Conflit des Azawad au Mali

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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 11 juin 2019, 18:51

Tombouctou : Au moins trois personnes tuées suite à un raid de Barkhane
kibaru – 10-06-2019

Les faits se seraient produits depuis le samedi 8 juin dernier, dans le secteur de Raz El Ma, dans la région de Tombouctou.

Les forces françaises de l’Opération Barkhane y ont mené un raid sur un véhicule suspect. Trois personnes dont les noms suivent Ahmad AG Assadeck , Hamama AG Hamaty et Ali AG Abdallah, ont été tuées. Il s’agit selon des sources d’un père de famille Ahmad AG Assadeck et ses deux enfants. Selon le chef de la communauté Kel Razzaf Ichirifene, Mohamed Ali AG Mattahel, les personnes tuées n’étaient que de simples civils ne représentant aucune menace. Le père de famille laisse derrière lui une veuve et des orphelins sans assistance.Tombouctou : Au moins trois personnes tuées suite à un raid de Barkhane

Ainsi, la communauté, tout en condamnant « fermement cet acte odieux, demande que la justice soit rendue ». Cela, en plus de l’ouverture d’une enquête internationale afin d’établir les faits.

http://malijet.com/actualite-politique- ... e-bar.html


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Message par malikos » 11 juin 2019, 20:11


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par FULCRUM » 12 juin 2019, 11:41

Ils ont ancrés le terrorisme pour de bon en Afrique, déjà que ces pays étaient dans la merde maintenant les occidentaux ont trouvé un nouveau moyen pour envahir militairement l'Afrique.
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 12 juin 2019, 12:11

Oui, c’est tout simplement un pré-texte pour établir la base et exercer du pouvoir.


Même avant tout problème, les États-Unis voulaient des nouvelles bases en Afrique.
Et fondamentalement, aucun pays n’a accepté, étant donné le bilan des États-Unis et son impact une fois qu’ils ont établi une base. (Considérations de puissance pure et dure)

Les Français ont pour principal intérêt de protéger l'approvisionnement en uranium d'Arlit et à titre gratuit. Pour les prochaines générations, en soutenant les dirigeants corrompus du Mali et du Niger.

........................................................................................................................

Et oui, comme le "conflit" sert leurs intérêts mêmes, il n'y aura aucune incitation à réellement lutter contre le terrorisme ou à développer les pays. Tout cela est contraire à leurs intérêts. Ils bénéficient de la situation actuelle et la feront durer le plus longtemps possible ...

...........................................................................................................................

Personnellement, j’inviterais les Russes (Annaba) et les Chinois à établir une base "à côté" (Ain Guezzem) comme ils l’ont deaj fait à Djibouti. Pour les Chinois, je proposerais également un contrat pour la mise en place d'une installation (Ain Guezzem) de gaz / pétrole, mais principalement d'uranium d origine du Mali et du Niger…mais aussi d'Algérie.

...........................................................................................................................

En même temps, le coût de l'occupation devrait être plus élevé ... et je suppose qu'il le deviendra. Personnellement, je n'ai rien contre une nouvelle rébellion touareg ... Cela ouvrirait la voie à une approche plus offensive de la part des Algériens en supportant une autonomie à ces régions.

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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par FULCRUM » 12 juin 2019, 15:31

Non ce n'est pas une bonne idée d'avoir des bases ici, les russes ne sont pas fiables et les chinois ne s'engagent jamais avec leurs alliés autant oublier ça!
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 12 juin 2019, 16:54

FULCRUM a écrit :
12 juin 2019, 15:31
Non ce n'est pas une bonne idée d'avoir des bases ici, les russes ne sont pas fiables et les chinois ne s'engagent jamais avec leurs alliés autant oublier ça!
Transfer de la discussion si vous êtes d’accord. (Pour ne pas être dans l’autre trop HS)
https://forcesdz.com/viewtopic.php?f=24 ... 35#p244135


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 12 juin 2019, 18:27

Mali : le «jihad de la vache»
Giovanni Zanoletti , doctorant à l’Université de Paris Nanterre — 12 juin 2019 à 07:16
Au Sahel, le jihadisme est un produit des traumatismes qu’ont engendrés cinquante années d’accaparement foncier et de titrisation des terres.

