Tensions et Rébellion au Yémen 🇾🇪

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sadral
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par sadral »

Vers une mobilisation générale de l'armée : l'Arabie Saoudite se prépare-t-elle à une guerre terrestre ?


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Après dix-huit jours de raids aériens intenses, l’option d’une invasion terrestre massive fait son chemin en Arabie Saoudite : l’attroupement des soldats aux frontières depuis quelques jours, les pressions exercées sur le Pakistan et l’Egypte, pour leur fournir de la chair à canon, en sont les premiers signes. Parallèlement aux préparations militaires, le royaume saoudien a fait appel au grand mufti, «cheikh» Abdulaziz Ben Abdullal Al-Cheikh, pour lancer un appel à la mobilisation générale, et notamment à la formation d’une armée de contingent «afin d’avoir une armée invincible», a-t-il formulé dans une nouvelle fatwa. Dans un pays où le Parlement n’existe pas, la parole du grand mufti a valeur de législation officielle. Dans sa fatwa, Abdulaziz Ben Abdullah justifie son appel par un besoin urgent de «combattre les ennemis d’Allah et de la patrie», allusion aux chiites du Yémen contre lesquels l’armée saoudienne, appuyée par une dizaine de pays arabes, a lancé une opération militaire, sans mandat international légal. Le mufti demande aux jeunes de son pays – et par extrapolation à tous les jeunes musulmans – de «se tenir toujours prêts à se faire boucliers pour le djihad». Et de présumer sa sentence : «Dieu nous a gratifiés de la sécurité – pour laquelle les autres nous envient tant – ; pour remercier Dieu pour cette grâce, nos jeunes doivent se tenir prêts à défendre la religion et la patrie, en se mobilisant dans l’armée.» Sans jamais citer le nom des prétendus ennemis auxquels son pays serait confronté, mais que tout le monde peut facilement deviner, il lance encore : «Nous devons nous méfier des ennemis qui cherchent à détruire notre religion, nos mœurs et notre économie et à démolir notre unité ; pour y faire face, il faut préparer notre jeunesse militairement, intellectuellement et pédagogiquement.» Pour lui, l’incorporation obligatoire dans l’armée est susceptible de contribuer à la préparation de la jeunesse pour accomplir sa mission. Il va sans dire que le grand mufti du royaume saoudien n’a jamais été actionné pour prononcer des fatwas similaires pour combattre, par exemple, l’invasion israélienne contre la Palestine, et les terroristes d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) qui constituent, pourtant, une véritable menace pour l’Arabie Saoudite et toute la région.
http://www.algeriepatriotique.com/artic ... erre-terre
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

tayeb
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par tayeb »

Le ton monte entre Islamabad et les Emirats au sujet du Yémen
Le ton est monté entre Islamabad et les Emirats arabes unis après le rejet par le parlement pakistanais de toute intervention au Yémen: Vote « dangereux », a réagi le ministre des Affaires étrangères émirati, les Emirats nous « offensent », a répondu le ministre pakistanais de l’Intérieur.

Le parlement pakistanais a rejeté vendredi la demande d’aide de l’Arabie Saoudite pour son intervention au Yémen, et appelé le gouvernement pakistanais à rester neutre, en dépit de ses liens avec Ryad.

Ce vote a déclenché la colère du ministre d’Etat aux Affaires étrangères des Emirats arabes unis, Anwar Gargash, qui l’a qualifié vendredi sur twitter de « contradictoire, dangereux et inattendu », accusant Islamabad de se ranger du côté de l’Iran qui soutient les rebelles au Yémen. Il a ajouté que cette position « pourrait avoir un coût très élevé ».

Dans un communiqué au ton inhabituellement vif, le ministre pakistanais de l’Intérieur Chaudhry Nisar Ali Khan a réagi dimanche soir, accusant les Emirats d’adopter une rhétorique « menaçante ».

« Le ministre des Emirats arabes unis profère des menaces. Ce communiqué est une violation de toutes les règles diplomatiques qui s’appliquent aux relations internationales », a-t-il déclaré.

Tout en rappelant les liens qui unissent le Pakistan aux Emirats, le ministre a estimé que les déclarations de M. Gargash étaient « comme une offense faite au Pakistan et à son peuple, et ceci est inacceptable ».

