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numidia
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par numidia »

NORD DU MALI : UNE UNITÉ DES FORCES AMÉRICAINES EN AFRIQUE DANS UN EXERCICE D’ÉVALUATION À GAO
Posté le 05/03/2021

Les forces du Commandement américain pour l’Afrique stationnées à Djibouti ont mené une évaluation opérationnelle et logistique à Gao, au Mali. L’information a été donnée dans un communiqué à la date du 03 mars 2021. Cette équipe d’évaluation est composée d’unités de la Garde nationale de l’armée américaine du Dakota du Sud, du Minnesota et de l’Iowa. Leur mission au sein d’AFRICOM est de soutenir la coopération en matière de sécurité, de mener des opérations d’intervention en cas de crise et d’urgence, et de maintenir l’accès opérationnel pour promouvoir la stabilité régionale.Selon le Commandant du Commandement américain pour l’Afrique, le général de l’armée américaine Stephen Townsend : « L’exercice de nos forces lors de cet événement conjoint de préparation démontre notre capacité à réagir rapidement(…)
http://mali-web.org/nord-mali/nord-du-m ... tion-a-gao
Une attaque terroriste repoussée hier dans le cercle de Koro (Mopti): Au moins une dizaine d’assaillants neutralisés
Posté le 05/03/2021
C’est un cinglant revers qui a été infligé aux groupes djihadistes lors de l’assaut contre le détachement FAMa de Dinangourou. La vigilance doit être de mise d’autant que plusieurs organisations terroristes sont très mobiles dans ce secteur et pourraient tenter de déjouer le dispositif sécuritaire pour commettre des forfaits.
Lire la suite dans l’Indépendant
http://mali-web.org/crise-malienne/une- ... eutralises
Attaque hier contre une patrouille du MSA près d’anderanboukane (Ménaka): Une dizaine de morts de chaque côté
Posté le 05/03/2021
Les faits se sont produits, hier jeudi 4 mars, au sud d’Anderaboukane, localité située dans la région de Ménaka. Des terroristes soupçonnés d’appartenir à l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS) ont attaqué une patrouille du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), une composante importante de la Plateforme. Le bilan fait état de nombreuses pertes des deux côtés.
http://mali-web.org/crise-malienne/atta ... haque-cote

Mali : plusieurs dizaines de morts dans des affrontements au sud d’Anderanboukane (Communiqué MSA) Posté le 05/03/2021

Le Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA) porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que ce jour 04/03/2021 une de leurs patrouilles de sécurisation des populations opérant au sud d’Anderanboukane a accroché des malfrats qui rackettaient de paisibles populations.

Les affrontements violents ont donné le bilan suivant :

Plusieurs dizaine de morts du coté ennemi dont leur chef du nom de Gormou Djodi. Le MSA déplore la mort d’une dizaine de ses combattants et une voiture calcinée. Le MSA présente ses condoléances les plus attristés aux familles éplorées et salut la mémoire de ces vaillants combattants qui ont fait le sacrifice ultime en sauvant la vie d’innocentes personnes. Le MSA a dépêché des renforts qui sont arrivés sur la zone. Les malfrats ont repliés sur le Niger. Le MSA assure les populations de son indéfectible engagement à sécuriser les personnes et leurs biens et compte sur l’implication des autorités maliennes et nigériennes
aussi bien sur le plan militaire que politique pour rétablir la paix et la quiétude.

Ménaka, le 04 Mars 2021, Pour le MSA
http://mali-web.org/nord-mali/mali-plus ... unique-msa
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numidia
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par numidia »

SAHEL : BARKHANE OU L’ÉTRANGE DÉFAITE…
Publié par: Richard Labévièrele: 25 février, 2021


Au moment où se tient en distanciel (pandémie oblige) le sommet France-G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad) au niveau des chefs d’État et de gouvernement (N’Djamena, 15-16 févier 2021)1, ce n’est pas un effet du pur hasard si quelques rares voix discordantes font entendre leur petite musique dissonante sur la pertinence de l’opération « Barkhane » au Sahel lancée il y a huit ans déjà.
Elle a succédé à l’opération « Serval » qui ne concernait que le territoire malien. Que ce soit sous forme d’ouvrages de journaliste d’investigation2ou d’ancien des forces spéciales (l’auteur, officier, qui vient de quitter l’armée sur une note interrogative sur l’utilité de notre guerre au Sahel, était l’invité du 20 heures d’Antenne 2 le 14 février 2021) 3 qui connaissent le problème in concreto ou de journaliste expert qui l’appréhende in abstracto4, la matière fait débat hors des cercles restreints du pouvoir et de leur langue de bois épaisse.
En ce qui nous concerne, nous renvoyons nos fidèles lecteurs/lectrices aux nombreux articles interrogatifs, pour ne pas dire critiques, que nous avons écrits sur le sujet depuis le début de l’année 2021 et au cours des années passées. Aujourd’hui, moins que demain, nous sommes empêtrés dans le bourbier sahélien, celui que Jean-Claude Cousseran (diplomate, ancien directeur de la DGSE) qualifiait, il y a bien longtemps déjà comme « notre Afghanistan de proximité ».

LE BOURBIER SAHÉLIEN : NOTRE AFGHANISTAN DE PROXIMITÉ

Force est de constater que, quoi que nous fassions et en dépit de la vaillance de nos militaires sur le terrain, au Sahel, notre guerre est perdue. À trop chercher les djihadistes au Sahel, ils pourraient bien venir nous chercher querelle en France. De plus, notre guerre apparaît comme inutile sur le continent africain.

