Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

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sadral
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par sadral » 13 septembre 2018, 22:59

Désolé pour le HS qui va suivre et qui va surement énerver les modérateurs...J’espère qu'un jour (plus de 61 ans) un président Algérien reconnaîtra OFFICIELLEMENT aussi l'assassinat de Monsieur Abane Ramdane par ces ''FRERES'' pour une histoire de leadership et de pouvoir.
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.


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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par numidia » 14 septembre 2018, 07:25

je ne sais pas ce que pense le s modérateurs, mais si tu permets khouya un échange, je pense que que ce sont 2 choses totalement différentes, Audin et Abbane Ramdane

d'abord ce geste symbolique de la France reconnaissant cet assassinat est surtout un soulagement pour la famille (et c'est une excellente chose pour eux qui étaient dans l'attente si longtemps), car elle pourra demander les informations concernant les événements et concernant le lieu où est la dépouille de Maurice Audin, et là je ne pense pas que les infos (archives classées en France) soient libre d'accès, il y a sûrement un blocage qui se fera pour des raisons d'Etat, et à cause de l'implication de personnalités politiques françaises à un haut niveau, donc leurs noms seront sûrement protégés dans l'immédiat, on verra ce qui va se passer
ils font peut être juste dire ce qu'ils ont fait du corps et l'histoire s'arrêtera là
personne ne sera probablement sali par cette affaire (même à titre posthume)

ensuite côté algérien ceci n'apporte rien de nouveau, ce qui a été dit hier par Macron est connu, pardon de le rappeler mais ce n'est qu'un assassinat parmi des tas d'autres qu'a commis la France pendant des décennies, il faut faire la lumière sur tout, oui en effet, c'est le rôle des historiens

la reconnaissance politique est un acte politique, pas un acte de pour la vérité, il y a une nécessité à le faire pour Macron, pas de naiveté, je pense destiné à autre chose qu'aux relations algero-françaises

la liquidation de Abbane Ramdane a été un choix politique lié à des tensions et surtout lié aux choix faits par les uns ou les autres quant au leadership, et quant à la conduite de la guerre et des discussions à mener avec le colonisateur
attention je n'excuse pas (ai-je d'ailleurs le droit de dire cela, non en vérité), nous n'avons ni à accepter, ni à refuter, un historien n'est ni juge ni avocat

c'est une réalité de notre Révolution que nous ne pouvons pas ignorer, donc nous avons à travailler sur les événements et le déroulement des faits
pas de jugement en histoire, c'est très important d'avoir cette attitude, sinon je conseille de ne jamais ouvrir un livre d'histoire avec toute les horreurs et turpitudes de ce monde, vous n'en dormirez plus à force de vouloir juger tout et tous


1) nous n'avons pas à prendre une décision politique sans travail de fond au préalable
ce ne sont pas aux politiciens d'écrire l'histoire, surtout pas !
les politiciens sont les professionnels de la manipulation et des des arragements avec ceci ou cela quand ça asseoir leur pouvoir ou quand ça leur permet d'accéder au pouvoir, donc je ne fais pas confiance aux politiciens, combien de pays ont des histoires falsifiées et même des génocides qui sont niées
ex: Etats-Unis, France
qu'ils reconnaissent ou pas, peut-on l'imposer ?
non, ce qui compte en premire lieu c'est plutôt la recherche et la connaissance diffusée au niveau populaire qui est beaucoup plus importante
afin d'instruire les gens et d'avoir ainsi des générations nouvelles d'hommes et de femmes plus mûres, conscientes et non abrutis par les manipulations politiques

je te donne un exmpel:
les années 90', le FIS, les élections législatives de 91
ces 3 volets de notre histoire (très récente) beaucoup de témoins sont là, présents, vivants, pouvant raconter vce qui s'est passé
mais que voit-on à travers les réseuax sociaux et les propos de gens du peuple, qui ne s'en cahe pas, que voit-on même une certaine presse et médias du pays,des terroristes notoires interviewés ! des Algériens qui prennent le parti des idéologues et des tueurs, donc des adeptes des terroristes d'hier !
c'était il y a très peu de temps
et déjà on a un manque flagrant de conscience populaire et une déformation des événements puisuqe l'info est manipulée, les fissistes et leurs descendants sont omni présents sur tous les canaux, ils osnt en permanence en guerre contre les Algériens
et beaucoup trop d'entre nos concitoyens les suivent
beaucoup trop car même s'il y en avait une dizaine c'est déjà beaucoup trop, vu l'horreur vécue pendant des années

