Conflit des Azawad au Mali

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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 16 janvier 2019, 23:33

Guerre ouverte entre les leaders musulmans et le pouvoir
Lerepublicainmali – 14-01-2019
En attendant la grande messe de janvier, la réunion de l’imam Dicko dans sa mosquée, le 27 décembre 2018, a été une des conséquences directes de la politique de division d’un pouvoir en gêne. La présidence malienne a choisi de minimiser la fronde populaire qui fonce droit sur elle, en s’adossant à des méthodes de barbouse. Qu’aurait coûté au pouvoir « Fanga » d’IBK de laisser des manifestants désarmés se réunir ? Rien à priori!Mali : Guerre ouverte entre les leaders musulmans et le pouvoir

Par contre, la restriction des libertés de réunion et de manifestation sur les lieux dédiés à cela dans la capitale vient de précipiter ce qui était prévisible. Le mouvement d’humeur d’une grande frange de la communauté musulmane contre le régime couvait en effet. Mais il vient d’être activé d’abord par la tentative de sabotage des sorties de l’imam Dicko dénonçant un projet éducatif du pays.

La colère des religieux, qui s’étend de Bamako à Nioro du Sahel, en passant par l’infernal centre du pays, pourrait se révéler dévastatrice. EIle a déjà jeté dans les bras de l’imam Dicko tous les mécontents de la République et, pire, tous les indifférents qui se sont subitement indignés à cause du projet de manuel controversé sur la sexualité.

A présent, la fronde prend une allure politique en se dressant contre la gouvernance. Au lieu de rassembler les Maliens, les tenants du pouvoir se sont pris à un jeu dangereux consistant à réprimer les regroupements. Cette attitude a de quoi surprendre dans un pays fragile dont la capitale semble être l’unique îlot tranquille. Il ne manque plus que toute la classe politique qui dénonce les résultats de la présidentielle passée fasse bloc derrière Bouyé Haïdara qui est en bon terme avec eux. Au cœur de la mêlée se trouve un homme, Soumeylou Boubèye Maïga, l’actuel Premier ministre, qui a visiblement maille à partir avec tout le monde y compris les syndicalistes.

Chef d’orchestre d’une musique lugubre, il pourrait se faire prendre au piège de la gouvernance non inclusive du président de la République et quelque peu policière. En privant l’Imam Dicko d’espace de manifestation, le patron de la Primature l’a renvoyé dans sa mosquée, partant la clandestinité. Dieu sait ce qui va naitre de cette situation! Dicko est devenu plus que jamais populaire, puisant dans la réserve de citoyens mécontents.

Le refus du chef de l’Etat à réunir les forces vives autour du pouvoir a créé les conditions d’un brasier généralisé. Que va-t-il arriver après que le religieux Bouyé Haïdara, qui semble être avec les forces vives, soit accueilli «par 1 million de personnes » à Bamako ? C’était en tout cas le vœu de l’Imam Dicko il y a quelques jours. Ce qui est sûr, il y aura plus que des Hamallistes « dans la rue » à chaque appel de Bouyé. Et la moindre étincelle d’interdiction pourrait mettre le feu aux poudres.

Soumaila T. Diarra, http://malijet.com/a_la_une_du_mali/221 ... uvoir.html


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par numidia » 23 janvier 2019, 00:03

ce qui se passe ne relève pas exclusivement du domaine sécuritaire, il touche le pays en profondeur et dans ses bases
ce qui se passe est une vraie escalade depuis le recul d'influence des gros trafico-terros dans le Mali, on voit une nouvelle phase qui ressemble à un "remake" de la guerre civile fomentée en Yougoslavie (certains points de la 2ème guerre notament) ou pour rester sur le continent un conflit style Rwanda avec des gens qui tirent les ficelles provoquant des tensions internes dangereuses jouant sur le volet ethique et religieux
si certains tirent les ficelles de plus ou moin s loin, d'autres en profitent et tentent à leur niveau local de tirer à eux les bénéfices
la déliquescence du pouvoir politique et donc de la souveraineté et de la force malienne depuis plus de 10 ans (au moins) ne peut conduire qu'à ces extrêmes
on ne voit pas au Mali de dynamique qui pourrait conduire à une reconstruction, comme on pouvait encore le penser il y a 5 - 6 ans, au contraire les pièces se mettent en place pour forcer un morcellement ou maintenir une guerre permanente
c'est très inquiétant, surtout si on extrapole en incluant le Niger comme nouveau paravent
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 20 avril 2019, 04:23

It is from an Azawad "activist: Anour N_toumast TV.touare"...which contains lots of other videos.
However, the point is that the videos seem to concern Niger and particular Agadez, as well.
Will say the situation was boiling....and the US base is so close by. (Somehow I like that since the next uprising is just a matter of time...)