Combattre la menace jihadiste : tel est devenu le pilier de la politique étrangère de la France au Sahel. Le bilan en est désastreux. La lecture sécuro-théologique du jihadisme et la militarisation du conflit malien qui s’est ensuivi ont rendu endémique la violence et l’ont étendue au centre du pays, mais aussi au Niger, au Burkina Faso et au Bénin.

https://medias.liberation.fr/photo/1226 ... &width=960
Près de Tessalit, au Mali, en mars 2013. Photo Kenzo Tribouillard. AFP
Or, plutôt que menace «criminelle» et «terroriste», le jihadisme est un produit des traumatismes sociopolitiques qu’ont engendrés cinquante années d’accaparement foncier et de titrisation des terres, au fil de la construction de l’Etat malien. Le processus d’«enclosure» (clôture) des terres «communes» ou «ouvertes» (dont la contribution à l’émergence de l’Etat moderne au Royaume-Uni, aux XVIIe et XVIIIe siècles a été mise en lumière par le grand historien Edward Thompson) est symptomatique du passage des institutions politiques d’«ancien régime» à des institutions stato-nationales qui sacralisent le droit de propriété exclusive de la terre, selon une logique capitaliste d’exploitation des ressources agricoles.

Avec l’indépendance du Mali, en 1960, l’émergence d’une classe nationale de fonctionnaires, de commerçants et d’hommes politiques, a reposé sur la captation des rentes aussi bien publiques que foncières. La titrisation de la terre, la privatisation des ressources agricoles au détriment des modes d’exploitation historiques (qui privilégiaient les droits d’usage sur le droit de propriété) ont entraîné la marginalisation des acteurs – aristocrates nomades, chefs coutumiers, paysans, bergers transhumants, pêcheurs – qui vivaient de ceux-ci et n’ont pu adhérer à la nouvelle Weltanschauung stato-nationale. Elles ont bénéficié aux élites urbaines pour qui l’indépendance et l’Etat dont elles devenaient les légataires représentaient une opportunité sans égale, et qui se sont taillé un habit républicain sur mesure.

Pâturages «ouverts» et «clôturés»
L’insertion des zones pastorales du centre et du nord dans l’espace stato-national s’est faite par la «bambarisation» forcée des modes de vie des populations touarègues, peuls et arabes, et par le renversement des relations historiques de dépendance entre aristocrates nomades et cultivateurs sédentaires, pour une part élevés au statut urbain et avantagés par leur proximité avec l’Etat. Dans un double contexte de réduction des pâturages «ouverts» par rapport aux parcelles «clôturées» et de déplacement vers le sud des parcours de transhumance, à la suite des sècheresses des années 1970-1980, les classes urbaines ont profité des difficultés des éleveurs nomades pour acheter leurs troupeaux. Cependant, ces troupeaux n’ont pas été distribués que dans les parcelles «clôturées» par les classes urbaines : celles-ci ont pu occuper aussi certains pâturages «ouverts» grâce au «confiage» de ce cheptel à ces mêmes bergers qui en étaient les propriétaires, et qui pouvaient faire valoir les droits coutumiers d’exploitation de ces pâturages «ouverts».

L’accaparement foncier s’est imbriqué à l’essor des trafics illicites et les prises d’otages, hautement lucratifs, par les groupes armés du nord dans les années 2000 : les troupeaux ont alors fait l’objet d’investissements massifs de la part de ces notables, ce qui a aggravé les situations multiples de tension autour des pâturages. Si la rébellion touarègue de 1990 a marqué une mise en armes progressive de ces conflits, la crise politique de 2012 est un rebondissement de ce processus.

