Opérations Serval et Barkhane au Mali

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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 03 juin 2018, 20:33

wrong strategies lead to wrong results
Sahel: le recours aux milices locales pour lutter contre le terrorisme envenime les conflits communautaires
Yvan Guichaoua, et Dougoukolo Alpha Oumar Ba-Konaré -25.05.18

La frontière Mali-Niger est en proie à une escalade de la violence qui soulève des inquiétudes. Le vendredi 17 mai dernier, 17 personnes ont été tués en territoire nigérien, près de la frontière malienne. Les victimes seraient des Peuls et un doigt accusateur est pointé en direction du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés et du Mouvement pour le salut de l’Azawad, des milices actives dans la région malienne de Ménaka. Auparavant, entre fin avril et début mai, près d’une cinquantaine de personnes avaient trouvé la mort à Ménaka. Dans ces espaces frontaliers, affectés aussi par les trafics, les forces françaises et les milices font la guerre aux groupes armés terroristes, qui sont loin de rendre les armes.

Une patrouille de militaires togolais de la Minusma à Menaka (nord Mali) en mai 2018Une patrouille de militaires togolais de la Minusma à Menaka (nord Mali) en mai 2018©ONU

Yvan Guichaoua, chercheur, maître de conférences à la Brussels School of International Studies et auteur de nombreuses publications sur la crise au Sahel et Dougoukolo Alpha Oumar Ba-Konaré (psychologue clinicien, expert du fait religieux, de la psychologie interculturelle et des questions de minorités ethniques), chercheur et président de l’observateur peuls Kisal, reviennent pour Justiceinfo.net sur les récents évènements.

Peut-on parler de règlement de compte entre les communautés peules et touareg à propos des massacres du 17 mai ?

Yvan Guichaoua : Les autorités nigériennes, qui ont dépêché leur ministre de l’Intérieur dès le lendemain du massacre, se gardent bien de nommer les groupes d’appartenance des victimes et des bourreaux présumés. Les victimes sont Peules sans l’ombre d’un doute. Des témoins accusent les hommes de la milice communautaire Imghad (sous-groupe touareg) (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés), dirigée par le Général Gamou, d’avoir commis le massacre. Le ministre Bazoum a dit lui-même que ce massacre s’inscrivait dans un cycle de violences communautaires impliquant des mouvements armés venant du Mali. La question essentielle est de savoir pourquoi ce conflit communautaire se réveille maintenant et avec une telle violence. Par ailleurs, le caractère communautaire de ces violences se joue concrètement bien en deçà d’un clivage qui opposerait les « Peuls » aux « Touaregs » : il se joue à un niveau ‘infra-tribal’ avant tout entre des groupes qui se disputent un espace commun à la frontière entre le Mali et le Niger, et, au sein de ces groupes, entre ceux qui ont pris les armes en prétendant défendre leur groupe. Le GATIA qui dit représenter les Imghads, et le MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad), qui dit représenter les Daoussahaks, ne font pas l’unanimité au sein même de leur communauté.

Dougokolo Alpha Ba-Konaré : Il serait judicieux de parler plutôt d’opportunisme que de règlements de compte. Ce ne sont pas des civils qui attaquent des civils. Et il y a une dissymétrie entre les deux côtés. On a des hommes armés d’une part, et des victimes sans défense de l’autre. De plus, les Peuls ciblés sont des Djelgobe, une communauté jusqu’à présent peu touchée par les violences.

Quelles sont les raisons des affrontements entre ces communautés ?

