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Sifax
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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par Sifax »

Alger-Paris/ François Hollande en Algérie mi-décembre prochain

Numidianews a appris de sources bien informées que la visite que le président Français, M. François Hollande en Algérie est prévue pour la première moitié du mois de décembre prochain. La visite du président Français en Algérie a été programmée en décembre afin d’éviter que ça coïncide avec la célébration par l’Algérie des festivités du déclenchement de la révolution du 1er novembre et jusqu’à la fin des élections locales en Algérie. On a également appris que la partie Française veut donner à la visite de François Hollande en Algérie une dimension particulière. La visite de Hollande en Algérie est d’une importance majeure du moment qu’il prononcera son discours devant l’ensemble des responsables algériens et abordera le dossier de la mémoire et de la nouvelle page dans les relations algéro-françaises. Il est, également, prévu qu’il annonce l’instauration d’un partenariat stratégique dans plusieurs domaines économique et sécuritaire, sachant que l’Algérie est le plus important partenaire de la France dans la région. Les mêmes sources ont notamment affirmé que le président Français, François Hollande invitera personnellement le président algérien, M. Abdelaziz Bouteflika à se rendre en France afin d’accomplir et de compléter le processus de rapprochement entre les deux pays déjà engagé par le facilitateur français Raffarin.
(Alger M. Al Hakim)
http://www.numidianews.com/fr/article~20068.html

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Pourquoi la Grande-Bretagne fait des appels du pied à l'Algérie (18/09/2012)

Les relations algéro-britanniques ne sont plus ce qu’elles étaient dans les années 1990 quand en plein cœur de Londres et sous le regard bienveillant de la police, des collectes d’argent pour le GIA étaient régulièrement organisées par les islamistes, confortablement réfugiés dans ce pays. Le temps est passé et l’heure est maintenant aux affaires.
De ce point de vue, l'ambassadeur du Royaume-Uni en Algérie, Martyn Roper, est satisfait de l’état des relations algéro-britanniques, «très fortes», et de leur niveau «de haute qualité». Il estime que «les relations bilatérales sont marquées par des partenariats efficaces et exemplaires dans tous les domaines de coopération». C’est ce qu’il a souligné lors d'une rencontre entre les opérateurs économiques des deux pays organisée par le Conseil d'affaires algéro-britannique. Cette rencontre intitulée «UK Day in Oran» (journée du Royaume-Uni à Oran) a permis la mise en contact des investisseurs britanniques avec les opérateurs de la région ouest du pays en vue de mieux cerner les nombreuses opportunités d'affaires et d'investissement offertes par le marché algérien. L'ambassadeur a mis l'accent dans ce contexte sur les opportunités à saisir dans divers segments tels ceux de l'énergie, de la machinerie industrielle, de la santé, de la construction, de l'éducation, de la formation et de l'enseignement de la langue anglaise. Il constate que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays connaît une croissance continue au fil des dernières années, plaçant l'Algérie au rang des principaux partenaires du Royaume-Uni à l'échelle du Moyen-Orient et de l'Afrique». Ce revirement dans l’attitude de la Grande-Bretagne s’explique par des raisons géostratégiques. Il s’agit pour ce pays de récupérer les marchés perdus par la France qui est en perte de vitesse en Algérie mais tente un retour depuis l'avènement des socialistes. Dans le contexte de la crise de la zone euro, la Grande-Bretagne, qui se trouve hors de cette zone de turbulences, veut faire cavalier seul en prospectant de nouveaux marchés. Des raisons géopolitiques aussi : l’Algérie est un partenaire idéal avec une relative stabilité politique – dans une région traversée par la violence et marquée par les incertitudes – et une manne financière qui n’est pas près de baisser, et tout indique qu’elle va aller en augmentant si on en croit les prévisions des spécialistes. Visiblement, la Grande-Bretagne préfère fermer les yeux sur certaines aberrations politiques et éviter de remettre en selle les islamistes avec le risque de fragiliser le pays. Comme d’autres pays occidentaux, la Grande-Bretagne ne veut pas prendre ce risque.
(Par Lina S.)
http://algeriepatriotique.com/article/p ... d-lalgerie

Sifax
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Message par Sifax »

Alger et Paris à la recherche du mode d’emploi pour relancer leurs relations (Par Samir Allam, 24/09/2012)

L’Algérie possède les moyens financiers, mais elle a besoin d’expertise et de savoir-faire pour relancer son économie. La France possède les deux, mais elle fait face à une crise économique sans précédent et ses entreprises ont besoin de pénétrer de nouveaux marchés comme l’Algérie. En apparence, l’équation est simple surtout depuis l’arrivée au pouvoir en France du socialiste François Hollande. Mais dans la pratique, les choses sont loin d’être aisées.
Depuis hier lundi, Nicole Bricq, ministre française du Commerce extérieur est à Alger pour notamment préparer la visite de François Hollande, prévue en décembre selon la responsable française. La ministre française va également évoquer avec les responsables algériens les possibilités de faire profiter les entreprises hexagonales des contrats publics prévus dans le plan quinquennal 2010-2014. Accessoirement, il sera question d’investissements. Mais tant que les lois algériennes sur l’investissement étranger n’auront pas évolué, il y a peu de chance de voir les groupes français venir en nombre en Algérie. C’est d’ailleurs l’un des principaux points de désaccords entre les deux parties : Alger réclame plus d’investissements français ; Paris veut avoir plus de souplesse et davantage de garanties pour ses investisseurs en Algérie. Le dossier Renault illustre cette difficulté.

Mais si du côté français les attentes semblent identifiées et se concentrent sur les aspects économiques, c’est loin d’être le cas du côté algérien. Depuis quelques semaines, à l’Elysée, c’est le casse-tête : que proposer de concret aux Algériens ? Il y a d’abord la question de la mémoire. Il est difficile d’imaginer une relance sérieuse des relations bilatérales sans un geste symbolique fort de la part du président français sur la mémoire. Ces dernières semaines, les deux parties semblent avoir trouvé un terrain d’entente : la repentance n’est plus une exigence absolue des Algériens. Une autre formule, d’autres mots aussi forts pourraient faire l’affaire. Les Algériens laissent le soin aux Français de proposer la formule qu’ils jugeraient adéquate.

L’autre dossier, qui constitue un enjeu important de politique intérieur pour le pouvoir algérien, concerne les visas. Alger veut plus de visas pour ses ressortissants et de meilleures conditions d’accueil dans les consulats français en Algérie. Les Français affirment que les dossiers acceptés sont en constante hausse et que les statistiques sont trompeuses du fait de l’introduction de visas de longue durée pouvant atteindre une validité de 4 ans. « Ceux qui obtiennent des visas de longue durée ne reviennent pas plusieurs fois dans l’année pour faire une nouvelle demande. Du coup, ils sortent des statistiques. Mais dans les faits, le nombre de visas délivrés est en hausse », explique un diplomate français. Un argument valable qui ne risque pas de convaincre les dizaines de milliers
d’Algériens, dont des cadres et des étudiants, qui voient leurs demandes refusées parfois pour des motifs étonnants.

