Actualité au Moyen-Orient

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numidia
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Re: Actualité au Moyen-Orient

Message par numidia » 14 mai 2018, 21:51

oui, absolument, à la t^te de ces royaumes il y a des esclaves en effet

c'est un état d'esprit
qui se perpétue à travers les générations
finalement tout le monde ne peut pas être un "homme libre" ;)
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numidia
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Re: Actualité au Moyen-Orient

Message par numidia » 15 mai 2018, 15:10

extrait de:
Le projet d’un «Nouveau Moyen-Orient»
avec NB du site Cet article publié initialement en 2006 demeure une analyse importante pour comprendre la géopolitique actuelle au Moyen-Orient.

[...]

178710868_73d7566418.jpg
Note : La carte ci-dessus a été préparée par le Lieutenant-colonel Ralph Peters. Elle a été publiée dans le Armed Forces Journal en juin 2006. Peters est colonel retraité de l’Académie Nationale de Guerre US. (Carte sous Copyright 2006 du Lieutenant-colonel Ralph Peters).

Bien que la carte ne reflète pas officiellement la doctrine du Pentagone, elle a servi dans un programme de formation au Defense College de l’OTAN pour les officiers supérieurs militaires. Cette carte, ainsi que d’autres cartes semblables, a servi à la National War Academy aussi bien que dans les cercles de planification militaire.

Cette carte du » Nouveau Moyen-Orient » semble reposer sur plusieurs autres, dont des cartes plus anciennes des frontières potentielles du Moyen-Orient remontant à l’ère du Président US Woodrow Wilson et de la Première Guerre Mondiale. Cette carte est exhibée et présentée comme une invention du Lieutenant-Colonel retraité (de l’armée US) Ralph Peters, qui pense que les frontières remodelées de la carte résoudront totalement les problèmes du Moyen-Orient contemporain.

La carte du » Nouveau Moyen-Orient » était un élément clef du livre du Lieutenant-Colonel retraité, Ne jamais abandonner le combat, qui a été diffusé au public le 10 juillet 2006. Cette carte d’un Moyen-Orient refondu a aussi été publiée, sous le titre Frontières de sang : À quoi ressemblerait un meilleur Moyen-Orient, dans le Armed Forces Journal des militaires étatsuniens avec le commentaire de Ralph Peters. (5)

[...]

:arrow: https://www.mondialisation.ca/le-projet ... rient/4126
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
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Chifboubara
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Re: Actualité au Moyen-Orient

Message par Chifboubara » 15 mai 2018, 16:56

Mervi Numidia, un autre document à lire absolument :
La dynastie wahhabite et le bradage de la Palestine 1/2, par René Naba
https://www.les-crises.fr/la-dynastie-w ... rene-naba/
Illustration : Document de renonciation à la Palestine en faveur des «malheureux juifs» signé par Abdel Aziz Al Saoud, fondateur de la dynastie wahhabite et remis au délégué de Grande Bretagne Sir Percy Cooks.

Traduction : «Au nom d’Allah, le très miséricordieux, Moi, Sultan Abel Aziz Ben Faysal, Ibn Abder Rahman Al Faysal Al Saoud, admet et reconnaît mille fois à Sir Percy Cooks, délégué de Grande Bretagne, qu’il n’y a pas pour moi aucun empêchement à offrir la Palestine aux malheureux juifs ou tout autre, selon ce que décidera la Grande Bretagne, dont je ne contesterai pas la décision jusqu’à la fin du Monde».

1- UN ROYAUME FONDÉ SUR UNE IMPOSTURE.
Esclave des Anglais au XX me siècle, la dynastie wahhabite a bradé la Palestine pour l’acquisition d’un trône; Sous dépendance américaine au XXI me siècle, pour la survie de son trône, et en dépit de ses protestations formelles, elle a souscrit, par sa connivence tacite, à la reconnaisance de Jérusalem comme capitale d’Israël, terme ultime de la phagocytose de la Palestine. Toute honte bue, elle ira jusqu’à adouber l’artisan du «Muslim Ban», Donald Trump, le président le plus xénophobe de l’histoire américaine, abondant le complexe militaro industriel américain d’un budget de 380 milliards de dollars afin de s’épargner les foudres de la justice américaine pour son implication dans le raid terroriste du 11 septembre 2001 en vertu de la Loi Jasta.

http://www.madaniya.info/2015/01/05/esc ... saoud-1-2/
http://www.madaniya.info/2015/01/07/esc ... saoud-2-2/
Près de cent ans après son surgissment sur la scène internationale, la dynastie wahhabite, le plus fidèle allié des puissances occidentales, l’allié souterrain d’Israël, l’ennemi le plus acharné du Mouvement National Arabe, le plus résolu dans son combat contre la notion même de «libération», l’incubateur absolu du terrorisme islamiste takiriste éradicteur, un des grands incendiares de la planète, se révèle comme la dynastie la plus calamiteuse et la plus maléfique pour le Monde arabe et l’Islam.

Cent ans après la promesse Balfour, le «Foyer National Juif» est ainsi devenu largement de son fait le «Grand Israël» et la Palestine un bantoustan palestinien sous la coupe israélienne. Un résultat qui témoigne de la puissance du lobby juif en Occident, de la tétanie qui saisit le Monde occidental devant le fait juif, conséquence de son implication dans le génocide hitlérien, auquel ni les Palestiniens, pas plus que les Arabes ou les Musulmans n’ont pris part.

Bafouant la légalité internationale, le grand Israël apparaît ainsi rétrospectivement comme une compensation sur un bien d’autrui, plus précisément des Palestiniens des turpitudes occidentales avec la connivence des roitelets du Golfe.

A tous égards, la reconnaissance unilatérale américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël, au mépris des résolutions constantes de l’ONU, en l’absence de toute solution, passera dans l’histoire comme une marque d’infamie des pays occidentaux. La fin de leur rôle prescripteur sur le plan moral. Une souillure morale indélébile. Le point de basculement du conflit palestinien sur de bases nouvelles se cristallisant autour du noyau dur de la contestation de l’ordre hégémonique israélo-américain dans la zone. L’ultime geste de puissance d’un empire américain sur la voie du déclin.