Dans le même temps, les groupes jihadistes – dont la genèse locale remonte à la fois à la pénétration au Mali des combattants jihadistes du GSPC algérien et à la diffusion d’un islam rigoriste inspiré du wahhabisme, du «salafisme» ou du tabligh pakistanais – reproduisent par d’autres moyens l’accaparement agraire. En niant la validité des titres fonciers sous le prétexte que «la terre et les pluies n’appartiennent qu’à Dieu», ils permettent à leurs affidés, dans le cadre du «confiage» des bêtes, d’occuper des pâturages «ré-ouverts» par les armes, en arguant de droits coutumiers «d’antan». Ainsi, dans le delta du Niger, le jihadiste Amadou Koufa garantit l’accès aux pâturages de nombreux troupeaux conduits selon des liens de «confiage», qui ont été mis en place entre toute une série d’acteurs : fonctionnaires, commerçants, notables plus ou moins liés aux groupes armés, combattants jihadistes qui gèrent l’accès aux ressources, et bergers de la transhumance. La réouverture des terres n’est donc pas forcément synonyme de redistribution.

De l’impératif sécuritaire
Le «jihad de la vache» est un phénomène politique à part entière, une manifestation de la distorsion de l’Etat au Sahel. Les acteurs locaux se sont approprié les institutions et la logique capitaliste implantées en Afrique lors de la colonisation. Ces dernières coexistent avec des institutions historiques, des relations économiques, des symboles statutaires hérités du passé. Cette complexité de l’enjeu jihadiste met en lumière les contradictions d’une politique étrangère française prisonnière d’une «sur-interprétation» religieuse systématique. L’impératif sécuritaire l’emporte sur la prise en considération de facteurs socio-économiques, tels que l’enclosure, qui n’ont pas en soi grand-chose de «radical».

En outre, l’excommunication quasi ontologique, et en tout cas bien «radicale», des groupes jihadistes entraîne des contraintes rédhibitoires en termes d’action politique. Le soutien apporté au président Keita et à une élite nationale incapables de renouveler le jeu politique ou de se renouveler eux-mêmes, le choix d’épauler certains groupes armés contre d’autres, la «milicianisation» et la militarisation de la bande sahélienne au nom de la «lutte contre le terrorisme» non seulement soufflent sur les braises de l’imbroglio malien et légitiment les entrepreneurs locaux de la violence, mais encore excluent d’autres types d’interventions, notamment dans les domaines du développement du secteur primaire et dans l’industrialisation de la filière bétail, qui pourraient se focaliser sur les conséquences politiques de l’enclosure.

Giovanni Zanoletti, Jean-François Bayart et Ibrahima Poudiougou sont les auteurs de l’Etat de distorsion en Afrique de l’Ouest. Des empires à la nation (Karthala, 2019).

https://www.liberation.fr/debats/2019/0 ... he_1733025


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 12 juin 2019, 18:54

malikos a écrit :
11 juin 2019, 18:51
Tombouctou : Au moins trois personnes tuées suite à un raid de Barkhane
kibaru – 10-06-2019

Les faits se seraient produits depuis le samedi 8 juin dernier, dans le secteur de Raz El Ma, dans la région de Tombouctou.

