Contrôle et sécurisation des frontières

Parlez ici,des engagements récents de l'ANP (terrorisme, tensions territoriales, engagements extérieurs...)
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guidher
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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par guidher » 14 avril 2017, 19:22

Trois narcotrafiquants lourdement armés abattus à la frontière algéro-mauritanienne
Trois narcotrafiquants lourdement armés ont été abattus ce vendredi 14 avril par l’armée à la frontière algéro-mauritanienne, indique ce vendredi le MDN dans un communiqué.

“Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la criminalité organisée, un détachement de l’Armée nationale populaire appuyé par deux hélicoptères a éliminé, le 14 avril 2017 au niveau de la bande frontalière algéro-mauritanienne/Secteur opérationnel Sud Tindouf/3°RM, trois narcotrafiquants, et détruit un véhicule tout-terrain”, précise le MDN. L’opération a permis de récupérer un arsenal de guerre composé de “deux mitrailleuse de type FM, un lance-roquettes de type RPG-7, un pistolet-mitrailleur de type Kalachnikov (PMAK) et un pistolet automatique”, selon la même source.

“Une paire de jumelles, un téléphone satellitaire et une importante quantité de munitions” ont été également récupérés, ajoute le MDN.

“Cette opération de qualité, où nos unités ont encore fait face à des criminels narcotrafiquants lourdement armés, est le résultat de la permanente vigilance et l’entière disposition des Forces de l’ANP mobilisées le long des frontières”, commente le MDN.
https://www.tsa-algerie.com/trois-narco ... itanienne/

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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par chkil0 » 16 avril 2017, 17:09

les photo de l opération sus citée

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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par Meko2000 » 16 avril 2017, 17:57

Salam

Inchallah Bravo à Nos Force Armées Qui Protéger Notre Territoire Nationale De C'est Halouf Et Des Narcotrafiquants :Algeria: :algerie01:

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Message par FULCRUM » 16 avril 2017, 22:00

Ils ne devraient plus hésiter à tuer ces bandits qui font du terrorisme économique!
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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par Blackcode » 17 avril 2017, 00:21

FULCRUM a écrit :Ils ne devraient plus hésiter à tuer ces bandits qui font du terrorisme économique!
Les contrebandiers essaient de faire passer tout et n'importe quoi moyennant argent comptant... du passage d'immigrés clandestins aux armes lourdes... y a pas à hésiter avant de presser sur la gachette.

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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par KHAYBAR » 20 juillet 2017, 13:44

Mise en garde

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Après les frappes aériennes égyptienne contre des bases d'organisation djihadistes implantées dans la ville libyenne de Derna et de ses environs, Alger aurait demandé au Caire de cesser ses opérations militaires en Libye, craignant que celles-ci ne facilitent une offensive du général Haftar.

Ces craintes ont été exprimées par le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, CEMA et vice-ministre de la Défense de l'Algérie, lors d'une visite à l'école supérieure des forces spéciales de l'Armée Nationale Populaire (ANP) de Biskra.
A noter que les dernières manoeuvres de l'armée algérienne à la frontière libyenne remontent au 22 mai dernier.

A cette occasion, des observateurs ont constaté que les nouveaux automoteurs d'artillerie de 155 mm Norinco PLZ-45, livrés en plusieurs tranches depuis 2014 à l'Algérie, étaient désormais opérationnels au sein de l'ANP.

L'exercice, auquel ont pris part également des chars lourds et des hélicoptères de combat, s"est déroulé dans la 4 ème région militairesui a son QG à Ourgla, ce qui laisse supposer que ces automoteurs chinois seraient mis en oeuvre pour l'essentiel par les unités d'artillerie de la 41 éme brigade blindée, basée à In Amenas, non loin de la frontière libyenne.