UNE GUERRE PERDUE AU SAHEL

Ne nous faisons pas trop d’illusions ! Quelques succès militaires éphémères, si spectaculaires soient-ils, peuvent dissimuler quelques échecs politiques cinglants. Souvenons que nous avions gagné militairement la bataille d’Alger en 1962 mais que nous avions perdu la bataille politique ! Du côté américain, les expériences douloureuses du Vietnam et, plus récemment, de l’Afghanistan5 et de l’Irak, devraient nous conduire à la plus grande prudence. Et cela d’autant plus que le tableau ne se présente pas au mieux pour nous sur différents théâtres sur le plan politique. Au Mali, où nous sommes de plus en plus considérés comme une force d’occupation coloniale. Les nouvelles autorités ont fait le choix du dialogue avec les djihadistes, mettant nos militaires dans une position intenable.

Au Burkina Faso, négocier avec les djihadistes devient une option de moins en moins taboue. Dans un pays marqué par plus de 1600 morts depuis 2015, les débats ont commencé. Et, d’autres risquent de suivre, par effet de contamination. Que ferons-nous lorsque tous les États membres du G5 Sahel feront la paix avec nos ennemis ? Ceux que nous considérons comme de dangereux terroristes auxquels nous devons faire barrage (Cf. les déclarations d’Emmanuel Macron). Depuis le sommet de Pau, la situation est allée en se dégradant6.

UNE GUERRE PROBABLE EN FRANCE
À quand les prochains attentats contre nos forces comme c’est régulièrement le cas depuis des mois (57 morts de trop) ? Et, nos partenaires européens sont aux abonnés absents. Seuls les méchants américains nous livrent encore quelques précieux renseignements utiles pour mettre un coup de pied dans une fourmilière qui se reconstruit aussitôt, encore plus désireuse d’en découdre. Mais, le nouveau secrétaire d’État à la Défense veut revoir tout son dispositif. Notons le déploiement de forces (3000 hommes) et de matériel pour éliminer 100 terroristes lors d’une action de plusieurs jours en octobre 2020 !7 Un canon pour écraser une mouche.

Dans le monde arabe, la France n’a pas bonne presse et les manifestations anti-françaises8 ainsi que les appels au boycott des produits français ont eu lieu à la fin de l’année 2020. La France est devenue la cible privilégiée de tous les terroristes même si nos partenaires européens ne sont pas à l’abri de ces attaques barbares.
Nous sommes soumis à de « mauvais vents » venus de certains de nos amis du monde arabe9. Le débat sur la laïcité et sur la liberté d’expression nous vaut plus d’ennemis que d’amis dans le monde10. Sans parler de la loi sur le « séparatisme », même requalifiée de loi « confortant les principes républicains »11. Elle nous vaut des sarcasmes, jusque et y compris, de l’autre côté de l’Atlantique12.

UNE GUERRE AFRICAINE INUTILE
Sommes-nous aussi bien préparés à affronter le péril islamiste que nous le sommes pour la pandémie ? Quelle est notre stratégie ? Serions-nous capables de faire preuve de résilience dans cette hypothèse ? Ne parlons pas du grand perturbateur qu’est le président turc Tayyip Recep Erdogan qui vient ajouter à la confusion13. Notre contingent de la force « Barkhane » ne serait-il pas plus utile dans l’Hexagone qu’au Sahel alors que les résultats ne sont pas au rendez-vous ?14 En politique étrangère, on a des amis et des ennemis. Nous peinons à faire la différence entre les uns et les autres, pratiquant souvent la confusion la plus totale.

Et nous en payons le prix. Saurons-nous faire les choix qui s’imposent de plus en plus au Sahel comme ailleurs. La France d’abord. Laissons les Africains régler leur problème de sécurité et de gouvernance et retirons-nous du bourbier sahélien dans l’honneur et l’ordre que dans le déshonneur et la débandade !15 Ils disposent de l’Union africaine, de la CDEAO et bien d’autres procédures plus adaptées à résoudre leurs conflits internes que des solutions exportées du monde occidental16.

C’est dans ce contexte, qui nous est de plus en plus défavorable qu’intervient le sommet de N’Djamena. Un moment de vérité pour le président de la République.

L’IMPROMPTU DE N’DJAMENA
Pour comprendre l’enjeu de ce sommet de N’Djamena un retour sur le passé s’impose pour mieux faire un gros plan sur le présent et se projeter vers le futur.

RETOUR SUR LE PASSE
C’était le 19 juillet 2014, à N’Djamena. Quelques minutes avant le discours de François Hollande au cours duquel le président français allait, aux côtés de l’autocrate tchadien Idriss Déby Itno, annoncer le lancement de l’opération « Barkhane », un officier en poste dans la capitale tchadienne revendiquait la paternité de cette appellation. « Une barkhane, dans le désert, c’est une dune en forme de croissant qui se déplace sous l’effet des vents. C’est ce à quoi devra ressembler cette opération : nous devrons être mobiles et nous déplacer en fonction de la menace », glissait-il à quelques journalistes. Se doutait-il, alors, que l’allégorie pourrait avoir un autre sens ? Qu’elle pourrait tout aussi bien évoquer une opération sans fin et un ennemi insaisissable, dans un contexte hostile et mouvant que ni la diplomatie ni l’appareil militaire français ne seraient en mesure de maîtriser ?

Près de huit ans plus tard, ce devait être au tour d’Emmanuel Macron de se rendre à N’Djamena, les 15 et 16 février 2021, pour un sommet réunissant la France et ses alliés du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). Il restera finalement à Paris, en raison du contexte sanitaire. Mais les certitudes de 2014 ont laissé place aux interrogations et au doute. Que faire pour que le futur ne se transforme pas en débandade ?