Le Pakistan est le premier pays à avoir reconnu l’indépendance des Emirats en 1971 et les deux pays à majorité sunnite entretiennent de fortes relations commerciales.

La crise au Yémen place le Pakistan dans une position difficile entre Ryad, son proche allié et bailleurs de fonds avec qui Islamabad coopère régulièrement en matière militaire, et son puissant voisin iranien, farouchement hostile à l’opération saoudienne.(Afp)
http://www.algerie1.com/flash-dactu/le- ... -du-yemen/

Djaaf
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par Djaaf »

Bien vu Tayeb, ils ont l'aair vexé les émiratis..

Ce même ministre des AE emiratis retweet ce genre de tweet également
When a close friend and ally faces existential threat, you don't issue a cold statement of neutrality. That's not what close friends do.
UAE's @AnwarGargash calls for Pakistan and Turkey to essentially stop sitting on the fence on #Yemen
Turkey+Ankara want Gulf money/invest but fail to give political support at time of need
الموقف الملتبس و المتناقض لباكستان و تركيا خير دليل علي ان الامن العربي من ليبيا الي اليمن عنوانه عربي، اختبار دول الجوار خير شاهد علي ذلك.

Je vous conseille d'aller lire ses tweets sur le Yemen:
https://twitter.com/AnwarGargash?lang=fr

sepof

Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par sepof »

Je crois qu'on est effectivement à un moment de transition dans l'équilibre des forces au Moyen-Orient. Le premier tweet est quand même assez révélateur ou alors c'est exagéré dans le but de faire bouger les turques et les pakistanais même si je crois que ça n'a absolument aucun effet.

Djaaf
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par Djaaf »

Laurent Fabius soutient la poursuite des raids saoudiens au Yémen
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius se trouvait dimanche à Riyad pour exprimer son "soutien" à l'Arabie saoudite. Les saoudiens souhaitent poursuivre leurs raids au Yémen, malgré la situation humanitaire qui se dégrade.

L'Arabie saoudite a cherché ce week-end à convaincre que sa campagne militaire au Yémen commence à porter ses fruits, en dépit des critiques. Nouvelle carte à son jeu, l’appui politique du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en visite à Riyad, dimanche 12 avril pour exprimer "le soutien" de la France au royaume saoudien. Dans le même temps, sur le sol yéménite, les rebelles chiites houthis soutenus par l'Iran ne désarment pas.

Le déplacement de Laurent Fabius, troisième visite du ministre des Affaires étrangères française à Riyad en peu de temps vise à "rassurer les autorités saoudiennes", explique Clarence Rodriguez, la correspondante de France 24 à Riyad. Il a eu l’occasion de le souligner lors de son entretien téléphonique ce matin avec le nouveau roi Salmane. "Concernant le Yémen, nous venons manifester notre soutien, surtout politique, aux autorités saoudiennes", a d’ailleurs déclaré Laurent Fabius à la presse, avant d’entamer sa série d'entretiens avec les principaux dirigeants saoudiens.

La France aux côtés des Saoudiens

"La France est plus que jamais aux côtés de l’Arabie saoudite", analyse la correspondante de France 24. L’entourage du ministre des Affaires étrangères confirme également que Laurent Fabius devait réaffirmer à ses hôtes saoudiens que "la France se tient naturellement aux côtés de ses partenaires de la région pour restaurer la stabilité du Yémen.

>> À lire sur France 24 : "Derrière le chaos au Yémen, la rivalité entre l'Iran et l'Arabie saoudite"

L'Arabie saoudite dirige une coalition de neuf pays arabes, qui mène depuis le 26 mars des frappes aériennes quotidiennes au Yémen pour empêcher des rebelles chiites houthis de prendre le contrôle de l'ensemble du territoire yéménite.

Face à la situation, Laurent Fabius a déclaré qu'il "faudra qu'à un moment ou à un autre, on arrive à une négociation". "À ce sujet il faut rappeler que l’État français a déjà apporté son soutien au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi", explique la correspondante de France 24 à Riyad. Le président Hadi, contraint de quitter le pays en mars sous la pression des rebelles chiites, est considéré comme l"autorité légitime" par la France.