Source: RAIDS MAG N°372-juillet 2017.
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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par AAF 2020 » 20 juillet 2017, 15:52

L'ARMÉE BOUCLE LES FRONTIÈRES À ADRAR ET TAMANRASSET : 3000 soldats appelés en renfort

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En d'autres termes, ce redéploiement n'est qu'un prolongement sur le terrain d'une vision politique exprimée, aussi bien par le directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, que par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.
Face aux mutations sécuritaires et géopolitiques qui marquent la région du Sahel, l'Algérie ajuste son dispositif sécuritaire. Au moins 3000 soldats ont été dépêchés au niveau de ces zones dans les wilayas d'Adrar et Tamanrasset. Le commandement militaire a jugé indispensable de revoir à la hausse le nombre de son effectif mobilisé. C'est parce que ces zones frontières connaissent un flux massif de migrants clandestins, avec tous les risques que cela suppose, notamment depuis la chute de Daesh à Mossoul en Irak et les pertes qu'il subit en Syrie. Selon des rapports très fouillés, établis avec l'aide des services de renseignement, les risques d'infiltrations de terroristes sont fortement pressentis. Pour atteindre le sol algérien et fuir la pression en Irak et en Syrie, ces terroristes saisissent la brèche: ils comptent se dissoudre parmi le flux de migrants qui entrent en abondance via les frontières sud du pays avec le Mali et le Niger. Pour faire face à cette nouvelle menace, l'ANP est appelée à développer une autre stratégie plus conséquente pour contrôler le flux de migrants. Ce n'est pas sans raisons que le vice-ministre de la Défense nationale, chef de l'état-major de l'Armée nationale populaire, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, multiplie les visites aux unités opérationnelles le long des frontières et accroît ses appels à la vigilance. Lundi dernier, les éléments de l'ANP, stationnés dans la région frontalière avec la Libye, ont exécuté, avant-hier, un exercice tactique à tirs réels, a indiqué, le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. C'est dire que ce redéploiement militaire revêt avant tout un sens géostratégique dans l'espace Maghreb-Sahel-Méditerranée scruté par les Occidentaux. Le péril des migrants subsahariens inquiète au plus haut degré l'Europe qui cherche une première digue.
En d'autres termes, ce redéploiement n'est qu'un prolongement sur le terrain d'une vision politique exprimée, aussi bien par le directeur de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, que par le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel. «Il est de notre devoir, en tant que gouvernement et en tant qu'Algériens, de défendre la souveraineté nationale et notre sécurité, c'est notre droit», a soutenu Messahel.Se fondre dans les flux des migrants en provenance de ces pays du Sahel, n'est pas la seule ruse dont peuvent user les terroristes. Engagés dans un trafic de drogue à très grande échelle, il ont suffisamment de ressources financières pour mettre le prix et convaincre des transporteurs clandestins à passer les frontières. La mission a été confiée aux services de la Gendarmerie nationale. Ces derniers doivent contrôler la situation, mais aussi les réfugiés arrivant vers le sol algérien. La stratégie doit par conséquence répondre à la conjoncture actuelle qui prévaut dans la région, d'où l'installation de nouveaux points de contrôle et de surveillance, avec la mobilisation intense des forces héliportées qui sont sollicitées à faire sans cesse des opérations de reconnaissance. Les routes reliant l'Algérie à ses voisins, notamment le tronçon Tamanrasset-Tinzaouatine, Tamanrasset-In Guezzam et Timiaouine- Bordj Badji Mokhtar et Adrar, ont été mis sous la loupe, idem pour les autres routes empruntées par les clandestins et les narcotrafiquants, qui seront également mis sous surveillance. Dans cette même stratégie, les forces de la Gendarmerie nationale qui seront assistées par l'ANP mettront en fonction un nouveau plan de circulation qui sera limité. Certaines zones seront par ailleurs déclarées zones militaires, seule une autorisation permettra d'emprunter certains axes. Le dispositif a pris également en considération de sécuriser davantage les sites pétroliers où sont implantées les entreprises étrangères. Pour la sécurité des citoyens, notamment les nomades, les forces de la Gendarmerie nationale ont pris le soin d'informer des nouvelles mesures avertissant qu'une sommation sera exprimée à toute personne qui tentera de violer le nouveau dispositif qui entre dans le cadre de la sécurisation des frontières et la préservation du sol et la souveraineté du pays.
L'Algérie est prise pour cible dans ce contexte justement et le flux migratoire qui a pris de l'ampleur, cache certainement un dessein dévastateur.
Selon des sources sécuritaires très informées, les terroristes seraient tentés d'emprunter un détour en usant des frontières algéro-maliennes ou algéro-nigériennes pour pouvoir atteindre le sol algérien en évitant les frontières algéro-libyennes, car très sécurisées. Le Sahel étant un no man's land, les groupes terroristes chercheront des complices parmi les passeurs pour atterrir en territoire algérien. D'aucuns n'ignorent que les contrebandiers et les narcotrafiquants travaillent de concert avec les terroristes. Et pour une liasse d'euros ou de dollars, aussi bien des passeurs impliqués dans le trafic de l'immigration clandestine, que des chauffeurs qui activent dans le noir, sont prêts à accomplir le «job». L'Algérie avait déjà pris des mesures, suite à la menace du retour des terroristes de Daesh en Libye qui fuient la Syrie et l'Irak. A présent, elle ne fait que confirmer sa volonté et sa détermination à mettre un terme à la progression de ce phénomène criminel transnational vers son territoire. Une entreprise de crime conçue dans l'intérêt de certains pays, aussi bien arabes qu'occidentaux d'où elle tire un soutien sans limite. Néanmoins, et vu les derniers développements sur le terrain, cette organisation qui vit son dernier quart heure semble être lâchée par ses sponsors. Elle subit un revers décisif, d'où le reflux de sa composante vers l'Afrique. Nos sources misent aussi sur l'enrôlement de ces résidus au sein de Boko Haram. Une autre organisation terroriste qui répond à la violence, au meurtre et à la barbarie ayant fait l'année dernière allégeance à Daesh. La volonté de transporter le terrorisme vers l'Afrique répond également à un agenda étranger. Faut-il y voir une relation entre cette tendance et les multiples visites du Premier ministre israélien en Afrique?
http://www.lexpressiondz.com/actualite/ ... nfort.html