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 22 avril 2019, 08:26

Mali: attaque contre un camp de l’armée à Guiré, dans le centre
RFIPublié le 21-04-2019 à 14:57

Au Mali, un camp de l’armée malienne a été attaqué, tôt ce dimanche 21 avril, dans la localité de Guiré (centre), située dans le cercle de Nara, à environ 400 km de Bamako, en direction de la frontière mauritanienne, par des hommes armés non clairement identifiés pour le moment. Des témoins évoquent des tirs à l’arme lourde des assaillants. Au moins dix militaires ont été tués. Il y a par ailleurs d’énormes dégâts matériels, selon une source sécuritaire.

Des soldats maliens près du camp de l’armée dans la localité de Niono, centre du Mali. (Photo d’illustration)
© AFP PHOTO / FABIO BUCCIARELLI
Selon les témoins, vers 5h00 du matin ce dimanche, des hommes lourdement armés se sont dirigés -à moto et à bord de véhicules- vers le camp militaire de la localité de Guiré, proche de la frontière avec la Mauritanie.

Des tirs d’armes automatiques sont entendus par des habitants. Sur place, les fidèles qui se rendaient à la mosquée ont rebroussé chemin.

Venus du nord et de l’est du camp, les assaillants qualifiés de « terroristes » ou encore de « jihadistes » avaient visiblement un objectif précis: détruire le camp qui occupe une position stratégique. Il est situé, en effet, non loin d’une forêt (la forêt du Wagadou) commune au Mali et à la Mauritanie et supposée abriter les jihadistes.

A leur arrivée au camp de Guiré, les assaillants ont mis le feu à des véhicules militaires et en ont emporté d’autres. Un témoin a expliqué à RFI qu’il avait vu des assaillants repartir avec des véhicules avec à l’intérieur leur engin à deux roues.

Outre les militaires maliens tués, il y a eu des blessés, selon une source médicale locale.

Ce dimanche midi, un renfort de l’armée malienne, venu de 110 km plus au sud, est arrivé à Guiré pour rassurer les populations et prendre le contrôle du camp, après le départ des mêmes assaillants.

http://www.rfi.fr/afrique/20190421-mali ... mauritanie


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 02 mai 2019, 21:59

Mali: 5 morts dans une milice dogon accusée d’avoir tué et enlevé des Peuls 0
BY FRÉDÉRIC POWELTON ON 2 MAI 2019 SOCIETE

Cinq membres d’une milice de chasseurs traditionnels dogons du centre du Mali ont été tués cette semaine selon leur association, elle-même accusée mercredi d’avoir tué dix Peuls et d’en avoir enlevé dix, a-t-on appris de sources locale.

Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé des « groupes d’autodéfense ».

Les tensions entre les deux communautés ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons.

L’association de chasseurs dogons « Dan Nan Ambassagou » « condamne très énergiquement l’attaque barbare et lâche dont (elle) a été victime ce lundi 29 avril 2019 dans les villages de Douna et de Niangassadiou, dans la commune de Diougani (centre). Cinq chasseurs ont trouvé la mort », selon un communiqué.

L’attaque est intervenue alors que « les chasseurs patriotes » escortaient un agent de santé chargé de la vaccination des enfants contre la rougeole et qui est indemne.

« Les assaillants », étaient composés « d’une centaine d’hommes armés à bord de soixante motos et tricycles », a indiqué « Dan Nan Ambassagou ».

Par ailleurs, quatre Peuls ont été tués mardi et dix enlevés par des chasseurs membres de « Dan Nan Ambassagou » « en plein centre-ville de Bankass » (centre), a déclaré mercredi à l’AFP Harouna Sankaré, maire d’Oenkoro, localité située près de Bankass.