2) nous avons d'abord besoin d'un travail des experts en histoire,
ce sont eux qui avec les éléments en leur possession, les témoignages et les données recoupées qui pourront apporter plus de clareté (on ne sait jamais tout bien sûr, la vérité absolue n'existe pas en histoire, donc ça reste de toute façon relatif)
tu me diras qu'il faut qu'il accède à l'info, oui c'est vrai
et là sur Abbane Ramdane le sinfos sont en Algérie et en France
il faudra donc un travail très assidu et ardu des spécialistes pour tirer des conclusions huistoriqpes

3) à ce moment là, OFFICIELLEMENT l'Etat Algérien pourra oui ou non reconnaitre ou autre ce qui s'est passé
(attention, nous savons bien comment fonctionnent les sytèmes politiques partout dans le monde, je dis pourra oui ou non, car c'est selon les besoins, car un système politique ne révèle pas l'histoire pour le plaisir intellectuel de la vérité historique, ça n'existe nul part dans le monde, la nature humaine est ainsi)
un système politique révèle l'histoire pour des stratégies politiques, chez nous c'est le cas, c'est le cas aussi ailleurs, et Macron au sujet de Audin a aussi un besoin politique et une pièce à jouer

donc plutôt que demander à des politiciens de reconnaitre ceci ou cela
il serait beaucoup plus intéressant et profitable de tout faire pour développer la connaissance que nous avons de notre histoire,
lutter pour cela c'est le rôle des spécialistes, des historiens, des investigateurs et des collecteurs d'infos et de témoignages

4) enfin et c'est très important,
l'assassinat de Abbane Ramdane a été reconnu, on a des témoignages (déjà depuis de nombreuses années), on sait qui était d'accord, on suppose pour certains, Krim Belgacem était là dit-on, d'autres l'ont avoué, Ben Bella par exemple, donc nous savons déjà que Abbane Ramdane a été tué par les siens,
ce fut un choix politique, de nombreux chefs étaient d'accord, ce n'est pas seulement la responsabilité de Boussouf (celui qui a tué de ses mains)
ce n'est pas une personne qui a pris la décision mais ils étaient plusieurs
n'oublions pas aussi qu'il y a eu beaucoup de manipulation de la part de la France qui a fait croire à tous (à tors ou à raison nous n'avons pas d e preuves à ma connaissance) que Abbane Ramdane négociait la fin de la guerre avec des conditions nouvelles et pourrait lacher les siens
manipulation comme l'a été la bleuite

donc au final, un choix politique pris au cours de la Révolution, il y en a eu plusieurs, Abbane Ramdane n'est pas le seul concerné

5) enfin, oui Sadral je suis comme toi, ce serait bien que l'Algérie OFFICIELLEMENT arrête de dire que Abbane Ramdane a été tué au champ d'honneur par le colonisateur, mais dise plutôt qu'il a été victime de la lutte idéologique au sein du mouvement de libération
mais je ne suis pas d'accord pour que seuls les politiciens écrivent et parlent de notre histoire
c'est vraiment triste d'en arriver là
trop s'y essait avec les dégâts considarbles que ça engendre

si l'Algérie veut évoluer avec ses principes fondateurs, elle devra faire ce travail de confiance en son histoire, prise en compte des réalités (sans tenir compte de tel ou tel peronnage historique) faire un travail de fond sur son passé
c'est un bel espoir, une utopie dont j'ai conscience, car aucun pays à travers l'histoire n'a eu cette attitude
alors je reste réaliste, je n'interpelle pas seulement les politiques (à eux je leur dit chacun son job, n'empêchait pas les historiens de diffuser et d'écrire l'histoire, mais j'interpelle les historiens, apprenez-nous des choses, avancez dans l'écriture de notre histoire, faites votre job !

je ne sais pas ce que tu en penses ?
nous sommes bien sûr d'accord sur le fond, appeler les choses par leur nom,
mais je ne pense pas qu'il faille le faire n'importe comment et par n'importe qui
le moment viendra bien sûr
nous n'avons pas aujourd'hui la capacité historique de gérer cela, pas assez de travil sérieux sur notre histoire
on est au début, si on reconnait ex nihilo que Abbane Ramdane a été tué par nous officiellement, il faudra sortir beaucoup d'autres dossiers
or les historiens n'ont pas assez travaillé sur tout, trop de choses qui nécessitent une armée d'historiens chevronnés, il faudra du temps, il faudra des gens à l'assiduité et la volonté le plus objective possible et il faut des années de recherche, des documents disponibles (c'est là un frein réel et qu'on ne peut reprocher à nos historiens)
à moins de faire un casse aux archives françaises, nous sommes en partie pieds et poings liés

