Conflit des Azawad au Mali

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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 11 juin 2019, 18:51

Tombouctou : Au moins trois personnes tuées suite à un raid de Barkhane
kibaru – 10-06-2019

Les faits se seraient produits depuis le samedi 8 juin dernier, dans le secteur de Raz El Ma, dans la région de Tombouctou.

Les forces françaises de l’Opération Barkhane y ont mené un raid sur un véhicule suspect. Trois personnes dont les noms suivent Ahmad AG Assadeck , Hamama AG Hamaty et Ali AG Abdallah, ont été tuées. Il s’agit selon des sources d’un père de famille Ahmad AG Assadeck et ses deux enfants. Selon le chef de la communauté Kel Razzaf Ichirifene, Mohamed Ali AG Mattahel, les personnes tuées n’étaient que de simples civils ne représentant aucune menace. Le père de famille laisse derrière lui une veuve et des orphelins sans assistance.Tombouctou : Au moins trois personnes tuées suite à un raid de Barkhane

Ainsi, la communauté, tout en condamnant « fermement cet acte odieux, demande que la justice soit rendue ». Cela, en plus de l’ouverture d’une enquête internationale afin d’établir les faits.

http://malijet.com/actualite-politique- ... e-bar.html


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 11 juin 2019, 20:11


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par FULCRUM » 12 juin 2019, 11:41

Ils ont ancrés le terrorisme pour de bon en Afrique, déjà que ces pays étaient dans la merde maintenant les occidentaux ont trouvé un nouveau moyen pour envahir militairement l'Afrique.
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 12 juin 2019, 12:11

Oui, c’est tout simplement un pré-texte pour établir la base et exercer du pouvoir.


Même avant tout problème, les États-Unis voulaient des nouvelles bases en Afrique.
Et fondamentalement, aucun pays n’a accepté, étant donné le bilan des États-Unis et son impact une fois qu’ils ont établi une base. (Considérations de puissance pure et dure)

Les Français ont pour principal intérêt de protéger l'approvisionnement en uranium d'Arlit et à titre gratuit. Pour les prochaines générations, en soutenant les dirigeants corrompus du Mali et du Niger.

........................................................................................................................

Et oui, comme le "conflit" sert leurs intérêts mêmes, il n'y aura aucune incitation à réellement lutter contre le terrorisme ou à développer les pays. Tout cela est contraire à leurs intérêts. Ils bénéficient de la situation actuelle et la feront durer le plus longtemps possible ...

...........................................................................................................................

Personnellement, j’inviterais les Russes (Annaba) et les Chinois à établir une base "à côté" (Ain Guezzem) comme ils l’ont deaj fait à Djibouti. Pour les Chinois, je proposerais également un contrat pour la mise en place d'une installation (Ain Guezzem) de gaz / pétrole, mais principalement d'uranium d origine du Mali et du Niger…mais aussi d'Algérie.

...........................................................................................................................

En même temps, le coût de l'occupation devrait être plus élevé ... et je suppose qu'il le deviendra. Personnellement, je n'ai rien contre une nouvelle rébellion touareg ... Cela ouvrirait la voie à une approche plus offensive de la part des Algériens en supportant une autonomie à ces régions.

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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par FULCRUM » 12 juin 2019, 15:31

Non ce n'est pas une bonne idée d'avoir des bases ici, les russes ne sont pas fiables et les chinois ne s'engagent jamais avec leurs alliés autant oublier ça!
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 12 juin 2019, 16:54

FULCRUM a écrit :
12 juin 2019, 15:31
Non ce n'est pas une bonne idée d'avoir des bases ici, les russes ne sont pas fiables et les chinois ne s'engagent jamais avec leurs alliés autant oublier ça!
Transfer de la discussion si vous êtes d’accord. (Pour ne pas être dans l’autre trop HS)
https://forcesdz.com/viewtopic.php?f=24 ... 35#p244135


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 12 juin 2019, 18:27

Mali : le «jihad de la vache»
Giovanni Zanoletti , doctorant à l’Université de Paris Nanterre — 12 juin 2019 à 07:16
Au Sahel, le jihadisme est un produit des traumatismes qu’ont engendrés cinquante années d’accaparement foncier et de titrisation des terres.