L’information sur la mort des quatre Peuls a été confirmée par un responsable de la préfecture de Bankass selon lequel les assaillants étaient « habillés en tenue de chasseurs traditionnels ». Aucun lien n’a été fait mercredi entre les deux incidents.

Au lendemain de la tuerie d’Ogossagou, le gouvernement malien avait prononcé le 24 mars la dissolution de l’association « Dan Nan Ambassagou », qui selon lui « s’est écartée de ses objectifs initiaux, en dépit des mises en garde répétées des autorités administratives locales ».

Le groupe a démenti toute implication dans la tuerie mais son chef militaire, Youssouf Toloba, a rejeté cette dissolution et refusé de « déposer les armes ».

Depuis mars 2018, les « agressions intercommunautaires » dans la région de Mopti (centre) ont fait quelque 600 morts et des milliers de déplacés, avait indiqué le 26 mars le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH).

Amadou Koufa http://sahel-intelligence.com/14554-mal ... peuls.html

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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par Dragunov » 02 mai 2019, 22:32

Ça n'arrête plus les violences :nooo: ont s'est habitué malheureusement,partout où les occidentaux posent leurs miches le chaos et le désordre règnent,vous allez me dire que c'est pas de leurs faute,mais c'est uncle sam et ses larbins qui nourrissent les départs de feu et ajoutent de l'huile sur les flammes de sorte à ce que le brasier ne s'éteint pas avant longtemps.Mais les masques finissent toujours par tomber et les rivières par reprendre leur cours.


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 17 mai 2019, 20:50

Mali Niger Mali Niger....du jour au jour on entend des news sur des attaques
…et je pense avec ou sans bases des drones à Agadez, ça reste comme ça. Je pense meme les occidentaux ont une raison pour préserver la situation actuelle pour continuer de justifier leur présence. Et leur présence va causer que plus de motivation pour les combattre, car ils support directement des régimes qui ne font rien pour leurs populations.

...Donc cycle fermer. Et ça va rouler encore plus vite, vous allez voir !

Mali : 4 soldats tués au centre du pays 0
BY FRÉDÉRIC POWELTON ON 17 MAI 2019 TERRORISME

Quatre soldats maliens ont été tués jeudi dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à Diakera, localité située dans la zone de Diafarabé (région de Mopti au centre du Mali), apprend-on vendredi de source officielle.

Les assaillants ont tendu une embuscade à une patrouille des Forces armées maliennes, à 14 km de Diafarabé, dans les environs de 12H00, faisant 4 morts du côté des forces armées maliennes FAMa , selon l’agence de presse malienne (AMAP).

L’AMAP ne précise pas s’il y a eu des morts ou des blessés du côté des assaillants, ni des blessés chez les forces loyalistes encore moins l’identité des terroristes, les moyens qu’ils utilisent et la direction prise après leur forfait.

Selon une source locale, les terroristes se seraient emparés des armes lourdes.http://sahel-intelligence.com/14872-mal ... -pays.html


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 20 mai 2019, 17:25

Diré : tension entre un groupe armé et la population
bamada.net 18/05/2019
C’est un calme très précaire qui règne désormais dans la ville de Diré, située dans la région de Tombouctou. Une situation née d’une tension entre la population et le mouvement Ganda Koy.



Les éléments de ce dernier sont accusés d’avoir sur un jeune vendeur de glace, le jeudi dernier. Lequel n’aurait pas obtempérer aux cris d’alerte des éléments de ce mouvement alors qu’il était sur l’un de leur poste de contrôle, près des logements sociaux. Transféré au CSREF de Diré, le jeune en question a succombé à ses blessures. Ce qui a provoqué la colère de la population de Diré dont des manifestants qui ont pris d’assaut la base de ce mouvement incendiant le véhicule du commandant et saccageant les lieux. Ainsi, la population a demandé à ce mouvement armé de quitter la ville.

C’est ainsi que des négociations ont été ouvertes à la préfecture qui n’ont débouché sur rien de concret. Les manifestants étaient devenus plus radicaux saccageant même les locaux de la préfecture. Actuellement, le calme est revenu mais la situation peut dégénérer à tout moment car la population est déterminée à chasser ce mouvement des lieux.