Ci joint la datation par carbonne 14 de la dynastie wahhabite.
L’Arabie saoudite est le pays au monde qui invoque le plus quotidiennement Allah, mais cette incessante invocation divine paraît sans effet devant la démagogie de ses dirigeants, de même que leur nanisme politique, à en juger par l’état de décomposition du Monde arabe dont elle est grandement responsable.
La dynastie wahhabite a en effet fondé sa légitimité sur une imposture. Le Royaume est certes la terre de la prophétie, mais il n’est nulle part écrit qu’elle doit être la propriété de la famille Al Saoud.
Mieux, dans l’ordre de la forfaiture, le clan Salmane s’est particulièrement distingué. Foulant au pied le sacro-saint principe de la dévotion du pouvoir selon la loi de la primogéniture, qui confère le pouvoir à l’aîné de la génération la plus ancienne, Salmane a imposé son propre fils comme prince héritier.
Opérant une révolution dans l’ordonnancement présumé immuable du dogme wahhabite, il a ainsi fait passer l’Arabie saoudite du «Royaume des fils d’Abdel Aziz» au «Royaume des fils de Salmane».
Pour la survie de son trône, au prétexte de combattre le chiisme iranien, la dynastie wahhabite a bradé la Palestine, pressé de s’abriter de sa forfaiture en se plaçant sous la coupe de ce que ses prédicateurs dogmatiques ont longtemps considéré comme l’ «usurpateur de la Palestine».

2- LE FOSSOYEUR DE LA CAUSE NATIONALE ARABE
Le Gardien des Lieux Saints de l’Islam a certes financé la promotion de l’Islam à travers le monde, mais son prosélytisme religieux tous azimut s’est souvent confondu avec une instrumentalisation politique de la religion comme arme de combat contre les ennemis de l’Amérique, notamment l’athéisme communiste, au détriment des intérêts stratégiques du Monde arabe.
Le chef de file de l’Islam sunnite a porté le fer aux quatre coins de la planète pour le compte de son protecteur américain, mais le bailleur de fonds des équipées militaires américaines dans le tiers monde -de l’Afghanistan au Nicaragua, à l’Irak, à la Syrien au Liban, voire même l’Algérie- n’est jamais parvenu à libérer l’unique Haut Lieu Saint de l’islam sous occupation étrangère, la Mosquée d’Al Aqsa de Jérusalem, au point que son leadership est désormais concurrencé par le nouveau venu sur la scène diplomatique régionale, l’Iran, et contesté par ses anciens pupilles djihadistes.

Le protégé de l’Amérique, auteur de deux plans de paix pour le Proche orient, n’a jamais réussi à faire entériner par son protecteur américain et son partenaire israélien les propositions visant à régler le conflit israélo palestinien, ni à prévenir l’annexion rampante de Jérusalem, ni la judaïsation de la 3eme ville sainte de l’Islam, pas plus qu’il n’a pu éviter le basculement des grandes capitales arabes hors de la sphère sunnite, dans le giron adverse: Jérusalem sous occupation israélienne, Damas sous contrôle alaouite et Bagdad enfin sous partage kurdo Chiite.

Le plus riche pays arabe, membre de plein droit du G20, le directoire financier de la planète, a dilapidé une part de sa fortune à d’extravagantes réalisations de prestige et à la satisfaction d’invraisemblables caprices de prince, sans jamais songé à affecter sa puissance financière au redressement économique arabe ou au renforcement de son potentiel militaire, bridant au passage toute contestation, entraînant dans son sillage le monde arabe vers sa vassalisation à l’ordre américain.

La dynastie wahhabite, détournant les Arabes et les Musulmans de leur principal champ de bataille, la Palestine, dans de furieux combats en Afghanistan, n’a jamais tiré un coup de feu contre Israël, au point que le meilleur allié arabe des États Unis apparaît, rétrospectivement, comme le principal bénéficiaire des coups de butoir israélien contre le noyau dur du monde arabe, et Israël, comme le meilleur allié objectif de la monarchie saoudienne.

En 89 ans d’existence, ce pays de passe droit a été gouverné par sept monarques (Abdel Aziz, Saoud, Faysal, Khaled, Fahd, Abdallah, Salmane), mais, à une période charnière de l’histoire du monde arabe, à l’ère de l’optronique, de la balistique, du combat disséminé et de la furtivité de basse tension, aucun des sept monarques n’était détenteur d’un diplôme universitaire, tous formatés dans le même moule de la formation bédouine et de l’école coranique.

A l’instar des autres pétromonarchies gérontocratiques du Golfe, soit le tiers des membres de la Ligue arabe et les deux tiers de la richesse nationale arabe, alors que la théocratie voisine iranienne a, d’ores et déjà, accédé au statut de puissance du seuil nucléaire.
En 89 ans d’existence, malgré les turbulences, la famille Al Saoud a réussi à sauvegarder son trône, mais plongé la zone dans une sinistrose quand Israël sinistrait la zone.

3 – LA CAPITALISATION D’UNE RENTE DE SITUATION SUR UNE POSITION MAXIMALISTE DE LA QUESTION PALESTINIENNE.
L’Arabie saoudite a capitalisé une rente de situation sur une position maximaliste à connotation antisémite sur le conflit israélo-arabe, au cours du premier demi siècle de son existence, pour finir par détourner les combattants vers l’Afghanistan, à cinq mille km du champ de bataille de la Palestine, dans la décennie 1980, par une instrumentalisation de l’islam contre arme de combat contre l’athéisme soviétique, avant de basculer, pour la survie du trône wahhabite, vers une normalisation rampante avec Israël, à la mesure de l’annexion rampante de la Palestine par l’État Hébreu, pour la survie du trône wahhabite au prétexte de combattre l’Iran schismatique chiite.

Au delà de toute décence, Salmane, un des plus gros collecteurs de fonds pour les djihadistes via le groupe As Charq Al Awsat, blanchira Donald Trump, l’artisan du «Muslim Ban», de sa politique xénophobe et sabordera le Conseil de Coopération du Golfe, le syndicat des six pétromonarchies, pour se défausser sur le petit Qatar du rôle d’incubateur absolu du djihadisme erratique.

4- DE L’INSTRUMENTALISATION DE LA RELIGION ET DU BON USAGE DU RITUEL MUSULMAN
Sans vergogne, la monarchie wahhabite a instrumentalisé l’Islam à des fins politiques pour assouvir sa mégalomanie, plutôt que de favoriser la promotion de l’Islam au terme de XV me siècle de sujétion coloniale et de léthargie ottomane.
Incubateur absolu du djihadisme erratique, le Royaume particulièrement sous le leadership du clan Sideiry a grandement contribué, au même titre que les puissances coloniales occidentales, à la dévastation du Monde arabe. Pour la survie du trône et la pérennité d’une dynastie wahhabite, décriée dans de larges fractions du quart monde.