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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par AAF 2020 » 20 juillet 2017, 16:10

FACE AUX INGRÉDIENTS GRANDISSANTS DE LA MENACE TERRORISTE : Une riposte graduée

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Les autorités concernées ont, en outre, arrêté d'autres mesures tout aussi draconiennes afin de prévenir l'ampleur du phénomène migratoire qui commence à inquiéter sérieusement, de part et d'autre de la Méditerranée, ne serait-ce que parce qu'il comporte les ingrédients latents ou déclarés de la menace terroriste.
La décision était dans l'air. Depuis que la question des migrants est devenue une préoccupation nationale jusqu'à donner lieu à des déclarations surprenantes par leur caractère inhabituel, on s'attendait à ce que des mesures draconiennes soient prises séance tenante. C'est désormais chose faite. L'Algérie vient de déployer au moins 3000 militaires supplémentaires à ses frontières avec le Mali et le Niger pour faire face aux flux migratoires qui proviennent de ces pays voisins. Outre l'armée, le commandement de la Gendarmerie nationale a, également, décidé de déployer des effectifs supplémentaires de gardes-frontières tout le long de la bande frontalière des territoires de Tamanrasset et Adrar, pour mettre fin aux vagues successives de migrants et de réfugiés fuyant les exactions de Boko Haram. Concernant ce dispositif, on sait que de nouveaux points de contrôle sont d'ores et déjà opérationnels sur l'ensemble des routes qui relient l'Algérie aux pays voisins, particulièrement celles de Tamanrasset à Tin Zaoutine, de Tamanrasset à In Guezzam et de Timiaouine à Bordj Badji Mokhtar et Adrar. Quant aux autres routes empruntées par les clandestins et les narcotrafiquants, elles vont faire l'objet d'une surveillance accrue de nature à circonscrire le mouvement à la fois des personnes et des véhicules. Les autorités concernées ont, en outre, arrêté d'autres mesures tout aussi draconiennes afin de prévenir l'ampleur du phénomène migratoire qui commence à inquiéter sérieusement de part et d'autre de la Méditerranée, ne serait-ce que parce qu'il comporte les ingrédients latents ou déclarés de la menace terroriste. Toutes les zones citées sont dorénavant considérées comme relevant du domaine militaire, avec les conséquences que cela implique en termes d'autorisation de circuler et de contrôle systématique.
C'est ainsi que les tribus nomades qui transhument sur ces territoires ont été informées des nouvelles conditions qui prévalent en termes de sécurité afin d'y souscrire le plus normalement du monde.
Le dossier avait pris, ces derniers temps, une ampleur certaine et le gouvernement ne pouvait rester sans réagir face à un défi devenu alarmant. Surtout que les frontières du pays sont réellement et lourdement sous pression, bon nombre de groupes terroristes tentant des infiltrations ou, pour le moins, des assauts répétés dans le but de se redéployer hors des frontières des pays du Sahel ou de la Libye en crise.
Les éléments de Daesh, chassés de leurs fiefs de Syrte et de Deraâ entre autres, lorgnent avec davantage d'insistance le territoire algérien, même s'ils savent combien leur ambition est hasardeuse et risquée, compte tenu de l'impressionnant dispositif de surveillance mis en place au cours des dernières années. En déclarant que la question des migrants relève d'abord et avant tout des compétences du ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'Intérieur Nour-Eddine Bedoui a opportunément mis en relief l'importance de l'action diplomatique que l'Algérie déploie aussi bien au Mali et au Niger que dans la Libye où le dialogue inclusif peine à progresser malgré d'intenses efforts. Voilà pourquoi les récentes mesures, justifiées et mesurées, doivent être soutenues par un regain d'effort sur le front diplomatique pour approfondir les actions entreprises au service de la paix et de la sécurité dans l'ensemble de la région sahélo-maghrébine.
http://www.lexpressiondz.com/actualite/ ... aduee.html

