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Sifax
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par Sifax »

@cesam
Le FLN et le RND doivent être concernés je pense (je peux me tromper), du fait qu'ils sont en plein dans le gouvernement. L'interview qu'a accordé Ouyahya pour Le Monde est une prise de position de l'Algérie et du RND à mon sens.

Un cadre du FFS déclarait à une radio locale:
il (Ahmed Djeddaï, ex-premier secrétaire national du FFS) ajoutera que le pays est en danger et fait face à un double défi. D’une part, sur le plan local où pèse une menace sur la cohésion sociale et, d’autre part, sur le plan régional où l’Algérie fait face à des risques de déstabilisation en raison de la situation trouble que vivent de nombreux pays voisins d’Afrique et de la région arabe. Que faire pour éviter ce genre de scénario ? Le Dr Djeddaï appelle à une mobilisation des électeurs. http://www.lesoirdalgerie.com/articles/ ... 2624&cid=2
Mais c'est vrai que nos partis politiques ne discutent pas "la chose politique", "la question publique" et la raison et toute simple: Ils n'ont pas encore la maturité nécessaire. Le peuple ne s'est pas encore approprié la politique et l’environnement algérien n'est pas ce qu'on qualifie un environnement de culture démocratique.
D'ailleurs le bouillonnement politique sur la seine nationale est dominé par des sujets de crédibilité des élections et ses aspects techniques, des affaires internes des partis et des luttes de za'ama, ou encore du score que vont faire les islamistes... Le sujet politique lui même et les programmes des partis: personne n'en parle pour le moment. D'ailleurs 3% seulement des sondés (sondage d'El-Watan) déclarent qu'ils ont eu connaissance des programmes des partis.

PS: je voudrai juste ajouter que "être offensive" n'implique pas forcement l'ANP. Il faudra être offensive diplomatiquement. L'ANP est certes un outil majeur dans notre diplomatie, mais il y aussi d'autres outils (médias, business et investissements, alliances, aide au développement des régions les plus pauvre, les négociations, oser parfois afficher un NON catégorique aux grandes puissances et bombé le torse...)
Et que pour l'instant, que sa soit sur ce forum ou dans "la majorité" de la presse nationale, faire intervenir aveuglement l'ANP avec des blindés a toujours été signalé comme étant la faute à éviter.
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Amir
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par Amir »

Des prisonniers crient leur détresse

C’est à Achabrache, village abandonné par ses habitants en 2007, que le MNLA maintient en captivité une centaine de militaires, arrêtés à l’issue des batailles pour la prise de Ménaka, Tessalit, Kidal et Tin Zaouatine. Coupés du monde depuis plus de trois mois pour bon nombre d’entre eux, souffrant de maladies contagieuses, de blessures par balle, de sous-alimentation et de manque d’hygiène, ils crient leur détresse.

De notre envoyée spéciale
à Achebrache (nord du Mali)


Depuis le début de la rébellion au nord du Mali, 400 militaires maliens ont été arrêtés par les combattants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Une centaine d’entre eux sont transférés de Ménaka, Tessalit, Kidal et Tin Zaouatine, vers Achebrache, ce village abandonné en 2007 par ses habitants à cause des exactions commises par les militaires maliens. Le village qu’aimait tant feu Brahim Ag Bahanga pour sa verdure et sa beauté au point d’en faire sa résidence. Aujourd’hui, Achebrache n’est que ruines. Des maisons, il ne reste que les murs. Les portes et les toits n’existent plus, alors que les arbres, signe d’un passé fructueux, ne sont plus que des troncs éventrés. Vidé de son âme, le lieu n’est occupé que par les militaires maliens qui ont fait de l’école et de nombreuses demeures des fortifications. La seule construction digne de ce nom reste cette immense caserne en état d’achèvement, réalisée, nous dit-on, pour accueillir les Américains.

La présence de prisonniers dans ces lieux nous interpelle. Le commandant Moussa Ag Ahmed accepte volontiers de nous faire visiter les lieux de détention. «Nous n’avons rien à cacher. Ce sont des militaires arrêtés pendant ou après les combats. Personne ne veut d’eux. Nous n’avons pas les moyens de les prendre en charge convenablement. Ils sont bien traités mais nous voulons qu’ils repartent chez eux. Ni leur gouvernement ni les ONG humanitaires ne s’inquiètent pour leur sort. Vous êtes les premiers à vouloir les rencontrer», déclare l’officier. Il enfile sa kalachnikov et se met à côté du chauffeur d’une Toyota Station.