Sans le moindre scrupule, il instrumentalisera la symbolique du Ramadan pour la satisfaction de sa soif vindicative.
Dans cette perspective, le mois du Ramadan 2017 a constitué une aubaine politique pour le Royaume qui mettra à profit ce mois de jeûne de sacrifice et d’élévation vers Dieu pour assouvir son bellicisme engageant la guerre contre le petit frère wahhabite du Qatar, en superposition à sa guerre contre le Yémen. Avec dans la foulée l’intronisation à la date symbolique du 21 juin, coïncidant avec Laylat Al Qadar, La «Nuit du Destin», du propre fils du Roi, Mohamad Ben Salmane, comme prince héritier du royaume. Un personnage impulsif, impétueux, impénitent et impotent à en juger par le double désastre qu’il a infligé à son pays au Yéme, contre le Qatar. Et dans gestion hasardeuse du dossier Saad Hariri.

Daech déjà avait utilisé la symbolique du Ramadan pour proclamer son projet de califat Islamique s’emparant de Mossoul, le premier vendredi du mois de Ramadan 2014.

L’appropriation d’une religion planétaire, son interprétation dans un sens ultra restrictif, régressif et répressif ainsi que son instrumentalisation à des fins politiques au service des anciens colonisateurs du Monde arabe et musulman, relève de l’imposture.
Le Royaume vit un état de schizothymie, avec une très grande complaisance des «Grandes Démocraties Occidentales» pour les turpitudes de la dynastie wahhabite. Au point que ce pays dirigé par une caste la plus misogyne du monde siège depuis 2017 à la «commission des droits des femmes de l’ONU».

5 – LE PATRIMOINE GÉNÉTIQUE DU POUVOIR ROYAL AUX MAINS DES AMÉRICAINS.
D’Abdel Aziz, fondateur du Royaume, à Fahd, 5eme monarque, affligé une dizaine d’années d’hémiplégie, impotent à une période charnière de l’histoire du Golfe (1995-2005) marquée par la rupture avec Oussama Ben Laden, chef d’Al Qaida et la 2eme guerre du Golfe contre l’Irak; A Abdallah, 6eme monarque, atteint d’une lourde cardiopathie, au Prince héritier Sultan, inamovible ministre de la défense pendant 40 ans, en traitement prolongé pour un cancer généralisé, et son éphémère successeur Nayef, inamovible ministre de l’intérieur pendant trente ans, au Prince Salmane, le nouveau prince héritier, tous les dignitaires du royaumes ont été hospitalisés aux États-Unis et leur patrimoine génétique se trouvent ipso facto en dépôt auprès de l’administration hospitalière américaine.

D’autres autocrates arabes ont certes emprunté le chemin de Washington pour assurer leur survie sanitaire, tels le Roi Hussein de Jordanie atteint de cancer ou le Général Omar Souleymane, ancien chef des services de renseignements du président égyptien Hosni Moubarak, mystérieusement décédé à son admission à l’hôpital ou encore le chef de l’OLP en personne, Yasser Arafat, dans un hôpital français, mais nulle part ailleurs qu’en Arabie saoudite le pèlerinage médical américain n’ a été érigé en système.

Un signe indiscutable de la dépendance wahhabite à l’égard de l’administration américaine, qui connaît ainsi, biologiquement, les forces et faiblesses des principaux gardiens du dogme de l’Islam, une religion fédérant le cinquième de la population de la planète, détenteurs de surcroît des principaux gisements énergétiques du monde, la religion de l’univers consumériste.

6 – UNE DYNASTIE LIBIDINEUSE:
A – Le Roi Saoud: 43 épouses, 115 enfants/ Le Roi Abdel Aziz : 38 épouses, 63 enfants.
L’attrait pour le sexe a, semble-t-il, constitué la marque de fabrique de la dynastie libidineuse d’Al Saoud. Saoud a marqué une nette préférence pour la gente féminine, toutes configurations confondues, dépassant dans ce domaine la totalité de sa fratrie.

Selon les documents officiels, Le 2ème Roi d’Arabie a épousé 43 femmes laissant une abondante progéniture de 115 enfants: 53 garçons et 62 filles.
Son père, Abdel Aziz, le fondateur du Royaume, avait ainsi pour coutume de passer une nuit d’amour avec une femme, -une seule et unique nuit d’amour-, avant de la congédier. Les plus chanceuses avaient droit à plusieurs nuits consécutives avant d’être rejetées dans l’anonymat.

Ni l’épouse de son frère Mohamad, ni la veuve de son frère Saad, pas plus que la veuve de son ennemi intime, Saoud Ben Rachid, gouverneur de Hael, n’ont été épargnées par sa fougue. À peine avait-il conquis Haël qu’il s’empara de la veuve d’Ibn Rachid, Fahida Bint Al Assi Ben Kleib Ben Chreim Al Rachid, pour lui faire un enfant qui n’est autre qu’… Abdallah, l’ancien Roi d’Arabie.
Abdel Aziz a ainsi honoré, sans discontinuer, ses 38 femmes, outre un nombre incalculable d’inconnues, enrichissant le royaume d’une progéniture de 63 enfants. Un chiffre qui ne tient compte ni des enfants morts en bas âge, ni des enfants morts-nés.
Le plus étrange est que le Roi Abdel Aziz, à demi aveugle, paralytique, sur fauteuil roulant, a réussi le tour de force de continuer à procréer: Moukren, Hazloul, Hammoud, Abta et Tarfa, sont le fruit de ses amours septuagénaires, un des miracles du fondateur du Royaume .

B- Le Roi Abdallah : 21 épouses, 63 enfants
La virilité ne se limite pas au père fondateur du Royaume. Le roi Abdallah, récemment décédé, a fait preuve de ses grandes capacités génésiques engendrant, à 75 ans, un garçon Bandar, né en 1999, de son épouse la princesse Haifa El Mehanna. Bandar est le 63 ème enfant du Roi Abdalah, issus de 21 épouses.

C- 500.000 dollars pour 15 minutes de conversations avec Kristen Stewart et un million de dollar pour une nuit espérée avec Brigitte Nielsen
L’obsession sexuelle n’était pas l’apanage des pères fondateurs du Royaume. Fils et petits fils étaient animés des mêmes pulsions. Leur exploit résidait dans la compétition à laquelle ils se livraient sur les dollars déversés sur les beautés Hollywood. Des récits sans fin. Inimaginables. Sur leur bêtise et leur inconsistance.