Les forces françaises de l’Opération Barkhane y ont mené un raid sur un véhicule suspect. Trois personnes dont les noms suivent Ahmad AG Assadeck , Hamama AG Hamaty et Ali AG Abdallah, ont été tuées. Il s’agit selon des sources d’un père de famille Ahmad AG Assadeck et ses deux enfants. Selon le chef de la communauté Kel Razzaf Ichirifene, Mohamed Ali AG Mattahel, les personnes tuées n’étaient que de simples civils ne représentant aucune menace. Le père de famille laisse derrière lui une veuve et des orphelins sans assistance.Tombouctou : Au moins trois personnes tuées suite à un raid de Barkhane

Ainsi, la communauté, tout en condamnant « fermement cet acte odieux, demande que la justice soit rendue ». Cela, en plus de l’ouverture d’une enquête internationale afin d’établir les faits.

http://malijet.com/actualite-politique- ... e-bar.html
plus de detail...et vue francaise:
Mali: 3 civils tués par l’armée française 0
BY CHERKAOUI ROUDANI ON 12 JUIN 2019 TERRORISME

Trois civils, dont un adolescent, ont été tués samedi dans la région de Tombouctou, au Mali, par un tir français contre leur véhicule, jugé suspect et qui avait refusé de se soumettre à un contrôle, a annoncé mercredi l’état-major français dans un communiqué.

Le tir, provenant d’un détachement de la force antiterroriste au Sahel Barkhane, a déclenché l’incendie du pick-up concerné, qui transportait « une quantité importante de carburant », a ajouté l’état-major.

« Le 8 juin 2019, dans la région ouest de Tombouctou au Mali, dans une zone connue pour l’évolution de groupes armés terroristes, un détachement de la force Barkhane a été confronté à un véhicule suspect qui a refusé de se soumettre à un contrôle », a écrit un porte-parole de l’état-major.

« Après plusieurs tirs de sommation de la part des soldats français, auxquels le véhicule n’a pas obtempéré, il a été procédé à un tir pour stopper le véhicule alors qu’il se dirigeait vers les militaires français ».

« Les trois occupants du véhicule, deux adultes et un adolescent, sont décédés » et ont été inhumés sur place « conformément au droit international et dans le respect des coutumes locales », selon le communiqué, qui précise qu’une « enquête est en cours afin de faire toute la lumière sur les faits »

http://sahel-intelligence.com/15307-mal ... caise.html
..."un tir": un seul....mhmm......avec un 155m?...je pense plutôt un missile.
... d'où venait ce "tir" de part avant? Comme si c'était un tire de défense pour stopper une voiture qui c est enfonçais envers eux?: mhmm, no probablement de par arriere parceque le cargo as pris du feu, tres brusquement. Si on veux croire bien sur c etait un simple "tir"

..."Les trois occupants du véhicule, deux adultes et un adolescent": mhmm si tout ça scène était carboniser,comment ils savent que c était que un enfants?

Comme les trois sont mort par un "tir" et tout était inflammee d une manière imminent, pourquoi ils n ont pas transmit les corps au hôpital pour une autopsi? Quand est-ce on voit une analyse de la voiture? Au moins aucune arme as était trouver sur les victimes, qui aparament ne se dirigais pas direct envers les français.
C est un cas classique pour la police militaire et un crime potentiel de guerre.


allah yerhamhoum.

ici la version locale...tres different, et assez enrage. Ca va causer des "actions" de vengence je croix...
Dernière modification par malikos le 19 juin 2019, 19:22, modifié 1 fois.


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 14 juin 2019, 08:02

...c’est ça. Encore une foi on voit que les indiques sont tues, sans aucune justice.
C’est pour ça les néo-colonisateur ne sont pas bien, car il ne se soumet pas à la justice locale. Ils peuvent faire ce que ils veulent, sans responsabilité légale, sans régler les comtes, et sans aucune compensation (même si ils les compensations c’est quelque milliers c’est tout pour une vie humane).

Vous les Maliens, il faut se poser la question, vous avez gagné quoi de leur présence?
Appart la sécurisation, d’une "Elite" à Bamako qui est complice des forces étranger, tout est devenue plus difficile.
• Sécurité....en bas.
• Economie...en bas.
• Development/Education...en bas.

...mais dans "votre" propre pays, vous êtes soumis a des harcèlements, des restrictions/sous-pressions, et même la mort. REVEILLER VOUS!