Combattre la menace jihadiste : tel est devenu le pilier de la politique étrangère de la France au Sahel. Le bilan en est désastreux. La lecture sécuro-théologique du jihadisme et la militarisation du conflit malien qui s’est ensuivi ont rendu endémique la violence et l’ont étendue au centre du pays, mais aussi au Niger, au Burkina Faso et au Bénin.

https://medias.liberation.fr/photo/1226 ... &width=960
Près de Tessalit, au Mali, en mars 2013. Photo Kenzo Tribouillard. AFP
Or, plutôt que menace «criminelle» et «terroriste», le jihadisme est un produit des traumatismes sociopolitiques qu’ont engendrés cinquante années d’accaparement foncier et de titrisation des terres, au fil de la construction de l’Etat malien. Le processus d’«enclosure» (clôture) des terres «communes» ou «ouvertes» (dont la contribution à l’émergence de l’Etat moderne au Royaume-Uni, aux XVIIe et XVIIIe siècles a été mise en lumière par le grand historien Edward Thompson) est symptomatique du passage des institutions politiques d’«ancien régime» à des institutions stato-nationales qui sacralisent le droit de propriété exclusive de la terre, selon une logique capitaliste d’exploitation des ressources agricoles.

Avec l’indépendance du Mali, en 1960, l’émergence d’une classe nationale de fonctionnaires, de commerçants et d’hommes politiques, a reposé sur la captation des rentes aussi bien publiques que foncières. La titrisation de la terre, la privatisation des ressources agricoles au détriment des modes d’exploitation historiques (qui privilégiaient les droits d’usage sur le droit de propriété) ont entraîné la marginalisation des acteurs – aristocrates nomades, chefs coutumiers, paysans, bergers transhumants, pêcheurs – qui vivaient de ceux-ci et n’ont pu adhérer à la nouvelle Weltanschauung stato-nationale. Elles ont bénéficié aux élites urbaines pour qui l’indépendance et l’Etat dont elles devenaient les légataires représentaient une opportunité sans égale, et qui se sont taillé un habit républicain sur mesure.

Pâturages «ouverts» et «clôturés»
L’insertion des zones pastorales du centre et du nord dans l’espace stato-national s’est faite par la «bambarisation» forcée des modes de vie des populations touarègues, peuls et arabes, et par le renversement des relations historiques de dépendance entre aristocrates nomades et cultivateurs sédentaires, pour une part élevés au statut urbain et avantagés par leur proximité avec l’Etat. Dans un double contexte de réduction des pâturages «ouverts» par rapport aux parcelles «clôturées» et de déplacement vers le sud des parcours de transhumance, à la suite des sècheresses des années 1970-1980, les classes urbaines ont profité des difficultés des éleveurs nomades pour acheter leurs troupeaux. Cependant, ces troupeaux n’ont pas été distribués que dans les parcelles «clôturées» par les classes urbaines : celles-ci ont pu occuper aussi certains pâturages «ouverts» grâce au «confiage» de ce cheptel à ces mêmes bergers qui en étaient les propriétaires, et qui pouvaient faire valoir les droits coutumiers d’exploitation de ces pâturages «ouverts».

L’accaparement foncier s’est imbriqué à l’essor des trafics illicites et les prises d’otages, hautement lucratifs, par les groupes armés du nord dans les années 2000 : les troupeaux ont alors fait l’objet d’investissements massifs de la part de ces notables, ce qui a aggravé les situations multiples de tension autour des pâturages. Si la rébellion touarègue de 1990 a marqué une mise en armes progressive de ces conflits, la crise politique de 2012 est un rebondissement de ce processus.