Harvey Winston, un ancien garde de corps, raconte qu’un prince saoudien lui a proposé 500.000 dollars pour avoir l’honneur de bavarder avec son idole Kristen Stewart. L’actrice a donné son accord, le conditionnant au fait que le prince fasse un don d’un demi million de dollar au fond de secours des victimes du «Typhon Sydney».

Mark Young a publié, pour sa part, un livre intitulé «Saudi Bodyguard» dans lequel ce britannique longtemps affecté à la protection des palais d’Al Saoud, depuis 1979, narre les turpitudes de la dynastie, «ses déviances, la prostitution à laquelle certains se livrent, les vols et rapines, les addictions à l’alcool, aux stupéfiants et aux jeux».

D- Khaled Ben Sultan et le fantasme de Brigitte Nielsen
L’histoire la plus singulière dont a été témoin Mark Young est celle de l’ancien vice ministre de la défense, Khaled Ben Sultan, l’ancien interface saoudien du général américain Norman Schwarzkoff durant la 1 ère guerre du Golfe (1990-1991), et propriétaire du journal «Al Hayat».
Fasciné par la beauté de Brigitte Nielsen, à l’époque épouse de l’acteur américain Sylvester Stallone (alias Rambo), le généralissime, selon le récit de Young, aurait ourdi des multiples plans pour passer une nuit d’amour avec la belle et blonde danoise. Au point de proposer un million de dollars pour cette nuit qu’il se promettait torride. Cette proposition à proprement parler indécente s’est finalement concrétisée un certain soir de juin 1997 dans un luxueux hôtel de la croisette.

E- Abdel Aziz, ou la transfiguration d’un prince à la jeunesse agitée en prédicateur wahhabite
Le benjamin du Roi Fahd, lui, s’est emballé pour l’actrice de télévision Yasmine Bleeth, de confession juive. Abdel Aziz Ben Fahd a dépensé sur elle une somme si importante, quelle aurait suffit à éradiquer définitivement le problème des vieilles filles du Royaume.
Compagnon festif de l’ancien premier ministre libanais Saad Hariri, ses frasques parisiennes lui valurent une interdiction de séjour dans un grand palace de la capitale française. Au terme d’une jeunesse agitée, Abdel Aziz a fait acte de contrition et de repentance: Il s’est laissé poussé la barbe et est devenu prédicateur wahhabite, financier de la chaîne takfiriste «Wissal» (le lien).

F- Salmane et Sylvia Kristel
À l’instar de Khaled Ben Sultan, propriétaire par ailleurs du journal «Al Hayat», qui avait fantasmé sur Brigitte Nielsen, Salmane, propriétaire du Charq Al Awsat, a, lui, projeté ses fantasmes sur Sylvia Kristel, l’actrice du film «Emmanuelle», un film sulfureux à l’époque.
La galipette de Salmane, à l’époque gouverneur de Ryad, a valu à son entremetteur, le propre amant de l’actrice néerlandaise, -un faux play boy libanais- la somme de cinq cent mille dollars avec en prime la gratification d’une fréquence communautaire à Paris, faisant de sa station la plus importante station arabophone de l’espace francophone.

Première radio communautaire arabophone de l’Europe continentale et de par son implantation la première radio arabophone d’Europe Radio-Orient, émettant depuis Paris, média off-shore par excellence, a longtemps constitué un pavillon de complaisance dans une zone de non-droit, un condensé de l’histoire de la communication et des relations triangulairement ancillaires entre Paris, les pétromonarchies du golfe et le milliardaire libano-saoudienne.

Cette hyperactivité hormonale princière est intervenue à une époque où leur ancien «office boy» Oussama Ben Laden, chef d’Al Qaida, consommait sa rupture avec ses Maîtres wahhabites. Mais la libido de leurs altesse n’a pas de prix. Elle n’en avait nullement cure de cette rupture qui peuplera ultérieurement de cauchemars le sommeil des gérontocrates du Golfe.

7- LA DYNASTIE WAHHABITE: UNIQUE ENTREPRISE FAMILIALE AU MONDE À SIÉGER AUX NATIONS UNIES.
Illustration caricaturale de la réalité paralytique arabe, le Royaume saoudien est généralement considéré comme l’un des fossoyeurs de la cause nationale arabe.
Unique famille à avoir donné son nom à son pays, ce que même Christophe Colomb, le découvreur de l’Amérique, n’a songé à faire; Unique pays à porter le nom de sa famille conquérante, ce que même Jules César n’a osé faire, l’Arabie saoudite est aussi l’unique entreprise familiale au monde à siéger aux Nations Unies.

Un privilège qu’aucune dynastie si prestigieuse fut elle, qu’aucune multinationale si puissante soit elle n’a jamais pu exercer. Un passe droit qui donne la mesure du laxisme dont bénéficient les dirigeants de ce pays sur le plan international du fait pétrolier.
Au service de son ambition et de sa prépotence, deux incomparables atouts naturels:

La Mecque et Médine, les deux Hauts Lieux saints de l’Islam, référence spirituelle absolue d’une communauté de croyants de 1,5 milliards de fidèles de la deuxième religion du monde par son importance,
Le pétrole, moteur de l’économie internationale dont elle détient le principal gisement énergétique du monde,
Une immense superficie qui fait de ce pays de 2,5 millions de km2, un quasi-continent de taille comparable à l’Europe occidentale (France Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg),
A cela s’ajoutent trois autres facteurs
Une faible densité démographique (28 millions d’habitants), enfin, dernier et non le moindre atout: le bouclier américain mis en place par le Pacte de Quincy, dissuasif contre toute remise en cause interne, toute intervention étrangère, toute critique internationale.
Mais le pèlerinage, qui avait vocation à être un lieu de communion et de confraternité s’est révélé un instrument de mort et de désolation: 90.000 pèlerins ont péri en 14 ans en accomplissant leurs obligations religieuses sur les Lieux Saints de l’Islam, conséquence des négligences coupables des autorités saoudiennes.

Pour le lecteur arabophone, le bilan sur ce lien

http://www.al-akhbar.com/node/264560
8- LES MICMACS DIPLOMATIQUES DU ROYAUME SAOUDIEN AVEC LA COMPLICITÉ OCCIDENTALE.
A- L’Arabie saoudite à la «Commission des Droits de la Femme»: un pyromane chef des pompiers d’une ville.
Le royaume saoudien, l’un des régimes les plus misogynes du monde, a obtenu le feu vert par vote secret de 47 des 54 états membres du Conseil Économique et Social des Nations Unies pour siéger à la Commission des Droits de la Femme»: «C’est comme désigner un pyromane chef des pompiers de la ville», a commenté Hillel Neuer, directeur exécutif de l’organisation UN Watch.
Certes, le Roi a accordé aux femmes le droit de siéger au Conseil consultatif, en 2012, mais cette instance dont la première session en formation mixte s’est tenue le 24 Février 2013, ne dispose d‘aucun pouvoir de décision. De même, les dames ont pu, pour la première fois aussi, participer aux élections municipales à partir de 2015, mais la gente féminine demeure soumise au régime de l’autorisation de sortie préalable.