TOMBOUCTOU (2) : Raid de barkhane
June 13, 2019029

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Les faits se seraient produits depuis le samedi 8 juin dernier, dans le secteur de Raz El Ma, dans la région de Tombouctou. Les forces françaises de l’Opération Barkhane y ont mené un raid sur un véhicule suspect. Trois personnes dont les noms suivent Ahmad AG Assadeck , Hamama AG Hamaty et Ali AG Abdallah, ont été tuées.


Il s’agit, selon des sources, d’un père de famille Ahmad AG Assadeck et ses deux enfants. Selon le chef de la communauté Kel Razzaf Ichirifene, Mohamed Ali AG Mattahel, les personnes tuées n’étaient que de simples civils ne représentant aucune menace. Le père de famille laisse derrière lui une veuve et des orphelins sans assistance. Ainsi, la communauté, tout en condamnant « fermement cet acte odieux, demande que la justice soit rendue ». Cela, en plus de l’ouverture d’une enquête internationale afin d’établir les faits.

Source: L’Aube

Tags: Tombouctou

http://newsafricanow.com/2019/06/13/tom ... -barkhane/


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 19 juin 2019, 19:22

barkhane...out...immediatment,

accuser des crimes de guerre


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 03 juillet 2019, 23:20

Mali: 23 civils tués dans l’attaque de villages du centre du pays, à Bidi, Sankoro et Saran
BFM-TV01/07/2019 à 20h51

Un nouveau massacre dans plusieurs villages du centre du Mali a fait au moins 23 morts dimanche, selon un bian officiel publié ce lundi.

Au moins 23 civils ont été tués dans l’attaque de villages du centre du Mali dimanche par des hommes armés près de la frontière burkinabè, a-t-on appris lundi auprès du maire d’une localité des environs et d’une source de sécurité malienne.

Un habitant près des ruines d'une maison à Sangha au Mali, le 11 juin dernier.

Un habitant près des ruines d’une maison à Sangha au Mali, le 11 juin dernier. – STRINGER / AFP

Depuis l’apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs « groupes d’autodéfense ».

De nombreux blessés et des déplacés
« Dimanche, et dans la nuit de dimanche à lundi dans les villages de Bidi, Sankoro et Saran, des hommes armés ont attaqué des civils, tuant 23 civils », a déclaré Cheick Harouna Sankaré, maire de la localité voisine de Ouenkoro, faisant état de nombreux blessés et des déplacés. « La situation est grave, l’armée doit agir pour sécuriser les populations. Nous sommes actuellement en réunion pour voir ce qu’il faut faire ».

Ce bilan a été confirmé par une source de sécurité. Par ailleurs, dans le cercle de Koro, dans la même région, « onze personnes à bord d’une moto tricycle ont été tuées par un engin explosif à sept kilomètres de la frontière du Burkina Faso dimanche », a affirmé sous couvert de l’anonymat un élu de la localité de Guiré.

Le 17 juin, une attaque visant les villages de Gangafani et de Yoro, près de la frontière burkinabè, imputée à « des éléments peuls », avait fait 41 morts, selon un document interne de l’ONU.

Un « représentant du président pour le centre » nommé
Les violences qui déchirent cette région depuis quatre ans ont culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls dans le village d’Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, qui a récusé toute notion de « conflit interethnique », a nommé le 20 juin « haut-représentant du président de la République pour le centre » un de ses proches, l’ancien président du Mali par intérim (2012-2013) Dioncounda Traoré.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit.

Malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU. Depuis 2015, ces violences se sont propagées du Nord vers le centre, voire parfois le Sud, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

Jeanne Bulant avec AFP, https://www.bfmtv.com/international/mal ... 23581.html


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 11 juillet 2019, 21:49

Attaque à Kidal, hier: Un blindé de la MINUSMA saute sur un engin explosif
Malijet.co 10/07/2019
La terreur des terroristes continue au Nord du pays. Hier, lundi 8 juillet 2019, à Kidal, le contingent béninois de la MUNISMA à bord d’un blindé a sauté sur un Engin Explosif Improvisé (EEI). C’était à la sortie Nord-Ouest de la ville de Kidal. Bilan provisoirement établi : un véhicule brûlé. Donc, aucune victime n’avait été signalée au moment où nous mettions sous presse.