Y.G : Les conflits entre éleveurs et touareg dans la zone ont une histoire vieille de dizaines d’années, ponctuée de meurtres et de vols de milliers de têtes de bétail. Ils sont structurellement liés aux transformations de l’économie politique et à la faiblesse des systèmes de gouvernance frontaliers. Mais, ils n’ont jamais eu l’ampleur qu’ils ont aujourd’hui. Car la rébellion, le djihad et, plus récemment, les opérations anti-terroristes sont passées par là. En 2011 et 2012, les Daoussahaks ont joué un rôle important dans la mise en place du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), ce qui a été vu d’un mauvais œil par les éleveurs peuls de la zone. De jeunes peuls ont ainsi rejoint en 2012 l’ennemi le plus crédible du MNLA : les djihadistes du MUJAO (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest). Lorsque l’opération Serval a chassé les djihadistes, ceux-ci se sont reconstitués en partie sur la frontière Mali-Niger autour d’Abou Walid Al Sahraoui, qui a ensuite fait allégeance à l’État islamique en créant l’EIGS (État islamique dans le Grand Sahara). L’EIGS a perpétré de très violentes agressions contre les forces armés nigériennes, pris des otages occidentaux, tué des militaires américains à Tongo-Tongo. Face à la situation sécuritaire critique de la frontière Mali-Niger et en l’absence de dispositif officiel régional de lutte contre le terrorisme, la France, le Niger et le Mali ont délégué en partie la lutte contre l’EIGS aux groupes locaux qui étaient prêts à le faire : le GATIA du Général Gamou et le MSA du Daoussahak Moussa Ag Acharatoumane, membre fondateur du MNLA revenu dans le giron loyaliste. On a donc confié le contre-terrorisme à ceux avec qui les Peuls de la zone sont en conflit depuis des générations. Abou Walid Al Sahraoui qui a ensuite fait allégeance à l’État islamique en créant l’EIGS. Abou Walid a cultivé sa base combattante peule locale. A partir de mi-2017, ce partenariat contre-terroriste entre Barkhane, le GATIA et le MSA a été effectif et s’est encore intensifié à partir de début 2018. Il a été accompagné d’abus contre les civils tandis que l’EIGS lui aussi s’en prenait aux civils, commettant des massacres début 2018 contre des populations Daoussahaks. Ce qui était supposé être une guerre entre groupes armés a très vite connu des débordements sur les civils des deux côtés. En confiant le contre-terrorisme à des milices émanant des communautés, on embarque de facto les populations dans une aventure très dangereuse

Les Peuls ont été attaqués sur le territoire nigérien. Comment les milices parviennent-elles à traverser la frontière sous le nez des Forces de de défense et sécurité nigériennes ?

Y.G : Il n’est en aucun cas surprenant de voir le GATIA ou le MSA traverser la frontière à leur guise. Cette mobilité leur a été octroyée par les autorités nigériennes.

D.A. O. K : La frontière est poreuse car les armées nationales sont faibles. Une fois cette évidence énoncée, il faut noter que ce sont les groupes armés du MSA et du GATIA qui sont de facto les autorités en charge de la sécurité sur l’axe menant de Ménaka à la zone transfrontalière Mali-Niger. Les groupes armés issus de Ganda Izo sont aussi présents, mais avec beaucoup moins de puissance. Ainsi, tout groupe armé se revendiquant de ces groupes plus puissants, bénéficie normalement d’une forme de légitimité de la part des États. Ce qui est troublant, c’est qu’il y ait si peu de comptes rendus sur les activités des groupes.

Ne pensez-vous pas que les logiques de lutte contre les groupes armés terroristes sont en train d’occulter ce que d’aucuns considèrent comme le fond du problème, c’est-à-dire les trafics (armes, drogue, etc.) ?

D.A. O. K : Tout est lié, et tout le monde mange aux mêmes râteliers. Si les groupes armés terroristes et les groupes armés autres bénéficient des réseaux de la drogue pour leurs financements, cela vaut aussi pour des acteurs mineurs du terrain. Ceci est un problème de gouvernance. Ainsi, ce qui est occulté, c’est, de manière plus globale, la question de la gouvernance, et du sous-développement. Tout est éludé, au compte d’une vision militariste absolue. Il est vrai que sans sécurisation, aucun plan de développement et d’intégration dans le développement et les mécanismes sociopolitiques ne sera possible. Pourtant, ces enjeux-là peuvent être une clé pour la sécurisation.

Comment maîtriser des territoires où les populations ne parviennent pas à se projeter de manière réaliste tant elles souffrent ? Apporter une attitude bienveillante, conciliante, attentive, permettra de déblayer des pistes pour une meilleure coopération civilo-militaire. Sans cela, aucune sécurisation ne sera possible. Et donc aucun développement.

L’axe central est la bonne gouvernance. Si l’on parvient à respecter la vie et les volontés essentielles des civils, on investira sur le long terme pour la bonne gouvernance et le développement de la région.