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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par tayeb » 10 décembre 2017, 20:42

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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par AAF 2020 » 15 mars 2018, 19:35

Les défis de la sécurisation de nos frontières, vus par un cabinet britannique de renseignement

ane’s Information Group, cabinet britannique spécialisé dans le renseignement de défense, a estimé dans un rapport publié, lundi 12 mars, que l’Algérie est « incapable de sécuriser entièrement ses vastes frontières contre une pénétration terroriste ».

« L’Algérie a déployé des milliers de troupes additionnelles sur les frontières avec la Tunisie et la Libye avec pour objectif de prévenir des incursions djihadistes. Compte tenu des distances à couvrir, cela demeure insuffisant pour prévenir toutes les infiltrations », affirme le rapport.

« Dans le désert au Sud, les groupes djihadistes basés dans les zones frontalières du Mali, de Tunisie et de Libye maintiennent la capacité de pénétrer profondément en Algérie pour effectuer des attaques, principalement contre des complexes énergétiques », ajoute Jane’s.

« Malgré des déploiements additionnels par l’armée sur les frontières et la construction de barrières physiques de défense après l’assaut djihadiste de janvier 2013 contre le complexe gazier d’In Amenas, les saisies d’armes incluant des RPGs, MANPADs et des munitions à Illizi et Tamanrasset ont continué à avoir lieu », indique le rapport du cabinet britannique.

« Il est probable que ce soit le plus souvent des cargaisons destinées à la Libye plutôt qu’à être utilisées en Algérie, mais cette vulnérabilité souligne toutefois la nature poreuse des frontières algériennes », affirme Jane’s.

« La coopération régionale en matière de sécurité reste faible, bien que l’Algérie ait intensifié sa coopération en matière de sécurité avec les États voisins », estime en outre le rapport de Jane’s. « Par exemple, l’Algérie a coordonné et partagé des renseignements avec les forces tunisiennes dans la zone frontalière. Sur le front libyen, la situation est plus problématique, compte tenu de la présence de milices rivales et de l’absence de forces militaires étatiques efficaces », indique le rapport.

« La coopération militaire algérienne avec les forces maliennes, nigériennes et mauritaniennes est assez limitée, la doctrine militaire établie donnant la priorité à l’amélioration de la sécurité frontalière plutôt qu’aux opérations transfrontalières », précise en outre le rapport du cabinet de renseignements.
https://www.tsa-algerie.com/les-defis-d ... eignement/


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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par AAF 2020 » 07 avril 2018, 21:10