bref, désolée pour la longuer de mon message,
en tout cas ces deux cas sont totalement différents, en profiter là pour sortir le cas Ramdane n'est pas "cohérent"
désolée c'est juste mon avis, je ne veux en aucun cas te blesser par mes propos
salem khouya

edit

je rajoute une chose fondamentale pour bien comprendre l'attitude de l'Algérie par rapport à cette question
c'est un fait historique, aucun pays vainqueur ne reconnait officiellement des erreurs à gogo à posteriori
aucun pays vainqueur ne dit oui on a gagané mais on a commis des erreurs
il dit juste: ON A GAGNE !
c'est comme toute compétition (désolée de faire le lien mais panedant une compétition, on ne retiens pas les erreurs, mais juste qui gagne au final)
je ne fais que dire des évidences, qu'on le regrette ou pas, c'est comme ça que l'être humain fonctionne

la France a perdu toutes ses guerres depuis longtemps près de 250 ans (les dernières victoires sont celles de Napoléon qui a perdu et gagnait)
depuis la France a perdu chaque conflit
aussi il est logique qu'elle se sente obliger d'expliquer

l'Allemagne a fait ce travail sur le nazisme de façon très très poussé (en RFA en tout cas), elle a fait ce travail sur le colonialisme
l'Allemagne a demandé pardon et s'est excusé pour le génocide commis sur les Herreros en Afrqiue pendant la colonisation par exmeple

la France ne l'a pas fait , ni pour la colonisation, pour la 1GM, ni pour la 2GM, ni pour l'Indochine, ni pour l'Algérie, ...
reconnaitre l'assassinat d'un mathématicien n'est que peu de choses vue les montagnes d'horreurs commises par la France dans son histoire

donc c'est aussi pour cela que je vous explique que notre cas et le cas français sont 2 choses TOTALEMENT différentes
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par sadral » 14 septembre 2018, 22:36

Bonsoir numidia, D'Abord Merci d'avoir réagit avec talent et arguments :avo: Et je suis d'accord , ceux sont deux choses totalement différentes dans le fond mais pas dans la forme qui a son importance en politique et dans l'exercice du pouvoir. J’espère un jour, qu'un président Algérien issue de la nouvelle génération puisse briser certains tabous de notre histoire et dans la foulée, LIBERER la parole des Historiens et des intellectuels (assassinat d'abane Ramdane, Les massacres de la bleuite.....)
d'abord ce geste symbolique de la France reconnaissant........
Je ne suis pas d'accord ça va au delà du geste symbolique : je m'explique la reconnaissance de l'assassinat de Mr Audin et le pardon officiel du président a sa veuve mais aussi la reconnaissance de l'usage de la torture par l'armée française va créer un déclic en brisant ce tabou car ces faits n’étaient pas des accidents ou des bavures mais bien une méthode autorisée et approuvée par le pouvoir politique et je pense sincèrement que cela va permettre d’accélérer le travail mémoriel tellement nécessaire.....mais il faudrait aussi ouvrir les archives, rendre les cranes de nos martyrs et apparemment cela est prévu.
Enfin, nous sommes dans la continuité grâce a l'exigence de la partie Algérienne, Chirac avait reconnu les massacres de Sétif via son ambassadeur, Hollande a reconnu la répression des manifestations de Paris en 1961 et maintenant Macron qui reconnait l'usage de la torture et le meurtre de Maurice Audin.

donc plutôt que demander à des politiciens de reconnaitre ceci ou cela, il serait beaucoup plus intéressant et profitable de tout faire pour développer la connaissance que nous avons de notre histoire,
lutter pour cela c'est le rôle des spécialistes, des historiens, des investigateurs et des collecteurs d'infos et de témoignages
Il me semble que le travail des historiens et des anciens moudjahidines est en partie déjà fait mais il reste difficilement accessible aux jeunes citoyens comme le livre du défunt Mohamed Lebjaoui '' Vérités sur la révolution Algérienne'' sortie en 1970 et qui n'a été ''autoriser'' qu'en 2005 et qui a lever une partie du voile sur l'assassinat d'Abane Ramdane.
Pour cela, Il faudrait que le théatre ou le cinéma puisse s'en inspirer pour donner un impact médiatique plus fort qui puissent toucher surtout les jeunes comme l'a fait Oliver Stone aux USA pour exorciser la guerre du Viétnam.
Et dans notre pays, ou règne encore le culte du zaim c'est au président de faire le premier pas comme cela a été le cas pour la ''réhabilitation de Messali Hadj'' Bien sur ce n'est que mon point de vue.
la liquidation de Abbane Ramdane a été un choix politique lié à des tensions et surtout lié aux choix faits par les uns ou les autres quant au leadership, et quant à la conduite de la guerre et des discussions à mener avec le colonisateur
attention je n'excuse pas (ai-je d'ailleurs le droit de dire cela, non en vérité), nous n'avons ni à accepter, ni à refuter, un historien n'est ni juge ni avocat
Plutôt un choix de certains (par calcul politique) qui ont pris la décision sans l'aval de la direction du C.C.E car Ni Ferhat Abbas, ni Ben Khedda, ni Sâad Dahleb, ni Mehri n'ont été tenus au courant.il était prévu qu'il soit arrêter et juger et non assassiner.......... enfin un jour la vérité triomphera.
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par sadral » 15 septembre 2018, 09:27