ARRÊT SUR LE PRESENT
Quel est l’enjeu de ce sommet ? Relégitimer à un peu plus d’un an des élections présidentielles en France une opération Barkhane de plus en plus critiquée dans l’Hexagone et largement contestée au Sahel17. Que déclare Emmanuel Macron ? « Des évolutions sans doute significatives seront apportées à notre dispositif militaire au Sahel en temps voulu mais elles n’interviendront pas dans l’immédiat », a-t-il déclaré, en expliquant qu’« il serait paradoxal d’affaiblir notre dispositif au moment où nous disposons d’un alignement politique et militaire favorable à la réalisation de nos objectifs ». « Retirer massivement les hommes, qui est un schéma que j’ai étudié, serait une erreur », a-t-il ajouté. Mais « dans la durée et au-delà de l’été, je souhaite qu’on travaille avec nos partenaires pour une évolution de notre présence », ininterrompue depuis huit ans au Sahel, a-t-il insisté.

« Nous avons inversé le rapport de force et sauvé une deuxième fois le Sahel » a-t-il précisé.

Pour réduire son empreinte, Paris compte notamment sur la « sahélisation », c’est-à-dire le passage du témoin aux armées nationales, et l’« internationalisation » de l’effort pour former ces forces régionales et les accompagner au combat, en particulier par le biais du groupement de forces spéciales européennes Takuba, qui rassemble aujourd’hui quelques centaines d’hommes dont des Français, des Estoniens, des Tchèques et des Suédois. « Notre volonté est de sortir d’une logique d’opération extérieure pour nous concentrer sur la stricte lutte contre le terrorisme, c’est à dire des forces plus légères de projection avec un Takuba renforcé », a expliqué le président français. « Notre objectif c’est d’arriver à 2.000 hommes sur Takuba, avec un pilier français autour de 500 hommes, dans la durée, et une coopération avec les armées de la région, avec plusieurs emprises mais à chaque fois en appui, avec des militaires qui seraient là dans la durée aux côtés des militaires sahéliens, ce qui est une logique différente de celle des opex » (opérations extérieures). « Nous ne le ferons pas tout de suite mais c’est ainsi que je me projette dans la durée », a-t-il affirmé.

Il a appelé à « décapiter » les groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda qui constituent toujours une menace au Sahel18, et exhorté les pays de la région au « sursaut » politique19 et à un retour de l’Etat dans les territoires délaissés20. À la veille de la réunion, le président tchadien, Idriss Déby avait annoncé, l’envoi de 1 200 soldats dans la zone dite des « trois frontières », entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, pour lutter contre les djihadistes. Ce qui lui a valu les félicitations de Jupiter21.



PROJECTION VERS LE FUTUR
Longtemps restreint en France au petit cercle des chercheurs et des militants, le débat sur la présence militaire au Sahel a pris une tout autre ampleur depuis le début d’année, après que le seuil des 50 soldats tués en opération a été franchi. « On est encore loin du bilan de l’Afghanistan [89 morts entre 2004 et 2013 – ndlr], mais cela commence à faire beaucoup », souligne, sous le sceau de l’anonymat, un sous-officier qui a combattu au Mali. Discrets jusque-là, et souvent peu critiques, les parlementaires se sont emparés de la question. Ces dernières semaines, nombreux sont ceux qui, de droite comme de gauche, ont émis des doutes quant à l’intérêt de poursuivre l’opération et ont appelé à ouvrir le débat sur son avenir.

Si les élus de droite ont encore quelques réticences à critiquer l’opération, ils s’interrogent sur son bilan et, surtout, sur son avenir. Christian Cambon (LR), président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, oppose aux « succès tactiques » de Barkhane le flou politique qui règne au Sahel et s’interroge sur la stratégie de la France. Citant un général, il estime que « les Opex [opérations militaires extérieures de la France – ndlr], c’est comme les autoroutes, à un moment, il faut trouver la bonne sortie ». La gauche est moins timorée : elle appelle à un retrait progressif des troupes. Bastien Lachaud (LFI) estime ainsi qu’en l’absence « d’objectif précis », il n’y aura pas de « fin prévue et potentielle ». Même au sein de la majorité, on émet des doutes. Et cela alors même que nous armées doivent relever le défi des menaces lointaines22.

Aujourd’hui, le président de la République doit se fixer un cap, une stratégie et se doter d’une boussole pour éviter les catastrophes tant au Sahel que dans l’Hexagone.
Sahelbarkhane_0.jpg


LE DÉFAUT DE BOUSSOLE STRATÉGIQUE
Même si Emmanuel Macron choisit ses mots comme des armes de combat, pour autant, il ne parvient pas à combattre avec efficacité les maux multiples dont souffre la région sahélienne. Il ne parvient pas à bâtir un idéal qui ne soit pas éloigné de la réalité. Obéissant à des injonctions contradictoires (partir sans partir) dans la fidélité de sa politique du en même temps23, il ne parvient pas à définir un cap pérenne en se dotant d’une boussole stratégique. Celle qui lui fait tant défaut sur tous les sujets qu’il traite dans la plus grande hâte, confondant urgence et précipitation. À la politique du déni, il faut substituer celle du réalisme.



LA POLITIQUE DU DENI

Les critiques viennent même de la sphère militariste. Le journaliste spécialisé Jean-Dominique Merchet appelle au retrait des troupes. « Cela suffit ! », a-t-il écrit, le 29 décembre. Il parle d’une « guerre sans issue » et évoque « les racines coloniales d’une impasse stratégique ». « Empiriquement, il ne faut pas qu’une opération extérieure dure plus de trois ans. Si c’est plus, on aura beaucoup de mal à en sortir », a estimé, de son côté, l’historien Michel Goya, ex-colonel des troupes de marine. Face à cette avalanche de critiques, l’exécutif a sorti l’artillerie lourde. Certes, en off, on concède à l’Élysée que la situation au Sahel empire de jour en jour. Mais il est hors de question d’admettre publiquement que l’armée française s’enlise, et encore moins que la force Barkhane a échoué à contenir l’avancée des groupes djihadistes.