Dans ces violences à Ménaka et Tillabéry, il manque énormément de présence de la société civile. Les gens en armes monopolisent les discussions et la voix des civils. Pourtant, chacun est partisan de communautés spécifiques. Ce sont les États qui devraient supplanter et superviser tout cela. Mais ils ne le font pas. Ainsi, les luttes continuent. Les morts s’entassent. Les sociétés deviennent encore plus vulnérables aux radicalisations de types divers (ethnique, religieux, etc.), la violence augment, et le cercle vicieux se renforce et contamine.

Que pensez-vous de cette stratégie de Barkhane qui consiste à s’appuyer sur les milices Gatia et MSA pour faire la guerre aux groupes armés terroristes ?

Y.G : Barkhane a une obligation de résultats. Le président Macron la met sous pression et le contexte malien caractérisé par une année 2017 désastreuse en termes de violences et les élections qui se profilent en juillet poussent à des actions aux effets rapides. Cet arrière-plan et le fait que le G5 Sahel n’est toujours pas opérationnel expliquent le choix pragmatique de s’associer avec des milices communautaires. Ce que je ne parviens pas à comprendre et qu’il faudrait demander aux gens de Barkhane, c’est l’absence d’anticipation des effets sur le tissu communautaire de cette lutte anti-terroriste. On dirait que les Français réalisent seulement maintenant que ces opérations mettent en danger les civils, notamment peuls côté Niger. C’est un peu tard, car après des mois de violences à la frontière, le sentiment que la France a pris parti dans un conflit communautaire est en train de s’ancrer dans les esprits des populations peules de la zone. Mais il n’est, espérons-le, pas trop tard pour inverser la tendance.

D.A. O. K : Si Barkhane a fait jusqu’à présent le choix tactique de lutter contre les mouvements terroristes en agissant conjointement avec les groupes armés, c’est parce que ceux-ci ont acquis une légitimité institutionnelle à l’issue des accords d’Alger. Le droit semble respecté. Pour autant, il faut revenir à la question de la redevabilité et de la responsabilité continue. Ce n’est pas parce que des groupes ont été adoubés par la communauté internationale et les États sous régionaux que leur vernis moral doit être indiscutable.

Il faut aborder le moment présent comme une opportunité de tirer des leçons des alliances des dernières années. Cela peut se faire sans remettre en question l’Accord issu du processus d’Alger de 2015. Chacun est responsable de ses propres collaborations.

La question que tout le monde se pose est : que faire aujourd’hui pour une désescalade de la violence dans ces régions ?

Y.G : Un vrai problème se pose à court terme puisque la force a priori la plus légitime pour conduire les opérations anti-terroristes, le G5 Sahel, n’est pas en état de fonctionner. La solution choisie de s’appuyer sur des milices locales envenime les conflits communautaires et n’est pas la bonne non plus. Il reste Barkhane, dont les moyens ne sont pas infinis et qui reste une force étrangère donc à la légitimité contestable. Il n’y a sans doute pas d’autres solutions à court terme que de bricoler la moins mauvaise des solutions possibles. Cela pourrait commencer par renouer le fil cassé entre Peuls, Daoussahaks et Imghads, puis continuer par un désarmement des milices tandis que des efforts seraient faits pour faire rentrer les jeunes Peuls partis à l’EIGS. Si renouer le dialogue entre communautés n’est pas tâche aisée, il faut aussi compter sur les voix, à l’intérieur des communautés, qui récusent la violence entre voisins. Elles sont nombreuses dans chaque communauté. On peut ainsi noter que tous les Daoussahaks ne se sont pas alignés sur le MSA précisément du fait de divergences stratégiques autour de la lutte anti-terroriste. Il y a aussi un impératif d’assistance et de justice vis-à-vis des familles des victimes, et des centaines de déplacés de force.