La terminologie en fait foi. Si cultivées et compétentes soient elles, elles demeurent désignées du vocable désobligeant de «dépendante».

http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname ... 19z999.htm
B-La lutte antidopage dans le domaine du sport
Dans le même ordre idée, l’Arabie saoudite, le plus grand marché de consommation du captagon du Moyen oient, a été portée à la présidence du Bureau de la Conférence des Parties de la Convention de lutte anti dopage relevant de l’Unesco, octroyant une subvention 100.000 dollars pour soutenir les activités de l’Agence Mondiale Antidopage visant à éradiquer le dopage dans le sport.

C- La triple imposture de Tawakol Korman Prix Nobel de la Paix 2011
Première femme arabe lauréate du prestigieux Prix Nobel de la Paix 2011, la yéménite était en fait une fausse activiste financée par l’administration américaine. Membre de la confrérie des Frères Musulmans, Tawakkol Karman a soutenu l’agression saoudienne contre son propre pays.

http://www.madaniya.info/2015/11/10/taw ... paix-2011/
«Partout où je vais les gens me tendent la main pour demander quelque chose, sauf en Algérie où les gens m'ont tendu la main pour, au contraire, m'offrir quelque chose» Yann Arthus Bertrand
«Le grand art, c'est de changer pendant la bataille. Malheur au général qui arrive au combat avec un système» Napoléon Bonaparte


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Re: Actualité au Moyen-Orient

Message par numidia » 15 mai 2018, 20:24

la ilaha illa Allah

c'est vraiment une dynastie de pervers et de pourris de A à Z
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tahiadidou
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Re: Actualité au Moyen-Orient

Message par tahiadidou » 16 mai 2018, 01:00

ce qui n'empêche pas des dizaines de milliers de compatriotes d'aller chez eux tous les ans...


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Re: Actualité au Moyen-Orient

Message par zeitrecht » 16 mai 2018, 04:26

tahiadidou a écrit :
16 mai 2018, 01:00
ce qui n'empêche pas des dizaines de milliers de compatriotes d'aller chez eux tous les ans...
No comprendo,si tu parles des pelerins,eux ils vont accomplir un devoir religieux bien que leur argent tombe dans les caisses de Bin.Salman No choise
mais s'il ya une main d'oeuvre Algerienne chez eux là c'est une grosse erreur,t'as qu'a voir ce qu'ils font avec les Phillippins,Pakistanais,Egyptiens...

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Re: Actualité au Moyen-Orient

Message par tahiadidou » 16 mai 2018, 05:03

zeitrecht a écrit :
16 mai 2018, 04:26
tahiadidou a écrit :
16 mai 2018, 01:00
ce qui n'empêche pas des dizaines de milliers de compatriotes d'aller chez eux tous les ans...
No comprendo,si tu parles des pelerins,eux ils vont accomplir un devoir religieux bien que leur argent tombe dans les caisses de Bin.Salman No choise
mais s'il ya une main d'oeuvre Algerienne chez eux là c'est une grosse erreur,t'as qu'a voir ce qu'ils font avec les Phillippins,Pakistanais,Egyptiens...
Tu as bien compris ;)
We all make choices in life. Il y a la foi (ou plutot la religion) et les principes.
La dizaine de milliers d'Iraniens qui n'ont pu aller a la Mecque il y a 2 ans n'en sont pas morts, et ne sont pas devenus moins musulmans.
L'AS a engrangé plus de $16B (16 Milliards de US Dollars) l'année passée. Suffisant pour financer la poussée du wahhabisme dans les autres contrées, et le terrorisme dans d'autres.

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Chifboubara
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Re: Actualité au Moyen-Orient

Message par Chifboubara » 16 mai 2018, 22:45

La suite partie 2/2

l'Algérie est citée (année 90)
La dynastie wahhabite et le bradage de la Palestine, par René Naba 2/2

Arabie Saoudite, Palestine

Source : Madaniya, René Naba, 06-12-2017


1- DU BON USAGE DU SABRE AU SERVICE DE LA DYNASTIE WAHHABITE
السيف لا يأكل لحم آلِ سعود.

A -Le sabre n’entame pas la chair d’Al Saoud.
Le sabre qui strie la bannière saoudienne sous-tendant le premier verset du Coran, illustre plus que le pétrole, plus que l’Islam, plus que tout, la dynastie wahhabite.

Si l’Islam assure une prééminence spirituelle du Royaume sur les autres pays arabes et musulmans, le pétrole une rente de situation matérielle à l’Arabie, le sabre demeure toutefois la marque de fabrique de la Famille Al Saoud. Le garant de sa survie.

Le Coran relève de l’ordre de la prophétie divine, le sabre permet le maintien de l‘ordre terrestre de la dynastie saoudienne, à tout le moins sur le territoire du Royaume. C’est par le sabre que la famille Al Saoud a assuré sa domination sur les autres tribus de la péninsule arabique et réunifié le Royaume.

C’est par le sabre qu’elle assure sa domination sur les sujets du royaume. C’est par le sabre qu’elle tranche les violations à l’ordre public et assure la paix sociale.

Le sabre n’entame pas la chair d’Al Saoud. Ce principe cardinal théorisé par le prince Sultan ben Abdel Aziz, inamovible ministre saoudien de la défense pendant quarante ans, assure impunité et immunité aux membres de cette turbulente famille de près de vingt mille membres.

Symbole de la conquête arabe, Al Saoud en ont fait un usage dérivé. La famille, -le clan?- gouverne par le sabre et survit grâce à lui. Ni repentance, ni rémission, ni réhabilitation, pas plus de peine afflictive qu’infamante. Le châtiment corporel, seul, a droit de cité exclusive. Selon Amnesty International, l’Arabie saoudite aurait exécuté 27 personnes en 2008, neuf en 2009, quatre pour 2010 et 79 en 2011, soit un total de 119 exécutions en 4 ans. Ce bilan ne tient pas compte des décapitations des années suivantes particulièrement du dignitaire religieux chiite le Cheikh Al Nimr

Une hécatombe telle, «en plein temps arabe», que la France, faisant mine de rompre sa connivence habituelle avec les pétro dollars monarchiques, a dû se résoudre à condamner ces exécutions. Survenant après les révélations de l’Hebdomadaire le Point sur les fournitures de matériel français (gaz lacrymogène notamment) pour la répression des manifestations anti monarchiques à Bahreïn, la protestation anti saoudienne de la France apparaît comme un écran de fumée destiné à masquer sinon la duplicité, à tout le moins les incohérences de «La Patrie des Droits de l’Homme» en la matière.