Kibaru, http://bamada.net/dire-tombouctou-tensi ... population


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 20 mai 2019, 17:27

Tessalit et Tombouctou: deux attaques contre les Casques bleus font un mort et trois blessés
Lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/.2019/05

Deux attaques ont été perpétrées samedi contre la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), l’une à Tombouctou et l’autre à Tessalit.

A Tombouctou, un Casque bleu nigérian a succombé à ses blessures à la suite de l’attaque armée menée par des assaillants armés non identifiés. Un autre soldat nigérian a été blessé.

A Tessalit, où un VAB français a été frappé par une explosion mardi dernier faisant au moins un blessé, trois soldats de la paix tchadiens ont été blessés lorsque leur véhicule protégé contre les mines a heurté un engin explosif improvisé.


Voici, par ailleurs, un bilan des actes de violence armée commis au Mali en avril:



http://lignesdedefense.blogs.ouest-fran ... 20243.html


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 20 mai 2019, 17:30

Mali: 7 personnes tuées dans une attaque armée
BY SAMUEL BENSHIMON ON 20 MAI 2019 TERRORISME

Sept personnes, dont deux gendarmes et un douanier maliens, ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud du Mali, lors d’une attaque au poste de Kouri, frontalier du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires.

« Dimanche dans la nuit, le poste de Kouri a été attaqué par des hommes armés. Deux gendarmes, un douanier et quatre civils dont deux Ghanéens ont été tués », a affirmé un responsable de la police locale sous couvert d’anonymat.

Selon une autre source de sécurité, « les assaillants sont arrivés sur trois motos, et à bord d’un véhicule ». « Ils ont tiré sur les gendarmes, les douaniers et des civils chauffeurs de camion », a ajouté cette source, confirmant le bilan de deux gendarmes et un douanier tués ainsi que quatre civils, dont deux chauffeurs ghanéens.

Kouri est un des lieux de passage des marchandises au départ ou à destination du Mali.

Depuis 2015, des violences se sont propagées du nord au centre du Mali, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

http://sahel-intelligence.com/14941-mal ... armee.html


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 21 mai 2019, 16:16

Le JNIM fait son carnaval
Ousman K-20-05-2019

Depuis maintenant plus d’un an les terroristes au Mali utilisent des costumes : pour le carnaval? Non, ces barbares du JNIM s’habillent d’uniformes ou de costumes traditionnels pour attaquer sournoisement nos forces de sécurités mais aussi notre population en son cœur. Macabre stratagème pour ces lâches qui cherchent à créer de fortes tensions communautaires pour prendre le pouvoir au centre du Mali. Mais comment ces djihadistes ont-ils utilisé cette technique à leur profit ?

Le 14 avril 2018 à Tombouctou le camp de l’ONU et celui de Barkhane étaient frappés par le JNIM, c’était une attaque d’un nouveau genre. En effet, les djihadistes utilisaient pour la première fois des uniformes, des pickups et autres véhicules aux couleurs des FAMa et de l’ONU. Faisant un mort et de nombreux blessés ils ont alors dévoilé leur nouvelle tactique toujours plus sournoise.

Le 1er janvier 2019 une centaine d’hommes armés, vêtus de la tenue des chasseurs dozos attaquent le village Peul de Koulogon et tuent 37 civils (hommes, femmes et enfants). Lors de cette attaque les assaillants était équipés d’AK47 et d’armes lourdes et non des fusils traditionnels dozos. Cet acte barbare a été trop rapidement attribué aux dogons car la rivalité ancestrale qui existe entre ces 2 communautés est bien connue. Le 23 mars 2019 vers 05h le même scénario (tenue dozos) s’est reproduit à Ogossagou. Le bilan, 160 morts et une cinquantaine de blessés, en fait le plus grand massacre de civils depuis le début de la guerre en 2012. Ce massacre a de nouveau été rapidement attribué aux Dogons.

Pourtant c’est bien au JNIM et à ses djihadistes que ces crimes profitent le plus. Ceux-ci sont commis à l’aide d’armements que les terroristes apprécient particulièrement. Les macabres méthodes et les tueries de masse portent une signature on ne peut plus claire. Tout ceci dans un seul but, attiser les tensions intercommunautaires.