Tout au long du mois de janvier 2021, Florence Parly, ministre des armées24, n’a cessé de vanter les « victoires tactiques » de Barkhane, citant notamment les assassinats de deux figures du djihad sahélien – le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel, tué le 3 juin, et Bah Ag Moussa, l’un des chefs militaires du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim), tué le 10 novembre. Pour appuyer ses dires, l’état-major a publié un bilan détaillé de ses actions en 2020 : 128 actions de combat, soit une action tous les trois jours ; 500 armes légères et plus de 50 armes lourdes saisies ou détruites ; 700 motos et 25 pick-up pris à l’ennemi. Le ministère des armées aurait, en outre, communiqué à Christian Cambon le chiffre de 1 200 à 1 500 combattants « neutralisés » – une donnée qu’il rechigne à partager depuis quelques années. C’est près de dix fois plus qu’il y a trois ans. Ces « succès » ont été obtenus en raison de l’envoi de 600 renforts sur le terrain en janvier 2020, mais aussi de l’emploi de drones armés depuis décembre 2019.

Le 1er février, à l’issue d’un comité exécutif consacré au contre-terrorisme, la ministre a appelé à la rescousse le directeur général de la sécurité extérieure, Bernard Émié, dont la parole est rare. Dans un discours aux accents « bushiens » que les « néocons » américains ne dédaigneraient pas, ce dernier a réduit les combattants djihadistes à des « assassins » et des « terroristes sanguinaires » qui ont « un agenda internationaliste », négligeant toutes les études qui démontrent le contraire. Souhaitons-nous devenir les idiots utiles du djihad ?25 Cessons de nous payer de mots !26

LE DISCOURS DU REALISME
La France navigue à vue et demande à l’intendance de suivre. Même les militaires français en conviennent. « La menace terroriste n’a pas été contenue : à partir de 2015, elle est descendue vers le sud, s’est concentrée dans la boucle du Niger élargie, puis dans l’ensemble du Liptako, avant d’atteindre le Niger et le nord du Burkina Faso. En 2019, elle a atteint la frontière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ainsi que celle entre le Burkina Faso et le Ghana. Et l’on peut désormais craindre qu’elle ne s’étende rapidement au sud du Mali, voire au sud de Bamako », a reconnu le général Lecointre, chef d’état-major des armées, lors de son audition devant les sénateurs il y a un an. « Contrairement à nos hypothèses de planification, notre optimisme a été déçu et Barkhane n’a pas été accompagnée d’un retour de l’appareil d’État ni de la refonte efficace des forces armées, notamment maliennes », a-t-il ajouté.

Nous devrions en tirer les conséquences lourdes qui s’imposent dans les meilleurs délais ? C’est cela le réalisme dans la diplomatie comme en matière de défense. Ce n’est pas le chemin que semble vouloir emprunter le président de la République qui se contente de faire de la littérature et de la com’. Si solution durable, il doit y avoir au Sahel, elle doit être globale27. Dans son approche, la France doit tenir compte de ses faiblesses structurelles28.


LE DÉMANTÈLEMENT PERMANENT
« Le passé envahit le présent. Bientôt, il oblitérera notre avenir »29. Emmanuel Macron et ses conseillers militaires et diplomatiques gagneraient à méditer cette remarque de bon sens.
Comme par un autre effet du hasard, la conférence du G5 Sahel intervient au moment où un document (télégramme diplomatique du Quai d’Orsay secret-défense qui vient d’être déclassifié) datant de 1994 prouve que les autorités françaises de l’époque ont donné l’ordre de laisser s’enfuir les génocidaires du Rwanda30.

Ce télégramme est signé d’un certain Bernard Émié, actuel DGSE. Le moins que l’on puisse dire est que tout ceci fait désordre, manque de cohérence. Le gouvernement tente aussi de nous faire croire que la « sahélisation » et l’européanisation constituent la solution et une porte de sortie pour Barkhane. Force est de constater que ni l’une, ni l’autre ne fonctionne à ce jour. Une opération militaire extérieure, qui s’éternise et qui ne traite qu’une partie des causes des problèmes, est vouée à l’échec par effet d’enlisement et de lassitude.

Par ailleurs, la communication du gouvernement français a fortement perdu en crédibilité : décalage persistant entre les innombrables « succès » de l’armée française et la dégradation de la situation sur le terrain. La propagande française ne convainc ni au Sahel ni en France. L’Histoire serait-elle un éternel recommencement ? « Barkhane » ou l’étrange défaite.

