Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Parlez ici,des engagements récents de l'ANP (terrorisme, tensions territoriales, engagements extérieurs...)
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L’Algérie doit elle intervenir en dehors de ses frontières pour défendre ses Intérêts ?

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AAF 2020
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par AAF 2020 »

Algérie est d'accord pour une intervention militaire au Mali
traduit par Google
Le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, que si l'intervention militaire dans le nord du Mali, a pour objectif de lutter contre le terrorisme, il est «important» et que l'Algérie a l'intention de procéder de cette lutte "par tous les moyens", à un moment où elle a déclaré la religion du mouvement des partisans armés, ils acceptent la médiation algérienne dans le cas d'un dialogue.

Et de lier la participation Medelci l'Algérie à l'intervention effort militaire au Mali qui visait à lutter contre le terrorisme, M. Medelci a déclaré à la presse après des entretiens avec son homologue malien première fois le jeudi, Bamako: «Si l'intervention militaire dans le nord du Mali vise à lutter contre le terrorisme, l'Algérie peut-être déjà montré opinion à ce sujet », at-il expliqué," nous considérons qu'il est un retour objectif important ne doit pas nous faire oublier que, pour lutter efficacement contre le terrorisme doit également restaurer l'unité nationale au Mali, sur les frères et la réconciliation et le recrutement de l'ensemble des acteurs financiers dans le but de construire un avenir financier. "

Le Medelci allocution, le premier en son genre qui permet de diffuser à travers lesquels l'Algérie, son intention de participer à l'intervention militaire au Mali, après Raft depuis le début de la crise financière à une solution pacifique et le dialogue avec toutes les factions armées. Et a gagné l'Algérie à demander cette faveur européens et américains, à l'exception de la France, qui a poussé à l'intervention militaire, peut-être réussi dans la période récente "woo" l'Algérie vers discuté lors de la visite, Abdelkader Messahel, à la France la semaine dernière, et le président français François Hollande, qu'il allait essayer de convaincre le président Bouteflika , l'option d'une intervention militaire sans l'enfoncer.

Et soulève l'intervention militaire de l'Algérie au Mali qui s'est passé, explicite problématique pour le cours dans la Constitution algérienne, définir la portée des fonctions de l'Armée nationale populaire sur le territoire algérien, et d'interdire l'action militaire en dehors du pays. Dans le même contexte, il a souligné M. Medelci à renvoyer un «responsable et fraternelle» avec sa situation financière qui prévaut dans la région du Sahel, ainsi que les «relations fraternelles entre nos deux pays", ajoutant que ces liens "ont été placés sous la ligne en raison de la crise ne vous concerne pas seul, mais il a aussi vont de pair" . La diplomatie premier algérienne, a déclaré: "Nous avons abordé les meilleurs moyens de répondre à cette crise, et nous devrions être adressée dans les limites de la solidarité au niveau bilatéral et au niveau du champ pays, en tenant compte de ce qui peut les pays voisins et les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique a à offrir comme une contribution positive."

Le ministre des Affaires étrangères: "nous avons besoin aujourd'hui d'inviter la communauté internationale aussi parce que nous sommes convaincus nous tous que la lutte contre le terrorisme est un combat appeler toute la communauté internationale, et que ces derniers puissent leur capital dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé», ce qui ajoutait: "Nous sommes confiants la possibilité de développer un dialogue entre frères financiers et la lutte contre le terrorisme dans celui-là. "
http://www.echoroukonline.com/ara/articles/145042.html

AAF 2020
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par AAF 2020 »

Expert en sécurité :‭ Ahmed Azimi avertit: "l'‬ Algérie perdra la guerre si elle intervient militairement en Nord Mali"
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L'expert a mis en garde dans les affaires de sécurité, Ahmad Azimi, d'entrer Algérie militairement dans le nord du Mali, et a souligné que la guerre qui va perdre Stjudha, en raison de la crise financière ne peut être résolu que dans le cadre d'un dialogue national Mali Mali.
Ahmed a dit Azimi a déclaré au "lever de soleil", que dans le cas de l'intervention Algérie militairement dans le nord du Mali servira de sombrer dans le bourbier de perdants guerre impliquant les armées étrangères en apparence seulement, comme la France, qui a confirmé à plusieurs reprises que l'intervention ne sera dans le domaine de l'appui اللوجيستيكي et technique de la force militaire africaine, ainsi que l'appui aérien, mais n'enverra pas de troupes sur le terrain pour participer à des combats, tout en laissant les Africains s'entre-tuer, on ajoute à cela - disons notre conférencier - qui est connu pour les pays occidentaux cherchent à saper l'Algérie comme le plus grand État arabe et en Afrique, en essayant de ‭ ‬ implication ‭ ‬ le ‭ ‬ à ‭ ‬ marais ‭ ‬ financière ‭ ‬ glisser ‭ ‬ armée ‭ ‬ algérienne ‭ ‬ pour lutter contre ‭ ‬ le terrorisme ‭ ‬ en dehors ‭ ‬ territoire, ‭ ‬ privé ‭ ‬ et ‭ ‬ pas ‭ ‬ à ‭ altération ‭ ‬ sur la stabilité en le nord, ‭ ‬ à ‭ ‬ tendent sud ‬ grande ‭ ‬ Tamanrasset et ‭ ‬ ‭ voisin du Mali. ‬

C'est ce que dit Azimi, qu'en raison de la nature de la terre, qui est Sahroaah et très difficile, en raison de la nature de l'ennemi, ce qui n'est pas un des systèmes de l'armée, mais quelques groupes formés à la guérilla, de sorte que toute intervention militaire étrangère n'atteindra pas la moindre victoire sur cette terre, mais seront exposés à une défaite majeure ceci dans le cas de d'intervention, en cas de non-ingérence de l'Etat algérien militairement dans le nord du Mali, ils trié leurs enfants assassiner, et de protéger leur richesse et le potentiel d'attrition, parce que cette guerre est une guerre perdue d'avance dès le début. Quant à la déclaration faite par le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, en ce qui concerne l'intervention militaire dans le nord du Mali, affirme un spécialiste des questions de sécurité, Ahmad Azimi, que l'Algérie ne sera pas intervenir militairement dans le nord du Mali, malgré toutes les tentatives faites par la France en particulier, et ce pour la pousser vers l'intervention, en raison des constantes dans la politique étrangère et la doctrine de défense algérienne en matière de non-ingérence de l'armée algérienne ‭ extraterritoriale. ‬
http://www.echoroukonline.com/ara/articles/145041.html
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CHEBSAURUS
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Message par CHEBSAURUS »