En fait, sur ces deux dossiers, François Hollande a une marge de manœuvre très réduite. Sa popularité est au plus bas à cause de la crise économique. Il aura beaucoup de mal à annoncer des décisions qui font partie de la politique intérieure française : s’excuser auprès des Algériens pour la période coloniale – ce que ces prédécesseurs ont refusé de faire – et augmenter fortement le nombre de visas dans un contexte où les immigrés sont de plus en plus pointés du doigt pour diverses raisons : islamophobie, hausse du chômage, problèmes supposés d’intégration…

Mais l’Algérie a besoin de la France en ce moment. Depuis le printemps arabe, le pays est dans une sorte d’isolement diplomatique. Au sein de la Ligue arabe, il ne dispose d’aucun allié. Sur le plan africain, la gestion de la situation au Mali montre à quel point la diplomatie algérienne est hors-jeu. Bamako a décidé d’appeler à une intervention étrangère sur son sol, sans avoir au préalable consulté officiellement Alger. Avec les Français, les Algériens sont donc prêts à une réconciliation de façade. Les Français aussi. En attendant une nouvelle période de tensions et de froid.
http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/a ... 22240.html

kick
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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par kick »

Il a qualifié de stupides les déclarations de Fabius et critiqué Benguigui
Saïd Abadou ouvre les hostilités contre François Hollande et la France
by Ali Idir

extraits:
M. Abadou demande au chef de l’État français de prendre des « initiatives courageuses » pour reconnaître les crimes coloniaux et ouvrir une nouvelle page dans les relations avec l’Algérie.
« Hollande doit retirer la loi du 23 février 2005 glorifiant la colonisation parce qu’elle est toujours en vigueur », a‑t‑il dit. « L’ex‑président français Jacques Chirac a certes vidé cette loi d’une partie de son contenu, mais le texte prévoit toujours d’enseigner dans les écoles et les universités françaises le caractère positif de la colonisation française », précise M. Abadou qui demande à Hollande de présenter des excuses pour la période coloniale et de rendre à l’Algérie tout ce que la France coloniale avait spolié comme richesses de son ancienne colonie.
Le secrétaire général de l’ONM a qualifié de « stupides » les déclarations du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius sur la restitution de biens des pieds‑noirs. « Il est inconcevable de demander à l’Algérie de restituer quoi que ce soit à des colons qui soutenaient et appuyaient le colonisateur. Même les juifs ont essayé d’entamer des démarches auprès de l’ONU pour récupérer leurs supposés biens d’Algérie alors qu’ils avaient soutenu la France et trahi l’Algérie. Ce sont les Français qui les incitent à entamer ce genre de démarches »,
Yamina Benguigui, la ministre française déléguée à la Francophonie, qui a visité l’Algérie début septembre, n’a pas échappé aux critiques de M. Abadou. « Mme Benguigui considère toujours l’Algérie comme une colonie et un pays francophone »
Le secrétaire général de l’ONM s’est étonné que la superficie occupée par l’ambassade de France à Alger représente « un quart de la commune de Hydra, en plus des terrains dont l’ambassade dispose à El Biar ». Il demande la restitution d’une partie de ces terrains occupés par la représentation diplomatique française.

http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/2 ... 22278.html

Sifax
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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par Sifax »

Algérie-France/ Hollande se rendra à Alger les 5 et 6 décembre (29-09-2012, Alger. M. Al-Hakim)

Le président Français, François Hollande se rendra officiellement en Algérie le 5 et 6 décembre prochains. Le président François Hollande sera accompagné par les imminentes personnalités de son staff gouvernemental pour examiner les plus importants dossiers économiques, politiques et sécuritaires entre les deux pays. La délégation française qui sera conduite par le président Hollande, se rendra en Algérie comme première station dans la région avant de se rendra vers d’autres pays. Elle sera composée du ministre de la défense, de l’Intérieur, de l’Education, des Affaires Etrangères, et de celui de l’économie. De grands responsables de groupes français feront également partie de cette délégation. Une rencontre sera organisée entre les deux parties avant que cette dernière ne soit élargie à d’autres parties. Nombreux accords importantes seront signés par les deux parties, dont des accords relatifs aux projets Renault. Dans le même sillage, un accord de partenariat industriel stratégique sera ratifié par les deux parties. Il est également prévu que le président Hollande prononce un discours qualifié d’important qui portera sur plusieurs aspects du partenariat et des relations entre les deux pays, ainsi que sur la vision française de l’avenir de ces relations et la façon de résoudre la problématique et du dossier de la mémoire Historique . Des rencontres seront organisées entre les ministres des deux pays et aborderont des dossiers relatifs à la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays.
http://www.numidianews.com/fr/article~20370.html

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Message par Sifax »

Relations algéro-égyptiennes : Morsi veut rencontrer Bouteflika (01/10/2012)

Le président égyptien, Mohamed Morsi, souhaite rencontrer le chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, a révélé à Algeriepatriotique le rédacteur en chef adjoint du célèbre quotidien cairote Al-Ahram, Khaled Zeghloul. Rencontré au Salon international du livre (Sila-2012) qui vient de se tenir à Alger, il a bien voulu commenter pour nous l’actualité égyptienne et dans le monde arabe. D’emblée, Khaled Zeghloul établit un constat sans appel sur le nouveau pouvoir dans son pays : «Les Frères musulmans conduisent l’Egypte droit vers le chaos, voire vers une guerre civile qui ne dit pas son nom.» Il estime que le «Printemps arabe est une véritable supercherie qui n’a qu’un seul objectif : diviser le Moyen-Orient». «C’est, précise-t-il, ce que souhaitent les pays occidentaux et Israël.» Pour notre interlocuteur, «l’Egypte n’est pas à l’abri d’une violence comme celle vécue par l’Algérie. La preuve, les Algériens observent ces révolutions avec plus que des réserves». Pour lui, tout n’est pas réglé avec les élections : «La démocratie, c’est un problème de culture et de mentalités !» Zeghloul dénonce également la mise au pas de la presse dans son pays par le pouvoir des Frères musulmans. Il accusera des «pouvoirs occultes» de financer des médias «peu soucieux de l’intérêt national». Évoquant le cas de l’Algérie, le journaliste égyptien dira que «les Algériens se sont, dès le départ, opposés au modèle islamiste, ce qui a coûté la vie à plus de 250 000 personnes !» Si l’Egypte venait à adopter une Constitution qui permettrait aux islamistes radicaux d’arriver au pouvoir, explique-t-il encore, le pays «basculerait, comme l’Algérie, dans le chaos, car les islamistes radicaux ne sont pas près de lâcher le pouvoir». Khaled Zeghloul craint pour son pays une guerre civile à l’horizon 2014, se référant aux conclusions d’un Institut d’études américain. Il dit se sentir révolté par le fait que les Frères musulmans concentrent entre leurs mains les pouvoirs exécutif et législatif. A l’heure des bouleversements, Zeghloul rappellera le passé glorieux des relations algéro-égyptiennes, regrettant qu’une partie de football ait tourné au drame entre les deux peuples. Sur ce registre, Khaled Zeghloul, en journaliste bien introduit dans les rouages de la politique égyptienne, nous livre un scoop en nous révélant qu’une rencontre entre les présidents des deux pays est prévue très prochainement. Autre question évoquée par notre invité : la récupération d’archives algériennes conservées à la bibliothèque d’Alexandrie. Il dira que «l’Egypte serait prête à répondre favorablement à une demande algérienne en ce sens». Il nous apprendra que des archives de grande valeur, dont des documents concernant la révolution algérienne, ont été offertes par la fille de l’ancien président Gamal Abdel Nasser, au journal Al-Ahram.
(Par Yanis B.)
http://www.algeriepatriotique.com/artic ... bouteflika
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Message par ROUYA DRS »

Honte à ce Gouvernement de "gauche" : La manière de saluer le 50ème anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie
Le Président de la République et sa majorité ont été élus sur le mot d'ordre : "Le Changement, c'est Maintenant".

Effectivement, malheureusement, Oui, le Changement, c'est maintenant !!! Voici quelques exemples navrants qui marquent la façon dont les plus hautes autorités de l'Etat entendant saluer le 50ème anniversaire de la fin de la Guerre d'Algérie.