Guillaume Berlat
22 février 2021
Notes :arrow:
1 Élise Vincent, L’avenir de « Barkhane » se discute à N’Djamena, Le Monde, 14-15 février 2021, pp. 4-5.
2 Jean-Christophe Notin, Les Guerres sans nom. Immersion dans le monde confidentiel des forces spéciales, Tallandier, 2021.
3 Louis Saillans, Chef de guerre. Au cœur des opérations spéciales avec un commando marine, Mareuil éditions, 2021.
4 Rémi Carayol, Barkhane, une opération dans l’impasse, www.mediapart.fr , 15 février 2021.
5 Jacques Follorou, Une attaque de l’EI fait au moins 22 morts à l’université de Kaboul, Le Monde, 4 novembre 2020, p. 5.
6 Guillaume Berlat, Manque de Pau : Jupiter se plante !, www.prochetmoyen-orient.ch , 20 janvier 2020.
7 Guillaume Berlat, Mali : le réveil des ingénus, www.prochetmoyen-orient.ch , 1er février 2021.
8 Sophie Landrin/Brice Pedroletti, Au Bangladesh, les islamistes mobilisés contre la France, Le Monde, 4 novembre 2020, p. 5.
9 Alain Léauthier, Dans ces pays arabo-musulmans, le mauvais vent antifrançais, Marianne, 30 octobre – 5 novembre 2020, p. 19.
10 Madjid Zerrouki, Une recrudescence d’activités de groupes djihadistes. La France est particulièrement visée par la multiplication des menaces proférées par Al-Qaïda et l’Etat islamique, Le Monde, 4 novembre 2020, p. 4.
11 Cécile Chambraud/Mariama Darame, « Séparatisme » : un texte emblématique et clivant, Le Monde, 16 février 2021, p. 13.
12 Michel Guerrin, La France, l’Amérique et les idées, Le Monde, 13 février 2021, p. 29.
13 Jacques Julliard, Pourquoi Erdogan nous agresse, Marianne, 30 octobre – 5 novembre 2020, p. 4.
14 Christophe Châtelot (propos recueillis par), Sur le terrain, au Sahel, « les résultats ne sont pas au rendez-vous ». Pour le politologue Niagalé Bagayoko, les réponses sécuritaires apportées pour défaire les groupes armés dans la région sont inadaptées, Le Monde, 14-15 février 2021, p. 4.
15 Guillaume Berlat, Sahel : entre communiqués de victoire et « étrange défaite », www.prochetmoyen-orient.ch , 9 novembre 2020.
16 Des chefs d’État bien tranquilles, Le Canard enchaîné, 17 février 2021, p. 3.
17 Association Survie, G5 Sahel à N’Djamena : un sommet dans l’impasse, Le Blog de Association Survie, www.mediapart.fr , 16 février 2021.
18 Tanguy Berthemet, La plus haute hiérarchie des djihadistes ciblée, Le Figaro, 15 février 2021, p. 10.
19 Nicolas Barotte, Après l’effort militaire au Sahel, Macron réclame un sursaut politique africain, Le Figaro, 15 février 2021, p. 10.
20 Sahel : Macron appelle à renforcer la lutte contre al-Qaïda, www.lefigaro.fr , 16 février 2021.
21 Christophe Châtelot, Macron maintient les effectifs de « Barkhane ». Le président veut recentrer l’opération militaire française au Sahel sur la lutte antiterroriste, Le Monde, 18 février 2021, p. 4.
22 Nicolas Barotte, Les armées au défi des menaces lointaines, Le Figaro, 12 février 2021, p. 8.
23 Éditorial, Au Sahel, les limites du « en même temps », Le Monde, 18 février 2021, p. 26.
24 Claude Angeli, Difficile de cacher la solitude française au Sahel, Le Canard enchaîné, 17 février 2021, p. 3.
25 Vincent Trémolet de Villers, Idiots utiles du djihad, Figaro, 12 février 2021, p. 1.
26 Françoise Dumas, Non, notre pays n’est pas enlisé au Sahel, Le Figaro, 15 février 2021, p. 20.
27 Nicolas Normand/Serge Michailof, Au Mali, la France doit conditionner ses efforts militaires à une réforme de l’État, Le Figaro, 15 février 2021, p. 20.
28 Nicolas Baverez, La grande dépression de la démocratie, Le Figaro, 15 février 2021, p. 21.
29 Camille Kouchner, La familia grande, Seuil 2021, p. 142.
30 Fabrice Arfi, Rwanda : un document prouve l’ordre de la France de laisser s’enfuir les génocidaires, www.mediapart.fr , 14 février 2021.
L’éditorial de Richard Labévière, Rédacteur en chef du journal en ligne Proche et Moyen-Orient.ch

https://prochetmoyen-orient.ch/barkhane ... e-defaite/
https://www.afrique-asie.fr/sahel-barkh ... e-defaite/
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par aures40 »

Mali: Le bilan d'une embuscade contre l'armée monte à 33 morts

BAMAKO (Reuters) - Le bilan d'une embuscade contre un convoi de l'armée malienne, dans le nord du pays, est désormais de 33 morts, a annoncé mercredi le ministère de la Défense dans un communiqué.

L'armée malienne avait indiqué auparavant que onze soldats avaient été tués et 11 autres portés disparus après cette embuscade menée par des combattants islamistes contre une patrouille de l'armée dans la région de Gao.

Son communiqué faisait également état de 14 soldats blessés, dont huit d'entre eux dans un état grave. Sept assaillants ont été tués au cours d'un échange de coups de feu, avait encore précisé l'armée.
https://fr.news.yahoo.com/mali-bilan-du ... 8SsO2ZbCNR_
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numidia
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par numidia »

de très nombreux morts ces dernières semaines, des attaques multipliées à travers le pays,
comme par hasard alors que les négociations politiques battent leur plein
qui veut la division et le chaos ? ... on le sait bien.
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numidia
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par numidia »