A l’arrière, deux jeunes munis de kalachnikovs et d’une mitrailleuse. Un autre véhicule du même type, bien armé aussi, est à l’arrière pour sécuriser le convoi. Ce dernier traverse des kilomètres de pistes rocailleuses. «J’ai perdu plusieurs de mes hommes sur cette piste. Les militaires l’ont bourrée de mines antipersonnel. Nous n’avons sécurisé que ce tronçon pour pouvoir passer. Si nous dévions de quelques centimètres, c’est la fin», explique le commandant.

Le nouveau drapeau de l’Azawad, de couleurs rouge, verte et noire avec un triangle jaune, flotte sur toutes les bâtisses en ruine, tandis que sur les grands rochers qui surplombent la route, il est tout simplement dessiné à la main.
Sur notre chemin, de nombreux chars et véhicules militaires, totalement détruits, sont abandonnés. Les quantités énormes de douilles de gros calibres qui jonchent la route montrent la violence avec laquelle le village a été pris aux militaires. «Ici, l’armée a beaucoup résisté. Les échanges de tirs ont duré trois jours après un siège d’un mois. A la fin, les militaires ont pris la fuite vers l’Algérie», raconte un des gardes de l’officier. Il nous emmène vers le premier groupe de prisonniers. Ils sont dans un espace à l’air libre, mais surveillés par plusieurs combattants du MNLA. Ils sont une trentaine, peut-être un peu plus. Parmi eux, deux commandants, un capitaine, trois lieutenants, des sous-officiers et des soldats. Le manque d’hygiène est flagrant. Certains n’arrêtent pas de se gratter.

«Nous voulons juste informer juste informer nos familles que nous sommes en bonne santé. Cela fait presque trois mois que nous sommes ici. Nous mangeons à peine et beaucoup d’entre nous n’ont pu se changer ou prendre une douche», lance un des captifs.
Les poux envahissent les corps des détenus et les murs de leurs cellules
Certains ont les larmes aux yeux. D’autres n’hésitent pas à nous prier, en sanglotant, de faire parvenir leur cri de détresse. La majorité vient de Ménaka et de Tessalit. Tous veulent parler. Ils ont des haut-le-cœur. «Au nom du Seigneur, faites quelque chose pour nous. Nous ne savons pas ce qui se passe à Bamako ni pourquoi notre hiérarchie ne cherche plus après nous. Nous voulons entrer en contact avec nos familles et les rassurer. Nos femmes et nos enfants n’ont pas de nouvelles de nous depuis près de trois mois», témoigne, en larmes, un commandant.

Nos accompagnateurs nous dirigent par la suite vers le deuxième point de détention, situé à quelques kilomètres, que nous traversons difficilement. Au nombre de quarante, les prisonniers sont entassés dans l’ancienne école désaffectée que les militaires avaient détruite vers la fin des années 2000. Les impacts d’armes lourdes sont visibles sur tous les murs.
Les prisonniers sortent un à un de l’école. Ils sont dans un état dramatique. Ils ne cessent de se gratter le corps et la tête. Certains sont blessés ; d’autres, très nombreux, très affaiblis. «Le plâtre qu’ils m’ont mis à la suite de la fracture doit être changé mais ils me disent qu’ils n’en ont pas. Je risque une infection et je souffre le martyre à cause des douleurs. Je veux juste être soigné», déclare un prisonnier d’une voix coléreuse. Il est interrompu par un autre : «Je suis hypertendu et je n’ai pas mes médicaments. Je risque de mourir à tout instant. Pourquoi ne veulent-ils pas me soigner ?» Un autre jeune : «Je me gratte tout le temps. Les poux ont envahi les murs de l’école. Nous sommes tous contaminés et nous n’avons rien pour nous soigner. Nous ne nous lavons pas et nous n’avons pas de vêtements de rechange. Faites quelque chose pour nous.»

Des propos qui encouragent les autres prisonniers à s’exprimer. Tous se plaignent de poux et de morpions. Le manque d’hygiène est flagrant. Un jeune soldat s’avance et exhibe son pied, enflé et infecté. «J’ai été blessé par des éclats de balle. L’infirmier m’a mis juste de la Bétadine. Les douleurs me font souffrir atrocement. Regardez comme mon pied a enflé. Je n’arrive plus à marcher. Il faut que je me soigne», crie-t-il, avant d’être interrompu par un officier : «Je suis asthmatique et je dois utiliser mon aérosol. Parfois, j’ai l’impression de mourir à cause des crises d’asthme, mais ici, ils n’ont rien à me donner.» «Nous ne sommes pas maltraités, mais nous manquons du strict minimum», souligne un détenu, avant que nos accompagnateurs ne décident de mettre fin à la discussion. Ils nous emmènent vers le dernier lieu de détention, à l’autre bout du village. Il s’agit de militaires, mais également de gendarmes arrêtés à l’issue des combats.