L'an dernier, le Candidat président, élu ensuite, avait, à titre personnel, signé l'appel de Médiapart demandant la reconnaissance et la condamnation du crime d'Etat que représentait le 17 Octobre 1961. Ce président, une fois élu, fait preuve d'un silence étourdissant à ce sujet, malgré une intervention du "Collectif 17 octobre 1961".
LA SUITE ....
http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-po ... eme-annive
Chercher à se justifier quand on n'est pas coupable, c'est s'accuser
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Message par Sifax »

Hillary Clinton : l’Algérie a accompli certains progrès mais il lui reste beaucoup à faire (Par Sonia Lyes, 12/10/2012)

L’Algérie « a beaucoup à gagner en adoptant les changements qui s'opèrent autour d’elle, et nous avons constaté certains progrès », a déclaré, vendredi 12 octobre, Hillary Clinton, secrétaire d’État américaine, lors d’une intervention à Washington consacrée aux transitions au Maghreb. Mme Clinton a rappelé que le gouvernement algérien a accepté, pour la première fois, la présence d’observateurs internationaux lors des élections législatives de mai dernier.
Mais, a‑t‑elle souligné, « L'Algerie a beaucoup de travail devant elle pour atteindre et consacrer les droits universels et créer un espace pour la société civile ». C’est « un message que j’ai transmis personnellement au plus haut niveau en février », en référence à sa visite à Alger durant laquelle elle a eu des entretiens avec le président Bouteflika.

Lors de son intervention, Hillary Clinton a salué la réaction des autorités algériennes après les incidents antiaméricains qui ont suivi la projection du film islamophobe Innocence of muslims sur internet. Le gouvernement algérien « a réagi rapidement, le mois dernier, pour protéger les missions diplomatiques, dont l'ambassade américaine, et pour désamorcer les tensions dans les rues », a‑t‑elle dit.

La secrétaire d’État a également évoqué la situation au Mali. Pour elle, le chaos et les conflits ethniques qui règnent au nord du Mali ont permis à l’organisation Al‑Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de se mouvoir « dans de plus grandes zones sûres, cherchant à étendre son action et ses réseaux dans de multiples directions ». Dans ce contexte, les États‑Unis « utilisent tous les moyens possibles pour aider nos partenaires à lutter contre le terrorisme et à faire face à leurs problèmes de sécurité ».

Les États‑Unis, a‑t‑elle ajouté, « intensifient leurs efforts de lutte contre le terrorisme en aidant les pays d'Afrique du Nord à cibler les structures de soutien des groupes extrémistes, en particulier d'Al‑Qaïda et de ses affiliés, en fermant leurs sanctuaires, coupant leur financement, luttant contre leur idéologie et en les privant de recrues » Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) a été renforcé récemment par une expertise régionale, et ce afin de « mieux intégrer l’approche » de lutte contre le terrorisme, a‑t‑elle révélé.
http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/h ... 22455.html
Hillary Clinton cautionne les législatives du 10 mai (13/10/2012, par R. N.)

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a salué, vendredi à Washington, les réformes engagées par l’Algérie tout en se félicitant du dispositif de sécurité déployé par les autorités algériennes à l’ambassade américaine à Alger suite aux violences connues par plusieurs pays musulmans en septembre dernier.
Mme Clinton a tenu ces propos lors d’une allocution consacrée aux transitions démocratiques au Maghreb, prononcée au Think Tank américain Center for Strategic and International Studies (CSIS). En retraçant le processus démocratique entamé en Tunisie et en Libye suite aux bouleversements violents qui se sont produits dans ces deux pays en 2011, la secrétaire d’Etat a souligné que les «autres pays du Maghreb, dont l’Algérie, n’ont pas vécu ces révolutions, mais ces événements récents ont testé leurs valeurs et leur détermination». Pour elle, «l'Algérie a beaucoup à gagner en adoptant les changements qui s'opèrent autour d’elle, et nous avons constaté certains progrès» à travers les réformes engagées. A ce propos, elle a précisé que le gouvernement algérien «a organisé des élections législatives, en mai dernier, et invité, pour la première fois, des observateurs internationaux pour les surveiller». Dans des propos qui s’apparentaient à des remerciements aux autorités algériennes, la secrétaire d’Etat américaine a tenu à souligner que le gouvernement algérien «a réagi rapidement, le mois dernier, pour protéger les missions diplomatiques, dont l'ambassade américaine, et pour désamorcer les tensions dans des rues» afin de prévenir d’éventuels actes de violence suite à la diffusion d'un film islamophobe sur internet. S’exprimant, par ailleurs, sur le soutien des Etats-Unis au mouvement de transition démocratique dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, Mme Clinton a affirmé que la politique américaine dans cette région tiendra toujours compte à la fois «des intérêts et des valeurs» des Etats-Unis, qui consistent, selon elle, à promouvoir la démocratie et les droits de l'Homme, vaincre Al-Qaïda, défendre les alliés et les partenaires et assurer un approvisionnement sûr en énergie. Dans son intervention, la secrétaire d’Etat a également évoqué la situation au Mali en proie à une crise politique, sécuritaire et humanitaire. Selon elle, le chaos et les conflits ethniques qui règnent au nord du Mali ont permis à l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de se mouvoir «dans de plus grandes zones sûres, cherchant à étendre son action et ses réseaux dans de multiples directions. En conséquence, les Etats-Unis utilisent tous les moyens possibles pour aider nos partenaires à lutter contre le terrorisme et à faire face à leurs problèmes de sécurité». Les Etats-Unis, a-t-elle poursuivi, «intensifient leurs efforts de lutte contre le terrorisme en aidant les pays d'Afrique du Nord à cibler les structures de soutien des groupes extrémistes, en fermant leurs sanctuaires, coupant leur financement, luttant contre leur idéologie et en les privant de recrues». Sur ce point, elle a fait savoir que le commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom) a été renforcé récemment par une expertise régionale, et ce, afin de «mieux intégrer l’approche» de lutte contre le terrorisme. Dans toute la région, a-t-elle affirmé, «les diplomates, les experts en développement et les militaires travaillent main dans la main».
http://www.algeriepatriotique.com/artic ... -du-10-mai
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Message par scorpion-rouge35 »

Algérie: la formation des imams et la crise malienne au menu de la visite de Manuel Valls à Alger

Le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls est arrivé à Alger samedi 13 octobre pour une visite de 24 heures. Une visite pour préparer la venue du président François Hollande en Algérie début décembre. Manuel Valls multiplie donc les entretiens avec le gouvernement algérien, et a annoncé qu’il ne s’interdirait « aucun sujet » avec ses interlocuteurs.

La visite est courte mais le nombre de rendez-vous important. A peine arrivé, Manuel Valls a rencontré samedi 13 octobre quelques acteurs économiques français d’Algérie, avant de s’entretenir avec son homologue Daho Ould Kablia. Au menu des discussions : des questions de sécurité et de circulation des personnes.

Mais le ministre de l’Intérieur est aussi venu comme émissaire de François Hollande. Et c’est dans ce cadre qu’il devra aborder ce dimanche 14 octobre la question de la crise au Mali, avec le ministre des Affaires étrangères, puis le Premier ministre algérien. Paris veut une intervention militaire africaine sous l’égide de l’ONU. Alger, d’abord opposé à cette solution, a finalement annoncé cette semaine qu’elle accepterait la solution armée.

La journée de ce dimanche 14 octobre s’annonce chargée puisque Manuel Valls devra tenter de faire avancer plusieurs dossiers bilatéraux, notamment celui de la formation des imams français en Algérie. Dans un entretien au journal algérien Liberté, le ministre annonce qu’il souhaite que cette formation se passe en France.

http://www.rfi.fr/afrique/20121014-alge ... risme-mali
THE ALGERIAN ARMY


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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par Sifax »

Les USA échouent à faire sortir l'ANP hors de ses frontières.
الخبير الأمريكي في قضايا شمال إفريقيا جيوف بورتير
''الولايات المتحدة فشلت في جر الجزائر خارج حدودها''

http://www.elkhabar.com/ar/politique/306459.html

El-Khabar parle de cet article:
Fortress Algeria (Geoff D. Porter*, 12/10/2012)

Algeria is a country that is often overlooked in the U.S., and Algerians like it that way. A popular saying in Algiers, the capital, is la bonne vie est la vie cachée. But Algeria has become an important component of U.S. foreign policy.
On the sidelines of the UNGA in New York, Secretary of State Hillary Clinton suggested that the group responsible for the attack on the U.S. consulate mission in Benghazi, Libya may be linked to al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), an al Qaeda affiliate that controls a large part of northern Mali. If true, then there is an al Qaeda haven in northern Mali fueling jihadi terrorism in Libya, and Algeria is squarely in the middle.