L'ANP INTENSIFIE SON DISPOSITIF SÉCURITAIRE AUX FRONTIÈRES SUD : L'effectif revu à la hausse
P180407-08.jpg
Alger refuse toujours d'adhérer au G5 et maintient de près une surveillance sans faille de ses frontières avec le Mali.
Dans un contexte sécuritaire tendu au niveau des frontières sud, l'ANP a procédé à la révision de son dispositif sécuritaire et sa stratégie préventive. Non sans avoir remanié son effectif à la hausse dans l'objectif de maintenir le territoire à l'abri des conséquences des opérations militaires menées par la France au nord du Mali. Depuis le mois de novembre de l'année précédente, l'armée française installera progressivement 4000 soldats dans le cadre de l'opération Barkhane au Sahel prétendue pour lutter contre les groupes terroristes. Selon les dernières nouvelles l'armée française aurait abattu 30 terroristes, tout en assurant ses arrières, afin de rester le plus longtemps possible dans la région pour préserver ses intérêts.
Une donne qui ne laissera pas l'Armée nationale populaire indifférente dans la mesure où ces opérations se déroulent à ses frontières d'où la mobilisation des autorités militaires pour préserver son territoire. L'opération du 14 février dernier menée à seulement 10 km des frontières algériennes n'est certainement pas un fait anodin. Celle-ci, soit cette opération, a été menée suite à un raid aérien à côté des localités de Boughessa et de Tinzawaten au nord-est du Mali, ciblant selon la presse française deux campements de Ansar Eddine, organisation qualifiée de terroriste par Paris à seulement 10 km des frontières du pays. Raison pour laquelle l'ANP ne manquera pas d'apporter une révision à son dispositif sécuritaire, mais d'où aussi la question si Paris informe Alger de ces interventions qui restent une menace pour la sécurité des frontières?
En tout cas, Alger refuse toujours d'adhérer au G5 et maintient de près une surveillance sans faille de ses frontières avec le Mali, tout en restant sur sa propre doctrine de ne jamais s'engager militairement en territoire extérieur. Mais en revanche, l'Algérie véhicule des efforts énormes pour la zone du Sahel «avec l'octroi de 100 millions de dollars pour les cinq pays de la région (Libye, Mauritanie, Niger, Mali et Tchad) pour lutter contre le terrorisme, combattre le crime organisé et former une dizaine de compagnies de forces spéciales et leur donner d'énormes équipements». Dans ce contexte, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, avait rappelé lors du sommet de l'Union africaine et l'Union européenne en novembre 2017 que «l'implication solidaire de l'Algérie dans la lutte antiterroriste, dans la sous-région sahélienne, est organisée depuis plus de 10 ans à travers le Comité d'état-major opérationnel des armées (Cemoc) (basé à Tamanrasset) et d'autres mécanismes de coopération».
Le Premier ministre ne manquera pas aussi de rappeler que «l'Algérie continue de défendre l'approche d'une solution inter-africaine aux problèmes sécuritaires de la région Sahel. Une solution qui privilégie le développement économique des zones frontalières, le respect des règles du «bon voisinage» et l'échange efficace d'informations sécuritaires sur l'action des «groupuscules» terroristes activant, parfois avec grande facilité, dans le nord du Mali, au Niger et à l'Est de la Mauritanie». A ce même propos le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, a fait savoir lors d'un entretien qu'il a accordé à RFI en janvier 2018 que «c'était aux Maliens de faire plus d'efforts en mettant en oeuvre les engagements entrepris».
Le ministre ajoutera: «Nous continuons à penser, d'ailleurs, tout comme pour ce qui est de la Libye, que le problème concerne d'abord les Maliens, c'est-à-dire toutes les parties signataires. Il faut que les Maliens s'approprient le processus de mise en oeuvre des engagements qu'ils ont pris. Et nous pensons sérieusement qu'ils en ont la capacité. Vous savez, un accord n'a de valeur que s'il est mis en oeuvre. Et la mise en oeuvre d'un accord n'existe que s'il y a une véritable volonté de la part des signataires. Je n'accuse personne, mais je suis certain que, s'il y a une véritable prise en charge, sans interférence dans les affaires des uns et des autres, je pense qu'on aura franchi de grandes étapes dans le retour de la paix et la stabilité, dans la préservation de l'unité, la souveraineté de ce pays voisin, avec lequel nous partageons beaucoup de choses.»
Reste à dire que la France, selon RFI, ne précise jamais les identités des terroristes abattus concernées, ni même leur place dans l'organigramme terroriste, d'où ajoute cette même source «il est difficile alors de juger des progrès réels ou supposés accomplis par la force française». Par conséquent, l'Algérie demeure très prudente et vigilante à propos de ce qui se passe à proximité de ses frontières et agira en conséquence.
http://www.lexpressiondz.com/actualite/ ... ausse.html
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.

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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par Chifboubara » 03 mai 2018, 05:26

Je ne sais pas si cela a été évoqué pour une surveillance "classique" des frontières.