D.A. O. K: Sur le papier, toutes les parties se disent de bonne foi : les autorités maliennes et nigériennes, les groupes armés proches des États, la société civile, Barkhane, la MINUSMA. Qu’est ce qui ne fonctionne pas, alors ? Il y a le manque d’ambition des projets de paix. On veut toujours colmater des problèmes ponctuels, alors qu’il y a un réel besoin d’élargir des tables de discussion. On n’est pas obligé de remettre en question le sacro-saint accord issu du processus d’Alger. Il y a des instruments internationaux et nationaux pouvant amener le dialogue au plus près des communautés que l’on entend moins, comme les Peuls mobiles victimes des groupes armés de tous bords. Sans des discussions d’égal à égal avec les États et les institutions, on risque de déboucher sur des accords creux, épuiser l’énergie des intervenants, vulnérabiliser encore plus à l’opportunisme du terrorisme.

https://www.justiceinfo.net/fr/justice- ... terro.html


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 07 juin 2018, 21:56

Sahel : vers une africanisation de la guerre
Jeune Afrique-07 juin 2018 à 15h18 | Par Benjamin Roger

Les africains doivent assurer leur sécurité eux-mêmes, répètent successivement les chefs d’état français. Mais qu’en est-il dans les faits ?



Moins d’une semaine après son arrivée à l’Élysée, Emmanuel Macron s’était envolé pour Gao, dans le nord du Mali, où se trouve la plus importante base de l’opération Barkhane. Un signal fort à l’adresse des militaires français en « opex » (opération extérieure), auquel s’était associé Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), son hôte malien. « La France est engagée depuis le début à vos côtés, et je suis venu vous dire de manière très claire qu’elle continuera de l’être, avait-il déclaré à IBK. Sa détermination à assurer la sécurité du Mali et, au-delà, de tout le Sahel sera totale. »

Comme François Hollande avant lui, il ne cesse de répéter que les pays africains doivent assurer eux-mêmes leur sécurité. Un vœu pieux, mais surtout pragmatique. Depuis le déclenchement de l’opération Serval, en janvier 2013, la « bande sahélo-­saharienne », comme l’appellent les officiers français, s’apparente de plus en plus à un bourbier pour leurs troupes, engagées dans une lutte sans fin contre les groupes jihadistes locaux.

La France n’a pas vocation à rester ad vitam aeternam dans la région, ce n’est pas bon pour notre image, estime un responsable

D’abord accueillis en héros à Tombouctou ou à Gao, les soldats de l’ancienne puissance coloniale sont aujourd’hui souvent perçus comme une force d’occupation. « La France n’a pas vocation à rester ad vitam aeternam dans la région, ce n’est pas bon pour notre image, estime un responsable à Paris. De plus nous y perdons de l’argent et des hommes. »

De Bamako à New York en passant par La Celle-Saint-Cloud, en région parisienne, Emmanuel Macron a multiplié les rencontres avec ses pairs sahéliens. Parallèlement, la diplomatie française a activé ses réseaux pour tenter de trouver des financements. Outre l’Union européenne, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont contribué au budget de lancement de cette force pour plus de 400 millions d’euros.

Un soutien à la Force multinationale mixte
Cette guerre interminable aux confins sahariens, Macron n’entend pas la mener seul et attend un soutien accru de ses partenaires européens, en particulier de l’Allemagne – laquelle a déjà accru son engagement au sein de la Minusma (la mission onusienne au Mali) en envoyant près de mille hommes et plusieurs hélicoptères. Il l’avait dit à Gao et l’a souvent répété depuis : il souhaite « faire davantage » avec Berlin et l’Europe.

La France de Macron poursuit en outre son soutien à la Force multinationale mixte (FMM), qui lutte contre Boko Haram dans la région du lac Tchad, notamment en matière de renseignement. Elle suit aussi avec attention l’évolution de la situation politique et sécuritaire en Libye. En juillet 2017 à La Celle-Saint-Cloud, le chef de l’État français avait tenté une médiation entre Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, les frères ennemis libyens. Sans succès pour l’instant.

http://www.jeuneafrique.com/mag/562580/ ... la-guerre/


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 01 juillet 2018, 18:59

afghanisation du sahel....sans fin!

http://sahelien.com/mali-des-soldats-fr ... ste-a-gao/
Mali : des soldats français victimes d’une attaque terroriste à Gao
1 juillet, 2018


Des soldats français à Gao_image d'illustration
Des soldats français de l’opération Barkhane ont été la cible d’une attaque terroriste ce dimanche 1er juillet dans la ville de Gao.