L’Arabie saoudite souhaite poursuivre ses raids

Sur le terrain, la campagne de bombardement menée par l’Arabie saoudite totalise 1 200 raids selon Ahmed Assiri, porte-parole de la coalition des neuf pays arabes dirigée par Riyad. Et elle est allée crescendo, passant de 35 raids par jour, à 50 puis à 80 et, finalement, à 120. Les frappes aériennes "vont se poursuivre", a martelé samedi soir ce responsable militaire.

Ces frappes ont neutralisé les capacités aériennes et balistiques des rebelles et de leurs alliés, mais leur impact humanitaire est désastreux. Les Saoudiens sont restés sourds jusqu'ici aux demandes de pause humanitaire d'organisations d'aide internationales qui s'alarment chaque jour des conséquences du conflit sur les civils.
http://www.france24.com/fr/20150412-lau ... nce-riyad/

La France aux cotés de l'Arabie

LANDSKNECHT
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par LANDSKNECHT »

On va bientot voir se reveiller les zones tribales et le balouchistan pakistanais et voir les talibans passer à la vitesse supérieure

tayeb
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par tayeb »

Le Yémen, test de la nouvelle politique saoudienne
AFFIRMATION DU ROI SALMAN ET RIVALITÉS ENTRE PRINCES


Bien que peu rompu à une diplomatie proactive, préférant traditionnellement rester dans les coulisses de la scène régionale, le royaume d’Arabie saoudite assume désormais son rôle d’acteur arabe le plus influent au Proche-Orient. Cette nouvelle tendance s’est imposée au royaume dans le sillon des « printemps arabes ». Le Yémen constitue un test décisif pour cette politique.

Lorsque le soulèvement populaire en Égypte a conduit à la chute du président Hosni Moubarak, le 11 février 2011, puis que les Frères musulmans sont arrivés au pouvoir et qu’une contestation populaire s’est organisée dans le petit royaume du Bahreïn, faisant craindre une chute de la dynastie sunnite Al-Khalifa, le royaume d’Arabie saoudite s’est décidé à agir pour tenter d’inverser la dynamique des changements en cours au Proche-Orient(1). Les événements en Syrie et au Yémen qui ont débouché sur des situations de chaos sécuritaire et humanitaire ne serviront qu’à amplifier cette nouvelle dynamique diplomatique.

C’est dans le contexte de la fin de règne houleuse d’un roi Abdallah nonagénaire et d’une diplomatie américaine moins interventionniste au Proche-Orient que s’amorce le tournant saoudien, accéléré par l’influence croissante de l’Iran.

Face au vent des révoltes arabes, la diplomatie régionale du royaume va surtout se heurter aux divergences profondes qui séparent Washington de Riyad quant à leur lecture de ces événements. Alors que Washington les observe avec bienveillance, y décelant une occasion de changements et d’ouverture — en témoigne la désolidarisation rapide avec le président Hosni Moubarak, allié de trente ans —, l’Arabie saoudite, clé de voûte du Conseil de coopération du Golfe (CCG)(2), tente d’imposer une ligne conservatrice articulée autour de l’axe monarchique du CCG élargi à la Jordanie et au Maroc. Elle essaie également de renforcer une coopération sécuritaire avec l’Égypte et la Jordanie, aujourd’hui étendue à un axe arabo-sunnite (dans le conflit au Yémen).

Le sentiment de défiance s’est accru au fur et à mesure que Washington multipliait les ouvertures vers Téhéran dans le cadre des négociations pour parvenir à un accord définitif sur le nucléaire, et qu’elle affichait une position prudente en Syrie. Ce relatif retrait américain au Proche-Orient a constitué le facteur déclencheur d’une volonté inédite du royaume de prendre en main son destin sécuritaire avec ses voisins du CCG.

DIPLOMATIE «  DÉSORDONNÉE  » SUR FOND DE CRISE DE LEADERSHIP

Cette nouvelle diplomatie est cependant confrontée à de multiples difficultés. D’une part, le royaume s’est habitué au confort que lui conférait la garantie de sécurité sans limite assurée par Washington. D’autre part, le désordre régional occasionné par les révoltes coïncide avec un leadership saoudien vieilli où deux des princes majeurs de la dynastie Al-Saoud décèdent successivement en 2011 et 2012 (3) dans un contexte de guerre de succession où le roi Abdallah tentait d’imposer son clan. Contrairement aux membres du clan Soudayri(4), le roi Abdallah n’a pas de frère germain et a consacré la fin de son règne à construire un réseau d’alliances au sein de sa famille pour imposer son clan face à ses rivaux.