The U.S. is well aware of Algeria's centrality and would like it to play a greater regional role. In fact, General Carter Ham, the head of AFRICOM, was in Algiers on 30 September and the U.S. will launch its U.S.-Algeria strategic dialogue on 19 October, just one week after Secretary Clinton is expected to give a speech about North African stability in Washington.

To understand why the U.S. sees Algeria as such an attractive solution to North African and Saharan instability, and to understand how many Algerians view their own country, it is useful to sketch a rough portrait. To start with geography, it is simply a vast country, about five times the size of France. With the division of Sudan in 2011, Algeria became Africa's largest country in terms of landmass and the tenth largest country in the world. The distance from Algiers on the Mediterranean coast to Algeria's southern border is longer than the distance from Algiers to London. Algeria's border with Mali in the Sahara is 800 miles long -- about the distance from New York City to Chicago.

In addition to being big, Algeria is rich. In a 2012 ranking of countries according to their foreign exchange reserves, Algeria ranked twelfth in the world, with $200 billion. This puts it just behind Germany and ahead of France. But unlike France or Germany, Algeria has only $4 billion of external debt, or roughly 3 percent of GDP. France's external debt is 182 percent of GDP and Germany's is 142 percent and their GDPs are considerably larger than Algeria's.

Almost all of Algeria's wealth is due to hydrocarbons. Algeria's state-owned oil and gas company is the tenth largest oil company in the world according to proven reserves. It reported 2011 revenues of $72 billion. It exports 1.2 million barrels of crude oil per day and Algerian natural gas accounts for almost 20 percent of EU gas imports.

For the most part, hydrocarbons revenue supports the economy, but the money also goes to buy weapons. Algeria ranks sixteenth in the world in defense spending as a percentage of its budget and spends more per year in dollar terms on defense spending than Pakistan or Iraq. And while the military was once a prominent political force, especially during the 1990s, Algeria's current president, Abdelaziz Bouteflika, has professionalized the army, moving it out of the halls of the presidential palace and back into the barracks.

Algeria's military is also battle hardened, having fought a bloody Islamist insurgency throughout the 1990s. Not only did Algeria face conventional guerrilla threats, but it countered terrorism in the form of al Qaeda in the Islamic Maghreb and its predecessors. And it did so successfully, reducing AQIM in Algeria to an ineffectual organization.

As if this -- a large, wealthy country with a powerful military that has experience combating terrorism -- was not enough, Algeria is even more attractive to the U.S. as a potential regional partner because it stably navigated the events of the Arab Spring. There are different theories why Algeria did not have an Arab Spring but whatever the reason, President Bouteflika remained in power and he steered the country through parliamentary elections in May 2012.

But despite -- or maybe because of -- all these attributes, the U.S. is unlikely to be able to enlist Algeria's support in eradicating AQIM from northern Mali and in combating jihadi groups in Libya. The reasons for Algeria's hesitancy range from the ideological to the pragmatic.

First, the principle of non-interference is at the core of Algeria's foreign policy. Simply put, Algeria does not interfere in the affairs of sovereign states. The policy is a legacy of Algeria's colonial experience, where after 132 years of French occupation (1830-1962), Algeria saw itself as the standard bearer of the sovereign rights of nations. Algeria most recently invoked the principle during the early stages of the NATO-supported rebellion in Libya. Algeria was no friend of the Gaddafi regime, but non-interference was sacrosanct and Algeria voiced its opposition to foreign intervention.

Algeria also subscribes to the Pottery Barn Rule -- you break it, you own it. Even though it opposed foreign intervention, it hoped that Libya would quickly transition to stable democratic polity, all the while knowing that Libya would likely succumb to volatility and that weapons flowing out of Libya would end up in AQIM's hands. In short, Algeria holds NATO responsible for the instability that now surrounds it and it does not see it as its responsibility to clean up a mess that was not its making.

Algeria's unwillingness to directly confront the situations in Mali and Libya is also in part driven by its experience during the 1990s when it was fighting its own violent Islamist insurgency. Over the next decade, the insurgency resulted in approximately 150,000 deaths. Algeria felt that it was only after the attacks of September 11, 2001 that the U.S. acknowledged the steep challenges it had faced combating terrorism. The U.S. was ten years too late in 2001 and it is twenty years too late to come asking for Algiers' help in Libya and Mali now.

Lastly, Algeria has immediate life-and-death concerns. In April 2012, an offshoot of AQIM kidnapped seven Algerian diplomats in northern Mali. On 2 September 2012, the group claimed to have executed one of the diplomats. The three others are allegedly still being held hostage (three had been released in the summer). Algeria is no stranger to the loss of life among its diplomatic corps. In 2005, al Qaeda in the Lands of Mesopotamia murdered two Algerian diplomats in Iraq. Algeria is sympathetic to the need to capture those responsible for the Benghazi attacks, but it is also mindful that its own diplomats are still in harm's way.

One of the consequences of French colonization and the 1990s insurgency was that Algeria learned to be truly independent and it has adopted a "fortress" attitude ever since. Bad things may happen on the other side of the border, but Algeria's priority is to keep them out. And the U.S. has little leverage to lure Algeria over its borders. The sooner the U.S. recognizes this, the sooner it can concentrate on more viable solutions to the challenges in Libya and the Sahara-Sahel that rely on the governments in Bamako, Niamey, Nouakchott and Tripoli, rather than Algiers.
http://www.huffingtonpost.com/geoff-d-p ... 51286.html

(*) Geoff D. Porter: Founder and Managing Director of "North Africa Risk Consulting, Inc."
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scorpion-rouge35
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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par scorpion-rouge35 »

un article intéressant sur l’Algérie , les ligne de ça politique etrangére sont expliquer
Fortress Algeria

Algeria is a country that is often overlooked in the U.S., and Algerians like it that way. A popular saying in Algiers, the capital, is la bonne vie est la vie cachée. But Algeria has become an important component of U.S. foreign policy. On the sidelines of the UNGA in New York, Secretary of State Hillary Clinton suggested that the group responsible for the attack on the U.S. consulate mission in Benghazi, Libya may be linked to al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), an al Qaeda affiliate that controls a large part of northern Mali. If true, then there is an al Qaeda haven in northern Mali fueling jihadi terrorism in Libya, and Algeria is squarely in the middle.

The U.S. is well aware of Algeria's centrality and would like it to play a greater regional role. In fact, General Carter Ham, the head of AFRICOM, was in Algiers on 30 September and the U.S. will launch its U.S.-Algeria strategic dialogue on 19 October, just one week after Secretary Clinton is expected to give a speech about North African stability in Washington.

To understand why the U.S. sees Algeria as such an attractive solution to North African and Saharan instability, and to understand how many Algerians view their own country, it is useful to sketch a rough portrait. To start with geography, it is simply a vast country, about five times the size of France. With the division of Sudan in 2011, Algeria became Africa's largest country in terms of landmass and the tenth largest country in the world. The distance from Algiers on the Mediterranean coast to Algeria's southern border is longer than the distance from Algiers to London. Algeria's border with Mali in the Sahara is 800 miles long -- about the distance from New York City to Chicago.

In addition to being big, Algeria is rich. In a 2012 ranking of countries according to their foreign exchange reserves, Algeria ranked twelfth in the world, with $200 billion. This puts it just behind Germany and ahead of France. But unlike France or Germany, Algeria has only $4 billion of external debt, or roughly 3 percent of GDP. France's external debt is 182 percent of GDP and Germany's is 142 percent and their GDPs are considerably larger than Algeria's.

Almost all of Algeria's wealth is due to hydrocarbons. Algeria's state-owned oil and gas company is the tenth largest oil company in the world according to proven reserves. It reported 2011 revenues of $72 billion. It exports 1.2 million barrels of crude oil per day and Algerian natural gas accounts for almost 20 percent of EU gas imports.