Dernière preuve de l’utilisation de ces méthodes, l’attaque de Guiré le 21 avril 2019. Un poste FAMa a été attaqué par des djihadistes, des habitations ont été incendiées, des véhicules FAMa pleins de matériels et de tenues ont été volés. Pourquoi voler des uniformes et des pickups si ce n’est pour commettre des exactions qui seront attribuées de fait aux FAMa. La question se pose puisque 4 jours après ces faits, à Intahaka, 3 hommes ont été tués par des soi-disant soldats FAMa…
La violence de ces derniers mois dans notre pays ne ressemble pas à notre Mali. Les apparences sont souvent trompeuses, sachons démêler le vrai du faux. Mais surtout ne jouons pas le jeu des terroristes qui créent toujours plus de tensions entre nos communautés. A terme cela ne sera bénéfique qu’au JNIM et à lui seul. Tout ceci dans un seul but, rendre les populations encore plus vulnérables et manipuler notre pays pour y régner en maître.

http://www.tamoudre.org/geostrategie/te ... -carnaval/
Ousman K
@kouare


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 27 mai 2019, 21:35

Niger, Mali-Azawad : Revenir aux origines politiques de la crise au Sahel
27 MAI 2019 PUBLIÉ DANS IDÉES ET OPINIONS

eLes milliards, les armes et les forums n’y feront rien tant que perdureront l’injustice, l’impunité et la mal gouvernance. Plus que toute autre chose, les pays sahéliens ont d’abord besoin d’une gouvernance inclusive pragmatique et soucieuse des équilibres nationaux constitutifs de la légitimité des États, une gouvernance destinée à produire des récits nationaux partagés et susceptibles de générer un patriotisme effectif chez chaque citoyen.

La paix et la stabilité au Sahel passent nécessairement par une évaluation audacieuse des politiques publiques conduites depuis les indépendances. La manière dont les Etats ont appréhendé la diversité ethnoculturelle de leurs populations constitue en effet une grille de lecture essentielle à la compréhension des maintes difficultés qui font aujourd’hui le lit des groupes jihadistes. L’iniquité et les injustices inhérentes au fonctionnement de ces Etats devraient constituer le premier écueil à surmonter plutôt que d’exhorter les populations concernées à s’inscrire dans des agendas qui n’ont finalement pour objectif que la perpétuation et la consolidation des systèmes qui les ont toujours marginalisées.

Au Niger, la relative stabilité que connaît le pays depuis plus de vingt ans n’a pas été suffisamment mise à profit pour résorber les problèmes de fond qui avaient abouti à la rébellion des années 90. Le court-termisme et le clientélisme ont prévalu sur une gestion sérieuse des questions de gouvernance. Le terrain demeure éminemment fragile et les élites politiques du pays tardent à prendre enfin la mesure des conséquences périlleuses des politiques menées depuis les indépendances.

Au Mali, contrairement à une idée répandue à dessein, par certains esprits partisans, la crise libyenne n’est pas à l’origine de la décomposition actuelle de l’Etat. La cause, réelle et profonde, est plutôt à rechercher dans le fonctionnement d’un système qui a, depuis toujours, choisi de se structurer autour de certaines communautés, en maintenant d’autres à la marge de la décision politique. Vouloir réduire le conflit actuel à une conséquence du chaos libyen est un déni du véritable problème qui oppose l’Azawad à l’Etat central du Mali depuis la création des frontières actuelles. Les moyens matériels et humains venus de Libye, après la chute de Kadhafi, ont certes contribué à la reprise des hostilités en 2012 mais ils ne constituent pas l’origine réelle du conflit.

De manière générale, n’en déplaise à certains, la participation des populations locales aux politiques sécuritaires constitue un impératif incontournable si l’on souhaite construire un espace de stabilité et de paix. Continuer à les maintenir à l’écart de ces enjeux, témoignerait d’une persistance de la méfiance vis à vis d’elles, risquant ainsi de les précipiter dans les bras des forces dont l’action est combattue par les États. L’absence de perspectives conduit une partie de la jeunesse à verser dans la délinquance et l’expose aux sirènes des organisations mafieuses qui s’adonnent aux différents trafics dans cet espace sahélo-saharien. Les mesures mises en place, notamment avec le soutien de l’Union européenne, ne donnent pas des résultats suffisants pour se substituer aux activités économiques habituelles rendues impossibles par l’insécurité.