L’attaque s’est produite peu avant 11 heures (GMT) au quartier Gadèye encore appelé 2è quartier. Selon des témoins rencontrés par le correspondant de Sahelien.com sur place, deux individus en boubou à moto ont jeté un engin explosif au passage du convoi de la force française, puis se sont enfuis.

Le bilan provisoire, selon une source sécuritaire, fait état de deux morts dans les rangs de Barkhane et plusieurs blessés y compris des civils.

Les bâtiments aux alentours ont été soufflés par la déflagration enlevant des portes et fenêtres. Le véhicule de l’armée française a également été touché. Des clients d’une boulangerie qui s’apprêtaient à sortir après la détonation ont été blessés par la porte de la boutique, a indiqué un rescapé.

La zone de l’attaque a été bouclée par les forces de défense et de sécurité.

Sahelien.com


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 01 juillet 2018, 19:09

http://www.rfi.fr/afrique/20180701-mali ... ais-civils
Mali: attaque contre des militaires français de la force Barkhane
Un véhicule blindé de la force Barkhane partiellement en feu après l'attaque perpétrée ce dimanche aux abords de GAO.
© STRINGER / AFP
Par RFI Publié le 01-07-2018 Modifié le 01-07-2018 à 19:37

Des militaires français de l'opération Barkhane et des soldats maliens qui participaient à une patrouille conjointe ont été attaqués ce dimanche à la périphérie de Gao. C'est la deuxième attaque en deux jours au Mali, contre les forces anti-jihadistes au Sahel, après l'attentat vendredi contre le quartier général du G5 Sahel à Sévaré.
Il n’y a pas encore de bilan précis, mais un tweet du ministère malien de la Sécurité fait état de 4 civils décédés et de 31 blessés graves dont 8 militaires d el'opération Barkhane.

De source hospitalière à Gao, des enfants atteints par le souffle de l’explosion figurent parmi les blessés. L’état-major français dément catégoriquement tout décès côté français et précise que les blessés français ont tous été pris en charge et rapatriés dans la base de Gao.

L'attaque s'est produite vers 11h du matin, heure locale, en périphérie de la ville, à quelques centaines de mètres du check-point de Bourem. Sur les faits précis, deux versions circulent. Selon la première, les véhicules blindés de la force Barkhane ont aperçu un véhicule suspect. Ce véhicule à bord duquel se trouvait au moins un kamikaze a foncé sur les blindés, provoquant une forte explosion.

L’armée française pour sa part ne confirme pas cette version des faits, et précise qu’une partie des troupes françaises venait de quitter les véhicules et se trouvait donc à pied, quand une attaque terroriste s’est produite. Des témoins affirment avoir vu un blindé français en partie en feu. Toujours selon des témoins, après l’attaque un hélicoptère français s’est posé sur place pour repartir avec à son bord des soldats français visiblement blessés.

Cette attaque intervient le jour de l'ouverture du sommet de l'Union africaine, à Nouakchott en Mauritanie. Lundi, Emmanuel Macron doit justement rencontrer les chefs d'Etat du G5 Sahel, les présidents de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad.


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 01 juillet 2018, 19:12

il ya deux jours....grande attaque sur le G5
Dernière modification par malikos le 01 juillet 2018, 19:13, modifié 1 fois.


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 01 juillet 2018, 19:12

Mali / Niger – Communiqué du président en exercice du G5 Sahel

Le Quartier Général de la Force Conjointe du G5 Sahel à Sevaré au Mali a été la Cible d’une attaque terroriste, ce vendredi 29 juin 2018. La réaction efficace de nos soldats a permis de circonscrire rapidement cette tentative d’intrusion.
L’attaque s’est soldée par un bilan provisoire de trois morts, dont deux militaires et un civil, ainsi que huit blessés légers.
Le Président ISSOUFOU MAHAMADOU, Président en Exercice du G5 Sahel condamne fermement cet acte lâche conduit par des organisations criminelles dont le dessein est de déstabiliser l’un des instruments essentiels pour la stabilité de notre sous-région, en l’occurrence la Force Conjointe du G5 Sahel.
Au nom du G5 Sahel, le Président de la République du Niger tient à exprimer sa grande compassion et sa solidarité aux familles et aux frères d’armes des victimes, ainsi que ses souhaits de bon rétablissement aux blessés.
Le Président ISSOUFOU MAHAMADOU réaffirme la détermination des pays membres du G5 Sahel à combattre les forces terroristes avec fermeté afin de rétablir la quiétude et la sérénité habituelles dans lesquelles vivent les populations du Sahel.