L'algerie explique ça position
Abdelkader Messahel : l’Algérie est «pour le renforcement des capacités de l’armée malienne»

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Le ministre algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel lors de la conférence sur la sécurité au Sahel, le 7 septembre 2011, à Alger.
AFP PHOTO / FAROUK BATICHE


Par Christophe Boisbouvier

Les observateurs s'interrogent sur le rôle qu'entend jouer Alger dans la crise du nord du Mali et en cas d'intervention militaire. Abdelkader Messahel, ministre algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines, affirme au micro de Christophe Boisbouvier que l'Algérie ne découvre pas aujourd'hui le dossier et qu'il faut bien séparer les mouvements rebelles maliens des organisations terroristes.

Abdelkader Messahel, bonjour. Que pensez-vous de la résolution du Conseil de sécurité qui vient d’être prise sur le Mali ?

En fait, je pense que cette résolution est l’expression d’une plus grande convergence. Je crois que c’est une résolution qui prend en charge les préoccupations fondamentales en ce qui nous concerne, en tous les cas, en tant qu’Algérie, en tant que pays du champ [Algérie-Mali-Mauritanie-Niger, ndlr]. D’abord la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, qui est non négociable. La deuxième préoccupation prise en charge par cette résolution, c’est qu’aujourd’hui la menace est identifiée à travers cette résolution, puisqu’on parle des narcotrafiquants et du terrorisme, qui a toujours été le point de vue défendu par l’Algérie. La troisième préoccupation, c’est la centralité du Mali dans la recherche de toute solution à ses problèmes.

Il faut que Bamako soit d’accord…

Le quatrième élément essentiel qui est fondamental, dans le contexte actuel : l’Algérie a toujours défendu le principe du « double track ». La lutte et l’éradication du terrorisme, ce n’est pas un phénomène nouveau pour nous. Nous sommes un pays qui a beaucoup consenti et qui a beaucoup lutté contre le terrorisme et le crime organisé. Mais le plus important de cette résolution est qu’elle est en train de faire la démarcation entre ce qui peut être les groupes armés du Nord et le terrorisme, ça a été toujours la position de l’Algérie. Donc, je pense que cette résolution est un bon début.

Ce que vous appelez le « double track », c’est la double approche ?

La double approche, c’est quoi ? Je pense que les auditeurs de Radio France Internationale doivent bien comprendre la position de l’Algérie. Notre pays n’est pas en train de découvrir depuis six mois que dans cette région est le terrorisme. Pour nous, il n’y a pas de négociation avec le terrorisme. Le terrorisme et le crime organisé, il faut les éradiquer. En revanche, dans le nord du Mali, il y a toujours eu, depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui, des rébellions, de manière assez récurrente. Moi, je pense que l’occasion est venue pour que ces groupes au nord du Mali se distinguent du terrorisme et du crime organisé. Et en même temps, qu’ils s’engagent dans un processus national qui préserve l’unité nationale du Mali et qui éloigne de ces groupes toute tentation d’indépendance, ou d’alliance ou de quelconque connivence avec des groupes terroristes. Donc : négociations avec les groupes qui se démarquent du terrorisme et du crime organisé, dans le cadre de la prise en charge de certaines revendications légitimes des populations du Nord.

Est-ce que le groupe Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali peut se démarquer de ces groupes terroristes ?

Nous souhaitons que ce groupe se démarque définitivement de tout ce qui est relation ou connivence avec tout ce qui est terrorisme. Nous le pensons, nous le souhaitons. Nous pensons également que le MLNA se démarque de toutes ses revendications indépendantistes.

Et le Mujao ?

Le Mujao, c’est un groupe terroriste, c’est un groupe de narcotrafiquants. D’ailleurs, je suis très surpris que votre radio ne mette pas tellement en exergue tout ce qu’il fait comme dégâts dans la région.

Avec d’ailleurs des ressortissants algériens pris en otages d’ailleurs par le Mujao…

Le Mujao est un groupe terroriste, composé de narcotrafiquants notoires et connus. Donc, je pense que de ce côté-là, il n’y a pas équivoque. Donc, il faut faire la distinction, parce qu’on a l’impression, chez beaucoup, même nos frères au niveau du continent, le nord du Mali pense que c’est une région qui est prise en charge totalement par l’intégrisme religieux, par l’islamisme, par les narcotrafiquants. Non. Il y a des groupes qui tous les dix ans mènent des révoltes. Je pense qu’il faut une approche globale. Et c’est le moment de régler définitivement les problèmes. Moi, je reviens d’une tournée dans les pays du Sahel. J’étais particulièrement au Mali. J’étais vraiment heureux de voir comment il y a une prise de conscience sur des problèmes essentiels pour les Maliens, à savoir la préservation de leur unité nationale, le dialogue avec ceux qui renoncent au terrorisme et au crime organisé, et avec un débat global qui impliquerait toutes les populations du Nord – les Arabes, les Songhaïs, les Peuls, les Touaregs… Moi, je pense que nous sommes dans une dynamique qu’il va falloir consolider. Mais il faut qu’il n’y ait plus d’équivoque sur la position de l’Algérie : le terrorisme et le crime organisé, il faut le convaincre surtout par la force.

Dans le cadre de cette « double approche », si l’approche militaire est privilégiée, est-ce que l’Algérie serait prête à y apporter sa contribution ?