Toulouse. Stratobus, l’incroyable projet qui vient bousculer les géants Facebook et Google
Basée à Toulouse, l'entreprise Thales Alenia Space est à l'origine du projet Stratobus : un ballon dirigeable qui vient bousculer les géants Google et Facebook.
Publié le 29 Avr 18 à 19:19

Un premier vol est prévu dès 2021. (©Thales Alenia Space / Emmanuelle Briot)
C’est une guerre à distance que se livrent le Français Thales Alenia Space et les Américains Google et Facebook.

Comme Google – qui planche sur le projet Loon – le géant Facebook ambitionne d’apporter l’accès à Internet dans le monde entier avec son drone planeur Aquila.

De son côté, l’entreprise Thales Alenia Space, basée à Toulouse, travaille sur Stratobus. Gonflé à l’hélium, ce ballon – mi-drone, mi-satellite – sera positionné dans la stratosphère, à une altitude de 20 kilomètres au-dessus de la Terre.

Voir jusqu’à l’horizon
Surveillance des frontières, analyse de l’érosion des côtes, aide à la gestion des incendies, renfort du GPS en zone de fort trafic… Le champ des applications est large.

« À une altitude de 20 kilomètres, le dirigeable peut observer jusqu’à l’horizon, soit une distance de 500 kilomètres », explique Jean-Philippe Chessel, l’homme à l’origine du projet Stratobus. Aucune caméra ne peut couvrir (pour le moment) une telle distance ! Mais l’élaboration de radars stratosphériques, issus des technologies de l’aéronautique, est déjà dans les cartons.

Il pourrait voler dès 2021
En attendant, Stratobus n’a pas vocation à être célibataire. « Un vol de démonstration aura lieu en 2021 », précise Jean-Philippe Chessel. « L’objectif est bien sûr de développer une flotte ».

Au niveau des océans, le dirigeable pourrait observer des bateaux jusqu’à 200 kilomètres. En position stationnaire au-dessus de Toulouse, il serait en mesure de surveiller toute l’agglomération. « Une caméra optique peut voir jusqu’à 50-70 kilomètres », souligne ce responsable chez Thales Alenia Space. « Elle pourrait identifier des véhicules, observer des mouvements de foule… En revanche, aucune caméra n’a encore la technologie suffisante pour lire les plaques à une telle distance ». Nous sommes encore loin du film Ennemi d’État avec Will Smith…

Un atout par rapport aux satellites géostationnaires
Le projet développé par Thales Alenia Space permettrait d’anticiper certaines menaces, en particulier dans les pays à risque. « En cas d’attaque de raffinerie, Stratobus voit arriver la menace et peut informer rapidement les autorités », détaille Jean-Philippe Chessel. « Contrairement aux satellites en orbite, Stratobus aura l’avantage d’être stationnaire. Un atout certain quand on sait que les terroristes ont une connaissance précise des horaires de passage d’un satellite… De leur côté, les satellites géostationnaires à 36 000 kilomètres de la Terre n’ont pas la même résolution en terme d’images ».

Booster un réseau, apporter Internet dans des zones non couvertes…
En dehors des missions de surveillance, Stratobus présente un autre attrait… Bien que le projet soit basé à Cannes, où le groupe est présent, des experts toulousains travaillent à des applications dans le domaine des télécommunications. Jean-Philippe Chessel explique à Actu Toulouse :

Dans la téléphonie, les opérateurs se préparent à la 5G. Et ils s’intéressent à la stratosphère ! Stratobus permettrait de télécommander des objets à distance, par exemple la voiture autonome. Le tout en évitant de passer par un satellite à 36 000 kilomètres de la Terre… Avec Stratobus, le temps de latence est réduit à quelques millisecondes.

Par ailleurs, Stratobus permet de renforcer un réseau déjà existant, de façon ponctuelle. Jean-Philippe Chessel prend l’exemple de la Coupe du monde de football. À défaut de voir la fibre se déployer aux quatre coins du globe, Stratobus peut aussi assurer la communication dans des zones non couvertes comme en Afrique ou dans le centre de l’Australie.


L’un des rares espaces non colonisés par l’homme
La stratosphère demeure encore l’un des rares espaces non colonisés par l’homme. À titre d’indication, les avions commerciaux volent à une altitude comprise entre 10 et 13 kilomètres. Les drones ne vont pas plus haut que 10 kilomètres. Les petits satellites atteignent au moins 400 kilomètres d’altitude.