Les Vieux démons ont refait surface au Nord. Il y a de cela un bon moment, l’on ne parlait pitoyablement que du Centre de notre pays. Mais, voilà, subitement, qu’hier, dans la matinée, toute la population de la ville de Kidal, fief des ex-rebelles de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), était soumise à une psychose totale. Les terroristes ont encore fait parler d’eux sur place. Et, c’était la MINUSMA (Mission Internationale des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali) qui a été visée. Tout de même, s’il faudrait le dire ainsi, la présente attaque a fait plus de peur que de mal. Car, selon nos informations recueillies à chaud, ne font état d’aucune perte en vies humaines. Toutefois, selon des sources concordantes, c’est un blindé du contingent béninois de la MUNISMA qui a été détruit. Comme savaient le faire les terroristes, l’attaque a été perpétrée par un Engin Explosif Improvisé (EEI) sur lequel le dit blindé au passage a sauté fatalement.

En tout cas, si on peut noter que ce fief des ex-rebelles de la CMA semble une des parties les mieux sécurisées de notre pays depuis quelques années maintenant, il est aussi important de signaler que les troupes de la MINUSMA sont toujours et partout visées par les attaques terroristes qui arrivent à semer de la psychose au sein des populations locales.

La présente attaque n’a pas été revendiquée au moment où nous étions presse. Pourtant, ces bandits de grands chemins, Iyad Ag Ghali et ses lieutenants sont en activité dans la zone. Il faut rappeler que ce terroriste est fréquemment en déplacement dans cette partie de notre pays et y opère en toute impunité. Et, aujourd’hui, faute de présence des Forces Armées Maliennes Sécurité (FAMAS), ce sont les forces étrangères (MINUSMA et Barkhane) qui font les frais dans cette bataille de rudes épreuves.

K. Komi

LE COMBAT,http://malijet.co/crise-malienne/attaqu ... n-explosif


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 15 juillet 2019, 20:37

Mali: 7 civils tués et 10 casques bleus blessés 0
BY SAMUEL BENSHIMON ON 12 JUILLET 2019 TERRORISME

Des assaillants armés, circulant à moto, ont tué sept civils le jeudi, dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne.

« Six hommes armés ont attaqué jeudi une voiture transportant des civils à quelques dizaines de kilomètres de Ménaka. Ils ont tué cinq civils. Après, ils sont allés dans un hameau pour tuer deux autres civils », a déclaré un élu de la région.

La zone de Ménaka est souvent le théâtre d’affrontements entre d’une part, des jihadistes ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) et, de l’autre deux groupes armés principalement touareg ainsi que l’armée malienne et la force française Barkhane.

Ces violences se sont souvent accompagnées d’exactions contre les populations civiles, appartenant surtout aux communautés peule et touareg.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

L’ONU a fait également état d’une augmentation de la violence intercommunautaire au Mali, où près de 600 personnes ont été tuées au cours du premier semestre de 2019.

Par ailleurs, dix casques bleus de la Mission des Nations-Unies au Mali (MINUSMA) ont été blessés après que leur véhicule ait heurté une mine, jeudi matin, lors d’une opération à l’extérieur de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, a indiqué l’ONU.

« Les rapports préliminaires indiquent que 10 soldats de la paix à bord ont été blessés, dont quatre grièvement », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, lors de son point de presse quotidien à New York.

Selon le porte-parole, les soldats se déplaçaient à bord d’un véhicule blindé à protection contre les mines.