L’Algérie a un cadre dans lequel elle travaille avec les pays du champ. Nous avons un comité politique, nous avons un comité d’état-major. Nous avons une unité de vision entre les services de renseignement. Donc, nous sommes déjà engagés dans la lutte antiterroriste. L’Algérie a des accords militaires bilatéraux avec le Mali, qui ne datent pas d’aujourd’hui. Nous faisons de la formation, nous faisons dans le renforcement des capacités, nous faisons dans le soutien logistique. Donc, ce n’est pas quelque chose de nouveau pour nous. Et nous sommes dans un contexte, si l’Algérie, d’ailleurs comme tous les pays du champ, est sollicitée, d’ailleurs la résolution du Conseil de sécurité le souhaite, donc, nous, nous sommes pour le renforcement des capacités de l’armée malienne, qui doit être elle aussi au centre dans le redéploiement de l’Etat malien à travers tout son territoire.

Vous pourriez donc apporter votre aide logistique ?

Le soutien logistique, nous l’avons fait, dans la limite de nos moyens à différentes étapes des relations entre nos deux pays. Et je pense que dans la lutte antiterroriste, nous partageons l’information, nous partageons nos analyses. Je pense que sur ce plan-là, il n’y pas d’équivoque.

Est-ce que votre prudence actuelle n’est pas liée au fait que vous ne voulez pas voir de soldats français au sud de vos frontières ?

Le problème, ce n’est pas une question de prudence. Moi, je pense qu’il faut faire la bonne analyse, voir réellement quels sont les rapports de force et surtout éviter des dérives à notre région. Il faut se concerter. Nous sommes dans un dialogue avec les Français. Moi, j’étais à Paris il y a quelques jours.

François Hollande va venir à Alger dans quelques semaines…

On a eu une bonne concertation avec nos partenaires français. Les Américains étaient chez nous. Je pars, moi, aux Etats-Unis dans quelques jours. Donc, je pense que le dialogue que nous avons amorcé avec les partenaires les plus importants rend les positions convergentes envers la stabilité du Mali, son unité nationale et surtout, surtout, pour ce pays-là, lui éviter de graves dérives.


http://www.rfi.fr/afrique/20121015-abde ... e-malienne
La différence entre l'homme politique et l'homme d'état est la suivante : " le premier pense a la prochaine élection , le second a la prochaine génération ".
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par AAF 2020 »

Réunion d’experts sur le Mali: La participation algérienne se précise
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L’Algérie qui a longtemps tergiversé en raison de son incapacité d’anticipation sur les événements qui s’accélèrent dangereusement à ses frontières, se trouve «incorporée» dans une opération militaire d’envergure internationale.


Le plan d’intervention militaire au nord du Mali semble entrer dans sa phase opérationnelle. Selon des sources, les experts militaires tablent sur une force d’intervention de 3500 à 8000 hommes et le commandement des opérations serait vraisemblablement installé à l’ouest du Niger. Ils seraient également à la recherche d’un centre d’appui aux opérations qui vont se dérouler sur une période initiale de trois mois. Le concept d’opération exigé par la résolution du Conseil de sécurité du 12 octobre dernier est en passe d’être mis au point. Et c’est l’objet de la réunion tenue, avant-hier, à Bamako et qui durera une dizaine de jours. Des experts militaires algériens ont pris part, aux côtés de leurs homologues africains, français, britanniques et américains, à cette réunion qui devrait aboutir à soumettre au Conseil de sécurité «des recommandations sur les moyens et modalités du déploiement envisagé et plus particulièrement le concept d’opérations, les capacités de la force, ses effectifs et son coût financier».

Ainsi, la participation algérienne à cette réunion, dans le but de préparer l’intervention militaire, est évidente. L’Algérie, qui a longtemps tergiversé et en raison de son incapacité d’anticipation des événements qui s’accélèrent dangereusement à ses frontières, se trouve «incorporée» dans une opération militaire d’envergure internationale. La doctrine qui fonde la diplomatie algérienne en pareille situation, selon laquelle le pays et son armée n’interviennent jamais en territoire extérieur, risque à l’occasion de subir une véritable entorse. Si la participation directe des troupes militaires algériennes dans les opérations futures au nord du Mali reste «une ligne rouge à ne pas franchir», il n’en demeure pas moins que l’Algérie est appelée à jouer un rôle prépondérant dans la «reconquête» du nord du Mali. C’était l’objet central des discussions qui ont eu lieu entre le président Bouteflika et la secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Clinton, de passage à Alger lundi dernier, selon des sources au fait du dossier. Il est évident qu’une opération au nord du Mali ne pourrait se faire sans le concours d’Alger.

«Le nord du Mali, c’est aussi le sud de l’Algérie», suggère un diplomate qui laisse entendre que l’Algérie aura un rôle important à jouer. Lequel ? Sur cette question, les officiels algériens restent muets. Les services d’information des Affaires étrangères comme ceux de la Présidence sont avares en matière de communication. L’opinion publique nationale est tenue loin d’un dossier aussi sensible, alors qu’un débat sérieux aurait dégagé un consensus plus large et pour le moins nécessaire. Tout porte à croire que l’Algérie sera active dans le domaine de la logistique, mais aussi et surtout elle est appelée à «ériger un muraille militaire aux frontières pour empêcher les éléments des groupes armés de pénétrer sur le territoire algérien».

Le quotidien El Khabar a indiqué, dans son édition d’hier, que «l’armée algérienne est en état d’alerte maximale à Tamanrasset avec un renforcement des troupes dans la perspective d’opérations ciblées contre les groupes d’AQMI et du Mujao». En somme, à trois semaines de l’expiration du délai accordé par le Conseil de sécurité aux pays de la Cédéao et de l’Union africaine pour élaborer «un plan de guerre» devant servir de base à une seconde résolution de la même instance qui donnerait le feu vert pour l’intervention militaire, les pays de la région, dont l’Algérie, et les puissances occidentales semblent aligner leurs «chars» sur la même ligne d’attaque. Américains et Français se sont concertés à Paris, en présence des représentants de certains pays africains, avant le déplacement de Mme Clinton à Alger. «Des hauts responsables militaires et des diplomates américains, dont Johnnie Carson, le sous-secrétaire d’Etat américain pour l’Afrique, se sont entretenus avec leurs homologues français sur la collecte des renseignements ainsi que sur la coordination de l’intervention au Mali», a rapporté le Washington Post dans son édition de mardi dernier.