Le roi Abdallah, par le biais de son directeur de cabinet Khaled Al-Tuwaijri, procède à la consolidation au pouvoir des fils du roi, notamment du prince Miteb qui devient ministre de la Garde nationale en 2012 et se voit attribuer un budget colossal. Le souverain entreprend parallèlement le démantèlement du ministère de la défense, fief des Soudayri, dès le lendemain du décès du prince Sultan. Au même moment, les crises régionales s’emballent : la Syrie, l’Irak et le Yémen se transforment en guerres civiles  ; l’Égypte et Bahreïn (dans une moindre mesure) connaissent de graves troubles sécuritaires en raison d’une situation politique très tendue et bipolarisée.

Dans ce contexte, la gestion des crises régionales sous le leadership d’Abdallah est confuse, à tel point que le royaume a même du mal à s’imposer dans son pré carré — le CCG —, en particulier face au Qatar qui tente d’imposer sa lecture du «  printemps arabe  » en soutenant les Frères musulmans dans la région contre la volonté saoudienne, provoquant une crise diplomatique inédite au sein du CCG entre le 5 mars et le 16 novembre 2014 (5).

L’appel du roi aux royaumes marocain et jordanien pour rejoindre le pacte monarchique du CCG, lancé en mai 2011 à l’occasion d’une réunion extraordinaire du CCG à Riyad, est immédiatement rejeté par l’ensemble des pays membres. Il est suivi de son idée de transformer le CCG en Union du Golfe, — refusée par Oman lors du Forum sur la sécurité au Moyen-Orient à Manama en décembre 2013 —, puis de son renoncement à siéger au Conseil de sécurité en qualité de membre non permanent en octobre 2013. Autant de signes d’un leadership saoudien déstabilisé.

Ce climat déteint sur le terrain et entraîne une diplomatie désordonnée, avec l’emblématique rivalité saoudo-qatarie sur le dossier syrien qui s’avère désastreuse. Car, en dépit de l’objectif commun de défaire le régime de Bachar Al-Assad, Riyad et Doha s’opposent sur le soutien aux acteurs locaux. Pendant ce temps, le régime Assad est conforté et l’Iran engrange les succès de sa politique d’influence en Syrie et en Irak, s’imposant comme l’autre acteur-clé qui pèse d’ores et déjà dans la sécurité régionale de demain.

L’autre élément notable qui explique l’échec des débuts de cette diplomatie proactive est d’avoir classé au même niveau, sur une liste officielle parue en mars 2014, l’ensemble des menaces dans la région. Mettre les Frères musulmans comme organisation terroriste sur le même plan que le Hezbollah (déjà classé en décembre 2011 comme organisation terroriste dans le cadre du CCG), les houthis (rebelles zaïdites au Yémen), Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA) va rendre plus illisible que jamais la nouvelle diplomatie régionale saoudienne. D’autant que la désormais "organisation de l’État islamique" (OEI) s’empare d’une partie du territoire irakien et du territoire syrien durant l’été 2014 et proclame la création d’un califat. Enfin, dernier coup de grâce, les rebelles houthis au Yémen prennent la capitale Sanaa en septembre 2014.

Cette perdition de l’État yéménite, de même que la lutte contre l’OEI vont constituer les priorités stratégiques régionales du début de règne du roi Salman. En hiérarchisant les menaces dès son avènement sur le trône — contrairement à son prédécesseur —, il ne considère pas que les Frères musulmans constituent une menace immédiate, mais estime que le dossier yéménite et la menace djihadiste sont hautement prioritaires car ils ont un impact direct sur la politique intérieure du royaume.