Dans le même temps, les groupes jihadistes – dont la genèse locale remonte à la fois à la pénétration au Mali des combattants jihadistes du GSPC algérien et à la diffusion d’un islam rigoriste inspiré du wahhabisme, du «salafisme» ou du tabligh pakistanais – reproduisent par d’autres moyens l’accaparement agraire. En niant la validité des titres fonciers sous le prétexte que «la terre et les pluies n’appartiennent qu’à Dieu», ils permettent à leurs affidés, dans le cadre du «confiage» des bêtes, d’occuper des pâturages «ré-ouverts» par les armes, en arguant de droits coutumiers «d’antan». Ainsi, dans le delta du Niger, le jihadiste Amadou Koufa garantit l’accès aux pâturages de nombreux troupeaux conduits selon des liens de «confiage», qui ont été mis en place entre toute une série d’acteurs : fonctionnaires, commerçants, notables plus ou moins liés aux groupes armés, combattants jihadistes qui gèrent l’accès aux ressources, et bergers de la transhumance. La réouverture des terres n’est donc pas forcément synonyme de redistribution.

De l’impératif sécuritaire
Le «jihad de la vache» est un phénomène politique à part entière, une manifestation de la distorsion de l’Etat au Sahel. Les acteurs locaux se sont approprié les institutions et la logique capitaliste implantées en Afrique lors de la colonisation. Ces dernières coexistent avec des institutions historiques, des relations économiques, des symboles statutaires hérités du passé. Cette complexité de l’enjeu jihadiste met en lumière les contradictions d’une politique étrangère française prisonnière d’une «sur-interprétation» religieuse systématique. L’impératif sécuritaire l’emporte sur la prise en considération de facteurs socio-économiques, tels que l’enclosure, qui n’ont pas en soi grand-chose de «radical».

En outre, l’excommunication quasi ontologique, et en tout cas bien «radicale», des groupes jihadistes entraîne des contraintes rédhibitoires en termes d’action politique. Le soutien apporté au président Keita et à une élite nationale incapables de renouveler le jeu politique ou de se renouveler eux-mêmes, le choix d’épauler certains groupes armés contre d’autres, la «milicianisation» et la militarisation de la bande sahélienne au nom de la «lutte contre le terrorisme» non seulement soufflent sur les braises de l’imbroglio malien et légitiment les entrepreneurs locaux de la violence, mais encore excluent d’autres types d’interventions, notamment dans les domaines du développement du secteur primaire et dans l’industrialisation de la filière bétail, qui pourraient se focaliser sur les conséquences politiques de l’enclosure.

Giovanni Zanoletti, Jean-François Bayart et Ibrahima Poudiougou sont les auteurs de l’Etat de distorsion en Afrique de l’Ouest. Des empires à la nation (Karthala, 2019).

https://www.liberation.fr/debats/2019/0 ... he_1733025


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 12 juin 2019, 18:54

malikos a écrit :
11 juin 2019, 18:51
Tombouctou : Au moins trois personnes tuées suite à un raid de Barkhane
kibaru – 10-06-2019

Les faits se seraient produits depuis le samedi 8 juin dernier, dans le secteur de Raz El Ma, dans la région de Tombouctou.

Les forces françaises de l’Opération Barkhane y ont mené un raid sur un véhicule suspect. Trois personnes dont les noms suivent Ahmad AG Assadeck , Hamama AG Hamaty et Ali AG Abdallah, ont été tuées. Il s’agit selon des sources d’un père de famille Ahmad AG Assadeck et ses deux enfants. Selon le chef de la communauté Kel Razzaf Ichirifene, Mohamed Ali AG Mattahel, les personnes tuées n’étaient que de simples civils ne représentant aucune menace. Le père de famille laisse derrière lui une veuve et des orphelins sans assistance.Tombouctou : Au moins trois personnes tuées suite à un raid de Barkhane

Ainsi, la communauté, tout en condamnant « fermement cet acte odieux, demande que la justice soit rendue ». Cela, en plus de l’ouverture d’une enquête internationale afin d’établir les faits.

http://malijet.com/actualite-politique- ... e-bar.html
plus de detail...et vue francaise:
Mali: 3 civils tués par l’armée française 0
BY CHERKAOUI ROUDANI ON 12 JUIN 2019 TERRORISME

Trois civils, dont un adolescent, ont été tués samedi dans la région de Tombouctou, au Mali, par un tir français contre leur véhicule, jugé suspect et qui avait refusé de se soumettre à un contrôle, a annoncé mercredi l’état-major français dans un communiqué.