La violence crée également des besoins humanitaires sans précédent dans ce pays subsaharien, selon la même source, qui fait état de 70.000 personnes actuellement déplacées dans la région centrale du Mali, contre 18.000 en 2018.

Le nombre de personnes déplacées a plus que triplé en un an à travers le Mali, atteignant 147.800 personnes actuellement. De plus, quelque 3,8 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dans le pays, dont plus de 548.000 en situation d’insécurité alimentaire grave et qui ont besoin d’une assistance immédiate.

http://sahel-intelligence.com/15739-mal ... esses.html


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 09 août 2019, 21:00

...comme prevue:
Insécurité au Mali: le CICR suspend ses activités à Tombouctou
Le Figaro avec AFP –Publié le 06/08/2019 à 19:07
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé ce mardi suspendre ses activités dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, en raison de «l’insécurité grandissante». «Nous suspendons temporairement nos activités dans la région de Tombouctou à cause de l’insécurité grandissante qui impacte aussi nos opérations», a annoncé le CICR au Mali sur son compte Twitter.

» LIRE AUSSI – Attentat contre une base française au Mali

Il est «quasi impossible de continuer à travailler lorsque nous sommes régulièrement l’objet de braquages», a-t-il poursuivi. Jean-Nicolas Marti, chef de délégation au Mali, a précisé dans un tweet séparé que cette décision faisait suite au «vol à main armée» d’un véhicule de l’organisation à Tombouctou.

«En plein jour, en pleine ville, l’emblème de la Croix-Rouge attaqué. Inacceptable!», a-t-il écrit, ajoutant: «Le CICR Mali suspend temporairement ses opérations menées depuis Tombouctou». L’insécurité règne dans le nord du Mali depuis plusieurs années.

Cette vaste région en grande partie désertique était tombé en 2012 sous la coupe de groupes djihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire française lancée en janvier 2013. Cette opération se poursuit, mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU.

» LIRE AUSSI – Mali: le chef de la diplomatie rejette tout dialogue avec les djihadistes

Le Figaro avec AFP,http://www.lefigaro.fr/flash-actu/insec ... u-20190806
Tombouctou dans l’angoisse : Des manœuvres de la CMA pour avoir le contrôle de la région
bamada.net 07/08/2019
Faire le blocus sur la région de Tombouctou, c’est la nouvelle trouvaille de l’ex-rébellion. Des actions sont en cours pour gérer la région. Inquiétudes au sein des populations.



Que veut réellement la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ? C’est bien les questions qui taraudent les esprits des habitants de la région de Tombouctou.

En plus de faire main basse sur la localité de Ber, les ex-rebelles sont dans la logique d’imposer un mode de gestion à la 6e région. Un modèle calqué sur celui de la 8e région Kidal qui a fait couler beaucoup d’ancre et de salive en son temps.

Que fait le gouvernement pour empêcher la CMA de réussir son coup ? Rien, dans la mesure où le chef de l’exécutif régional de Tombouctou, Koina Ag Mohamoud est aux abonnés absents sur la question.

Pourtant, depuis quelques jours, un document important qui fait référence à la gestion de la région par la CMA circule sur la toile. Et dans la zone, tout le monde est au parfum de cette nouvelle rébellion qui ne dit pas son nom.

Pour un meilleur passage en mode de gestion de la région, une grande rencontre est prévue et elle devrait regrouper des participants venus des différentes localités. A cet effet, les ex-rebelles ont mis en place des commissions et des tâches sont confiées à chaque entité. D’ores et déjà, les organisateurs n’ont pas lésiné sur les moyens et comptent sur des cotisations de l’ensemble des acteurs.

Des interrogations ? Elles sont nombreuses et confirment toute la volonté de l’ex-rébellion d’avoir une emprise sur la région de Tombouctou à l’image de celle de Kidal.