Niamey, le 29 juin 2018
https://httpsahel-elite.com/2018/06/30/ ... -g5-sahel/


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 02 juillet 2018, 22:22



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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 04 juillet 2018, 21:30

Sombres perspectives militaires pour la France au Sahel
AFP , publié le 02/07/2018 à 15:37
Paris – Même si le mot « enlisement » reste tabou à Paris, la position de la France au Sahel, où se multiplient les attaques jihadistes contre son contingent et les forces internationales, n’incite pas à l’optimisme, estiment des experts.

Un soldat malien porte un enfant blessé lors d'une attaque contre des soldats français le 1er juillet au Mali

Un soldat malien porte un enfant blessé lors d’une attaque contre des soldats français le 1er juillet au Mali

afp.com/STRINGER

Alors que le président Emmanuel Macron rencontre, lundi à Nouakchott en marge d’un sommet de l’Union africaine (UA), ses homologues du G5 Sahel, organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, les résultats de l’opération Barkhane, qui a succédé à l’opération Serval au Mali en 2013, ne laissent pas entrevoir la possibilité d’un désengagement à court ou moyen terme, face à des groupes jihadistes qui se renforcent et étendent leur rayon d’action.

« Je ne pense pas qu’il soit possible de régler le problème au Mali en moins de dix à quinze ans, si tant est que nous le puissions« , avait admis fin février le général François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises. « L’évolution de la situation au Mali n’est guère satisfaisante et nous n’en partirons pas demain, sans qu’il s’agisse pour autant d’un enlisement, avait-il ajouté.

Enfermés dans des bases régulièrement attaquées, victimes de mines cachées sur leurs itinéraires (deux spahis ont été tués en février, quatre soldats ont été blessés à Gao dimanche) les militaires français mènent régulièrement des opérations au Mali, à grand renfort de colonnes blindées, d’avions et d’hélicoptères, « neutralisent des groupes armés terroristes« , mais ne parviennent pas à faire reculer durablement la menace jihadiste.

« Pas du tout satisfaits«
« Mali : la guerre sans fin » titrait en avril le quotidien Libération.

« Les Américains ont tenté cette approche tout sécuritaire en Afghanistan: résultat, les talibans y sont plus forts que jamais » confie à l’AFP Bakary Sambe, directeur du groupe de réflexion Timbuktu Institute à Dakar. « Les Français font de même dans le nord du Mali: non seulement les jihadistes n’ont pas disparu mais ils se sont multipliés. Comble du comble, le jihadisme a contaminé le Burkina-Faso, le Niger et la Mauritanie« .

« Barkhane est désormais enlisée« , estime-t-il. « La force G5 Sahel a été vue par certains comme une possibilité de désengagement de la France dans la région, mais je n’y crois pas. Cette force est nécessaire pour combattre le terrorisme dans la région, mais elle a du mal à devenir opérationnelle« .

La « Lettre du continent« , publication spécialisée sur l’Afrique, a indiqué la semaine dernière que « la force de lutte antiterroriste G5 Sahel, censée être opérationnelle depuis mars, est au point mort« .

Sur les plus de 400 millions d’euros promis pour financer cette force régionale, seulement 500.000 euros versés par le Rwanda ont été réceptionnés, assure la Lettre. « Le fonds fiduciaire devant gérer les contributions au G5 Sahel reste une coquille vide« .

« Nous ne sommes pas du tout satisfaits de la compréhension et de l’aide que nous recevons » a déclaré à ce sujet le président mauritanien Ould Abdel Aziz. « Nous pensons aussi qu’au niveau des Nations unies des portes nous sont fermées« .

Le quartier général de la Force du G5 Sahel, à Sévaré (Mali) a été pris pour cible le 29 juin par un kamikaze à bord d’une voiture piégée, faisant trois morts dont deux militaires.

Censée « gagner la confiance des populations« , selon les termes de son secrétaire général, la force a été dénoncée par des associations de défense des droits de l’Homme pour la participation de ses soldats à des exactions ou des massacres.

