Guerre de l'OTAN en Libye

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samir_reghaia
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Guerre de l'OTAN en Libye

Message par samir_reghaia » 16 mai 2018, 13:27

J'ouvre ce topic pour discuter du sujet plus spécifique de l'intervention de l'OTAN contre la Libye en 2011. Je sépare ce topic de celui sur les "tensions tribales et séparatisme en Libye" qui ne couvre pas cette phase d'agression de l'OTAN.
L'objectif est de retracer les événements majeurs de cette guerre, de comparer les forces en présence et d'analyser autant que possible les événements sur un plan militaire. La guerre à commencé en mars 2011 pour se terminer en octobre 2011. La Libye a tout de même tenu assez longtemps dans ce conflit, mais il serait intéressant d'avoir une analyse militaire sur la question.

Pour un début, je joins l'article wikipédia sur le sujet. D'autres sources plus sérieuses seront ajoutées au fur et à mesure.
Intervention militaire de 2011 en Libye

L'intervention militaire de 2011 en Libye est une opération militaire multinationale sous l'égide de l'Organisation des Nations unies (ONU), qui s'est déroulée entre le 19 mars 2011 et le 31 octobre 2011, dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies18.

Les noms de codes des interventions des armées mandatées par l'ONU sont l'opération Harmattan pour la France19, l'opération Ellamy pour le Royaume-Uni, l'opération Odyssey Dawn pour les États-Unis, l'opération Mobile pour le Canada20 et l'opération Unified Protector pour l'OTAN.

Au cours de la guerre civile libyenne de 2011, la résolution 1970 du 26 février 2011 de l'ONU, exécutée sous le nom de code américain Unified Protector, met en place un embargo sur les armes à destination de la Libye21 et bloque entre autres les avoirs du régime en place22, tandis que la résolution 1973 instaure une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire de la Jamahiriya arabe libyenne et permet de « prendre toutes les mesures jugées nécessaires pour protéger les populations civiles ». À partir du 31 mars 2011, l'ensemble des opérations sont conduites par l'OTAN dans le cadre de l'opération Unified Protector23.

Contexte

En mars 2011, durant la révolution libyenne, les combats opposant les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi à celles des rebelles opposés à son régime, auraient fait des milliers de morts24,25. Les insurgés ayant perdu beaucoup de terrain se sont retranchés notamment à Misrata et surtout Benghazi. À la veille de l'assaut final contre cette dernière ville, ils furent alors menacés d'une répression sanglante par le dirigeant de la Jamahiriya arabe libyenne26.

Le 10 mars 2011, le président Sarkozy reçoit à Paris les représentants du conseil national de transition et est le premier chef d'État à reconnaître officiellement cet organe de l'insurrection comme seul représentant de la Libye. Le lendemain, 11 mars 2011, la France, avec le soutien du Royaume-Uni, soumet au sommet de Bruxelles une demande d'instauration d'une zone d'exclusion aérienne. La chancelière allemande Angela Merkel refuse et recueille le soutien d'une majorité des 27 États de l'Union européenne. Le président Sarkozy se retrouve isolé lors du sommet du G8 à Paris. Cependant, au Moyen-Orient, l'Arabie saoudite cède aux velléités du Qatar : le roi Abdallah a un vieux compte personnel à régler avec Mouammar Kadhafi, soupçonné d'avoir trempé dans un projet d'attentat contre lui, en 2003, à l'époque où il était prince héritier ; et en mars 2009, à Doha, Kadhafi l'a qualifié de « marionnette » des Britanniques et des Américains devant tous ses pairs arabes27. La Ligue arabe demande ainsi l'instauration de cette zone d'exclusion aérienne, ce qui permet au président Sarkozy et à son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé de lancer une bataille diplomatique au conseil de sécurité des Nations-unies. L'avancée des troupes de Kadhafi sur Benghazi est telle qu'un massacre de grande ampleur est annoncé. Le président Obama rejoint le président Sarkozy et le Premier ministre Cameron.

Le 19 mars, deux jours après le vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies instaurant une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire libyen, les pays concernés se réunissent à Paris pour un sommet spécial sur les éventuelles frappes contre les forces gouvernementales. La veille, le régime de Mouammar Kadhafi avait annoncé un cessez-le-feu et la fermeture de leur espace aérien, pour se « conformer à la résolution de l'ONU ». Les opposants au régime estiment qu'il s'agit d'une « ruse » dans le but de gagner du temps. En effet, le régime libyen prétend respecter le cessez-le-feu qu'il avait lui-même décrété, mais les insurgés affirment que les bombardements contre les opposants se poursuivent, à Misrata et Benghazi notamment28.

Le 23 mars 2011 le président Nicolas Sarkozy déclare « Si Kadhafi était entré dans Bengazhi, Srebrenica à côté serait passé pour un non-événement… L'Europe elle n'avance pas sans l'Allemagne; mais pour la défense, on avance avec les Anglais… Le deuxième objectif de cette opération en Libye, c'est toute la question de nos relations avec les pays arabes réussissant leur marche vers la démocratie… et puis la troisième chose, ce sont les valeurs de la France. Si nous n'avions pas fait ça, ç'aurait été une honte29. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Intervent ... 1_en_Libye
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Re: Guerre de l'OTAN en Libye

Message par samir_reghaia » 16 mai 2018, 13:33

Un autre article qui traite de la question.
An Analysis of the EU’s Military Intervention against Libya
Wu Xian

[Abstract] Contrary to the practice of following the U.S. in military operations, the EU countries, which traditionally championed economic integration and soft power, have played a key and decisive role in the military intervention against Libya. This has brought about universal concern in the international community. The underlying reason for the intervention is a response to mitigate the impact of “Arab Spring” so as to make a radical adjustment in its policy towards North africa and Western Asia with an aim to promote the democratization process there. But owing to the inadequate military strength and a multiple other factors, France and UK have to join hands to become the main driving force for the military campaign. EU’s heavy reliance on the U.S. and NATO, which is indispensable to accomplish their goals together with their clear-cut political objectives in coping with the crisis, has finally made transgressing the UN Security Council mandate an inevitability.

La suite ici :arrow: :arrow: :arrow: http://ies.cass.cn/webpic/web/ies2/en/U ... 034745.pdf
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