Cependant, pour l’Algérie, il reste un point de divergence, notamment avec la France : la nature du groupe Ançar Eddine qui règne au Nord-Mali. Si Paris considère qu’«il ne faut pas se faire d’illusion sur la nature terroriste de ce groupe et de ce fait il devrait être une cible des opérations des forces internationales», Alger pense jusqu’à présent le contraire. Les diplomates algériens estiment qu’il y a des possibilités de négocier avec ce groupe, dans une démarche de dialogue politique qui va de pair avec l’action armée. C’est justement ce que confirme un porte-parole de ce groupe, Sanda Ould Boumama, dans une interview accordée au journal électronique TSA.

Il a affirmé que les contacts entre son groupe et les autorités algériennes n’ont jamais été rompus : «Les contacts avec les autorités algériennes n’ont pas été interrompus, ne serait-ce que pendant 24 heures. Nos délégations se sont souvent rendues à Alger. L’Algérie a déclaré à plusieurs reprises qu’une solution politique existe.» Mais s’il croit renforcer la position algérienne, c’est bien le contraire. Il met Alger dans une position inconfortable en déclarant : «Nous sommes un mouvement islamiste qui a décidé de porter les armes pour faire appliquer la charia dans le nord du Mali.» Voilà qui, par contre, conforte la position de Paris.
http://www.elwatan.com/actualite/la-par ... 60_109.php
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Message par scorpion-rouge35 »

Clinton tente d'obtenir le feu vert d'Alger à une intervention au Mali

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La secrétaire d’État américaine s’est rendue à Alger pour tenter d'infléchir la position du président Bouteflika, opposé à une intervention dans le nord du Mali. Pour les États-Unis, le feu vert d’Alger, acteur majeur dans la région, est essentiel.

La visite de Hillary Clinton en Algérie était aussi courte qu’essentielle dans la résolution internationale de la crise au Nord-Mali, lundi 29 octobre. La secrétaire d’État américaine a dû déployer une stratégie tout en finesse pour approcher cet acteur essentiel du Maghreb, qui pourrait potentiellement jouer les trouble-fête en cas d’intervention militaire dans le nord du Mali. Hillary Clinton a rencontré le président Abdelaziz Bouteflika pour parler de "la question générale d’Aqmi" (al-Qaïda au Maghreb islamique) et tenter de convaincre l’Algérie de soutenir les efforts de la communauté internationale contre les combattants islamistes du Mali.

Depuis le printemps 2012, profitant de la vacance du pouvoir à Bamako à la suite d’un coup d’État militaire, plusieurs groupes islamistes, dont des militants d’Aqmi, ont pris le contrôle de la moitié nord du Mali.

Ce déplacement de la secrétaire d’État à Alger intervient trois mois après celui du chef de la diplomatie française Laurent Fabius, et avant la visite du président français, François Hollande, prévue en décembre. Ce ballet diplomatique démontre à quel point l’appui de l’Algérie est primordial pour mettre en œuvre le plan de bataille au Nord-Mali, approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies le 12 octobre dernier.

"L’Algérie est certainement l’acteur le plus important de la région", explique Riccardo Fabiani, analyste de l’Afrique du Nord au centre de recherche Eurasia Group basé à New York. "Les États-Unis et la France travaillent dans le même sens : s’assurer que l’Algérie n’est pas en train de semer des obstacles sur le chemin d’une intervention, que ce soit de façon active ou passive".

Des liens complexes avec les Touaregs

Puissance majeure du Maghreb, l'Algérie a développé une grande expertise du Sahel, cette zone subsaharienne intégrant notamment des territoires algériens, mauritaniens, maliens et nigériens.

L’Algérie partage avec le Mali une frontière longue de quelque 1 300 kilomètres, et entretient des rapports complexes avec les acteurs de la région, notamment avec les Touaregs. Pays rival du Libyen Mouammar Kadhafi, il a longtemps cherché à faire contrepoids aux ambitions régionales de l’ex-homme fort de Tripoli.

Or la chute du régime libyen, en 2011, a abouti à une redistribution des cartes dans la région : des combattants touaregs ont fui la Libye pour se réfugier au Niger et au Mali, tandis que des quantités d’armements ont circulé, notamment entre les mains de groupes armés islamistes.

Depuis, l’Algérie s’est toujours montrée sceptique face à toute velléité d'intervention militaire internationale au nord de l’Afrique. Elle s’est opposée, l'an dernier, à l’intervention des pays de l’Otan en Libye et a mis en garde contre toute opération militaire hâtive au Mali.

"La position algérienne est très claire : elle veut éviter toute possibilité d’une intervention militaire. Les Algériens ne souhaitent pas voir débarquer des troupes étrangères dans la région", insiste Riccardo Fabiani, rappellant qu'Alger a joué, au début du mois, un rôle d’intermédiaire entre Bamako et les militants islamistes d'Ansar Dine, pour tenter de trouver une solution négociée à la crise.

L'Algérie "se fait à l’idée, petit à petit"

Lors de son entrevue avec Hillary Clinton, le président Abdelaziz Bouteflika n'aura pas manqué de faire part de ses réticences. À l'issue de leur rencontre, la secrétaire d’État américaine a affirmé avoir "beaucoup apprécié l’analyse du président [Bouteflika], basée sur sa longue connaissance des multiples facteurs qui compliquent la sécurité dans cette région, en proie au terrorisme et au trafic de drogue."

Ensemble, l’Algérie et les États-Unis se sont engagés à poursuivre les discussions avec les Nations unies et les États africains, a poursuivi Hillary Clinton, "pour déterminer quelle est l’approche la plus efficace". La délégation de négociateurs diplomatiques américains qui accompagnait la secrétaire d’État a précisé que l’Algérie "se faisait petit à petit à l’idée" d’une intervention militaire au Mali. Pour leur part, les autorités algériennes n'ont fait aucun commentaire à l'issue de la visite.