Pour aller plus loin sur cette question

http://www.lepoint.fr/monde/bahrein-le- ... 297_24.php
http://www.renenaba.com/libyesarkozy-le ... -matamore/

Depuis lors, la monarchie saoudienne s’achemine vers l’abolition de ce châtiment moyenâgeux, non pas tant par sursaut d’âme ou d’humanité, mais faute de bourreaux. L’Arabie saoudite fait face à une grave pénurie, non pas d’or noir, mais de bourreau. Plein de pétrole, mais plus de sabreurs pour décapiter. Les fautifs passeront désormais par un peloton d’exécution.

L’homicide, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue, l’adultère, la sodomie, l’homosexualité, le sabotage, l’apostasie, la sorcellerie sont passibles de la peine capitale. Les exécutés sont assommés, et, lapidés pour l’adultère. L’assistance d’un avocat avant le procès est déniée aux prévenus de même que la représentation légale. Décapitation, amputation, de pratique courante, constituent l’échelle des pénalités du Royaume. Avec la connivence passive des «Grandes Démocraties Occidentales». Le Code pénal …….pour le commun des mortels.

Il en va autrement pour les princes de sang. Les exemples abondent de crimes impunis: De Turki Ben Saoud, meurtrier de son garde de corps sous l’emprise de l’alcool, à Fahd Ben Saoud Ben Nayef, meurtrier de son garde de corps, en 2008, sous l’effet de la colère. Deux princes, miraculeusement rescapés de la décapitation par l’effet d’une divine surprise: la grâce royale.

Le 3eme, Saoud Abdel Aziz Ben Nasser Al Saoud, qui a tué son garde de corps, en 2010 au Royaume uni, n’a pu bénéficier de l’amnistie. Normal au pays de l’Habeas corpus. Il sera condamné à perpétuité. Qu’importe, le sang royal saoudien n’a pas de prix. Il sera échangé contre cinq anglais opportunément captivés en Arabie saoudite.

La tendance pourrait s’infléchir avec l’exécution du prince Turki bin Saud al-Kabir, un membre de la famille royale saoudienne, condamné à mort pour avoir tué un homme au moyen d’une arme à feu. Son exécution le 19 octobre 2016 est la première depuis 1975. Le prince Turki est la 134e personne à se voir infliger la peine capitale en Arabie en 2016.

B -Le crime de lèse-majesté
La règle souffre toutefois quelques exceptions. Tous les princes de sang ne sont pas égaux et le crime de lèse-majesté n’est pas négociable. Aucune indulgence n’est possible à l’égard de ce qui constitue un tabou absolu.

C- Les plus célèbres décapités princiers du fait de ce crime de lèse-majesté sont:
-Le meurtrier du Roi Faysal, crime de lèse-majesté par excellence. Le Prince Faysal Ben Mussa’ad, neveu du Roi assassinera son oncle, le Roi, le 25 mars 1975, pour venger son propre père tué lors d’une manifestation de protestation contre l’édification de la radio- télévision nationale.

-La princesse amoureuse. Les histoires d’amour non agréées finissent mal en Arabie. Misha’al bint Fahd al Saoud, petite fille du roi Khaled d’Arabie Saoudite, a été exécutée en publique en 1977 pour avoir commis l’adultère et son amant, cruauté suprême, décapité au sabre après avoir vu la décapitation de sa dulcinée. La projection d’un documentaire sur ce double supplice, en 1980, au Royaume Uni, « Death of a princess », mit Londres et Riyad au bord de la rupture des relations diplomatiques. On ne badine pas avec l’amour à l’ombre des palmiers.

http://www.madaniya.info/2015/07/02/ara ... wahhabite/

Hormis ces cas extrêmes, libre cours est à la licence. A tout seigneur tout honneur. L’exemple vient d’en haut. Le Roi Fahd en personne, du temps où il était ministre de l’intérieur du Royaume n’hésitait pas à claquer, régulièrement, sur les tapis vers des casinos d’Europe plusieurs centaines de millions dollars par soirée. Un passe-temps qu’il pratiquait, il est vrai, avant son ascension au trône et sa décision compensatoire de se draper dans le rôle de Gardien des Lieux Saints de l’Islam.

D – Rétro-commissions et narcotrafic.
Les rétro-commissions constituent une plaie du Royaume qui le place hors classement au hit-parade de la corruption. Dîme à la famille royale pour toutes les transactions civiles et militaires du Royaume, cette pratique apparaît comme une prime à la prévarication et gangrène la vie économique du pays, mais non celle de la famille royale.

Au-delà de cette pratique, la dynastie wahhabite aura versé dans toutes les licences cautionnant au passage de stupéfiants trafics, allant même, du moins certains des membres de l’entourage royal comme ce fut le cas dans le narcotrafic saoudien en France, jusqu’à réquisitionner des appareils de la flotte aérienne royale pour le transport de la drogue colombienne.

Un trafic rocambolesque qui paraît quelque peu en décalage avec les enseignements rigoristes que le pouvoir saoudien dispense et qui explique une part de son discrédit. Le Boeing qui transportait deux tonnes de coke colombienne à Paris via Miami était la propriété de la fille du Roi Fahd et de son épouse Jawhara. Le trafiquant n‘était autre que le prince Nayef Ben Fawaz al Chaabane, époux de la fille du Prince Sultan Ben Abdel Aziz, ministre saoudien de la défense.

2- La diplomatie du carnet de chèques: Abdel Halim Khaddam et Moustapha Tlass.
La « diplomatie du carnet de chèques », maniée de tous temps par les Saoudiens, tant pour assurer son hégémonie idéologique sur la sphère musulmane que pour restaurer le pouvoir sunnite tant à Beyrouth qu’à Damas.

Vingt milliards (20) milliards de dollars et 50.000 combattants arabo-afghans ont été affectés à l’implosion soviétique en Afghanistan, dans la décennie 1980, sous couvert de la guerre contre l’athéisme, dans un combat détourné du principal champ de bataille la Palestine.