Le déclic dont je parlais...c'est un premier pas qui j’espère en appellera d'autres, parce que la on a vraiment besoin d'une autre relation avec notre histoire.

LE FILS DE MAURICE AUDIN APPELLE LES TÉMOINS À “DIRE LA VÉRITÉ” ET À “TRANSMETTRE LES DOCUMENTS”

Le fils de Maurice Audin, Pierre, a appelé vendredi les témoins de la guerre de libération nationale à “dire la vérité” et à “transmettre les documents” sur l’assassinat de son père par l’armée française, survenu il y a 61 ans.

Intervenant sur les ondes de FranceInfo, Pierre Audin a estimé que “c’est le début d’une nouvelle étape”, après la déclaration jeudi du président Emmanuel Macron reconnaissant la responsabilité de l’Etat français dans la disparition et l’assassinat de son père.
“C’est le début d’une nouvelle étape. Ce qui est important, c’est que le président de la République a reconnu que la torture était un système qui était essentiellement une arme politique, qui ne servait qu’à terroriser la population et qu’il décide d’ouvrir les archives concernant tous les disparus, pas seulement mon père”, a-t-il répondu au journaliste, appelant les témoins de l’époque à parler.

“Tout est prescrit et tout est amnistié depuis longtemps. Désormais, il faut dire la vérité et transmettre les documents qui permettront de savoir, pour mon père et pour des milliers d’autres, ce qui est arrivé précisément”, a-t-il soutenu, regrettant qu’il ait fallu 61 ans pour que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans ce crime.
Il a rappelé, par ailleurs, qu’il est “tout à fait clair” à l’époque que “quand les militaires annonçaient que quelqu’un s’était évadé cela voulait dire qu’il avait été assassiné”.
“C’était un langage codé, mais dans le système de terreur qui régnait à Alger à ce moment-là, il est tout à fait clair que c’était ce que ça voulait dire. Il n’y avait pas d’ambiguïté”, a-t-il précisé, exprimant son étonnement devant le cas de son père où les responsables de son assassinat “ont carrément été jusqu’à mimer une scène d’évasion”.
Jeudi, la France a reconnu officiellement, et pour la première fois, avoir instauré un “système” recourant à la “torture” pendant la guerre de libération nationale.
La présidence française a indiqué, dans un communiqué, que le militant algérien Maurice Audin, disparu en juin 1957, est “mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France”.
Dans une déclaration remise à la veuve Josette Audin, le président Emmanuel Macron a appelé à l’approfondissement du travail de vérité lié à la guerre d’Algérie.
“Il importe que cette histoire soit connue, qu’elle soit regardée avec courage et lucidité”, a-t-il dit appelant à l’approfondissement du travail de vérité qui doit ouvrir la voie à une “meilleure” compréhension de passé français et à une volonté “nouvelle” de réconciliation des mémoires et des peuples français et algérien.
https://www.maghrebemergent.info/france ... documents/
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par sadral » 15 septembre 2018, 09:59

J'ai aussi une pensée pour Henri Alleg décédé en 2013, ancien directeur du quotidien communiste Alger républicain ,qui s'opposait a la colonisation et dénoncer la torture, lui aussi fut arrêté et torturé par l'armée française un jour après son ami Maurice Audin et il est le dernier a l'avoir vu vivant « centre de triage » d’El-Biar. Ci-dessous son interview de 2009.

Henri Alleg : « Pour moi, aucun doute possible, Audin a été assassiné »

Arrêté un jour après Maurice Audin, Henri Alleg subit les mêmes sévices. Le 20 juin 2009, il racontait au "Monde 2" son « interrogatoire » et sa dernière rencontre avec Audin. Henri Alleg, cet homme merveilleux, ce petit homme plein de vie, souriant qui jamais ne céda dans ses idées et resta communiste jusqu’à son dernier souffle, nous parle de celui qui vient enfin d’être reconnu comme une victime de l’armée française (note de Danielle Bleitrach).