Mali: le groupe EI revendique l’attaque du 15 mars dans la zone dite des «trois frontières»
21 mars 2021 LaRedaction
L’organisation jihadiste État islamique (EI) a revendiqué dimanche 21 mars l’attaque perpétrée le 15 mars contre l’armée malienne ayant tué 33 soldats. L’attaque a été menée près des frontières du Burkina Faso et du Niger, dans la zone dite « trois frontières ». Elle est la plus meurtrière attribuée à des jihadistes contre les forces maliennes cette année.
https://www.mandeinfos.com/2021/03/21/m ... rontieres/
LA MINUSMA PRIS EN FLAGRANT DÉLIT DE COMPLICITÉ AVEC LES GROUPES ARMÉS DJIHADISTES CONTRE LES HABITANTS DU CERCLE DE BANKASS
Par Bamada.net 21/03/2021
Hier Dimanche au environ de 16h plusieurs djihadistes ont été repéré dans un village a seulement trois (3) kilomètres de Bankass, se préparant a attaqué le coeur même de la ville. L’information a été vite passé et la crainte envahit le village . C’est alors la qu’apres avoir été informer les groupes auto-défense Dozo chasseurs de Bankass se sont aussitot préparé en arme et en nombre colossal pour aller prendre en assaut les Djihadistes qui étaient aussi plus de deux cent hommes armés au dent avec plus d’une centaine de motos et pickup remplis des djihadistes, d’après nos informations recueillies sur place cette bataille était presque inévitable.
Cette forte mobilisation des chasseurs combattants dans la ville fut localisé par un drone de la Minusma qui ont vite dépêché un Avion pour se diriger vers la Zone Rouge afin d’empêcher les chasseurs d’aller combattre les groupes armés qui se sont stabilisé dans un village près de Bankass pour mieux se positionner avant l’attaque.
Arrivé en Avion apres quelques minutes de trajet voila que les éléments de la Minusma interviennent tout en stoppant par un ordre hiérarchique des personnes Non-gratta, l’avancé des chasseurs qui étaient presque arrivé dans la ville ou les rebelles ont fait siège, ils les ont forcer a se replier et a rebrousser le chemin ce qui fut le triste sort réserver aux combattants dozo
En Outre Cette nouvelle de mobilisation des chasseurs dans la ville exacerbe la peur des djihadistes et ils décident alors de sursoir leurs attaque planifié contre ladite ville. N’ayant plus d’autre choix les terroristes décida de piller et de ramener avec eux tous les bétails (Vaches,mouton et Chèvre sans exception) de la ville dont ils ont fait de leur bases, ce qui fut leur forfaiture honteux en face de la Minusma qui resta les bras croisé sans la moindre intervention . Tout porte a croire Désormais que la Minusma et les autres forces étrangères residant au Mali ne sont rien d’autre que les complices des djihadistes et l’ennemi du Pays . Que Justice soit faîtes. Affaire a suivre…
Lamine Keita - Source: Dénonciateur
http://bamada.net/urgent-mali-la-minusm ... de-bankass
Gao (nord du Mali) : Assassinat d’un caporal de l’armée de Terre
Posté le 21/03/2021

Un caporal de la promotion 2010 de l’Armée de terre malienne, Assafi Ag Albakay, a été froidement assassiné, à Gao (Nord), samedi soir aux environs de 20 heures, par des hommes armés non identifiés, près du siège régional d’un parti politique.
Dans un message vocal, en langue tamashek, à l’origine non établie, attribué à la victime, qui l’aurait enregistré avant son assassinant, le caporal Ag Albakay accuse la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) d’avoir mené l’embuscade, lundi, contre la relève de Tessit (Nord) qui a fait trente-trois morts dans les rangs des Forces armées maliennes (FAMa).
Dans le message, le caporal de l’Armée de Terre soutient que tous les morts de la CMA lors de l’accrochage contre la relève de Tessit auraient été enterrés, à Kidal (Nord) et que les blessés auraient reçu des soins dans un centre de santé de la ville. Il ajoute que l’aviation d’une force partenaire européenne aurait voulu bombarder les assaillants mais qu’une autre force partenaire s’y serait opposée. Suite à cette affaire l’un des pays partenaires, celui qui voulait intervenir, aurait déclaré vouloir retirer son arsenal militaire du territoire malien.

Le dernier bilan de l’attaque meurtrière contre la relève du poste de sécurité de Tessit, à 55 km au Sud-Ouest d’Ansongo, Région de Gao (Nord), fait état de trente-trois militaires tués et quatorze blessés, selon une source militaire. Trois véhicules des FAMa ont, également, été détruits tandis que côté ennemi, vingt corps ont été retrouvés sur le terrain, précise la hiérarchie militaire.
“L’embuscade a été tendue par une centaine d’hommes à bord de pick-up et sur des motos et l’accrochage a eu lieu à 20 km de Tessit sur l’axe Lellehoxe-Tessit”, ajoute le communiqué de l’état-major général des armées
AT/MD - Source: L’Essor
http://mali-web.org/nord-mali/gao-nord- ... e-de-terre
Embuscade contre les FAMA Avion de Bounti, ou es-tu ?
Par Bamada.net 22/03/2021
Les Forces Armées Maliennes (FAMa) sont de plus en plus victimes des embuscades tendues par des terroristes. Ces attaques à répétition avec leur corolaire de morts conduisent à plusieurs interrogations sur la coopération sécuritaire entre le Mali et ses partenaires, la France plus particulièrement.
La question qui revient le plus à l’esprit après l’attaque contre la relève montante à Tessit est: « Où est passé l’avion qui a bombardé des supposés terroristes à Bounti » ? Le renseignement, première arme dans la guerre, est le parent pauvre des forces armées maliennes dans la lutte contre le terrorisme. Nos militaires tombent du jour au lendemain dans les embuscades des groupes terroristes. La dernière, la plus meurtrière de la Transition, a été celle du lundi 15 mars dernier qui a fait (…)
DEMBA KONTÉ - Source : NOUVEL HORIZON
http://bamada.net/embuscade-contre-les- ... i-ou-es-tu
Riposte significative des FAMas après l’attaque de Tessit: Une lourde perte infligée aux groupes terroristes
Par Bamada.net 22/03/2021

Durant le week-end, des informations venant de vers Haoussa, notamment de la région de Kidal font état de la présence des corps sans vie (37) et plus d’une cinquantaine en soin médical, des éléments des groupes terroristes, auteurs de l’attaque lâche contre une unité des FAMas, éléments de la relève montante du poste de sécurité de Tessit. Eu égard à ces informations, le moins que l’on puisse dire est que malgré le bilan lourd de 33 morts et de 14 blessés, la riposte des forces armées maliennes a été payante, car ayant permis d’infliger une lourde perte dans les rangs des groupes terroristes.