For the most part, hydrocarbons revenue supports the economy, but the money also goes to buy weapons. Algeria ranks sixteenth in the world in defense spending as a percentage of its budget and spends more per year in dollar terms on defense spending than Pakistan or Iraq. And while the military was once a prominent political force, especially during the 1990s, Algeria's current president, Abdelaziz Bouteflika, has professionalized the army, moving it out of the halls of the presidential palace and back into the barracks.

Algeria's military is also battle hardened, having fought a bloody Islamist insurgency throughout the 1990s. Not only did Algeria face conventional guerrilla threats, but it countered terrorism in the form of al Qaeda in the Islamic Maghreb and its predecessors. And it did so successfully, reducing AQIM in Algeria to an ineffectual organization.

As if this -- a large, wealthy country with a powerful military that has experience combating terrorism -- was not enough, Algeria is even more attractive to the U.S. as a potential regional partner because it stably navigated the events of the Arab Spring. There are different theories why Algeria did not have an Arab Spring but whatever the reason, President Bouteflika remained in power and he steered the country through parliamentary elections in May 2012.

But despite -- or maybe because of -- all these attributes, the U.S. is unlikely to be able to enlist Algeria's support in eradicating AQIM from northern Mali and in combating jihadi groups in Libya. The reasons for Algeria's hesitancy range from the ideological to the pragmatic.

First, the principle of non-interference is at the core of Algeria's foreign policy. Simply put, Algeria does not interfere in the affairs of sovereign states. The policy is a legacy of Algeria's colonial experience, where after 132 years of French occupation (1830-1962), Algeria saw itself as the standard bearer of the sovereign rights of nations. Algeria most recently invoked the principle during the early stages of the NATO-supported rebellion in Libya. Algeria was no friend of the Gaddafi regime, but non-interference was sacrosanct and Algeria voiced its opposition to foreign intervention.

Algeria also subscribes to the Pottery Barn Rule -- you break it, you own it. Even though it opposed foreign intervention, it hoped that Libya would quickly transition to stable democratic polity, all the while knowing that Libya would likely succumb to volatility and that weapons flowing out of Libya would end up in AQIM's hands. In short, Algeria holds NATO responsible for the instability that now surrounds it and it does not see it as its responsibility to clean up a mess that was not its making.

Algeria's unwillingness to directly confront the situations in Mali and Libya is also in part driven by its experience during the 1990s when it was fighting its own violent Islamist insurgency. Over the next decade, the insurgency resulted in approximately 150,000 deaths. Algeria felt that it was only after the attacks of September 11, 2001 that the U.S. acknowledged the steep challenges it had faced combating terrorism. The U.S. was ten years too late in 2001 and it is twenty years too late to come asking for Algiers' help in Libya and Mali now.

Lastly, Algeria has immediate life-and-death concerns. In April 2012, an offshoot of AQIM kidnapped seven Algerian diplomats in northern Mali. On 2 September 2012, the group claimed to have executed one of the diplomats. The three others are allegedly still being held hostage (three had been released in the summer). Algeria is no stranger to the loss of life among its diplomatic corps. In 2005, al Qaeda in the Lands of Mesopotamia murdered two Algerian diplomats in Iraq. Algeria is sympathetic to the need to capture those responsible for the Benghazi attacks, but it is also mindful that its own diplomats are still in harm's way.

One of the consequences of French colonization and the 1990s insurgency was that Algeria learned to be truly independent and it has adopted a "fortress" attitude ever since. Bad things may happen on the other side of the border, but Algeria's priority is to keep them out. And the U.S. has little leverage to lure Algeria over its borders. The sooner the U.S. recognizes this, the sooner it can concentrate on more viable solutions to the challenges in Libya and the Sahara-Sahel that rely on the governments in Bamako, Niamey, Nouakchott and Tripoli, rather than Algiers.


http://www.huffingtonpost.com/geoff-d-p ... 51286.html
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Forteresse Algérie

L'Algérie est un pays qui est souvent négligé dans les Etats-Unis, et les Algériens aiment ça. Un dicton populaire à Alger, la capitale, est la bonne vie est la vie cachée. Mais l'Algérie est devenue un élément important de la politique étrangère américaine. En marge de l'Assemblée générale à New York, le secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a suggéré que le groupe responsable de l'attentat contre le consulat américain mission à Benghazi, en Libye peut être lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), affiliée à Al-Qaïda qui contrôle une grande partie du nord du Mali. Si cela est vrai, alors il est un havre d'Al-Qaïda dans le nord du Mali alimente le terrorisme djihadiste en Libye et en Algérie est en plein milieu.

Les États-Unis est bien conscient de la centralité de l'Algérie et je voudrais lui faire jouer un plus grand rôle régional. En fait, le général Carter Ham, le chef de l'AFRICOM, était à Alger le 30 Septembre aux Etats-Unis et lancera sa Unis-Algérie dialogue stratégique le 19 Octobre, juste une semaine après la secrétaire Clinton est prévu de donner un discours à propos de North stabilité de l'Afrique dans Washington.

Pour comprendre pourquoi les Etats-Unis voit l'Algérie comme par exemple une solution attrayante pour l'Afrique du Nord et de l'instabilité subsaharienne, et de comprendre combien les Algériens voir leur propre pays, il est utile d'esquisser un portrait approximatif. Pour commencer avec la géographie, il s'agit simplement d'un vaste pays, environ cinq fois la taille de la France. Avec la division du Soudan en 2011, l'Algérie est devenue l'Afrique le plus grand pays en termes de masse et le pays au dixième rang dans le monde. La distance d'Alger sur la côte méditerranéenne de la frontière sud de l'Algérie est plus longue que la distance entre Alger et Londres. Algérie frontière avec le Mali dans le Sahara est à 800 miles de long - environ la distance entre New York City et Chicago.

En plus d'être grand, l'Algérie est riche. Dans un 2012 classement des pays en fonction de leurs réserves de change, l'Algérie occupe la douzième place dans le monde, avec 200 milliards de dollars. Ce qu'il met juste derrière l'Allemagne et devant la France. Mais contrairement à la France ou l'Allemagne, l'Algérie ne dispose que 4 milliards de dollars de la dette extérieure, soit environ 3 pour cent du PIB. La France de la dette extérieure est 182 pour cent du PIB et de l'Allemagne est de 142 pour cent et leur PIB sont considérablement plus grande que l'Algérie.

La quasi-totalité de la richesse de l'Algérie est due aux hydrocarbures. L'Algérie d'Etat pétrolière et gazière est la dixième plus grande compagnie pétrolière au monde, selon les réserves prouvées. Il rapporté 2011 des revenus de 72 milliards de dollars. Il exporte 1,2 millions de barils de pétrole brut par jour et de gaz naturel algérien comptes pour près de 20 pour cent des importations de gaz de l'UE.

Pour la plupart, les recettes des hydrocarbures contribue à l'économie, mais l'argent va aussi à acheter des armes. L'Algérie se classe seizième au monde pour les dépenses de défense en pourcentage de son budget et dépense plus par an en dollars sur les dépenses de défense que le Pakistan ou en Irak. Et tandis que l'armée était une fois une force politique de premier plan, en particulier pendant les années 1990, l'actuel président de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika, a professionnalisé l'armée, en la déplaçant sur les salles du palais présidentiel et de retour dans les casernes.

Militaire de l'Algérie est aussi aguerri, après avoir combattu une insurrection sanglante islamiste dans les années 1990. Non seulement Algérie face à des menaces conventionnelles de guérilla, mais il rétorqué le terrorisme sous la forme d'Al-Qaïda au Maghreb islamique et ses prédécesseurs. Et il l'a fait avec succès, ce qui réduit d'AQMI en Algérie d'une organisation inefficace.

Comme si cela - un grand pays riche avec une puissante armée qui a une expérience lutte contre le terrorisme - ne suffisait pas, l'Algérie est encore plus attrayant pour les Etats-Unis comme un partenaire potentiel régional, car il navigue de façon stable les événements du printemps arabe. Il existe différentes théories pourquoi l'Algérie ne disposent pas d'un printemps arabe, mais quelle que soit la raison, le président Bouteflika est resté au pouvoir et il a dirigé le pays à travers des élections législatives de mai 2012.