LA GESTION DU CONFLIT AU YÉMEN ENTRE LES MAINS DES PETITS-FILS D’AL-SAOUD

La promptitude des décisions prises par le nouvel appareil exécutif saoudien semble déjà démontrer la forte connivence entre le roi Salman et l’autre homme fort de l’État, Mohamed Ben Nayef, nouveau vice-prince héritier, en plus de sa fonction de ministre de l’intérieur et de sa désignation à la présidence du Conseil des affaires politiques et de sécurité — secteur où ses compétences ne sont plus à prouver. Le fait que les deux hommes forts du pouvoir Al-Saoud soient tous deux issus du clan Soudayri renforce leur proximité. Néanmoins, Mohamed Ben Salman (âgé de 34 ans), propulsé par son père à des fonctions régaliennes immenses (ministre de la défense, directeur du cabinet royal et président du nouveau conseil des affaires économiques et de développement) en dépit de son absence d’expérience semble déjà vouloir s’imposer à l’avant-scène du conflit déclenché au Yémen à l’initiative de son père.

La formation de la coalition «  Tempête décisive  »(6), le 26 mars 2015, pour conduire des frappes au Yémen dans l’objectif de stopper la prise de contrôle du pays par les rebelles houthistes (chiites) accusés d’être soutenus par l’Iran incite en effet Mohamed Ben Salman à profiter du sentiment fédérateur que provoque cette nouvelle guerre en Arabie saoudite. À l’exception d’une partie de la communauté chiite de la province orientale et de son fief Al-Awamiyya (7) où des heurts ont eu lieu samedi 4 avril entre une poignée d’activistes et les forces de police qui auraient mené une riposte sérieuse, la population saoudienne est à l’unisson derrière l’initiative prise par le roi Salman de former une coalition présentée comme un rempart à l’expansionnisme iranien et ses relais dans la région.

En tentant de s’imposer ici en futur challenger de son cousin qui, lui, a déjà prouvé ses compétences dans sa lutte anti Al-Qaida au cours des années 2003-2008, Mohamed Ben Salman a mis tout son poids pour convaincre son père d’engager une opération terrestre d’ampleur au Yémen, contre l’avis de Mohamed Ben Nayef et de tous les états-majors impliqués auprès des Saoudiens (sachant que les Pakistanais n’ont pas donné leur feu vert à l’envoi de troupes dans le royaume et que l’Égypte est également très hostile à l’envoi de troupes au sol au Yémen).

L’issue du conflit au Yémen est vitale pour le royaume. Si Mohamed Ben Salman se fait fort d’obtenir des gains en popularité via la médiatisation de son activisme, Mohamed Ben Nayef est contraint d’assurer les gains réels de cette opération en parvenant rapidement à une issue négociée du conflit.

Le début de règne du roi Salman s’engage sur le défi régional le plus sérieux que le royaume ait eu à affronter. Plus que de sa crédibilité comme acteur régional influent, il en va de sa survie intérieure de relever le défi d’une sortie de crise au Yémen. S’il semble que le leadership sous Salman soit plus soudé et débouche sur des décisions rapides, la relation entre Mohamed Ben Salman et Mohamed Ben Nayef constitue d’ores et déjà le curseur central des équilibres de pouvoir qui se jouent entre les petits-fils du fondateur du royaume Abdel Aziz Ibn Saoud. La gestion du conflit au Yémen sera déterminante pour l’avenir des deux hommes.

1)Riyad et Abou Dhabi interviennent à Manama, le 14 mars 2011, sous couvert de la force militaire commune du Conseil de coopération du Golfe (GCG) «  Bouclier de la péninsule  », pour aider la dynastie sunnite Al-Khalifa à réprimer le soulèvement populaire dominé par une contestation chiite appelant à des réformes démocratiques. Cette intervention a contribué à faire du Bahreïn le foyer d’un conflit confessionnel.
2)Le CCG, créé le 25 mai 1981, rassemble l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.
3)Le prince héritier Sultan, qui détenait le portefeuille de la défense depuis 1962 et qui a pris la suite de son frère Fahd à la tête du puissant clan Soudayri lorsque ce dernier est décédé en octobre 2011  ; puis Nayef, devenu prince héritier à la mort de Sultan, survenue en juin 2012.
4)Du nom de leur mère Hassa Al-Soudayri qui a donné naissance à sept fils, dont le roi Fahd, le roi Salman et les princes héritiers Sultan et Nayef.
5)Le 5 mars 2014, en raison de désaccords sur la ligne à adopter sur l’Égypte et les Frères que le Qatar soutient, Riyad, Abu Dhabi et Manama rappellent leurs ambassadeurs de Doha. Ces derniers rejoindront leur poste après l’accord de Riyad du 16 novembre 2014 qui entérine la réconciliation des quatre États et permet au Qatar d’assurer la présidence rotative du CCG entre décembre 2014 et la fin de 2015.
6)Cette coalition comprend 9 États arabes : cinq pays membres du CCG (en dehors d’Oman) plus l’Égypte, la Jordanie, le Soudan et le Maroc. Elle jouit en outre de l’appui diplomatique formel du Pakistan et de la Turquie.
7)Ville natale de Cheikh Nimr Baqer Al-Nimr, sécessionniste, activiste chiite radical arrêté en 2011 pour avoir initié des troubles dans la ville et encouragé des manifestations anti-régime à la suite de l’intervention saoudienne à Manama via le «  Bouclier de la Péninsule  ». Il a par la suite fait l’objet d’un procès et a été condamné à mort.
http://orientxxi.info/magazine/le-yemen ... velle,0868