Comme un couperet, la triste nouvelle de l’attaque surprise d’un convoi des militaires maliens à Tessit est tombée à travers un communiqué du Chef d’état-major des armées. Le bilan qui était préalablement de 11 morts, 11 portés disparus, 14 blessés dont 8 graves coté malien et 7 morts retrouvés sur le terrain coté ennemi, s’est alourdit le lendemain. Ainsi, à travers un autre communiqué officiel, le bilan a donné les chiffres suivants : 33 morts, 14 blessés coté FAMas et 20 morts du côté de l’ennemi. A cet effet, sous l’égide du président de la Transition, la nation malienne a rendu un hommage mérité à ses 33 militaires tombés sur le champ d’honneur. Un deuil national de trois jours fut décrété. Une cérémonie funèbre grandiose, sous la présidence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio Camara a été organisée en présence de l’ensemble de la hiérarchie militaire sur le plan national et local. Au cours de laquelle cérémonie, le ministre Camara et sa délégation se sont inclinés devant les tombes des militaires tombés, décernés des médailles aux 14 blessés en soin à Gao. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants a par la suite donné l’assurance que le sacrifice de ces vaillants soldats ne sera pas vain.

Le week end dernier, des informations provenant de la zone font état de la présence de près de 37 corps des éléments des groupes terroristes et d’une cinquantaine autres blessés en soin au niveau de certains centres de santé de Kidal. De sources sécuritaires, on affirme aussi d’avoir aperçu des convois des mêmes groupes terroristes amenant des dizaines de corps sans vie, en fuite vers le Gourma. Si ces informations se confirment, tout laisse croire que la riposte des FAMas fut payante. La lourde perte en vies humaines infligée à ces jihadistes, de l’organisation Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) est salutaire. Ce qui donne espoir sur la détermination de l’armée malienne avec l’appui de ses forces partenaires à amorcer sa montée en puissance.

La Rédaction - Source: Journal le Sursaut- Mali
http://bamada.net/riposte-significative ... erroristes
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par zeitrecht »

J'ai l'impréssion en lisant cet article que les Maliens commencent a se rendre compte que la France joue un jeu malsain chez eux.

Numidian_Cavalry

Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par Numidian_Cavalry »

zeitrecht a écrit : ↑
24 mars 2021, 21:04
J'ai l'impréssion en lisant cet article que les Maliens commencent a se rendre compte que la France joue un jeu malsain chez eux.
Mieux vaut tard que jamais. Il faut qu'ils tiennent bon, la transition ne sera pas facile. même cas au Niger, la France ne lâchera pas facilement.

amg
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par amg »

Ces pays ne semanciperont pas de l'influence de la France de si tôt
Le vide devra être comblé et l'Algérie ne pourra le combler seule il nous faudra l'appuie d'une grande puissance une sorte de parapluie
Russe Chinois ou voir même Allemand ou États-Unien

spetsnaz
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par spetsnaz »

Pour moi l’Algérie n’assume pas son rôle de puissance régional dans la région , entouré d’état faible en plein crise sécuritaire laissant les pourritures de l’espèce humaine bâtir leur fief à nos frontière en les regardant sans rien faire parceque la doctrine ne le permet pas la pire connerie que j’ai entendu , car il ne s’agit pas d’envoyer des troupes au sol mais juste utiliser le tandem renseignement + aviation = frappe chirurgicale et en même temps faire passer le message à tout le monde comme quoi on est la !!!

zeitrecht
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par zeitrecht »

spetsnaz a écrit : ↑
26 mars 2021, 21:57
Pour moi l’Algérie n’assume pas son rôle de puissance régional dans la région , entouré d’état faible en plein crise sécuritaire laissant les pourritures de l’espèce humaine bâtir leur fief à nos frontière en les regardant sans rien faire parceque la doctrine ne le permet pas la pire connerie que j’ai entendu , car il ne s’agit pas d’envoyer des troupes au sol mais juste utiliser le tandem renseignement + aviation = frappe chirurgicale et en même temps faire passer le message à tout le monde comme quoi on est la !!!
Euh,frappes chirurgicales? On a vu ce que cela à donné de l'Afghanistan jusqu'en Libye en passant par l'Irak,le Yemen et même dérnièrement au Mali lui même.
C'est la meilleure manière de se faire des ennemis parmi la population.Il ya suffisament de protagonistes au Mali pour que l'Algerie s'y mette a son tour et puis de quel droit va t-on bombarder en territoire étranger?
La France est intérvenue au Mali suite a la demande de l'ancien Président Traoré ce qui est légal ( acte unilatéral),mais nous comment justifieraient-on un bombardement en territoire Malien???

Si cela avait été aussi facile,on aurait plutôt grillé les champs de Cannabis de Pablito,ainsi on aurait asséché une des sources de financement du terrorisme

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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par numidia »

juste un complément, intervention suite à un coup monté de toute pièce. la France est intervenue avec accord d'un petit groupe de putschiste, à leur tête un capitaine qui n'a eu aucun mandat institutionnel, et bien sûr n'a pas été plébiscité ni élu par le peuple. Capitaine Sanogo qui a fait un coup d'Etat en 2012 au président Amadou Toumani Touré (edit: pas IBK comme je me suis trompée plus tôt). le coup d'Etat de 2012 avait comme principal but l'intervention étrangère française début 2013.

de ce fait l'intervention française est totalement illégale
aucun mandat de l'ONU
et le coup d'Etat n'a pas été reconnu par l'UA (cf conventions africaines) ni par l'ONU,
aucun mandat populaire pour Sanogo
aucun vote au parlement malien pour l'intervention étrangère
mais décision d'un conseil avec un président par interim (nommé suite aux fortes pressions africaines contre les putschistes)
les institutions étant de fait sous la coupe d'un putschiste qui a bloqué toutes les institutions maliennes.
c'est une présence totalement illégale qui a pris un semblant de légalité en trompe l'oeil.