Ainsi la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) a conclu que le 19 mai des éléments du bataillon malien de la force avaient exécuté sommairement douze civils dans un marché au bétail d’un village du centre du pays, après qu’un des leurs y eut été tué.

En un an la force conjointe a mené, avec l’appui direct et logistique de la France, trois opérations, dont la dernière s’est achevée début juin, sans résultat plus tangible que les précédentes.

https://www.lexpress.fr/actualites/1/so ... 22117.html


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par samir_reghaia » 11 juillet 2018, 13:35

Je fais suite aux posts du topic des S-300 dans la DAT.

Concernant le drône abatu par l'armée algérienne et mentionné dans l'article suivant:

https://reseauinternational.net/sahel-l ... nord-mali/

S'il vient du Mali, il ne peu être que français. Connait-on le dispositif militaire français au Mali? Est-il important (moyens importants sur le plan technologiques en en nombre). Autrement dit: constitue-il une menace réelle pour nous?
Les grands changements ne viennent que d'en bas.


amg
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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par amg » 11 juillet 2018, 16:24

samir_reghaia a écrit :
11 juillet 2018, 13:35
Je fais suite aux posts du topic des S-300 dans la DAT.

Concernant le drône abatu par l'armée algérienne et mentionné dans l'article suivant:

https://reseauinternational.net/sahel-l ... nord-mali/

S'il vient du Mali, il ne peu être que français. Connait-on le dispositif militaire français au Mali? Est-il important (moyens importants sur le plan technologiques en en nombre). Autrement dit: constitue-il une menace réelle pour nous?
Franchement je ne crois pas cette histoire
Pas de sources verifiable article puisant sa source dun article du journal ennahar :sleep: :sleep: :sleep:


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par samir_reghaia » 12 juillet 2018, 09:17

amg a écrit :
11 juillet 2018, 16:24
samir_reghaia a écrit :
11 juillet 2018, 13:35
Je fais suite aux posts du topic des S-300 dans la DAT.

Concernant le drône abatu par l'armée algérienne et mentionné dans l'article suivant:

https://reseauinternational.net/sahel-l ... nord-mali/

S'il vient du Mali, il ne peu être que français. Connait-on le dispositif militaire français au Mali? Est-il important (moyens importants sur le plan technologiques en en nombre). Autrement dit: constitue-il une menace réelle pour nous?
Franchement je ne crois pas cette histoire
Pas de sources verifiable article puisant sa source dun article du journal ennahar :sleep: :sleep: :sleep:
On peut en douter effectivement, mais il est important de connaitre le potentiel de nuisance de la France dans cette région: quel dispositif ils ont en place? En gros, ont-ils les capacités de lancer des attaques dans le sud de l'Algérie (je suppose que non), et ont-ils les moyens de lancer des opérations de déstabilisation en Algérie (je suppose que oui). Voilà les questions qui se posent au Mali, mais aussi en Libye.
Si quelqu'un peut nous éclairer...
Les grands changements ne viennent que d'en bas.

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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par sadral » 12 juillet 2018, 10:50

Selon les données du Sénat, L'opération Barkhane lancé, le 1 aout 2014, c'est environ 4 500 soldats français déployés, pour un coût de 600 millions d'euros par an, avec une emprise régionale sur la bande sahélo-saharienne, à partir de trois bases principales :

- au Niger : Niamey est le point d'entrée central de l'opération, et accueille aussi les drones MALE Reaper (non armés) et un détachement aérien d'avions de chasse et de transport ;

- au Tchad : Ndjamena héberge l'état-major de l'opération ;

- au Mali : le volet terrestre comprend environ un millier de militaires répartis entre différents détachements (à Kidal notamment) s'appuyant principalement sur la plate-forme opérationnelle-désert de Gao.

Au total, l'opération mobilise 21 hélicoptères, 370 blindés, 330 véhicules légers, 8 avions de chasse, 8 avions de transport et 5 drones sur 14 sites.


http://www.senat.fr/rap/r16-085/r16-0851.pdf
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sadral
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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par sadral » 12 juillet 2018, 11:52

L'armée américaine est également présente dans la région du Sahel et elle soutient l'opération Barkhane...Elle a 2 bases au Niger avec un effectif d'environ 800 hommes https://www.defense.gov/News/Transcript ... n-briefin/:

Une a Niamey et une récente (US Air Force/Drones) a Agadez.