D’après la résolution votée au Conseil de sécurité de l’ONU le 12 octobre dernier, les pays de la Cédéao - Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, dont ne fait pas partie l’Algérie -, doivent élaborer d’ici le 26 novembre un plan d’action au Mali. Une intervention militaire pourrait mobiliser 3 000 soldats issus des pays de la Cédéao, aidés du point de vue logistique par la France et les États-Unis. S'il est peu probable que l’Algérie envoie ses propres troupes au Mali, elle pourrait en revanche apporter une aide précieuse aux forces de la Cédéao en mettant à sa disposition les connaissances de ses services secrets.

http://www.france24.com/fr/20121030-alg ... ansar-dine
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CHEBSAURUS
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par CHEBSAURUS »

Hillary Clinton veut rallier l’Algérie à une possible opération militaire au Mali
Par Ursula Soares

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La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a rencontré, ce lundi 29 octobre à Alger, le président Abdelaziz Bouteflika. Suite à son entretien, elle a déclaré avoir eu « une discussion approfondie » sur le Sahel, et en particulier le Mali, dont le nord est occupé par des groupes islamistes. Les Etats-Unis cherchent à obtenir le soutien de l’Algérie à une éventuelle intervention militaire au Mali. Alger n’exclut plus ce principe mais il est peu probable que l'Algérie participe directement à une opération armée.

Lors de son voyage de quelques heures à Alger, Hillary Clinton a rencontré son homologue Mourad Medelci, puis le président Bouteflika, avec qui elle a déjeuné. Officiellement, il s’agissait de consolider le partenariat économique et sécuritaire et d’échanger sur les grands sujets de l’actualité régionale et internationale. C’est finalement le nord du Mali qui a été au cœur des entretiens.

L’indispensable feu vert de l’Algérie

L’un des principaux objectifs de ce voyage de la secrétaire d’Etat américaine était effectivement de convaincre l’Algérie de soutenir une éventuelle intervention militaire internationale dans le nord du Mali. Même si les Américains sont, eux-mêmes, réticents à ouvrir un nouveau front militaire et quand bien même ils souhaiteraient régler la situation par la négociation, l’idée d’une intervention militaire africaine fait son chemin. Mais pour cela, le soutien de l’Algérie est « incontournable », disent les experts.

L’Algérie, en effet, est une puissance militaire majeure de la sous-région ; elle dispose d’une expertise en matière de renseignement et de contre-terrorisme – elle a combattu pendant dix ans le Groupe islamique armé (GIA), dont Aqmi est une émanation – et elle partage, avec son voisin malien, près de 1 400 km de frontière. Si elle ne ferme pas sa frontière sud, la lutte, au nord du Mali, risque d’être vaine. Aujourd’hui, selon de nombreux experts, le ravitaillement des groupes armés se fait essentiellement via l’Algérie. Par ailleurs, l’Algérie doit également donner l’autorisation de survol de son territoire et ses aéroports – notamment celui de Tamanrasset – sont précieux car ils pourraient être sollicités.

Ce sont là autant d’arguments qui pourraient expliquer cette visite de la secrétaire d’Etat américaine – même si rien n’a vraiment filtré des entretiens – et qui ont, sans doute, fait dire à un responsable du département d’Etat, à bord de l’avion de Mme Clinton, que « l’Algérie étant l’Etat le plus puissant du Sahel, elle est devenue un partenaire crucial » et que « l’Algérie doit être au centre de la solution à la crise malienne », a-t-il insisté.

Une participation militaire algérienne peu probable

L’Algérie est hostile par principe à toute présence étrangère – surtout occidentale – dans cette région du Sahel. Elle craint également que le nord du Mali ne devienne un bourbier qui aurait, immanquablement, des répercussions sur son territoire, ou encore que l’opération ne tourne à l’enlisement. Le premier risque, notamment, c’est qu’une fois boutés hors des villes de Gao, Tombouctou et Kidal, les groupes armés se replient sur le sud algérien d’où ils viennent, pour la plupart.

Et puis, vivent en Algérie des populations berbères et des Touaregs (50 000) qu’il faut également ménager. Le chef touareg algérien, Mahmoud Guemama, député de Tamanrasset - région frontalière du nord malien - a estimé, ce lundi 29 octobre, qu’une intervention étrangère dans la région causerait « beaucoup de problèmes aux Touaregs » et qu’Alger devait continuer à s’y opposer et « à privilégier le dialogue ».

L’Algérie, certes, privilégie la négociation et la solution politique. Nous savons, via une médiation discrète, qu’Alger entretient des contacts avec Ansar Dine et avec son chef, Iyad ag Ghali. Mais l’Algérie reconnaît aussi qu’il y a des gens avec lesquels on ne peut pas discuter – les « terroristes » – et qu’il faut donc utiliser la force contre eux.

De fait, l’Algérie dit « oui » à la lutte contre le terrorisme mais n’aime pas parler d’intervention militaire. Elle serait – dit-on – plutôt favorable à des frappes précises menées par les Américains plutôt qu’une intervention massive de troupes de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

France et Etats-Unis « main dans la main »

Pourquoi les Etats-Unis s’impliquent-ils, aujourd’hui, sur ce dossier, à travers cette visite d’Hillary Clinton ? Lors de l’Assemblée générale de l'ONU, à New York, fin septembre, la secrétaire d’Etat américaine avait dit au président français, François Hollande : « Le Mali, c’est vous ! », autrement dit : « On vous laisse gérer ce dossier et on vous suivra. » Alors, aujourd’hui, les Américains agissent-ils, d’une certaine manière, pour le compte des Français, afin de tenter d’amadouer les Algériens ? C’est une question qui se pose. En tout cas, ce qui est certain c’est que cette visite à Alger d’Hillary Clinton s’est faite en coopération et même en coordination avec la France. « On est conscient qu’il faut aider la France et on travaille main dans la main avec elle », confiait à RFI, cet après-midi, un diplomate américain.

Nous savons que les Etats-Unis sont peut-être mieux placés pour faire pression sur l’Algérie. Sur le dossier malien, les Américains ont une ligne assez prudente qui ne déplaît pas à Alger. Par ailleurs, il existe une étroite collaboration militaire et sécuritaire entre les deux pays et puis, bien sûr, il n’y a pas le passif lié à la colonisation comme celui qui existe entre la France et l’Algérie.