La structure actuelle des armées nationales, caractérisée par une certaine forme de discrimination ethnique, constitue un point de blocage. Aucune stratégie sécuritaire ne pourra être efficace sans l’adhésion et la confiance de l’ensemble des populations. L’insécurité ne pourra être vaincue durablement sans le respect, par les Etats, des équilibres politiques, des droits et intérêts des différentes composantes de leurs populations.

Le G5 Sahel, dont l’objectif est de permettre à ses membres de mutualiser un certain nombre de moyens, gagnerait à renforcer sa vigilance et à montrer plus de volontarisme en matière de bonne gouvernance et de la consolidation de la démocratie. Un accompagnement audacieux et sans complaisance des États membres serait nécessaires pour les encourager à se défaire des habitudes qui empêchent toute évolution porteuse d’espoir pour les populations sahéliennes. Le risque est, en effet, très grand de voir ce projet ambitieux englué dans les mêmes pratiques qui ont amené ces pays dans l’impasse politique actuelle.

En outre, la culture de l’impunité illustre l’absence de volonté politique des gouvernants à traiter et à résoudre les tensions de ces dernières décennies entre les Etats et certaines franges de leurs populations. Il n’est, en effet, ni acceptable, ni compréhensible qu’aucun procès n’ait suivi les différents massacres de populations civiles depuis les années 90, alors qu’auteurs et victimes sont connus de tous. Cette faiblesse ou forfaiture est un des vrais points de rupture qui seront toujours une aubaine pour ceux qui veulent diviser et déstabiliser ces pays.

En conséquence, la communauté internationale ne pourra stabiliser cette région et y instaurer la paix, tant qu’elle n’aura pas fait preuve de sa volonté à demander des gages aux différents États sur leur gestion des questions de droits de l’Homme et de la gouvernance en général. Cela mettrait fin à une hypocrisie qui n’a que trop duré !

Les moyens financiers déversés aujourd’hui dans ces pays, avec le souci de juguler les velléités et ramener la paix, emprunteraient souvent les mêmes canaux de corruption et de redistribution du système qui a abouti à la situation actuelle. Au lieu d’apaiser les frustrations, cela les amplifie.

Lyon le 21 mai 2019 - Temoust, Lyon (France)

Abdoulahi ATTAYOUB [email protected]://nigerdiaspora.net/index.php/idees-et-opinions-nigerdiaspora/6535-niger-mali-azawad-revenir-aux-origines-politiques-de-la-crise-au-sahel


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 30 mai 2019, 19:43

ca va pas marcher mais bon...essayez
Mali: le gouvernement se dit prêt à dialoguer avec les jihadistes
RFI Publié le 30-05-2019 à 15:23

Pour sortir de l’impasse militaire et du cycle infernal de violences intercommunautaires dans le centre du Mali, le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) recommande au gouvernement malien de tenter un dialogue avec les jihadistes et leurs partisans. L’ICG considère que le succès d’une telle initiative est incertain, mais qu’elle vaut d’être tentée. Il préconise « un changement de cap », combinant pression militaire, dialogue et désarmement pour amener à la table des négociations les chefs de la « katiba du Macina » du prédicateur radical peul Amadou Koufa, apparue en 2015 dans cette région, devenue la plus sanglante du pays. « Nous sommes d’accord sur le principe et nous y travaillons déjà », assure le ministre malien de l’Administration territoriale, Boubacar Alpha Ba.

Patrouille militaire mixte de soldats de l’armée malienne et d’ex-combattants des groupes armés. Gao, le 23 février 2017. (Photo d’illustration)
© AFP
« On a des expériences dans la région du Centre, où les représentants des chefferies locales ont eu langue avec certains membres de ces groupes, donc le dialogue existe. Maintenant, comment le formaliser ? Quelle pédagogie faut-il pour qu’il y ait un dialogue véritable entre eux et nous. »

http://www.rfi.fr/afrique/20190530-mali ... i8gjEd_K6M


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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 10 juin 2019, 18:29

Plein guerre inter-ethnique...( et je dira meme avec annonce) action de BARKHANE = zero...
Si ce n est pas islamisme+AZAWAD ou migration ou Arlit...ca interesse personne. Faut se reveiller...