Pour Jean-Philippe Chessel, le projet présente d’indéniables avantages :

Stratobus n’a pas besoin de lanceur. Il suffit d’ouvrir un couloir aérien, telle une cheminée, afin de dérouter le trafic des avions lors de la montée ou de la descente. Autre atout par rapport aux satellites, la maintenance se fait chaque année. De plus, le dirigeable bénéficie des équipements électroniques issus de l’industrie aéronautique. C’est moins onéreux.

Stationnaire
Le dirigeable présente aussi l’intérêt d’être stationnaire. Il a été doté de quatre moteurs, afin de lutter contre des vents jusqu’à 90 Km/h.

Pour alimenter les moteurs en énergie, l’enveloppe du dirigeable sera couverte de cellules photovoltaïques. L’énergie collectée le jour sera stockée avec une pile à combustible couplée à un électrolyseur pour permettre au dirigeable de demeurer stationnaire la nuit.

« À Toulouse, les pointes de vent peuvent dépasser les 90 Km/h », reconnaît Jean-Philippe Chessel. « Il y a donc encore une stratégie à avoir pour assurer une permanence de mission. Stratobus est conçu pour fonctionner en famille… »

Un site de production à Toulouse ?
L’entreprise Airstar Aerospace, qui conçoit et fabrique des ballons stratosphériques, est partenaire du projet. Elle est située à Ayguesvives, en Haute-Garonne. Une décision doit intervenir en 2019 concernant la localisation de son nouveau site de production destiné au projet Stratobus.

Deux scénarios sont envisagés : l’un dans la région toulousaine, l’autre à Istres (Bouches-du-Rhône). Cette dernière option a la préférence de Thales Alenia Space. « C’est depuis la base militaire d’Istres que s’envoleront nos ballons », justifie Jean-Philippe Chessel. « Cela aurait du sens d’un point de vue industriel. D’autant que la région PACA soutient le développement de cette filière depuis l’origine. Elle a financé les premières études ».

La position de Thales Alenia Space est donc en faveur d’un site de production du côté d’Istres. « Le choix appartient in fine à l’entreprise Airstar Aerospace, cela dépendra de l’aide financière que les collectivités pourront apporter ». À bon entendeur…
Source : https://actu.fr/occitanie/toulouse_3155 ... 47825.html
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Re: Contrôle et sécurisation des frontières

Message par malikos » 11 juillet 2018, 18:02

Infiltration de terroristes: Au moins 2000 soldats Algériens sur la bande frontalière avec la Tunisie
Par W.J Publié le 11 juillet 2018 - 11:15:43
Les forces sécuritaires et militaires, tunisiennes et algériennes sont en état d’alerte extrême sur toute la bande frontalière entre les deux pays. Du côté tunisien, les forces sécuritaires poursuivent le ratissage à un rythme intense surtout après un échange de tirs ayant eu lieu mardi avec des éléments terroristes à Jendouba, deux jours après l’attaque armée ayant ciblé des éléments de la garde nationale. Les renforts militaires et sécuritaires déployés collaborent en effet avec l’armée algérienne, soucieuse d’empêcher toute infiltration des éléments terroristes dans son territoire. De ce fait, une opération militaire d’envergure a été lancée sur la bande frontalière avec la Tunisie pour empêcher l’infiltration des terroristes poursuivis par les forces de sécurité tunisiennes, de l’autre côté de la frontière, a confié une source sécuritaire à l’agence de presse turque, Anadulu.
Pas moins de deux mille militaires algériens participent depuis mardi soir, à une opération de ratissage de grande envergure à Tebessa, Souk Ahras, et El Oued, à la frontière avec la Tunisie. Une opération qui ne prendra fin qu’àvec l’achèvement des campagnes menées par les forces de sécurité tunisiennes en vue d’appréhender le groupe terroriste auteur de l’attaque de Ghardimaou.
Il est à rappeler, que les unités sécuritaires tunisiennes ont refusé de donner des précisions sur l’évolution de cette opération, se contenant d’indiquer qu’une vingtaine d’éléments terroristes, ont été localisés au niveau d’Oued Irougue, entre deux villages: un tunisien, l’autre algérien, ayant débouché sur des résultats positifs.
https://www.realites.com.tn/2018/07/inf ... a-tunisie/

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