Il est l’auteur de La Question (Editions de Minuit, 1958), témoignage accablant des sévices infligés par l’armée en Algérie. Il est aussi un héros puisque, comme raconté dans ce livre, il subit et résista aux « procédés spéciaux » employés à Alger, en 1957, ces mêmes procédés qui coûtèrent la vie à Maurice Audin. Henri Alleg, ancien directeur du quotidien Alger républicain, devenu journaliste à L’Humanité, a accepté de nous raconter les conditions de son arrestation, quasi identiques à celle du jeune mathématicien dont il était l’ami. Et de revenir sur leur dernière rencontre au « centre de triage » d’El-Biar, en pleine séance de torture.

- Comment les parachutistes du général Massu vous ont-ils arrêté ?

Henri Alleg : Ils me mettent la main dessus le 12 juin 1957, au domicile de Maurice et de Josette Audin, justement. Je ne sais pas encore que Maurice a été arrêté la veille. J’ai eu vent d’un probable coup de filet des "paras" et, en dépit des règles de la clandestinité qui veulent que deux militants communistes n’aient aucun contact entre eux, j’espère pouvoir l’avertir du danger. Trop tard : Maurice a déjà été pris, et je le suis à mon tour en tombant dans une "souricière".

Tout s’est passé très vite. J’ai compris ce qui m’attendait quand la porte s’est ouverte sur un policier. Josette Audin était là, derrière lui, son bébé dans les bras. J’ai fait l’imbécile, en tentant de me faire passer pour un agent d’assurances. « Quelle assurance ? » me lance le type. Je bégaie la première chose qui me passe par la tête : « L’assurance Soleil ». Il me fait signe d’entrer ; puis il s’absente aux toilettes. Je repère une clé — Josette acquiesce en silence, me signifiant ainsi que c’est bien celle de l’entrée. Je me jette dessus, ouvre la porte, prends le temps de refermer derrière moi, dévale les escaliers, mais pas assez vite. L’homme me rattrape au premier étage, armé, tremblant. Je l’ai senti très nerveux ; j’ai préféré le suivre sans broncher.

Je me souviendrai toujours de ce qu’a dit un des "paras" venus me chercher : « Excellente prise. C’est Alleg, d’Alger républicain. ». Il m’avait reconnu. Il faut dire que mon journal était le seul quotidien officiel de l’opposition.

- Vous êtes transféré au centre d’El-Biar, où Maurice Audin est torturé depuis la veille. Quand comprenez-vous que vous allez subir les mêmes sévices ?

Les intimidations débutent dès mon transfert. Le policier chargé de me surveiller dans la jeep m’enfonce le canon de sa mitraillette dans les côtes et me menace : « Si vous faites le con, une giclée vous attend ». En pleine bataille d’Alger, tout militant communiste ou nationaliste savait très bien à quoi s’attendre. Et moi encore plus, qui récoltais des récits de torture au journal. Arrivé à El-Biar, le doute n’était plus permis : « On va vous préparer un petit interrogatoire et je vous promets que vous allez parler » m’a-t-on dit. Qu’attendaient-ils de moi ? D’avouer où j’étais hébergé. A ce moment-là, j’imaginais que Maurice avait été arrêté, mais je n’en avais toujours pas la confirmation.

- Vous êtes l’un des derniers à croiser Maurice Audin vivant. Parlez-nous de cette ultime rencontre.

A El-Biar, deux hommes me prennent immédiatement en charge : Erulin et Charbonnier. Rapidement, ceux-ci demandent, au téléphone, qu’on leur fasse venir « une équipe pour une grosse légume ». Flatteur. Quand arrive le groupe de tortionnaires débutent pour moi les "séances" que j’ai détaillées dans La Question.

Je recevais des coups ; j’étais agenouillé, quand j’ai entendu Charbonnier dire : « Amenez Audin, il est dans l’autre bâtiment ». Je dois dire que je n’ai pas été plus surpris que ça de le savoir là. Je le voyais à peine, sans mes lunettes. « Allez, Audin, dites-lui ce qui l’attend. Evitez-lui les horreurs d’hier soir », a poursuivi Charbonnier. A voir la tête de Maurice, même dans le brouillard où j’étais, j’ai compris qu’il avait été torturé. Cela n’a pas duré longtemps, une minute ou deux. Le temps pour lui de me dire : « C’est dur, Henri ».

Ils ne nous ont pas laissés poursuivre la discussion ; ils voulaient juste que je comprenne qu’ils étaient prêts à tout, avec des Algériens comme avec des Européens.