Mais en dépit - ou peut-être à cause - de tous ces attributs, les Etats-Unis ne sera probablement pas en mesure d'obtenir le soutien de l'Algérie pour éradiquer AQMI dans le nord du Mali et dans la lutte contre les groupes djihadistes en Libye. Les raisons de l'hésitation large de l'Algérie à partir de l'idéologique à la pragmatique.

Tout d'abord, le principe de non-ingérence est au cœur de la politique étrangère de l'Algérie. Autrement dit, l'Algérie ne s'ingère pas dans les affaires des Etats souverains. La politique est un héritage du passé colonial de l'Algérie, où, après 132 ans d'occupation française (1830-1962), l'Algérie se considérait comme le porte-étendard des droits souverains des nations. Algérie plus récemment invoqué le principe durant les premiers stades de la rébellion soutenue par l'OTAN en Libye. Algérie n'était pas un ami du régime de Kadhafi, mais la non-ingérence était sacro-sainte et de l'Algérie a exprimé son opposition à l'intervention étrangère.

Algérie souscrit également à la règle Pottery Barn - vous le cassez, vous en êtes propriétaire. Même si elle opposés à l'intervention étrangère, il espère que la Libye serait une transition rapide à régime démocratique stable, tout en sachant que la Libye serait probablement succomber à la volatilité et que les armes sortant de la Libye se retrouvent dans les mains d'AQMI. En bref, l'Algérie détient l'OTAN responsable de l'instabilité qui entoure maintenant et il ne le voit pas comme sa responsabilité de nettoyer le gâchis que ce n'était pas sa décision.

Le refus de l'Algérie à affronter directement la situation au Mali et en Libye est aussi en partie tirée de son expérience au cours des années 1990, quand il se battait sa propre insurrection violente islamiste. Au cours de la prochaine décennie, l'insurrection a entraîné environ 150.000 décès . Algérie estime que c'est seulement après les attentats du 11 Septembre 2001, que les Etats-Unis ont reconnu les défis auxquels font face raides, il avait lutte contre le terrorisme. Les États-Unis était de dix ans trop tard en 2001 et il est de vingt ans trop tard pour venir demander de l'aide d'Alger en Libye et le Mali maintenant.

Enfin, l'Algérie a immédiats de vie ou de mort préoccupations. En Avril 2012, une émanation de l'AQMI ont enlevé sept diplomates algériens dans le nord du Mali. Le 2 Septembre 2012, le groupe a affirmé avoir exécuté l'un des diplomates. Les trois autres sont prétendument en otage encore détenu (trois ont été libérés en été). Algérie n'est pas étranger à la perte de la vie au sein de son corps diplomatique. En 2005, Al-Qaïda dans les terres de la Mésopotamie assassiné deux diplomates algériens en Irak. L'Algérie est favorable à la nécessité de capturer les responsables des attentats de Benghazi, mais il est également conscient que ses propres diplomates sont encore en danger.

L'une des conséquences de la colonisation française et l'insurrection des années 1990 que l'Algérie a été appris à être véritablement indépendant et il a adopté une "forteresse" attitude depuis. Les mauvaises choses peut arriver de l'autre côté de la frontière, mais la priorité de l'Algérie est de les tenir à l'écart. Et aux États-Unis a peu d'influence pour attirer l'Algérie sur ses frontières. Le plus tôt aux États-Unis reconnaît ce, plus vite il peut se concentrer sur des solutions plus viables aux défis de la Libye et le Sahara-Sahel qui comptent sur les gouvernements à Bamako, Niamey, Nouakchott et Tripoli, plutôt que d'Alger.
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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par scorpion-rouge35 »

le traité d'amitié a était abandonnée depuis sarkozy
France-Algérie: pas de "traité d'amitié" mais un "partenariat stratégique"

La France souhaite conclure un "partenariat stratégique" avec l'Algérie à l'occasion de la visite, en décembre, du président François Hollande dans ce pays, mais pas un "traité d'amitié", que "ne souhaitent pas" les Algériens, a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"Nos amis algériens ne souhaitent pas qu'on rentre dans ce type d'instrument juridique.
Ils veulent un partenariat stratégique avec nous et c'est aussi notre approche", a affirmé M. Fabius, sur Europe 1 et I-télé.
Dans un entretien au Journal du Dimanche, le ministre délégué aux Anciens Combattants, Kader Arif, avait pour sa part dit "espérer" que le traité franco-algérien "portera le nom de traité d'amitié".
"Je pense que ce concept ne sera pas retenu", a dit M. Fabius.
Il a par ailleurs réaffirmé que ce voyage du président Hollande ne donnerait pas lieu à une repentance de la France sur son passé colonial. "Les Algériens ne souhaitent absolument pas qu'on fasse un voyage tourné vers le passé", a-t-il affirmé.
"Un partenariat stratégique avec l'Algérie" (Fabius)

Laurent Fabius, a commenté dimanche matin dans le Grand Rendez-vous sur Europe 1, la prochaine visite du président de la république François Hollande en Algérie. "Les Algériens ne souhaitent absolument pas qu'on fasse un voyage tourné vers le passé", a -t-il souligné, rappelant néanmoins que "nos amis algériens ne souhaitent pas" un traité d'amitié franco-algérien, "mais un partenariat stratégique".

http://www.europe1.fr/Politique/Un-part ... s-1282269/
THE ALGERIAN ARMY

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TUBSAT
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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par TUBSAT »

A la Une de la presse hebdomadaire: les yeux doux de la France à l’Algérie


Par Norbert Navarro

Ca n’est qu’en décembre prochain que François Hollande se rendra en Algérie. Mais dès à présent, cette première visite d’Etat qu’effectuera le président français à l’étranger retient l’attention.

Pour Le Journal du Dimanche, « la guerre contre Aqmi passe par Alger ». Selon l’hebdomadaire, c’est en effet dans « la perspective d’une guerre contre les terroristes du Sahel » qu’il faut comprendre la reconnaissance officielle par François Hollande de la « sanglante répression » des manifestations d'Algériens le 17 octobre 1961 à Paris.

Une reconnaissance qui n’est guère du goût du JDD. « Qu’il le veuille ou non, le président a pris le risque de laisser une partie des Français croire que cette simple reconnaissance s’apparentait à de la repentance », regrette le journal.

Mais pour respecter l’équilibre des points de vue, le-même Journal du Dimanche a interrogé le ministre délégué aux Anciens Combattants. Au sujet du passé de la France en Algérie et des Algériens établis en France pendant la colonisation, Kader Arif déclare ce matin qu' « il n'est pas question de faire repentance ».

Toutefois, après le geste de François Hollande vis-à-vis d’Alger au sujet de la manif du 17 octobre 1961 à Paris, Kader Arif ajoute que la République « reconnaît avec lucidité ces faits. (…) Il faut qu'avec l'Algérie nous puissions tourner la page ensemble, ce qui signifie que les Algériens soient eux aussi capables de faire des gestes », ajoute-t-il. Lui-même fils de harki, Kader Arif rappelle l'impossibilité pour les harkis de « se rendre dans le pays de leurs ancêtres (et) d’y être enterrés ». Ce qu'il estime « inacceptable ».

Tunisie : boot camps

On reste au Maghreb avec cette question : y-a-t-il des camps d’entrainement jihadistes en Tunisie ? Si l’on en croit Marianne, la réponse est « oui ». Selon l’hebdomadaire, la Tunisie abriterait bien ce genre de camps. « Deux, au moins, sont connus : l’un dans le nord, dans la région de Tabarka, et l’autre dans le sud (…) non loin de l’oasis libyenne de Ghadamès ».