Le double de cette somme pour la destruction des régimes arabes à structure républicaine, tous curieusement situés sur la champ de bataille du bassin historique de la Palestine, soit comme pays du champ (Syrie, Liban) ou en tant que pays de soutien (Irak, Libye, Égypte), auparavant l’Algérie dans la décennie 1990.

Cette diplomatie corruptive montrera son indigence dans sa déconfiture syrienne: Les deux cautions sunnites inamovibles du pouvoir alaouite, pendant trente ans, le général Moustapha Tlass, ministre de la Défense, et Abdel Halim Khaddam, ministre des Affaires étrangères, deux personnalités de premier plan présumées socialistes du régime baasiste, céderont finalement aux sirènes des pétrodollars saoudiens, avant de se désintégrer.

Le militaire laissera convoler sa fille Nahed, une belle tige de la société syrienne, vers le septuagénaire marchand d’armes saoudien Akram Ojjeh, avant de sombrer dans le comique d’un problématique doctorat universitaire parisien, tandis que le diplomate laïc versait dans l’affairisme Haririen et l’intégrisme religieux des « Frères Musulmans », avant de se carboniser. Le fils du ministre de la défense, Firas Tlass, ralliera l’opposition syrienne off shore pétromoarnchique lors de la guerre de Syrie et ponctionnera la trésorerie du cimentier franco suisse Lafarge Holcin au bénéfice de Daech, en contrepartie de sa protection.

Sur ce lien l’affaire Firas Tlass:

http://www.madaniya.info/2017/10/28/fra ... abes-unis/

Détail piquant, l’homme en charge du dossier libanais en Syrie pendant trente ans, celui-là même qui était craint par les diverses factions libanaises et redouté par les chancelleries arabes et occidentales qui tonnait la foudre et ordonnait les accalmies, à ce titre responsable au premier chef des dérives syriennes au Liban, le vice-président de la République Abdel Halim Khaddam, sera promu comme sauveur suprême de la Syrie et du Liban.

Il se retrouvera relégué aux oubliettes de l’histoire lâché par tous, y compris par ses nouveaux alliés, l’organisation des « Frères musulmans », celle-là même qui s’était lancée à l’assaut du pouvoir, en février 1982, en vue de faire trébucher le régime baasiste dont il était un des piliers, à quatre mois de l’invasion israélienne du Liban.

Le bien nommé Khaddam, dont le patronyme en arabe signifie littéralement « le laquais », reniera singulièrement son militantisme après avoir abusivement ponctionné le Liban, opérant par cupidité la plus retentissante reconversion de l’histoire politique récente, finissant sa vie en factotum de son coreligionnaire sunnite libanais Rafic Hariri.

Amplement gratifié de sa forfaiture d’un somptueux cadeau, -la résidence du nabab pétrolier grec, Aristote Onassis, sur la plus célèbre artère de la capitale française, l’Avenue Foch—le renégat devra livrer bataille devant la justice française afin de se maintenir dans les lieux, alors que son pendant français, l’ancien président Jacques Chirac avait droit à un appartement avec vue sur Seine Quai Voltaire à Paris.

Judas a trahi son Seigneur pour trente deniers. D’autres trahisons valent certes leur pesant d’or mais accablent le renégat d’un discrédit pour l’éternité.

3- L’ÉPÉE DE DAMOCLÈS DE LA LOI JASTA
Tuile supplémentaire: La Loi JASTA [JUSTICE AGAINST SPONSORS OF TERRORISM ACT] adoptée le 9 septembre 2016, soit quinze ans après le raid terroriste contre les symboles de l’hyperpuissance américaine.

En autorisant les Américains à poursuivre le Royaume en dédommagement des dégâts infligés par ce raid, les États-Unis ont placé l’Épée de Damoclès en suspension au dessus de la dynastie wahhabite.
Quinze des 19 auteurs des attentats du 11 septembre à New York et Washington étaient Saoudiens. Au total, le préjudice américain est estimé à près de trois trillions de dollars (trois mille milliards de dollars).

Pour parer à cette menace, un deal «win win» a été conclu entre les vieux partenaires du Pacte de Quincy: L’adoubement de l’artisan du «Muslim Ban» par les pétromonarchies sunnites, en contrepartie de la promotion du fils du Roi au rang de prince héritier, l’abdication des pétromonarchies à l’égard de la question palestinienne et sa substitution par un pacte tacite avec Israël en vue de faire pièce à l’Iran.

Un deal scellé par un important contrat militaire de l’ordre de 380 milliards de dollars sur dix ans, destiné à renforcer les capacités balistiques et navales du royaume saoudien face à l’Iran, tout en «préservant la supériorité militaire israélienne dans la zone» selon un membre de l’administration américaine.
L’objectif sous jacent de ce «contrat du siècle» serait de neutraliser les effets de la Loi JASTA, Une mise en veilleuse de ce contentieux, à tout le moins le long de la mandature de Donald Trump.

Dans une opération de blanchiment des turpitudes saoudiennes, la mise en faillite de la firme Ben Laden, propriété de la famille du fondateur d’Al Qaida, Oussama Ben Laden, et de Saudi Oger, propriété de Saad Hariri, premier ministre du Liban, paraît destinée, dans cette perpective, à faire place aux conglomérats américains en vue d’aménager la terre de la prophétie, en basse cour des investisseurs américains.

4 – 40 POUR CENT DES JEUNES AU CHÔMAGE AVEC EN PRIME BAHREÏN POUR DÉFOULOIR
Le royaume compte près de 28 millions d’habitants, dont neuf millions d’étrangers quadruplant en quarante ans. En dépit de la manne pétrolière, 40 pour cent des jeunes sont au chômage, alors que les ruelles des grandes métropoles saoudiennes grouillent de jeunes désœuvrés à la recherche de paradis artificiels.

L’Arabie saoudite a favorisé la libéralisation du consommateur, au détriment du citoyen, et l’uniformisation de ses désirs et de ses repères institutionnels par la consommation. Avec des conséquences dramatiques sur sa démographie qui affiche le chiffre record de dix pour cent (10%) d’obèses et de diabétiques et un taux élevé de harcèlement sexuel de l’ordre de 68 pour cent parmi les couches cultivées de la population, dont 17,32 pour cent de nature incestueuse, et 20 pour cent sur les enfants.

En guise d’exutoire, plusieurs dizaines de milliers de saoudiens empruntent chaque fin de semaine le pont reliant l’Arabie à Bahreïn à la recherche de plaisirs prohibés dans leur pays, dans Manama, défouloir à toutes les frustrations saoudiennes. Une fonction exercée auparavant par Bagdad, du temps de sa splendeur dans la décennie 1980.