En imposant un mode de gestion de la 6e région, les ex-rebelles mettent en pratique un plan concocté en vue d’avoir une véritable mainmise sur l’ensemble des régions du nord. Ce plan diabolique est en marche et Tombouctou n’est qu’une étape car, ils sont convaincus que celle de Gao ne sera pas du pain béni.

A.M.C.

Source: l’indicateur du renouveau,http://bamada.net/tombouctou-dans-lango ... -la-region
Mali: 4 morts dans des attaques armées
7 août 2019A. Lakhs

Deux militaires maliens et deux civils ont été tués lundi et mardi dans des attaques distinctes commises dans le centre du Mali, ont indiqué des sources militaires.

La première attaque visant deux camions de l’armée s’est produite lundi dans la région de Koro, tuant un soldat et deux civils, alors qu’un gendarme a été tué dans la seconde, survenue mardi dans la région de Ségou.

Dans la région de Koro, « deux de nos camions ont été victimes d’une attaque à l’aide d’engins explosifs, un militaire a été tué, ainsi que deux civils qui accompagnaient l’armée », a déclaré un officier supérieur de l’armée, cité par les médias.

Une autre source militaire a précisé que les engins explosifs « étaient visiblement maniés à distance », ajoutant qu’à la suite d’une « course poursuite, deux suspects » avaient été arrêtés.

Trois personnes ont également été blessées lors de cette attaque, selon une source sécuritaire. Mardi, à Zinzana Gare, localité située sur la route entre Ségou et Bla, « un gendarme a été tué lors d’une embuscade », a annoncé l’officier supérieur.

« Une brigade d’intervention de la gendarmerie est tombée dans une embuscade alors qu’elle se rendait sur les lieux d’un braquage », a confirmé une source sécuritaire.

Ces attaques, qui n’ont pas été revendiquées, ont eu lieu peu après la signature d’accords « de cessation des hostilités » entre des groupes armés peuls et dogons qui se livrent à des affrontements violents dans le centre du Mali.

Par ailleurs, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé, mardi, avoir suspendu temporairement ses activités dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, en raison de « l’insécurité grandissante ».

« Nous suspendons temporairement nos activités dans la région de Tombouctou à cause de l’insécurité grandissante qui impacte aussi nos opérations », a annoncé le CICR au Mali sur son compte Twitter.

Il est « quasi impossible de continuer à travailler lorsque nous sommes régulièrement l’objet de braquages », a-t-il poursuivi.
http://sahel-intelligence.com/16230-mal ... rmees.html
Dernière modification par malikos le 09 août 2019, 21:09, modifié 1 fois.


malikos
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 09 août 2019, 21:07

Mali: une vingtaine de morts dans des attaques
2 août 2019Cherkaoui Roudani

Au moins 20 personnes ont été tuées lors d’attaques perpétrées mardi et mercredi dans les communes de Goundaka et Sangha, dans le cercle de Bandiagara, au centre du Mali, ont annoncé jeudi des élus communaux.

Selon le maire de Sangha, des hommes armés non identifiés ont attaqué mercredi en début de soirée des personnes déplacées qui partaient chercher des vivres.

Le bilan provisoire fait état de 8 morts et des personnes portées disparues. La même source a également annoncé que des animaux ont été enlevés. La veille de cette attaque, une dizaine de civils ont été tués à Goundaka par des individus armés non identifiés.

Des sources non officielles ont rapporté que les victimes ont été tuées dans le village de Kassela. Mais pour le maire de Sangha, qui se trouve actuellement à Bandiagara, « il y a eu un affrontement entre des présumés terroristes et des milices donso (chasseurs dogons) ». Des morts ont été enregistrés des deux côtés.

Selon l’élu de la localité, les assaillants dans leur fuite ont tué des forains qui étaient en partance pour Fâtoma. Ces attaques interviennent au moment où le Premier ministre malien est attendu cette semaine dans la région.

http://sahel-intelligence.com/16176-mal ... aques.html

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