Des camps dans lesquels des « groupes islamistes » s’entraineraient à la guerre sainte « pour partir combattre en Syrie ou au Mali », affirme Marianne. « Près de Tébessa, les forces de sécurité algériennes auraient récupéré des missiles sol-air venue de Libye, après avoir transité par la Tunisie où le jihadisme ne prend même plus la peine de se cacher », affirme Marianne. Et le journal pose cette question : « que feront les centaines de jihadistes tunisiens si la France soutient une guerre au Mali contre Aqmi et les autres groupes islamistes » ?

Dans un entretien au Parisien Dimanche, le Premier ministre tunisien rejette ces affirmations. « Qu’ils nous disent où (…) se trouvent (ces camps d’entrainement), nous les délogerons, rétorque Hamadi Jebali ! Franchement, cela fait mal d’entendre de telles désinformations », ajoute-t-il.

Compétitivité : gas-oil HT

Une précision en France concernant le rapport du commissaire à l'investissement Louis Gallois ne propose pas de taxe sur le diesel. Le Figaro annonçait hier que, dans son rapport sur la compétitivité des entreprises industrielles française, que Louis Gallois proposerait notamment la création d’une « nouvelle fiscalité écologique sur le diesel ». Faux, dit-il ce matin dans Le Parisien Dimanche, assurant qu’il n’avait « jamais envisagé une taxe sur le diesel ». Quand au ministre de l’économie Pierre Moscovici, il n’hésite pas, dans les colonnes de l’hebdomadaire, à taxer les affirmations du Figaro d’hier de « désinformation ».

UMP : l’ami Hortefeux

C’est fait. Dans la guerre des chefs à l’UMP, Brice Hortefeux s’est décidé, il votera Copé. Hier c’était l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Henri Guaino qui annonçait vouloir voter pour Jean-François Copé le 18 novembre prochain, quand le secrétaire général de l'UMP affrontera l’ancien Premier ministre François Fillon pour la présidence du parti néo-gaulliste.

Aujourd’hui, c’est en effet Brice Hortefeux qui annonce son soutien à Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP. Dans un entretien au Journal du Dimanche, l'ancien ministre de l'Intérieur, fidèle de Nicolas Sarkozy, dit qu’il a fait son choix « par amitié et par loyauté (car il croit aussi) à la valeur des sentiments en politique ». Brice Hortefeux affirme également que sa décision est « purement personnelle » et qu’elle « n'implique en rien » l'Association des amis de Nicolas Sarkozy, qu'il préside, ni l'ancien président lui-même.

Sarko : troisième round

Nicolas Sarkozy, justement. L’ancien président aurait des mots très durs à l’endroit des socialistes français. Et cette semaine, c’est VSD qui prend à son compte les acrimonieux propos attribués de loin en loin par la presse à Nicolas Sarkozy. Devant « chacun de ses visiteurs, il distille son venin », relate l’hebdomadaire, qui en fait sa Une. Florilège : « Les socialistes, ils ne sont pas mauvais, ils sont nuls ! ». La présidence normale ? « Une imbécilité ». Les relations avec l’Allemagne ? « Avant, nous étions deux à diriger l’Europe, maintenant elle est seule » (la « elle » en question étant bien sûr la chancelière allemande Angela Merkel). De quoi encourager un VSD en mal de sensation à annoncer le « retour du cogneur ».

Le parachutiste autrichien Félix Baumgartner, qui a sauté de près de quarante kilomètres d’altitude, pour devenir « l’homme supersonique » sur la couverture de Paris Match, n’a qu’à bien se tenir. A en croire VSD, « battling Sarko » est donc de retour. Attention, ça va cogner !.


http://www.rfi.fr/emission/20121021-rev ... ce-algerie
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moudjahid
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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par moudjahid »

Géopolitique : comment Alger a perdu l’Afrique
Par Mélanie Matarese avec Adlène Meddi, publié dans El Watan Week-end. Le 2 novembre 2012

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Qu'est-ce que la gestion du dossier malien révèle de l'influence d'Alger en Afrique ? Entre désintérêt pour les investissements, erreurs tactiques sur certains dossiers politiques et abandon de la coopération, la Mecque des révolutionnaires des années 70 a perdu le capital prestige qui l’auréolait depuis l'indépendance. Le résultat d'une politique africaine très critiquée.

Abdelkader El Mali. Lourde responsabilité pour un chef d’Etat que de porter un tel surnom en ce moment. Sauf peut-être pour Abdelaziz Bouteflika, considéré à Gao comme un héros. Héritier d’une révolution flamboyante, d’une vision africaine volontariste, d’une prestigieuse diplomatie, le président algérien a su transcender la réalité en mythe. Qu’importe qu’il n’ait jamais mis les pieds en Afrique subsaharienne dans le cadre d’une visite bilatérale. Que son passé de moudjahid ne soit pas aussi clair que la légende (1). Que ses plus coriaces détracteurs attribuent le chaos dans lequel s’enfonce le Mali à la politique qu’il mène depuis treize ans.

Cordon ombilical. "Le parcours du président Bouteflika est jalonné d’actions et de positions d’avant-garde au service de l’Afrique, le défend Noureddine Djoudi, ex-ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud. Au plan international, il a construit l’image d’un homme pour lequel l’Afrique constituait la priorité des priorités. J’ai le sentiment qu’il a toujours considéré que notre propre lutte armée pour l’indépendance nationale était indissociable de la lutte de tous les Africains pour la liberté et la dignité. Il est lié en quelque sorte par une espèce de cordon ombilical à l’Afrique." Pourtant, pendant les années où l’Algérie siégeait au comité directeur des Conférences des peuples africains, elle imposait à l’Organisation de l’unité africaine (OUA) l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation comme gage de stabilité et chassait la délégation sud-africaine de l’Assemblée générale des Nations unies, ces années-là semblent bien lointaines.

Romantisme politique. "Il fut un temps où pas une mouche ne volait en Afrique sans volonté algérienne, se souvient mi-nostalgique, mi-agacé Ahmed Adimi, ancien officier et enseignant en sciences politiques. Aujourd’hui, l’Algérie est complètement absente du continent, et nos frontières sont de véritables passoires." Mourad Goumiri, président de l’Association des universitaires algériens pour la promotion des études de sécurité nationale, estime : "L’Algérie a très mal vendu sa politique étrangère en Afrique d’une manière générale et au Mali en particulier. Le romantisme politique et diplomatique, dont elle s’est nourrie, n’a pas tenu la route face au réalisme doublé du pragmatisme des autres nations qui ont été plus incisives."

Déclin post-Boumediene. Comment le capital de cette toute jeune mais déjà incontournable Algérie indépendante, modèle pour tant de pays du continent, a-t-il été dilapidé ? "C’est le prestige de la guerre de Libération qui a porté la voix de l’Algérie. Et non l’inverse, comme ce que la vanité des hommes a pu faire croire, souligne Abdelaziz Rahabi, porte-parole des Affaires étrangères en 1989 et conseiller aux Affaires africaines de Sid Ahmed Ghozali en 1990. Nous n’avons pas su nous reproduire sur un certain nombre de dossiers. Nous sommes restés attachés au discours anticolonialiste et nous avons manqué d’ambition."

Transsaharienne. Toute l’Afrique était pourtant aux côtés de l’Algérie, comme en témoignent tous les soutiens qu’elle a reçus sur la question sahraouie. Ou le rôle de porte-parole des revendications communes que tout un continent lui a attribué. Pour le général-major à la retraite Abdelaziz Medjahed, le déclin de la politique africaine de l’Algérie s’est accentué après la disparition de Houari Boumediène. "Ce dernier avait une vision, une stratégie : le projet de la transsaharienne, l’impulsion des foires régionales comme le Mouggar à Tindouf pour la région Sud-Ouest, l’Assihar à Tamanrasset pour tous les pays subsahéliens, pensés comme véritables carrefours économiques et d’échange."