Echéances électorales et onusiennes

Ce déplacement d’Hillary Clinton peut aussi s’expliquer par l’élection présidentielle américaine qui aura lieu dans quelques jours, le 6 novembre. Ce n’est pas un hasard si la secrétaire d’Etat américaine est apparue, aujourd’hui, aux côtés du président Bouteflika. Le Mali est devenu un sujet d’actualité américaine. Mitt Romney – adversaire républicain de Barack Obama – en a parlé lors du dernier débat présidentiel. Les deux hommes sont aujourd’hui au coude à coude dans les sondages et le président américain doit montrer que son gouvernement reste ferme en matière de lutte contre le terrorisme et montrer sa détermination.

Certains évoquent aussi une autre raison : l’assassinat de l’ambassadeur américain, Christopher Stevens, en Libye, début septembre, qui a marqué les esprits. Pour beaucoup, il est lié avec ce qui se passe au Mali car, derrière cet assassinat, se trouve la main d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique).

Autre échéance : celle des Nations unies. Le 12 octobre, l’ONU a demandé aux Africains de lui soumettre, avant le 26 novembre, un plan détaillé, en vue d’une intervention armée. Les Etats-Unis et la France sont disposés à fournir un appui logistique, mais il leur faut aussi multiplier les efforts pour arracher le soutien de l’Algérie.

http://www.rfi.fr/afrique/20121029-hill ... -nord-mali


A la Une : l’Algérie a-t-elle changé son fusil d’épaule à propos du Nord du Mali ?



Par Frédéric Couteau

« L’intervention militaire se prépare » : c’est le constat dressé ce matin par le site d’information Guinée Conakry Infos. En effet, les grandes manœuvres diplomatiques continuent en coulisses : « en témoigne la rencontre qui se tient depuis hier à Bamako et impliquant la Cédéao, l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’Algérie, relève le site guinéen. La participation de cette dernière à ce conclave (…) est d’ailleurs illustrative d’une certaine évolution de sa position. Même si le voyage que la secrétaire d’Etat américaine a effectué avant-hier à Alger ne semble pas avoir considérablement fait bouger les lignes du côté d’Abdelaziz Bouteflika. »

En effet, renchérit Fasozine , « Hilary Clinton a-t-elle réussi à faire pencher le cœur du président Abdelaziz Bouteflika ? Rien n’est moins sûr. (…) Alger se fait toujours désirer. Et le président Bouteflika, qui hésite à envoyer son armée au front, préfère encore voir plus clair, estime le site d’information burkinabè, avant de donner son accord pour une participation affirmée dans la résolution de la crise malienne. La situation est certes urgente, mais Alger ne veut probablement pas perdre des plumes dans cette guerre qui ne la concerne pas directement. »

Désaccord entre Paris et Alger

Toutefois, les lignes semblent avoir bougé en Algérie… « Intervention militaire au nord du Mali : Hillary Clinton a-t-elle eu le quitus de Bouteflika ? », s’interroge Liberté. Le quotidien algérien se garde bien de répondre par oui ou par non. Mais, affirme-t-il, « après la résolution adoptée le 12 octobre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU autorisant le déploiement d’une force internationale de quelque 3 000 hommes au Mali et donnant jusqu’au 26 novembre à la Cédéao pour préciser ses plans, la question de l’intervention militaire ne se pose plus. Aujourd’hui, il s’agit de savoir comment va-t-elle se faire et qui y participera. Si Alger n’a jamais exclu cette option, poursuit le quotidien algérien, elle a néanmoins privilégié le dialogue pour donner le maximum de chances à la solution politique. Mais force est de constater, relève Liberté, que la situation, aussi bien sécuritaire qu’humanitaire, se dégrade de jour en jour. »

Le Quotidien d’Oran est encore plus affirmatif : « L’Algérie ne fait plus d’objections à une intervention militaire menée par des forces de la Cédéao au nord du Mali. La participation d’experts algériens à une réunion à Bamako consacrée à l’intervention armée au nord du Mali est une confirmation nette. Sur le fond, du moment que le Conseil de sécurité a avalisé le projet d’intervention présenté par la Cédéao, l’Algérie aurait fait preuve d’irréalisme si elle maintenait une ligne de refus d’une intervention militaire. »

Toutefois, s’interroge le quotidien oranais, quelle forme prendrait la participation de l’Algérie ? « Quand des experts algériens participent à une réunion à Bamako destinée à mettre au point le "concept d’opération", on peut légitimement s’interroger, jusqu’où ira la "participation active" de l'Algérie ? Malheureusement, en l’absence de briefings, on ne peut que spéculer et s’inquiéter, estime Le Quotidien d’Oran, de ce glissement progressif de l’Algérie vers l’intervention. »

En tout cas, ce qui coincerait encore, ce serait notamment les cibles de l’opération militaire. Et là, le désaccord est flagrant entre Alger et Paris, relève El Watan. Un désaccord qui porte sur le groupe Ansar Dine. « Alors que l’Algérie a déjà pris langue avec lui dans l’optique certainement de l’injecter dans un processus de dialogue politique, le gouvernement français considère ce groupe comme une sorte de "filiale touarègue" d’Aqmi qu’il faut absolument combattre, relève le quotidien algérien. Cette idée est défendue par Paris, affirme-t-on au Quai d’Orsay, d’autant qu’Ansar Dine n’a pas encore voulu se démarquer du groupe terroriste. (…) A Alger, le son de cloche est tout autre, note El Watan. On fait même un net distinguo entre Ansar Dine – né en réalité d’une scission du MNLA – et des groupes comme Aqmi ou le Mujao. Pour les autorités algériennes, il n’est tout simplement pas raisonnable d’évoquer l’avenir de l’Azawad sans associer ce groupe au regard de la popularité et de l’influence qu’il a dans la région. »

Conclusion pour El Watan : « au lieu de céder, dans le cas du Nord-Mali, à la tentation qui consiste à taper aveuglément dans le tas ou encore à jeter le bébé avec l’eau du bain, l’Algérie recommande plutôt que l’on définisse au préalable minutieusement les cibles à abattre avant de se lancer dans une offensive militaire. »

L’Algérie trop attentiste ?