Communiqué de presse de l'ambassade américaine au Niger en 2014
«Agadez représente une option attrayante pour installer/déployer le dispositif ISR (Renseignements, Surveillance & Reconnaissance), vu sa proximité des zones de menaces dans la région.»
https://ne.usembassy.gov/regarding-amer ... es-agadez/


La plus forte présence de soldats américains en Afrique, est située à Djibouti (Camp Lemonnier installée en 2003), un "hub" de ses activités militaires dans la Corne de l’Afrique où sont stationnés environ 4000 personnes, militaires et civils.

Enfin, selon les info sortis sur le site internet Vice (des documents déclassifiés) , 17% des soldats rattachés au commandement des forces spéciales en 2016 étaient engagés en Afrique ( environ 1 700 militaires)....la fameuse empreinte légère .
https://news.vice.com/en_ca/article/ned ... nts-reveal
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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par granit » 12 juillet 2018, 19:22

La France est coincée au Mali.
Si elle part, l'armée malienne sera balayée par les groupes armés.
Elle doit aussi protéger son uranium du Niger.


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Re: Opérations Serval et Barkhane au Mali

Message par malikos » 16 juillet 2018, 19:04

On voit plus en plus des attaques dans la même région de Menaka, ou les internes US et Française se croisent.
En plus la majorité sont des civiles...et comme en Irak quelque groups essaye de profiter de la tension inter-ethnique. Strategie Sarkawi.
«Merci la France et USA pour créer ce monstre et de le laisser se développer. Sa sert bien votre intérêts long terme»


Mali : une dizaine de civils tués dans une attaque près de la frontière nigérienne
16 juillet 2018 @dmin 126 Views dans une attaque, de civils tués, mali, près de la frontière nigérienne, une dizaine
Des « hommes armés » ont ouvert le feu sur la foule, dimanche, dans la localité d’Injagalane, indiquent les autorités locales.

Une dizaine de civils ont été tués par des djihadistes présumés, dimanche 15 juillet dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne, selon des groupes armés à dominante touareg et selon les autorités locales.

Plus d’une centaine de personnes, dont de nombreux civils, appartenant en particulier aux communautés peule et touarègue, ont péri ces derniers mois dans cette région, où s’affrontent notamment des djihadistes ayant prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) et deux groupes, principalement touaregs, soutenant la force française Barkhane et l’armée malienne, le MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion) et le Gatia (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, pro-Bamako).

Dimanche, « des bandits armés affiliés au réseau criminel opérant le long de la frontière Mali-Niger ont fait irruption dans la localité d’Injagalane », à l’ouest de Ménaka, affirment dans un communiqué conjoint, en allusion aux djihadistes, le MSA et le Gatia. « Ils ont ouvert le feu sur les civils de la communauté Ibogholitane et Idarfane », précisent-ils, faisant état de douze tués et trois véhicules calcinés.

Des « hommes armés » circulant à moto
L’attaque a été confirmée par un responsable du gouvernorat de Ménaka, principale ville de la région. « Des hommes armés circulant sur plusieurs motos ont fait irruption dans le marché d’Injagalane », a déclaré ce responsable à l’Agence France-Presse (AFP) sous le couvert de l’anonymat. « Ils ont tiré dans la foule, il y a eu quatorze morts, plusieurs véhicules et motos brûlés », selon cette source.

Selon le MSA et le Gatia, « les auteurs de ces massacres s’en prennent à toutes les communautés sans exception ». « Ces massacres sont perpétrés par des extrémistes dans le but de [faire] déguerpir toutes les populations de leurs zones d’ancrage », affirment-ils.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touarègue, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée.

Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement, en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature, en mai-juin 2015, d’un accord de paix entre le gouvernement, les groupes pro-Bamako et l’ex-rébellion, censé isoler définitivement les djihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali, et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Nigerhttp://afrikinfos.net/2018/07/16/mali-une-dizaine-de-civils-tues-dans-une-attaque-pres-de-la-frontiere-nigerienne/

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