Djaaf
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par Djaaf »

Ca part en vrille entre les pakistanais et les UAE

باكستان ترد على النقد الإماراتي
قال وزير الداخلية الباكستاني نزار علي خان، الأحد 12 أبريل/نيسان، في بيان "هذا ليس فقط أمر مثير للسخرية، لكنها كذلك لحظة للتفكير بأن وزيرا إماراتيا يوجه التهديدات إلى باكستان" وأضاف "تصريح الوزير الإماراتي هو انتهاك فاضح لكل الأعراف الدبلوماسية السائدة طبقا لمبادئ العلاقات الدولية".

وأكد علي خان أن "باكستان بلد فخر وعزة ويكن مشاعر أخوية لشعب الإمارات والسعودية، لكن هذا التصريح من وزير إماراتي هو بمثابة إساءة لعزة نفس باكستان وشعبها وهو أمر غير مقبول".

وكان البرلمان الباكستاني قد صادق، 10 أبريل/نيسان، بالإجماع على قرار يدعم التزام إسلام آباد بحماية الأراضي السعودية من الحوثيين، إلا أنه رفض طلب السعودية إرسال جنود وسفن وطائرات للمشاركة في القتال في اليمن.
http://arabic.rt.com/news/779940-%D8%A8 ... %85%D9%86/
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dil@w
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par dil@w »

c'est triste, mais je suis bien content que ça se casse la gueule leur pseudo union de pieds-nickelés
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par Djaaf »

Yemen’s President: The Houthis Must Be Stopped
RIYADH, Saudi Arabia — My country, Yemen, is under siege by radical Houthi militia forces whose campaign of horror and destruction is fueled by the political and military support of an Iranian regime obsessed with regional domination. There is no question that the chaos in Yemen has been driven by Iran’s hunger for power and its ambition to control the entire region.

The Houthi attacks are unjust acts of aggression against the Yemeni people and the constitutional legitimacy of my government, as well as an assault on Yemen's sovereignty and security.

The Houthi rebels are puppets of the Iranian government, and the government of Iran does not care for the fate of ordinary Yemenis; it only cares about achieving regional hegemony. On behalf of all Yemenis, I call on the agents of chaos to surrender and to stop serving the ambitions of others.

It is not too late to stop the devastation of my nation. The Houthis belong at the negotiating table, not on the battlefield terrorizing their fellow citizens.

Their ambition should be to establish a secure and stable Yemen. Yemenis must not be stopped from enacting our constitution and implementing the results of the National Dialogue leading to the transition to a parliament in which both the north and south are fairly represented and the Gulf Cooperation Council Initiative, the mechanism, endorsed by the United Nations, to complete the political transition.

But the Houthis and their patron, Yemen’s discredited ex-president, Ali Abdullah Saleh, refused to follow the roadmap for change they had previously agreed to. Mr. Saleh must take responsibility for anarchy in Yemen and call a halt to the needless bloodshed.

Operation Decisive Storm, the campaign by a coalition of nations led by Saudi Arabia, is coming to the aid of Yemen at the request of my government. If the Houthis do not withdraw and disarm their militia and rejoin the political dialogue, we will continue to urge the coalition to continue its military campaign against them.

Two weeks ago, Yemen was on the brink of the abyss. The unprecedented level of Arab and international support brought us back from the edge.