Nouveau massacre au Mali: Près de 100 morts dans l'attaque d'un village dogon dans le centre du pays
Rédigé par La rédaction de leral.net le 10 Juin 2019 à 13:07


Nouveau massacre au Mali: Près de 100 morts dans l'attaque d'un village dogon dans le centre du pays
Le ministère malien de la Défense a confirmé à France 24, qu'un nouveau massacre au Mali, perpétré dimanche dans la commune de Sangha, dans un village dogon, avait fait au moins 95 morts et 19 disparus.


Un nouveau massacre a été perpétré au Mali, dimanche soir, cette fois dans un village dogon de la commune de Sangha.

Joint au téléphone par France 24, le maire de Sangha qui est sur place, a déclaré que 95 corps calcinés ont été retrouvés pour le moment, un bilan qui, selon lui pourrait augmenter. Il a également fait état d’une vingtaine de disparus.

De son côté, le ministère malien de la Défense a confirmé la découverte de 95 corps et annoncé que 19 personnes étaient portées disparues.

Selon le maire de Sangha, les assaillants ont mis le feu au village, et abattu tous ceux qui essayaient de sortir des habitations. "Le village est en grande partie détruit", a-t-il déclaré.

https://www.leral.net/Nouveau-massacre- ... 51099.html


At least 95 killed in attack on ethnic Dogon village in central Mali


At least 95 people were killed when gunmen raided their village in central Mali late on Sunday, FRANCE 24 has confirmed, marking the latest attack in a region that has witnessed a resurgence of ethnic and jihadist violence.

https://www.france24.com/en/20190610-sc ... ali-sobane

et just pour le mettre en context...
VIDEO. Mali: L'attaque d'un village peul fait plus de 100 morts dans le centre du pays
MONDE L’attaque ce samedi d’un village peul du centre du Mali a fait au moins 115 morts selon un nouveau bilan officiel
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20 Minutes avec AFP
Publié le 23/03/19 à 20h09 — Mis à jour le 25/03/19 à 17h02

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L'attaque d'un village peul au Mali, dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso, a fait plus de 115 victimes le 23 mars 2019.
L'attaque d'un village peul au Mali, dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso, a fait plus de 115 victimes le 23 mars 2019. — Google Maps
Un bilan officiel qui ne cesse de s’alourdir. L’attaque ce samedi d’un village peul du centre du Mali par des membres présumés de groupes de chasseurs traditionnels dogons a fait plus 100 morts, selon les autorités locales. Un bilan confirmé par une source de sécurité et une association.


Un précédent bilan de cette attaque dans le village d’Ogossagou-Peul faisait état d’au moins une cinquantaine de morts. « Le nouveau bilan est de 115 morts », a affirmé à l’AFP Cheick Harouna Sankaré, le maire de la localité proche de Ouenkoro, expliquant que les corps de personnes portées disparues avaient été retrouvés.

Violences intercommunautaires fréquentes
L’attaque s’est produite dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso, où ces violences intercommunautaires sont particulièrement fréquentes.

« Village de Ogossagou-Peul : plusieurs dizaines de morts dont le chef du village et sa famille, le marabout Bara Sékou Issa et toute sa famille », a affirmé dans un communiqué l’association de défense des droits des populations pastorales Kisal, faisant également état d’autres attaques dans des villages avoisinants, sans avancer de bilan.

Selon deux témoins interrogés séparément par l’AFP, « presque toutes les cases du village ont été brûlées par les chasseurs traditionnels ».

« Groupes d’autodéfense »
Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe djihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs propres « groupes d’autodéfense ».

Ces violences ont coûté la vie à plus de 500 civils en 2018, selon l’ONU.

Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les djihadistes, par les autorités ou l’armée, ce que dément le gouvernement.

https://www.20minutes.fr/monde/2479759- ... entre-pays


malikos
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Re: Conflit des Azawad au Mali

Message par malikos » 10 juin 2019, 19:16


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