Cette stratégie algérienne est qualifiée d’attentiste par certains médias, notamment Le Pays au Burkina, pour qui « l’Algérie se fait courtiser. (…) L’intervention militaire au Nord-Mali se dessine de plus en plus avec certitude. Mais l’Algérie, dont le soutien à une telle opération est important, joue toujours la montre, relève en effet le quotidien burkinabè. (…) Il y a un temps pour tergiverser et s’opposer à un projet et un temps pour se décider. Et l’Algérie gagnerait à rejoindre le camp des interventionnistes, affirme encore Le Pays. Car, tout semble indiquer que l’intervention militaire est la seule solution pour libérer le Nord-Mali des mains des jihadistes. Sur le plan de la négociation, c’est le statu quo. Personne, en tout cas pas les Maliens, ne croit encore à une paix négociée. »

Résultat, estime le quotidien burkinabè, « il est certain que si l’Algérie continue dans cette position, l’histoire se fera sans elle. Dans tous les cas, elle ne peut, à elle seule, arrêter le processus en cours qui enregistre de plus en plus de soutiens de taille dont celui de l’Union européenne. Et ce serait dommage, conclut Le Pays, que l’Algérie se mette en marge de ce processus au regard du rang qu’elle occupe dans la sous-région et au plan international. »


http://www.rfi.fr/emission/20121031-une ... -nord-mali
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par AAF 2020 »

Mali : L’intervention militaire aura lieu au premier trimestre 2013
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L’intervention militaire dans le Nord du Mali pour déloger les groupes islamistes armés qui l’occupent depuis plusieurs mois ne sera pas lancée avant la fin de l’année 2012. En effet, selon le Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya “on peut certainement imaginer une intervention au premier trimestre de 2013″.

Dans un entretien accordé ce jeudi à la chaîne de radio France international(Rfi), il a indiqué que dans le “Nord du Mali, il faut faire plusieurs choses : recouvrer l’intégrité du territoire du Mali par deux voies. La première voie : négocier avec les groupes maliens qui respectent le caractère laïc de l’Etat, qui rejettent le terrorisme et la criminalité transnationale, et confronter les groupes terroristes. Et ces derniers groupes, et je suis d’accord avec le président, il faut les confronter”.

Pour expliquer cette attente de plusieurs mois avant de donner l’assaut militaire contre ces groupes l’ancien président du Burundi a souligné qu’”"il faut à la fois aller vite mais aussi préparer minutieusement cette opération”.

A la question relative à la réticence de l’Algérie pour une intervention militaire au Mali, Pierre Buyoya a estimé que “je crois savoir qu’aujourd’hui l’Algérie aussi adhère progressivement à cette vision globale de ce qu’il faudrait faire pour rétablir l’intégrité territoriale du nord du Mali”.

Le Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel a qualifié le renoncement du groupe d’Ansar Edine à l’application de la charia sur tout le territoire du Mali, sauf à Kidal dans son fief du nord de “déclarations qui vont dans la bonne direction”.

S’agissant du coût financier de l’intervention envisagée dans le Nord du Mali, Pierre Buyoya l’a estimé à plusieurs centaines de millions de dollars tout en assurant que “certainement que c’est une opération qui coûte très chère, c’est évident”.
http://www.algerie1.com/actualite/mali- ... stre-2013/

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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par draganov »

le ministre medelci et le point de vue du gouvernement algérien sur une intervention militaire

[video]http://www.youtube.com/watch?v=P4aVZq0cIC8&feature=plcp[/video]
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par FULCRUM »

En gros même l'ONU ou la Cédéao ne sont plus chaud pour une intervention militaire
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par scorpion-rouge35 »

comme d'habitude les algeriens aprennent la position officiel de leurs pays chez la presse internationale ...
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par AAF 2020 »

Aux origines de la crise malienne (1ére partie): Le refus algérien d’une intervention armée
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Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se sont réunis le 11 novembre en sommet extraordinaire à Abuja, la capitale nigériane, pour entériner un plan d’action qui définit les grands axes de l’intervention militaire dans le nord du Mali afin de restaurer “le rétablissement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire”. En plus des quinze membres de la Cédéao, d’autres pays africains y ont participé en qualité d’observateurs parmi lesquels l’Algérie, représentée par M. Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Questions africaines et maghrébines qui a réitéré la position algérienne sur la question, soit le refus de l’intervention tant qu’existent encore des chances d’aboutir à une solution pacifique. Tout en définissant le projet d’intervention, le sommet privilégie encore le dialogue avec les “groupes armés non impliqués dans les activités terroristes et criminelles et qui acceptent sans condition de reconnaître l’unité et l’intégrité territoriales du Mali ainsi que le caractère laïque de l’État”.
Le plan d’action en question a été exigé le 12 octobre dernier par la résolution 2 071 du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) à la Cédéao et à l’Union africaine afin de créer une force internationale d’assistance aux autorités maliennes pour leur permettre de recouvrer la totalité de leur territoire. Le plan sera donc soumis à l’ONU en vue de l’adoption d’une nouvelle résolution qui permettrait l’intervention de la future force, appelée désormais Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma), dans les zones actuellement sous contrôle des groupes armés du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), d’Ansar Dine, d’Aqmi et du Mujao.
Le Mali, un État souverain, demande à l’ONU une solution à son problème. La Cédéao dont il est membre, le soutient pour rétablir son droit sur son territoire. Vu comme cela, rien ne semble devoir gêner l’Algérie d’autant que le Mali vit une crise humanitaire grave, avec des exécutions sommaires, des déplacements de populations, des destructions du patrimoine national… Or, les autorités algériennes sont opposées à cette éventualité, allant jusqu’à menacer de fermer les frontières avec le Mali bien que l'intervention soit composée de soldats africains. La Libye, le Maroc et la Mauritanie sont aussi opposés à cette option. Alger a subi les pressions internationales (visite d’Hillary Clinton, la secrétaire d’État américaine, de Catherine Ashton, représentante de l’Union européenne à la politique extérieure, de Romano Prodi, représentant spécial de l’ONU au Sahel, de Laurent Fabius) pour le convaincre de participer aux opérations militaires au Mali. Les déclarations américaines et françaises semblant se contredire, beaucoup d’observateurs sont allés dans des spéculations au sujet des “divergences” entre ces deux pays. La volonté d’Alger de donner leur chance aux missions de bons offices, doublée d’une communication zéro a fait croire que notre pays ne serait pas opposé à une intervention s’il s’agissait d’en découdre uniquement avec Aqmi et le Mujao. Puis le 19 novembre dernier, sur les ondes de la radio Chaîne I, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a carrément déclaré que l'option militaire au Mali “est inscrite dans des agendas”, raison pour laquelle il fallait donner la priorité à la solution politique. Généralement, quand on parle d’agenda on signifie “programme de déstabilisation” et on vise le bloc de l’Alliance atlantique. Selon M. Medelci, la solution politique est aussi retenue par la “communauté internationale”, sans préciser laquelle, car il n’y a pas une communauté internationale mais deux : celle du bloc soviétique, de la Chine et des Brics ou celle dominée par l’Alliance atlantique et ses alliés du Golfe ? M. Medelci dit que “la guerre pourrait démarrer sur de bonnes intentions ou alors avoir des visées inavouées. Le résultat sera le renforcement et la propagation des hostilités et leur prolongement dans le temps”, avant d’asséner : “Nous ne voulons pas de guerre dans notre voisinage”. Bonne intention maintenant que l’épine est dans l’œil. Même de concert avec les autres pays du Maghreb, l’Algérie peut-elle s’opposer au rouleau compresseur de l’Occident si l’intervention est réellement inscrite dans son agenda ?

