement par les Algériens et utilisée quotidiennement dans leur travail et leur vie de tous les jours. C'est la langue dans laquelle ont été écrits les principaux documents de notre révolution et du mouvement national algérien et, à ce titre, elle est l'instrument de notre libération. « La langue française est pour moi, non pas du tout la langue honnie d’un ennemi, mais un incomparable instrument de libération, de communion, ensuite, avec le reste du monde. Je considère qu’elle nous traduit infiniment plus qu’elle ne nous trahit », écrivait à juste titre le romancier et anthropologue Mouloud Mammeri. Le français est également la langue dans laquelle se sont exprimées notre résilience et notre intimité, notre quotidien, notre culture, notre littérature, depuis plus d'un siècle.

C'est la langue dans laquelle beaucoup de nos enfants ont appris à s'exprimer, à rêver, à espérer, à aimer la vie – notamment quand celle-ci était menacée de toutes parts par les islamistes. C’est la presse francophone qui a, pour l’essentiel, porté le rêve d’une Algérie démocratique après l’ouverture multipartisane de 1989 ; c’est cette même presse qui a payé le tribut de la résistance anti-islamiste pendant plus d’une décennie. Il n’existe pas un équivalent de Nedjma de Kateb Yacine, du Fils du pauvre de Mouloud Feraoun, de La Grande maison de Mohammed Dib, du Quai aux fleurs ne répond plus de Malek Haddad ou encore de FIS de la haine de Rachid Boudjedra dans les autres langues du pays, y compris l’arabe qui porte pourtant une littérature foisonnante dans les États du Moyen-Orient. Le français – et l’idéal démocratique et républicain porté par les élites francophones depuis la création de l’Étoile nord-africaine en 1926 – a été et demeure notre rempart contre la barbarie islamiste.
Conscience historique

Et puisque les islamistes admettent que l'arabe fasse partie intégrante de l'identité nationale et pas le français, il n'est pas inutile de rappeler dans quelles conditions la langue arabe est arrivée en Algérie : sur la pointe des sabres. La conquête arabe, telle que la décrit Ibn Khaldoun lui-même, fut d'une violence extrême : le chef militaire Oqba Ibn Nafi ne se contentait pas de faire tuer les hommes, il faisait des plus belles femmes berbères des présents offerts à ses chefs d'Orient, au nombre de 365, pour qu’ils en jouissent tout au long de l’année. Dès lors, en vertu de quoi une langue arrivée par le fer et le sang serait-elle plus légitimement « nationale » qu'une autre, venue quelques siècles plus tard mais dans des conditions d’une égale violence ? Pourquoi le français, langue appropriée, revendiquée et vécue librement par des générations entières d'Algériens, serait-il moins légitime que l’arabe ?

Combien de siècles d'antériorité faut-il à une langue pour devenir soluble dans l'identité nationale ? Si l'on accepte, pour l'arabe, que la violence de son arrivée s'efface devant les siècles d'appropriation qui ont suivi, pourquoi refuser au français, à peine plus jeune dans notre histoire mais tout aussi profondément intégré, le même droit à l'appropriation ? Les deux langues partagent une même origine douloureuse et une même trajectoire d'adoption populaire ; il serait donc malhonnête, intellectuellement comme historiquement, de disqualifier l'une au nom d'un péché originel qu'on absout complaisamment chez l'autre.

Toucher à la langue française, ce n'est pas remplacer une langue étrangère par une autre : c'est violer la conscience historique et l'intimité de l'Algérie, et cela, qu'on l'admette ou non, est un crime à l'encontre des Algériennes et des Algériens. On a nié le tamazight, on a causé des centaines de morts, on a cassé des vies, brisé des familles, avant de finir par reconnaître l'amazighité de l'Algérie. Aujourd'hui, il est urgent non seulement de garder la place du français dans le système scolaire, mais de le reconnaître comme langue nationale et officielle, au même titre que l'arabe et tamazight. C’est à ce prix et seulement à ce prix que l’identité nationale algérienne retrouvera sa sérénité et permettra aux Algériens d’avancer dans l’apaisement.
Un colonisé de l'esprit qui vient cracher sa haine de soit toute honte bue dans un torchon d'extreme droite. La colonisabilité n'a pas encore quitté nos cieux malheureusement. Quand je lis ça, la seule conclusion qui s'impose c'est qu'il devient nécessaire d'effacer cette langue du sol algérien car ils en font eux même une langue coloniale et non seulement un simple vecteur linguistique donc il faudra la traiter comme telle. Le jour où l'arabe et tamazight sera langue officielle en France, on songera a la requête de cette serpillière.
Avatar de l’utilisateur

KHAYBAR
Amid (عميد)
Amid (عميد)
Algeria
Messages : 27577
Inscription : 02 avril 2012, 18:13
Localisation : Ottawa, Canada
Has thanked : 2020 times
Been thanked : 1774 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par KHAYBAR »

:algerie01:
Avatar de l’utilisateur

samousa
Muqaddam (مقدم)
Muqaddam (مقدم)
Algeria
Messages : 3106
Inscription : 07 août 2013, 13:01
Has thanked : 148 times
Been thanked : 207 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par samousa »

:algerie01:
" L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat "
Avatar de l’utilisateur

wari
Arif (عريف)
Arif (عريف)
Algeria
Messages : 219
Inscription : 13 janvier 2013, 23:43
Has thanked : 117 times
Been thanked : 22 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par wari »

samousa a écrit : ↑
01 septembre 2026, 15:10
J’ai toujours pas compris pourquoi ces deux trous de balles finis nous pas pris des tartes de la part de dz de l’etranger ! :roll: il serait temps de balancer leur adresse ou à minima leur patelin, histoire que des dz aillent leur rendre une visite amicale.

koko150
Liwaa (لواء)
Liwaa (لواء)
Algeria
Messages : 1004
Inscription : 31 mars 2012, 16:49
Has thanked : 1 time
Been thanked : 54 times

Re: Algerian Bashing & Fake News 📢 ⚠️

Message par koko150 »

pour se marrer un peu un nouveau droitardé francais :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

https://odysee.com/@Boris-Lerouge-inves ... rie-V4.5:0
Répondre

Revenir à « Actualités en Algérie »