- Dix jours plus tard, le 21 juin 1957, Maurice Audin disparaît…

Il devait être 22 heures, ce soir-là, lorsque Charbonnier est venu me demander de me préparer pour un transfert. Me préparer ? Mais qu’avais-je à préparer ? Je n’avais rien. Je l’ai entendu dire dans le couloir : « Préparez aussi Audin et Hadjadj ». J’ai attendu. Personne n’est venu me chercher. Dans la cour, une voiture a démarré, s’est éloignée. Un moment après, une rafale de mitraillette. J’ai pensé : « Audin ». Pour moi, il n’y a aucun doute possible : il a été assassiné. Est-ce que tout ça a été planifié ou est-ce qu’il est mort lors d’un interrogatoire qui a mal tourné ? Je n’ai pas la réponse — d’autres, aujourd’hui encore, l’ont, cette réponse, je pense au général Aussaresses [mort en 2013] notamment. Quoi qu’il en soit, le résultat est le même : Maurice a été tué.

- D’El-Biar, vous êtes transféré au camp de Lodi, puis à la prison de Barberousse. C’est là que naît La Question. Comment parvenez-vous à écrire ce livre ?

C’est mon avocat, Léon Matarasso, qui m’en souffle l’idée. Je rédige dans une écriture microscopique des passages de trois, quatre pages, pliées en cubes minuscules, cachées dans une de mes pantoufles ou les plis de mes vêtements, et transmises, au parloir, à mon avocat. A Paris, Léon se met en quête d’un éditeur. Toutes les maisons contactées s’enthousiasment mais une seule, les Editions de Minuit, de Jérôme Lindon, a le courage de mener le projet à son terme. Le retentissement est considérable, et la saisie du livre en est la meilleure publicité !
http://lepcf.fr/Henri-Alleg-Pour-moi-au ... -assassine
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.


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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par numidia » 15 septembre 2018, 14:27

Merci beaucoup à toi Sadral pour ta réponse, je te remercie de poursuivre le débat et d'apporter ton point de vue
ça enrichit et c'est complémentaire, je poursuis donc dans la réflexion

_________________________________________________________________________
sadral a écrit :
14 septembre 2018, 22:36
............ J’espère un jour, qu'un président Algérien issue de la nouvelle génération puisse briser certains tabous de notre histoire et dans la foulée, LIBERER la parole des Historiens et des intellectuels (assassinat d'abane Ramdane, Les massacres de la bleuite.....)
j'espère comme toi que l'histoire soit plus répandue et clarifiée et surtout qu'elle ne soit pas l'objet de hold-up politique mais ça on sait ce que ça vaut quand on fait preuve de réalisme, c'est trop tentant pour un politicien surtout actuellement où on voit partout dans le monde se développer le populisme, la démagogie comme mode de gouvernance et que cela se développe mêm dans ce qui est communément appeller les pays occidentaux, souvent (trop souvent) pris en exemple par nos politiciens (gouvernants ou opposants) pour en dire du bien ou du mal j ele répète il faut en priorité éduquer un peuple afin de connaître son histoire, c'est de là que nos politiques tireront des enseignements et se veront dans l'obligation de dire les choses, et c'est ainsi que tu consolides et renforces ta société

d'abord ce geste symbolique de la France reconnaissant........
Je ne suis pas d'accord ça va au delà du geste symbolique : je m'explique la reconnaissance de l'assassinat de Mr Audin et le pardon officiel du président a sa veuve mais aussi la reconnaissance de l'usage de la torture par l'armée française va créer un déclic en brisant ce tabou car ces faits n’étaient pas des accidents ou des bavures mais bien une méthode autorisée et approuvée par le pouvoir politique et je pense sincèrement que cela va permettre d’accélérer le travail mémoriel tellement nécessaire.....mais il faudrait aussi ouvrir les archives, rendre les cranes de nos martyrs et apparemment cela est prévu.
Enfin, nous sommes dans la continuité grâce a l'exigence de la partie Algérienne, Chirac avait reconnu les massacres de Sétif via son ambassadeur, Hollande a reconnu la répression des manifestations de Paris en 1961 et maintenant Macron qui reconnait l'usage de la torture et le meurtre de Maurice Audin..
d'abord je tiens à préciser une chose très importante, Hollande n'a jamais reconnu la responsabilité de l'Etat français pour octobre 61, il a dit exactement que c'était les forces de police qui était responsable et donc il pointait Papon (condamnait pour ses actes 2GM) un type déchu donc ce sont les journalistes qui ont fait un raccourci et faisant croire que la France ne tant qu'Etat reconnaissait sa responsabilité à ma connaissance, devant un tribunal ou des instance juridiques, les paroles de Hollande ne permettent pas d'engager la responsabilité de l'Etat français mais je me trompe peut être sur l'aspect (juridique, c'est pas trop mon domaine)
il a reconnu qu'il y avait une " répression sanglante" c'est le vocabulaire utilisé, il n'a pas reconnu la responsablilité de l'Etat mais les actes d'une partie de la police sous ordre dela préfecture, pas de responsabilité politique des plus hautes institutions, en ce sens Macron ici va plus loin puisuqe lui pointe le responsabilité des dirigeants français directement dans un assassinat ce qu'a fait Hollande (et les autres) au sujet du Vel d'Hiv est sans commune mesure avec ce qu'il a dit pour octobre 61, nombre quasi équivalent de personnes raflées et parquées, quasi même dispositif, avec au final torture, mort, camps dans les 2 cas
je ne fait que relater des évidences et des faits historiques qu'en à Macron, je pense qu'il ira plus loin encore que ce qu'il a dit jeudi dernier, lui ou ses successeurs
c'est depuis près plus de 10 ans que la France a à sa t^te un président qui n'a pas connu la guerre (le dernier était Chirac), comme ils ont perdu, ils ont besoin d'expliquer pour basculer vers autre chose