The message they are sending is clear: Iran cannot continue expanding at the expense of the integrity and security of other countries in the region.

Our neighbors are certain of what they see: one house in the neighborhood is on fire, and that fire must first be contained and then extinguished lest the entire neighborhood turn to ashes.

We will need continued international support to ensure military might on the battlefield now. And we will need assistance for our civil institutions once the fighting has stopped, to return my government to leadership in the capital, Sana.

Having a hostile government in a nation bordering the Bab al-Mandeb strait — the highly trafficked shipping lane leading to the Suez Canal — is in no nation’s interest.

If the Houthis are not stopped, they are destined to become the next Hezbollah, deployed by Iran to threaten the people in the region and beyond. The oil shipments through the Red Sea that much of the world depends on will be in jeopardy, and Al Qaeda and other radical groups will be allowed to flourish.

Abdu Rabbu Mansour Hadi , the president of Yemen, is currently in exile in Saudi Arabia.
http://www.nytimes.com/2015/04/13/opini ... ?ref=world
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sadral
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par sadral »

Yémen: des tribus prennent le seul terminal gazier


Des combattants de tribus se sont emparés aujourd'hui de l'unique terminal gazier du Yémen, situé à Belhaf, sur le Golfe d'Aden, après la reddition de l'unité de l'armée chargée de sa protection.

La compagnie qui exploite le site, Yemen LNG, a simultanément annoncé la suspension de toutes ses opérations de production et d'exportation au terminal en raison de l'aggravation de la situation.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/ ... gazier.php
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par tayeb »

Le Conseil de sécurité approuve le projet de résolution des pays du Golfe sur le Yémen adoptant un embargo sur les armes à destination des houthis, pas de véto Russe bien sûr...

Artillerie saoudienne en action:
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Yémen: Les Houthis évacuent deux districts de Hudeydah
Les Houthis armés se sont retirés mardi matin des districts de de Zaidiya et de Qanawas, dans la province de Hudeydah, et ont évacué par surprise les locaux gouvernementaux, sans affrontement.

Des habitants de la ville de Hudeydah, à l’ouest du Yémen, ont affirmé que des éléments Houthis armés se sont retirés mardi, sans affrontement, des zones de Zaidiya et de Qanawas

Des habitants de la région ont déclaré à Anadolu que «les milices houthies armées se sont retirées mardi matin des districts de de Zaidiya et de Qanawas.

Ils ont ajouté que «les Houthis ont quitté les deux districts, et se sont dirigés vers la province de Saada, leur fief dans le nord». Il n’a pas été possible d’obtenir dans l'immédiat un commentaire du mouvement «Ansar Allah» (Houthis).

Les Houthis ont fait irruption dans la région de Hudaydah, dès la prise de contrôle de la capitale Sanaa, en septembre dernier.

Depuis le 26 mars, plusieurs sites contrôlés par les Houthis, à travers le Yémen, sont bombardés par les forces de la coalition "Tempête de fermeté", menée par L’Arabie Saoudite.

L’Arabie Saoudite a affirmé que les bombardements surviennent en réponse aux appels du président Abdrabbo Mansour Hadi pour une intervention militaire visant à expulser les milices Houthies.
http://www.aa.com.tr/fr/news/493542--ye ... vers-saada

numidia
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par numidia »

dil@w a écrit :c'est triste, mais je suis bien content que ça se casse la gueule leur pseudo union de pieds-nickelés
pas encore malheureusement khouya, ça ne se détériore pas assez vite entre eux
je crains que ce ne soit qu'une entente de convergence d'intérêts et de profits entre pays truands et malfaiteurs
et que le Yémen ne soit que les dégâts collatéraux de cette réunion de larbins second couteaux d'intérêts néocoloniaux et sionistes (avec toute le cynisme et l'horreur que ça engendre)
aucun pays n'interviendra, cette zone est une chasse gardée depuis des décennies, et le Yémen subit les foudres et l'ingérence étrangère depuis ce temps
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koko150
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par koko150 »

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Amine Ind
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Re: Tensions et Rébellion au Yémen

Message par Amine Ind »

koko150 a écrit :soldat saoudien des FS

https://www.youtube.com/watch?feature=p ... _mPSWL9PNY
Je me demande jusqu'à quel palier il va au Luc Léger :lol!:
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