Réseaux africains. L’effondrement de l’économie à partir de 1985 puis la décennie noire, qui ont plongé l’Algérie dans une période de repli de plus de vingt ans, n’ont rien arrangé. "Notre stratégie africaine étant construite sur une politique distributive d’une partie de la rente, elle s’est effondrée en même temps que cette dernière s’épuisait", rappelle Mourad Goumiri. Mais pour Ahmed Adimi, l’Algérie a raté le virage des années 2000, avec le retour de la stabilité et des ressources financières. "Nous aurions pu jouer un rôle en aidant la Libye, la Mauritanie, le Mali, pays peu peuplés, dans leur développement, regrette-t-il. Et asseoir ainsi notre position." Présente en situation de crise – en mobilisant les Nations unies et ses propres moyens pour venir en aide à la population malienne victime des grandes sécheresses des années 1980, par exemple – l’Algérie aurait pu faire fructifier ses réseaux africains en investissant quand elle en avait les moyens.

Le contre-exemple marocain. "Mais elle ne l’a pas fait, se désole Abdelaziz Rahabi. Au lieu de donner des licences de téléphonie mobile à des opérateurs de seconde zone, il fallait s’associer à un grand groupe mondial et investir en Afrique, comme l’a fait le Maroc avec Vivendi et le Crédit Agricole. A l’exception de Sonatrach, nous n’avons aucune entreprise aux ambitions africaines." La coopération, autrefois foisonnante, s’est délitée au fil des ans. "Les milliers de cadres civils et militaires formés en Algérie se sont évaporés dans la nature, et avec eux d’incroyables réseaux sur tout le continent", regrette Abdelaziz Medjahed. Aujourd’hui, la jeunesse africaine préfère le Maroc où, à Casablanca, un hub a été créé en partenariat avec une école de management française.

Courants d'affaires. "La coopération économique constitue un axe essentiel de la politique africaine de notre pays, assure de son côté Noureddine Djoudi, en rappelant les accords bilatéraux et l’initiative du Nepad. L’Union africaine a reconnu que l’Algérie a beaucoup fait pour que ce mur de la maison commune soit reconstruit. Quand bien même la diversité des systèmes économiques, la faiblesse de la communication entre Etats de langues différentes et la persistance de la volonté de certaines grandes puissances de maintenir leur mainmise sur les ressources du continent constituent des obstacles de taille, l’Algérie continue à penser qu’avec le temps, la volonté — et une bonne dose de patience — la coopération économique ne peut que s’imposer comme passage obligé pour le développement économique." Mourad Goumiri ne nie pas qu’à un certain moment, "tous les chefs d’Etat africains quittaient l’Algérie avec un chèque plus ou moins substantiel en poche en fonction des relations qui existaient entre les deux pays, mais il s’interroge sur ce que sont devenus ces courants d’affaires. Aujourd’hui, il n’existe aucun fonds de commerce algérien à Bamako (ni ailleurs en Afrique), mais on trouve tous les produits algériens, y compris ceux importés et subventionnés par notre pays, sur tous les étals".

Jolis souvenirs.

[video]http://www.youtube.com/watch?v=HciXEiPo ... r_embedded[/video]

Le bilan politique n’est pas meilleur. "L’engagement africain du nationalisme algérien est bien antérieur à notre accession à l’indépendance, assure au contraire Noureddine Djoudi. Ce n’est pas un hasard si la reine Ranavalo de Madagascar et le roi Béanzin du Bénin ont été exilés à Alger et Blida, et que des nationalistes algériens sont morts exilés à Tamatave !" Dans les faits, du réseau tissé par le FLN en Afrique, œuvre de l’intense activité du parti et du GPRA sur le continent avant 1960, il reste surtout de jolis souvenirs, comme celui du jeune Mandela encore inconnu, formé par l’ALN aux frontières marocaines.

Relations bilatérales. "Bouteflika n’a jamais mis les pieds chez nos voisins du Sud, sauf pour quelques sommets de l’OUA, note un proche de la présidence (Chadli Bendjedid a fait plus de trente visites, ndlr). Dès qu’il est arrivé au pouvoir, il a préféré développer ses relations avec les pays du nord de la Méditerranée. L’Afrique ne l’a jamais intéressé." Le plus cuisant échec ? Difficile de choisir entre le Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) et la partition du Soudan, ironisent les anciens du circuit. "Nous sommes partis nous embourber dans ce Nepad, une sorte de Club Med pour la diplomatie africaine qui, certes, a garanti un strapontin pour l’Algérie au G8, mais qui a tué nos relations bilatérales. Or, une diplomatie se mesure à la densité de ses relations bilatérales. Dès la première crise au Mali, on s’est bien rendu compte que le Nepad n’avait servi à rien", souligne Abdelaziz Rahabi. Quant au Soudan, ceux qui ont travaillé sur les dossiers africains ne comprennent pas pourquoi l’Algérie a tant voulu s’impliquer dans une cause perdue d’avance, "la partition étant inévitable".

Annulation de la dette. Ahmed Adimi poursuit : "Notre absence, préoccupés que nous étions à vendre l’image d’un pays stable au Nord, a permis à d’autres d’être présents : les Israéliens, les Marocains, les Américains et les Français. Et nous avons oublié que nous étions en danger du côté de nos frontières sud, qui demandent aujourd’hui des milliers de soldats et de gendarmes pour essayer, a minima, de maîtriser la situation." Dans ce contexte, il est difficile de parler de "politique africaine". "En mars dernier, le Président a annulé pour presque 1,5 milliard de dollars de dettes à plusieurs pays africains dont le Mali, la Mauritanie, Madagascar..., rappelle Abdelaziz Rahabi. Sans contrepartie ! Sans discuter d’une forme de conversion de cette dette ! On ne mène pas une politique africaine comme ça !"

Politique de la carotte. Une stratégie que Mourad Goumiri surnomme "la politique de la carotte". "Elle consiste à acheter les positions des uns et des autres en distribuant à tour de bras de l’argent dont on est même pas sûr de la destination finale." Le constat est encore plus cruel quand on regarde du côté marocain. "Le Maroc, qui n’avait aucun réseau en Afrique, qui a quitté l’OUA en 1984 et qui est loin de posséder autant de ressources que nous, est aujourd’hui plus présent en Afrique !, constate un proche de la Présidence. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder le réseau de la Royal Air Maroc : il couvre tout le continent ! Ou encore le réseau d’influence tissé en Afrique de l’Ouest grâce à la Tidjania qui demeure pourtant une confrérie enracinée en Algérie."

Monde bipolaire. Mourad Goumiri confirme : "Le Maroc a su très vite, compte tenu de la faiblesse de ses moyens, se mettre à la disposition d’un dispositif plus large et sous l’autorité des puissances qui comptent dans la région (la France), dans le monde (les Etats-Unis) et dans l’aire géopolitique arabo-musulmane (les pays du Golfe, à leur tête l’Arabie Saoudite). Notre pays a choisi, quant à lui, de rester ‘‘neutre et autonome’’ dans un monde bipolaire et de rejoindre les rangs des ‘‘pays non alignés’’, ce qui est une vue de l’esprit en termes de géopolitique. Le résultat concret, constaté aujourd’hui, c’est la présence effective du Maroc, en particulier en Afrique de l’Ouest." Autre conséquence dramatique de cette absence de stratégie : la création d’un Sahélistan accoudé à plus de 2000 km de nos frontières sud, sous le regard presque impuissant d’Alger. Désillusionné, un expert militaire résume : "Une Algérie puissante en Afrique n’aurait jamais eu de diplomates kidnappés au Mali."


(1) La version officielle raconte qu’en 1960, Abdelaziz Bouteflika, alors commandant, fut affecté aux frontières méridionales du pays pour commander le «front du Mali» dont la création entrait dans le cadre des mesures visant à faire échec aux entreprises de division du pays de la part de la puissance coloniale. Mais d’après des témoins de l’époque, il aurait été envoyé par Boumediène surveiller les dissidents impliqués dans le procès des cadres de la Wilaya I.

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Re: Les relations internationales de l’Algérie

Message par PSG78 »

On a plus aucune diplomatie autant supprimer le MAE ça sera plus rapide :nono:
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