1) le mot "symbolique" que j'ai utilisé peut choquer mais il faut le prendre dans son sens complet, il marque donc une différence par rapport à ce qui était dit auparavant; mais tu as raison aussi, en fait je pensais à plus loin, il y a toujours l'arbre qui cache la forêt et je l'ai déjà dit ici, quand il était à Alger avant son élection, il est capable d'aller loin dans ses déclarations car il y a des objectifs à moyen et long terme relatifs aux relations algéro-françaises, qui toucheront directement des lobbys puissants en France

2) si tu analyses attentivement ce qu'il a dit, il n'a pas pointé du doigt la responsabilité de la'rmée en tant qu'institution, à aucun moment par contre il a dénoncé un "système", il a dénoncé une institutionnalisation de ce système, sa légalisation, et il parle de fins politiques et de divers gouvernements impliqués donc globalement il pointe du doigt le système politique et les hommes politiques sans nommer clairement les choses il n'a pas parler des actes institués dès novembre 54 (et même avant), bien avant les pouvoirs spéciaux de 56 (dont il ne parle pas du tout) c'est après, les journalistes qui ont immédiatement soulever le mot torture utilisée par l'armée française en Algérie, mot torture que lui ne prononce pas, il ne parle dans le communiqué de l'Elysées que de Audin torturé et non de torture systématique

bon passons, c'est un débat qui peut paraître du chipotage, mais il est important, ses paroles sont plus tournées contre les hommes politiques et leur système (mot choisi à escient) alors que son communiqué officiel ne relate que la mort sous la torture de Audin par "des" militaires

mettons-nous d'accord, il dénonce le fait que le système politique de son pays ait utilisé la torture et qu'un jeune mathématicien en soit mort donc pour que tu vois où je veux en venir, la France en grave crise institutionnelle et républicaine, se refonde actuellement de nombreux tabous sont brisés, dans divers secteurs, il ne faut pas comprendre ce qui se passe juste au niveau relation inetrantionale algéro-françaises, je pense très sincèrement que on va vers plus encore de reconnaissance (je l'avais dit alors) et vers plus de destruction identitaire française (j'espère que tu comprends, ce serait très long de débattre la-dessus, j'en dis pas plus)