Leur état est terrifiant. Vêtements en lambeaux et les pieds nus, ils manquent terriblement d’hygiène. Ici également, ils ne cessent de se gratter la tête et le corps et souffrent d’allergies. «Nous n’avons pas pris de douche depuis des semaines et nous portons les mêmes vêtements depuis plus de trois mois. Nous sommes coupés du monde ; nous voulons juste contacter nos familles pour les rassurer», déclare l’un d’eux.

L’infirmier de la prison intervient. «C’est vrai je manque de tout ici. De sparadrap, de désinfectants, d’antibiotiques et de médicaments antidouleur. Le mouvement n’a pas les moyens nécessaires pour avoir une bonne pharmacie et un médecin. Je travaille avec les moyens de bord, et ils sont vraiment rudimentaires», dit-il, avant qu’un prisonnier ne s’invite brusquement : «Je souffre de mal au ventre depuis des semaines et personne ne veut me donner de médicaments.» Il est subitement poussé par un autre prisonnier qui veut à tout prix parler : «Je ne sais pas ce qui se passe à Bamako, mais je veux juste que les ONG humanitaires se penchent sur notre sort. Nous voulons partir d’ici et retrouver nos familles. De grâce, faites passer le message. Nous sommes en train de mourir à petit feu…»

Des propos poignants, très durs à supporter. Le commandant Moussa se déclare conscient des «conditions extrêmement difficiles dans lesquelles se trouvent les prisonniers. Mais que voulez-vous ? Nous n’avons pas les moyens de leur assurer une prise en charge sanitaire. Leur gouvernement ne veut pas les récupérer et, de notre côté, nous ne pouvons les laisser partir de peur qu’il leur arrive quelque chose en cours de route.» «Nous voulons que les ONG humanitaires viennent leur rendre visite pour qu’elles constatent d’elles-mêmes le traitement qui leur est réservé», note le commandant Moussa Ag Ahmed. Il affirme que le Mouvement a capturé 400 militaires maliens dont le sort «n’inquiète personne». Il s’offusque du silence des ONG humanitaires et du gouvernement de Bamako qui, à ce jour, «ne se sont pas manifestés». Nous quittons les lieux le cœur serré. Ces dizaines de militaires ne savent même pas que leur président, Amadou Toumani Touré, a été renversé et qu’un militaire, comme eux, est au pouvoir depuis le 22 mars dernier.
SOURCE :arrow: http://www.elwatan.com/actualite/des-pr ... 45_109.php
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par l'adjudant/chef »

Après l’enlèvement de sept diplomates au nord du Mali
Mokhtar Belmokhtar "visite" le consulat d’Algérie à Gao


Mokhtar Belmokhtar, un des chefs d'Al‑Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a disparu des radars ces derniers mois, refait surface à la faveur de la crise au nord du Mali. Selon l’AFP, Mokhtar Belmokhtar est arrivé avec ses partisans à Gao dans la nuit de vendredi à samedi. « Belmokhtar et d'autres islamistes ont rencontré ici des religieux. Ils n'ont pas caché leur identité. Ils ont dit qu'ils sont pour la religion, la chariâa. Ils ont dit aussi qu'ils vont tout faire pour consolider l'entente entre les musulmans du nord du Mali », a déclaré un témoin, fils de l'imam d'une mosquée de Gao, cité par l’AFP.
http://www.tsa-algerie.com/divers/mokht ... 20236.html
c'est pas l'arme qui tue mais l'être humaine qui tir sur la gâchette

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Boussouf
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par Boussouf »

@Palmier Dattier, merci pour ta contribution qui a le mérite de rappeler que dans cette crise malienne, les enjeux sécuritaires ne doivent pas être détachés des enjeux économiques et notamment énergétiques et miniers. Comme l'ont rappelé des frères forumistes, l'enjeu stratégique fondamental pour les Occidentaux est de bloquer les sources énergétiques et minières africaines (minerai de fer, uranium) devant la Chine. Dans le cadre de ce grand cercle, il y a aussi d'autres cercles plus petits mais qui nous concernent directement, c'est notamment la volonté française d'empêcher l'Algérie de devenir une puissance régionale. Et pour cela, la France est prête à jouer toutes les cartes à sa disposition à commencer par la zizanie qu'elle cherche à entretenir entre l'Algérie et les pays voisins du Sahel et en finissant par l'instrumentalisation des revendications régionalistes en Algérie même.