... et je suis d'accord avec toi, on n'avait pas à y aller surtout avec le contexte de l'époque, Libye notamment, ils exigeaient des comptes suite à notre aide visi à vis des réfugiés libyens dont la famille de Qaddafi, la Syrie aussi, en pleine déroute et le terrorisme justifié à fond par les officines occidentales, la Russie totalement out au Moyen-orient et en Afrique, Otan très agressif sur tous les fronts-cibles.
y aller ça signifiait avoir tout l'Otan contre nous, ils ne se seraient pas gêner pour nous bombarder directement.
... enfin il y a eu des tentatives de nous casser, le contexte le plus marquant en 2013 pour nous c'est Tigentourine !
prise d'otages de centaines de personnes, explosifs posés sur tout un site gazier (ce qui aurait soufflé toute la région) ..... hasard ? hum ...

pour rappel :arrow: viewtopic.php?f=16&t=1144

oui bruler les champs de poison marocain ce serait un bienfait pour toute l'humanité.
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par spetsnaz »

zeitrecht a écrit : ↑
26 mars 2021, 23:26
spetsnaz a écrit : ↑
26 mars 2021, 21:57
Pour moi l’Algérie n’assume pas son rôle de puissance régional dans la région , entouré d’état faible en plein crise sécuritaire laissant les pourritures de l’espèce humaine bâtir leur fief à nos frontière en les regardant sans rien faire parceque la doctrine ne le permet pas la pire connerie que j’ai entendu , car il ne s’agit pas d’envoyer des troupes au sol mais juste utiliser le tandem renseignement + aviation = frappe chirurgicale et en même temps faire passer le message à tout le monde comme quoi on est la !!!
Euh,frappes chirurgicales? On a vu ce que cela à donné de l'Afghanistan jusqu'en Libye en passant par l'Irak,le Yemen et même dérnièrement au Mali lui même.
C'est la meilleure manière de se faire des ennemis parmi la population.Il ya suffisament de protagonistes au Mali pour que l'Algerie s'y mette a son tour et puis de quel droit va t-on bombarder en territoire étranger?
La France est intérvenue au Mali suite a la demande de l'ancien Président Traoré ce qui est légal ( acte unilatéral),mais nous comment justifieraient-on un bombardement en territoire Malien???

Si cela avait été aussi facile,on aurait plutôt grillé les champs de Cannabis de Pablito,ainsi on aurait asséché une des sources de financement du terrorisme
Dans quelle cadre ?! Je te fait rappeler qu’avant de faire appel à la France c’est l’Algérie qui a été sollicité par le gouvernement malien ,en lybie aussi , on a refusé de porter nos c..!! Quelque année plus en plus des djihadiste à nos FRontiere on a lotan à nos fesse avec des base d’écoute de drone d’observation des force spéciale , aviation .. etc diplomatiquement on a été très nul sur ce coup et sa reste mon avis

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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par spetsnaz »

zeitrecht a écrit : ↑
26 mars 2021, 23:26
spetsnaz a écrit : ↑
26 mars 2021, 21:57
Pour moi l’Algérie n’assume pas son rôle de puissance régional dans la région , entouré d’état faible en plein crise sécuritaire laissant les pourritures de l’espèce humaine bâtir leur fief à nos frontière en les regardant sans rien faire parceque la doctrine ne le permet pas la pire connerie que j’ai entendu , car il ne s’agit pas d’envoyer des troupes au sol mais juste utiliser le tandem renseignement + aviation = frappe chirurgicale et en même temps faire passer le message à tout le monde comme quoi on est la !!!
Euh,frappes chirurgicales? On a vu ce que cela à donné de l'Afghanistan jusqu'en Libye en passant par l'Irak,le Yemen et même dérnièrement au Mali lui même.
C'est la meilleure manière de se faire des ennemis parmi la population.Il ya suffisament de protagonistes au Mali pour que l'Algerie s'y mette a son tour et puis de quel droit va t-on bombarder en territoire étranger?
La France est intérvenue au Mali suite a la demande de l'ancien Président Traoré ce qui est légal ( acte unilatéral),mais nous comment justifieraient-on un bombardement en territoire Malien???

Si cela avait été aussi facile,on aurait plutôt grillé les champs de Cannabis de Pablito,ainsi on aurait asséché une des sources de financement du terrorisme
Dans quelle cadre ?! Je te fait rappeler qu’avant de faire appel à la France c’est l’Algérie qui a été sollicité par le gouvernement malien ,en lybie aussi , on a refusé de porter nos c..!! Quelque année plus en plus des djihadiste à nos FRontiere on a lotan à nos fesse avec des base d’écoute de drone d’observation des force spéciale , aviation .. etc diplomatiquement on a été très nul sur ce coup et sa reste mon avis
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FULCRUM
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par FULCRUM »

Tu as tout a fait raison, on a laissé le terrain vierge et maintenant on se retrouve encerclé de partout.

inconnu
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par inconnu »

De toute façon c'était aussi un piège pour nous embourber :!: Déployer des soldats de l'ANP au Mali aurait été une occasion en or pour ceux qui veulent en découdre pour nous la faire à l'envers..... On aurait été comme les russes en Afghanistan des cibles de choix et ils s'en serait pas privé. A part quelques opé de l'aviation et des services (qui je pense ont bien été menées en mode furtif) il n y avait pas d'autres choix valides que ceux qui ont été faits. Croire qu'on aurait eu affaire à une promenade de santé dans l'Azawad en envoyant un contingent de l'ANP est une grosse erreur, le prix aurait été exorbitant et le retour de bâton terrible sur notre propre territoire
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