Le tir, provenant d’un détachement de la force antiterroriste au Sahel Barkhane, a déclenché l’incendie du pick-up concerné, qui transportait « une quantité importante de carburant », a ajouté l’état-major.

« Le 8 juin 2019, dans la région ouest de Tombouctou au Mali, dans une zone connue pour l’évolution de groupes armés terroristes, un détachement de la force Barkhane a été confronté à un véhicule suspect qui a refusé de se soumettre à un contrôle », a écrit un porte-parole de l’état-major.

« Après plusieurs tirs de sommation de la part des soldats français, auxquels le véhicule n’a pas obtempéré, il a été procédé à un tir pour stopper le véhicule alors qu’il se dirigeait vers les militaires français ».

« Les trois occupants du véhicule, deux adultes et un adolescent, sont décédés » et ont été inhumés sur place « conformément au droit international et dans le respect des coutumes locales », selon le communiqué, qui précise qu’une « enquête est en cours afin de faire toute la lumière sur les faits »

http://sahel-intelligence.com/15307-mal ... caise.html
..."un tir": un seul....mhmm......avec un 155m?...je pense plutôt un missile.
... d'où venait ce "tir" de part avant? Comme si c'était un tire de défense pour stopper une voiture qui c est enfonçais envers eux?: mhmm, no probablement de par arriere parceque le cargo as pris du feu, tres brusquement. Si on veux croire bien sur c etait un simple "tir"

..."Les trois occupants du véhicule, deux adultes et un adolescent": mhmm si tout ça scène était carboniser,comment ils savent que c était que un enfants?

Comme les trois sont mort par un "tir" et tout était inflammee d une manière imminent, pourquoi ils n ont pas transmit les corps au hôpital pour une autopsi? Quand est-ce on voit une analyse de la voiture? Au moins aucune arme as était trouver sur les victimes, qui aparament ne se dirigais pas direct envers les français.
C est un cas classique pour la police militaire et un crime potentiel de guerre.


allah yerhamhoum.


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 14 juin 2019, 08:02

...c’est ça. Encore une foi on voit que les indiques sont tues, sans aucune justice.
C’est pour ça les néo-colonisateur ne sont pas bien, car il ne se soumet pas à la justice locale. Ils peuvent faire ce que ils veulent, sans responsabilité légale, sans régler les comtes, et sans aucune compensation (même si ils les compensations c’est quelque milliers c’est tout pour une vie humane).

Vous les Maliens, il faut se poser la question, vous avez gagné quoi de leur présence?
Appart la sécurisation, d’une "Elite" à Bamako qui est complice des forces étranger, tout est devenue plus difficile.
• Sécurité....en bas.
• Economie...en bas.
• Development/Education...en bas.

...mais dans "votre" propre pays, vous êtes soumis a des harcèlements, des restrictions/sous-pressions, et même la mort. REVEILLER VOUS!


TOMBOUCTOU (2) : Raid de barkhane
June 13, 2019029

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Les faits se seraient produits depuis le samedi 8 juin dernier, dans le secteur de Raz El Ma, dans la région de Tombouctou. Les forces françaises de l’Opération Barkhane y ont mené un raid sur un véhicule suspect. Trois personnes dont les noms suivent Ahmad AG Assadeck , Hamama AG Hamaty et Ali AG Abdallah, ont été tuées.


Il s’agit, selon des sources, d’un père de famille Ahmad AG Assadeck et ses deux enfants. Selon le chef de la communauté Kel Razzaf Ichirifene, Mohamed Ali AG Mattahel, les personnes tuées n’étaient que de simples civils ne représentant aucune menace. Le père de famille laisse derrière lui une veuve et des orphelins sans assistance. Ainsi, la communauté, tout en condamnant « fermement cet acte odieux, demande que la justice soit rendue ». Cela, en plus de l’ouverture d’une enquête internationale afin d’établir les faits.

Source: L’Aube

Tags: Tombouctou

http://newsafricanow.com/2019/06/13/tom ... -barkhane/

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