C'est en tenant compte de ce facteur géopolitique grave que je ne partage pas ta position favorable au séparatisme des Touaregs de l'AZAWAD. 1. Une telle position mettrait l'Algérie en contradiction avec ses principes diplomatiques dont le principe de respect de l'intanginbilité des frontières héritées de la colonisation. 2. Une telle position ferait passer l'Algérie pour un pays anti-africain (antinoir) dans la mesure où le soutien aux Touaregs et aux Maures apparaîtrait comme une positon raciste et c'est l'argument que la France utilise pour semer la zizanie entre l'Algérie est les pays voisins. 3. Une telle position isolerait notre pays au sein de l'Union africaine qui n'acceptera jamais la partition du Mali. 4. Une telle position risque de se retourner un jour contre notre pays. Comment résister à la manipulation par la France d'une revendication autonomiste voire indépendantiste des Touaregs d'Algérie si on soutient aujourd'hui l'indépendance de l'AZAWAD ? 5. La question de l'indéppendance de l'AZAWAD n'a rien à voir avec la question de l'indépendance du Sahara occidental. Ce dernier ne faisait pas partie du territoire du Maroc lorsque ce pays a accédé à l'indépendance en 1956. C'est justement l'attachement au principe de l'intangibilité des frontières qui permet à la diplomatie algérienne d'avoir une position forte en Afrique contre les thèses marocaines. 6. Le fait que le MNLA ne semble pas contrôler son propre territoire "libéré" prouve bien, contrairement à ce que tu sembles penser, qu'un Etat Azawad indépendant n'est nullement une garantie de sécurité à nos frontières. Les miliciens du MNLA n'ont même pas été capables d'empêcher l'enlèvement de notre consul et des six fonctionnaires du consulat algérien à Gao!

Je terminerai en rappelant le plus important à mes yeux pour le moment: SAUVER NOS COMPATRIOTES et pour cela, s'il faut coopérer avec le diable, je le ferai. Mais parallèlement à cela, l'Algérie doit se préparer avec les autres pays du champ à une intervention musclée contre les groupes djihadistes au nord du Mali. Même si elle doit impliquer le MNLA sur le terrain, cette action doit avoir lieu avec l'aval du gouvernement central malien dès qu'il sera constitué et dans un cadre africain clair et net. Après l'élimination des groupes terroristes, l'Algérie pèsera de tout son poids pour un règlement politique de la crise malienne qui assure autonomie et développement de l'Azawad et en même temps l'unité territoriale du Mali.

philipides7
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par philipides7 »

Urgent : Mali : Les diplomates algériens libérés

Les sept diplomates algériens enlevés jeudi à Gao viennent d’être libérés par leur ravisseurs, avons nous appris de notre journaliste au nord du Mali, salima Tlemçani.


Boualem Sias, consul d’Algérie, cinq de ses fonctionnaires et le représentant de la communauté algérienne à Gao ont été libérés dimanche, en milieu de matinée.

Les diplomates algériens ont été enlevés jeudi à Gao, ville du nord-est du Mali, par un groupe islamiste qui a pris d’assaut le consulat d’Algérie de cette ville.
http://www.elwatan.com/actualite/urgent ... 91_109.php

Fennecdz
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par Fennecdz »

Très bonne nouvelle ! :cheers:

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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par philipides7 »

Oui c'est certainement une excellente nouvelle si ça se confirme Inchallah.
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par krimbelkacem »

Inchallah, sa serait une très bonne nouvelle

A confirmer quand même :angem:

philipides7
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par philipides7 »

Le Niger n'y va pas par quatre chemins...
Mali: l'heure est pour une intervention militaire au nord (Bazoum)

ALAKHBAR (Nouakchott) - Les pays du champ, à travers le CEMOC, doivent aujourd'hui "organiser la confrontation militaire avec les groupes terroristes et leurs amis irrédentistes sécessionnistes", a déclaré ce dimanche à Nouakchott le ministre nigérien des affaires étrangères et de la coopération, Mohamed Bazoum.