Effet domino du “printemps” libyen
En tout cas, l’Algérie a enfin sorti ce qu’elle avait sur le cœur et lancé le débat sur la crise. D’abord il faut dire que la situation au Sahel est la conséquence directe de ce qui est arrivé en Libye, devenue un arsenal à ciel ouvert pour les groupes armés : ceci pour abonder dans le sens des déclarations de notre ministre des AE, sauf que l’Algérie ne semble pas avoir vu la menace venir et ce, depuis des décennies, voire depuis la mort de Boumediene lorsqu’elle a cessé de jouer son rôle de leader en Afrique du Nord bien que la nature ait horreur du vide. Aujourd’hui, plusieurs observateurs parlent déjà d’un scénario afghan au Sahel. Avant d’apporter les arguments d’une conspiration – et des craintes de M. Medelci – il y a une évidence que nul ne peut nier : pour précipiter la chute de Kadhafi, l’Otan a distribué 20 000 tonnes d’armes et de munitions aux groupes islamistes libyens par l’entremise du ministre de la Défense du Qatar. En septembre 2011, ce ministre fut chargé par l’Otan de récupérer les armes en question mais il a laissé des arsenaux entiers à disposition du groupe islamique combattant en Libye. Le 10 novembre dernier, Mahmoud Jibril, chef de l'Alliance des forces nationales libyennes qui a remporté les élections du 7 juillet 2012, disait sur la chaîne irakienne Al Hurra que le Qatar refusait toujours de récupérer les armes qu’il a distribuées aux groupes rebelles qui ont “libéré” son pays, ce qui signifie que Doha a toujours le contrôle sur ces groupes. En vérité, ce sont les USA et la France qui sont les premiers responsables de cette situation car le Qatar ne peut laisser des armes dans la nature sans blanc-seing. Selon un responsable de l’Otan, 10 000 missiles sol-air auraient également disparu ! Une partie a rejoint la Syrie, et une autre s’est volatilisée dans le désert…
La “révolution” libyenne de 2011 a eu un effet domino sur toute la région : dissémination d’immenses arsenaux dépassant ceux de certains États de la région, apparition de nébuleuses islamistes et séparatistes, fragilisation de l’armée malienne et occupation de sa partie septentrionale. Tout le monde s’est servi dans des arsenaux à ciel ouvert, y compris les groupes qui ont été formés au Mali dans le sillage des Printemps arabes. C’est en octobre 2011 qu’est apparu, comme par hasard, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) avec comme objectif la création d’un État indépendant dans la région Nord du Mali ! À partir du 17 janvier 2012, il mène – conjointement avec Aqmi et Ansar Dine – des attaques contre des casernes et conquiert les principales villes du septentrion malien, dont Kidal, Gao et Tombouctou.
L’alliance contre nature des séparatistes et des islamistes sera de courte durée : ne comptant que quelques dizaines d’éléments, le MNLA ne tardera pas à être bouté des régions conquises. Le profil de ses éléments montre que ce mouvement prétendument séparatiste n’a aucune conviction politique réelle et que sa création s’insère dans un agenda étranger.
http://www.liberte-algerie.com/actualit ... tie-189267

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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par zak53 »

La France offrirait de réviser la dette du Maroc contre son aide au nord Mali
BIZARRRRD ALORS QUE LE MAROC NE FAIT PAS PARTI DE LA CEDEAO :lol!:
http://www.emarrakech.info/La-France-of ... 64908.html
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par tchpako »

zak53 a écrit :La France offrirait de réviser la dette du Maroc contre son aide au nord Mali
BIZARRRRD ALORS QUE LE MAROC NE FAIT PAS PARTI DE LA CEDEAO :lol!:
http://www.emarrakech.info/La-France-of ... 64908.html
ne prend pas ce qu'ils disent les :parano1: eFARrakech.intox ;)
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zak53
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Re: Intervention de l'ANP en dehors de nos frontières

Message par zak53 »

tchpako a écrit :
zak53 a écrit :La France offrirait de réviser la dette du Maroc contre son aide au nord Mali
BIZARRRRD ALORS QUE LE MAROC NE FAIT PAS PARTI DE LA CEDEAO :lol!:
http://www.emarrakech.info/La-France-of ... 64908.html
ne prend pas ce qu'ils disent les :parano1: eFARrakech.intox ;)
wellah ta raison ils vont jamais nous laisser tranquille :rambo5: :rambo4:
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