5- UNE ILLUSTRATION CARICATURALE DE LA RÉALITÉ PARALYTIQUE ARABE
Le roi est nu, la monarchie saoudienne sur la défensive: La dynastie wahhabite, maître d’œuvre sous l’égide américaine de l’islamisme politique, apparaît rétrospectivement, au regard de l’histoire comme l’un des principaux fossoyeurs du nationalisme arabe et de la soumission du monde arabe à l’ordre américain.
En 13 ans de règne, le roi Fahd (1982-1995) s’est maintenu à la tête du Royaume, pendant plus de cinq ans en état végétatif, hémiplégique, quasi paralytique.

Il en a été de même de son successeur le Roi Abdallah (1995-2015), à la mobilité réduite la moitié de son règne, à la lucidité aléatoire, sous assistance sanitaire permanente animée par une cohorte de médecins, régnant sur un pays clé de l’échiquier régional à un moment charnière du basculement géostratégique planétaire avec la collusion frontale de l’hyper puissance américaine avec les deux plus importants foyers de percussion de la stratégie régionale saoudienne, l’Afghanistan et l’Irak, les deux anciens alliés de l’axe saoudo américain.

Un scénario identique s’est reproduit quinze ans plus tard, en 2009, avec le prince héritier le prince Sultan Ben Abdel Aziz, désertant son poste de ministre de la défense et le royaume pour une convalescence prolongée au Maroc de plus d’un an exerçant ses lourdes responsabilités de prince héritier, vice premier ministre, ministre de la défense et inspecteur général des forces armées royales, de manière fantomatique dans une zone particulièrement tourmentée en plein bras de fer américano iranien sur le dossier nucléaire iranien.

6- L’IRAK ET LE YÉMEN, LES DEUX BALISES STRATÉGIQUES DE L’ARABIE, LES DEUX MANCHES D’UNE MÊME TENAILLE
Le Yémen et l’Irak, les deux pays frontaliers de l’Arabie saoudite, auront constitué les deux balises stratégiques de la défense du Royaume, le premier au sud, le second au nord de l’Arabie.

C’est dans ces deux pays que l’Arabie saoudite a engagé le combat pour assurer la pérennité de la dynastie, à deux reprises au cours des dernières décennies, le Yémen servant de champ d’affrontement inter arabe entre Républicains et Monarchistes du temps de la rivalité Nasser Faysal dans la décennie 1960, et, l’Irak, le théâtre de la confrontation entre le Chiisme révolutionnaire et le sunnisme conservateur du temps de la rivalité Saddam Hussein Khomeiny dans la décennie 1980.

Ces deux pays constituent désormais une source de périls, l’Irak avec l’élimination du leadership sunnite et le Yémen avec la réinsertion d’Al Qaida dans le jeu régional.

L’implantation d’Al Qaida pour la péninsule arabique au Yémen apparaît dans ce contexte un défi d’une importance majeure. L’ancrage d’une organisation essentiellement sunnite, excroissance du rigorisme wahhabite, sur le flanc sud de l’Arabie saoudite, porte la marque d’un défi personnel de Ben Laden à ses anciens maîtres en ce qu’elle transporte sur le lieu même de leur ancienne alliance la querelle de légitimité qui oppose la monarchie à son ancien serviteur. Elle pourrait avoir un effet déstabilisateur sur le royaume. Si la dynastie devait s’embourber durablement dans ces conflits périphériques, le Yémen et l’Irak pourraient se refermer sur elle comme les deux manches d’une même tenaille.

A propos des défis de l’Arabie saoudite au Yémen.

http://www.madaniya.info/2015/05/01/yem ... qaida-1-2/
http://www.madaniya.info/2015/05/04/yem ... istes-2-2/

7- FOR WHOM THE BELL TOLLS? POUR QUI SONNE LE GLAS?
L’Arabie saoudite aura réussi le tour de force de gagner le respect du monde musulman, sans tirer un seul coup de feu contre Israël, sans obtenir la moindre concession des Américains sur la question palestinienne, en s’appliquant méthodiquement à détruire les vestiges du nationalisme arabe.
L’alliance exclusive de l’Islam sunnite avec l’Amérique, si elle a assuré la tranquillité du trône wahhabite au cours d’un demi siècle tumultueux, n’a pas pour autant assuré sa pérennité.

A l’apogée de la diplomatie saoudienne, dans la foulée de l’invasion de l’Irak, en 2003, deux dirigeants arabes, Rafic Hariri (Liban) et Ghazi Al Yaour (Irak) se sont retrouvés simultanément au pouvoir dans leur pays respectif, porteurs de la nationalité saoudienne.
Treize ans après, défiée sur son flanc sud, au Yémen, par la principale organisation intégriste sunnite du monde musulman de dimension planétaire, Al-Qaida, excroissance rebelle du modèle wahhabite, la dynastie saoudienne est de surcroît mise au défi de l’équation que représente le glorieux palmarès militaire du Hezbollah, la principale formation paramilitaire du tiers monde, d’obédience chiite.

A l’épicentre de conflits qu’il n’a cessé d’attiser, le royaume saoudien apparaît rétrospectivement comme l’apprenti sorcier d’un enjeu qui le dépasse, démiurge d’enjeux qui le surpassent tant en Irak, qu’en Syrie, qu’au Liban, qu’au Yémen comme auparavant en Afghanistan.

Sur fond d’une tension larvée au sein de la famille royale, exacerbée par l’élimination du pouvoir des autres composantes de la dynastie, à l’arrière plan d’une sévère crise économique, d’un enlisement au Yémen, de revers en Syrie, et d’une guerre par procuration avec l’Iran sur l’ensemble de la zone, la dynastie wahhabite est à un moment charnière de son histoire:

«N’envoie jamais demander pour qui sonne le glas: Il sonne pour toi.»
«And therefore never send to know for whom the bell tolls, it tolls for thee».
«For Whom the bell tolls» -Ernest Hemingway

NOTE
Ode du New York Times à la gloire du Royaume d’Arabie saoudite : Soixante dix ans de prosternation

http://www.jadaliyya.com/Details/34727/ ... ing-Reform
Source : Madaniya, René Naba, 06-12-2017
https://www.les-crises.fr/la-dynastie-w ... -naba-2-2/
«Partout où je vais les gens me tendent la main pour demander quelque chose, sauf en Algérie où les gens m'ont tendu la main pour, au contraire, m'offrir quelque chose» Yann Arthus Bertrand
«Le grand art, c'est de changer pendant la bataille. Malheur au général qui arrive au combat avec un système» Napoléon Bonaparte

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