"Cette confrontation est rendue inévitable par l'occupation de toute la zone Nord du Mali et surtout la proclamation de l'indépendance de l'Azawad rejetée par l'Union Africaine, la CEDEAO et les Nations Unies", a ajouté le ministre devant ses collègues des pays du champs.

" La CEDEAO est en train de mobiliser sa force en attente et de s'organiser en vue d'une intervention militaire au Mali en vue d'aider ce pays frère à recouvrer l'unité et l'intégrité de son territoire. Il me semble que nous avons là une occasion en or de réaliser certains des grands objectifs stratégiques que nous avons toujours eu en vue en nous proposant de mutualiser nos efforts pour lutter contre le terrorisme et tous les facteurs d'instabilité prévalant dans notre espace. Le moment est peut-être venu de mettre fin à cet état d'enclave désertique qu'est devenu le nord Mali et dont la vocation est de contrarier structurellement les efforts de développement de nos pays respectifs", a affirmé le ministre dans son allocution.

Le ministre nigérien a rappelé "la nécessité d'un combat plus frontal contre les terroristes et leurs alliés du MNLA car pour nous le lien est évident entre les deux groupes. Ces derniers se nourrissent les uns les autres, s'approvisionnent aux mêmes sources, entretiennent des relations avec les mêmes groupes criminels et ont le même objectif : la déstabilisation de la région et la transformation du Sahara en espace de trafiquants au bénéfice de quelques individus".
http://fr.alakhbar.info/3318-0-Mali-lhe ... azoum.html
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par scorpion-rouge35 »

L’ANP doit-elle intervenir au Mali ?

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L’Algérie interviendra-t-elle militairement pour libérer ses diplomates kidnappés par les terroristes d’AQMI ? Si la tentation est forte et justifiée, les risques d’une intervention en terre malienne sont néanmoins incommensurables.

Pour l’heure, la «religion» du gouvernement algérien semble toute faite : l’Algérie privilégie, dans le conflit malien, la «voie du dialogue», une «solution politique» et s’oppose à toute intervention étrangère au Mali. La «sienne» y compris. Ahmed Ouyahia, le Premier ministre, l’a réaffirmé, jeudi, sans ambages, quelques heures seulement après l’enlèvement des six diplomates algériens. «A chaque fois, dit-il, qu’un acteur étranger joue un rôle essentiel, c’est un dérapage programmé, immédiat ou six mois plus tard (lire Le Monde de jeudi passé, ndlr).»

Les représentants de l’Etat algérien (au Mali) seront-ils pour autant abandonnés à leurs ravisseurs ? Le «précédent» créé, en 2005, lorsque deux diplomates algériens, Ali Belaroussi, et Ezzedine Ben Kadi, en poste en Irak avaient été kidnappés et exécutés par Al Qaîda, risque en effet de faire tache d’huile. L’armée algérienne envisage-t-elle une intervention «chirurgicale», dans un pays en conflit, et avec qui l’Algérie partage un «ventre mou», près de 1000 kilomètre de frontières ?

A-t-elle les moyens, logistiques et technologiques pour intervenir dans un des plus grands déserts du monde, le Tanezrouft en l’occurrence, avec ses 600 kilomètres d’immensités, du nord au sud ? L’Algérie a-t-elle par ailleurs intérêt à se faire «va-t-en-guerre», à sous-traiter une intervention militaire au Sahel pour le compte de ses alliés occidentaux ? Des «alliés» qui rechignent à toute perspective d’une intervention militaire lourde dans la région infestée par Al Qaîda. Signe avant-coureur d’une intervention imminente, le quotidien El Khabar rapportait dans son édition d’hier que des troupes d’élites de l’armée et du DRS sont déjà à pieds d’œuvre à Tamanrasset. Les bases aériennes du Grand Sud, lit-on dans le même quotidien, ainsi que toutes les unités aéroportées de l’armée – plus de 3000 éléments –, et de la Gendarmerie nationale ont été mise en état d’alerte maximum, et ce, dès jeudi.
Mohand Aziri

http://www.elwatan.com/une/l-anp-doit-e ... 44_108.php
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FENNEC
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par FENNEC »

Bonjour à tous et longue vie à Forces DZ. :cheers:

A mon humble avis, les Touareghs et Les Tangos ont pris la menace trés au sérieux, que nos troupes et les moyens en place aux frontières, d'une intervention imminente de l'ANP.
C'est pas dans leur habitudes de rentre des otages aussi rapidement. :parano1:
Maintenant, il faut préventiment faire des frappes chirurgicales et des interventions punitives, pour lever l'affront. :mili1:
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par draganov »

tre bonne nouvelle ,incha'allah il vont nous confirmé ça le plus rapidement possible
mais reste aussi un tre grand risque de l'autre coté de la frontière malien,la présence en force de aqmi (homme et matériel ) .
et malheureusement pas que le mali la lybie aussi ,ils ont bâtit des base solide ,et leur objectif est connu de tous ces l'algerie
certes A.N.P ne veut pas être entraîné dans un bourbier,mais en face ont na une armée qui na pas du tout les moyen de les combattre (armée malien)
donc ma question est: ont ne peu pas resté passif pendant que cest halouf sont entrain de se réorganisé dans cest pays , les coût de filet fait part nous service de sécurité a ces frontière le montre bien, arme de tout genre récupéré ,quelle doit être latitude face a cette menace ?
ont peu même imaginé qui sont capable de frappé des position algérien au sud et se replie derrière ces frontière.
Inna Lileh wa Inna Ileyhi Raji3oun Allah yer7amkom khawti Lamine o Mahieddine

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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par Palmier Dattier »

J'espère que l'annonce par El Watan de la libération de nos otages se confirmera dans les heures qui viennent. Si c'est le cas ce sera une démonstration époustouflante de nos capacités à peser sur la situation au Mali et en accord avec les frères forumistes cela est certainement du à la mobilisation de nos militaires dans le sud pret à frapper les ravisseurs et leurs complices de quel que bord que ce soit, pro gouvernementaux maliens, islamistes modérés targuis, djihadistes radicaux ou touarègues du MNLA.

@Boussouf Abdelkader. Merci de nous rappeler ce qui est la position traditionnelle de notre pays en ce qui concerne le Mali. Je dirai pour ma part que ce que tu décris est l'option A des solutions pour le Mali. Mais la diplomatie ne se fait pas uniquement que dans les chancelleries et quand elle est dépassée par les faits sur le terrain on n' a plus que deux choix: se cramponer à ses désirs en approfondissant la crise NORD malienne avec toutes les conséquences sur nos frontières sud; chercher des solutions alternatives pour répondre à une situation de facto et sortir d'un conflit que tout maintenant annonce structuret et permanent, en rejettant le plus loin possible à notre périphérie (c'est à dire au sud de l'Azawad) les mouvements jihadistes.
Ce que je décrivais dans mon post précédent relevait bien plus d'un scénario B répondant à une partition de fait du Mali.Face à cette situation qui ne fera que s'amplifier il n'y a d'autre solution que d'accompagner les touarègues dans leur mouvement d'indépendance. Quant au principe d'intangibilité des frontières cher à l'OUA, il est régulièrement violé dans le cas du Conflit sahraoui, dans celui du sud soudan, dans celui de l'Erythrée etc...Dans ma réflexion ce ne sont pas les formes diplomatiques qui me préoccupaient tant mais les différents scénari possibles et leurs implications sur la sécurité du pays et de ses frontières septentrionales.

En conclusion je dirai que de l'évolution militaire sur le terrain et de l'adhésion des populations targuies à l'idée d'indépendance dépendent maintenant l'évolution de l'avenir institutionnel du Mali. Et de ce point de vue, je suis moins optimiste que toi. Lorsque l'idée d'indépendance et de liberté s'emparent d'une entité qui se découvre nationale rien, absolument rien ne pourra arreter de tels sentiments que cela soit de belles paroles diplomatiques ou des chars. Et c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par obi_one »

لى صعيد ميداني، قال شهود عيان من منطقة ''عين نيسي'' وهي قرية في مالي يمر عبرها تجار المقايضة تقع على مسافة 50 كلم من الحدود بين الجزائر ومالي، إنهم سمعوا أصوات تحليق مكثف للمروحيات وانفجارات قوية وإطلاق نار كثيفا دام عدة ساعات منذ فجر يوم الخميس، ويرجح أنها لقصف جوي تقوم به قوات جزائرية ضد جماعات مسلحة حاولت السيطرة على طريق يربط الجزائر بمالي.
source el khabar
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Re: Conflit des Azawad au MALI

Message par krimbelkacem »

C'est inquiétant, mis a part el watan, aucune confirmation :twisted:... ni TV, ni dépèches...

Espérons que cela ne soit pas une petite rumeur :evil:
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