en tout cas, ce qu'il est bon pour nous de prendre, on le prendra

donc plutôt que demander à des politiciens de reconnaitre ceci ou cela, il serait beaucoup plus intéressant et profitable de tout faire pour développer la connaissance que nous avons de notre histoire, lutter pour cela c'est le rôle des spécialistes, des historiens, des investigateurs et des collecteurs d'infos et de témoignages
Il me semble que le travail des historiens et des anciens moudjahidines est en partie déjà fait mais il reste difficilement accessible aux jeunes citoyens comme le livre du défunt Mohamed Lebjaoui '' Vérités sur la révolution Algérienne'' sortie en 1970 et qui n'a été ''autoriser'' qu'en 2005 et qui a lever une partie du voile sur l'assassinat d'Abane Ramdane.
Pour cela, Il faudrait que le théatre ou le cinéma puisse s'en inspirer pour donner un impact médiatique plus fort qui puissent toucher surtout les jeunes comme l'a fait Oliver Stone aux USA pour exorciser la guerre du Viétnam.
Et dans notre pays, ou règne encore le culte du zaim c'est au président de faire le premier pas comme cela a été le cas pour la ''réhabilitation de Messali Hadj'' Bien sur ce n'est que mon point de vue.
1) pour moi, non je ne trouve pas que le travail des historiens ait avancé,
nos historiens ont fait un boulot remarquable, mais il faut des tonnes de travaux et de recherches, nous sommes loin d'avoir aborder vraiment cette période
je peux te citer des dizaines de sujets qui ne sont même pas effleurés par nos historiens, et ils en ont conscience pour certains, ils le disent même sur les plateaux TV quand il sont invités
je peux te dire qu e ce qui est très intéressant au niveau des travaux publiés c'est l'effort de documentations, de synthèse et de cohérence très forte
mais il est absolument nécessaire d'avancer (par exemple je ne cite que ceci: nous sommes trop pauvre en monographies)
je t'assure, il y a un besoin énorme, d'ailleurs la collecte d'infos est toute aussi importante
ex: rappelles-toi le grand succès qu'a été la campahne de collecte de vidaos et d'infos lancés après 2012 sur divers canaux dont El Watan (sans faire de pub mais ils étaient très actifs) beaucoup on pris conscience qu'autour d'eux il y avait des témoins insoupçonnés, certains ont appris l'histoire d eleur famille, d'autres ont partagés, etc... c'était un élan très intéressant

2) tu vois tu me cites Oliver Stone (qui fait un boulot énorme, aparte: récemment j'ai vu le documentaire qu'il afait sur Poutine, c'est très pro et d'une simplicité à la fois étonnante, il fait du super boulot) donc tu me parles du Viet Nam, désolée mais tu vois c'est ce que je te disais sur les pays vainqueurs et vaincus les USA ont perdu cette guerre, sinon on n'aurait pas eu ce traumatisme énorme traité de cette façon d'ailleurs, si tu compares avec ce qui s'est passé pour l'armée USa en Iraq tu verras que plein de choses ont été étudiées pour éviter de noircir l'image de la'rmée à posteriori comme elle l'a été pour le Viet Nam sans parler du traitement en Afghanistan, omerta complète

3) il y a un point où je ne suis pas d'accord avec toi
ce n'est pas au président de faire le premier pas pour reconnaitre ceci ou cela dans notre histoire
tu vois bien que l'image même des politiciens tournent autour d'une prétention historique
s'il reconnaissent quelque chose ce ne sera que pour servir leurs intérêts propres
je suis désolée mais c'est une constante absolue dans l'histoire humaine, khouya ne compte pas sur le s politiciens pour te sortir des vérités historiques, ils le feront uniquement pour en tirer un bénéfice
et ce sera dans un contexte politique, donc cette vérité sera automatiquement taxée et politicisée, soit insultée par des opposants, soit méprisée par des citoyens mécontents, soit appréciée par les pro-zaïm
tu ne pourras absolument pas avoir de débats argumentatifs et valables (historiquement parlant)

pour faire une généralité de cela je dirai que c'est comme tout élément cultuel ou culturel ou révolutionnaire que les uns ou les autres s'approprient pour en faire leur programme politique ou leur cheval de Troie
ex: la religion, la révolution, les langues, le régionalisme, etc...
comme le stipule notre constitution, je suis pour qu'aucun parti politique n'utilise un de ces aspects pour faire son beurre (maintenant on dit buzz) et imposer un diktat et un racisme, entrainer une segmentation, une cassure dans la société algérienne

4) l'exemple actuel du débat politique autour du film sur Larbi Ben M'hidi
me donne malheureusement raison, nous n'avons pas assez avancé dans ce domaine,
nos hommes politiques et nos bureaucrates ne sont pas prêts
'acha li me istehlch
leur demander de reconnaitre ceci ou cela est un e perte d e temps (ceci n'engage que moi, je préfère que la conscientisation des peuples plutôt que la zaimisation du système)
pour moi, je le répète, l'éducation, la diffusion c'est la dessus qu'il faut se battre et amener les politiques à ouvrir des portes
impacter la société pour qu'elle réalise qu'elle est entièrement héritière de notre histoire et qu'elle ne lui appartient pas, mais qu'en l'enrichissant par des travaux constants, elle a obligation de préservation, de transmission et de formation

la liquidation de Abbane Ramdane a été un choix politique lié à des tensions et surtout lié aux choix faits par les uns ou les autres quant au leadership, et quant à la conduite de la guerre et des discussions à mener avec le colonisateur
attention je n'excuse pas (ai-je d'ailleurs le droit de dire cela, non en vérité), nous n'avons ni à accepter, ni à refuter, un historien n'est ni juge ni avocat
Plutôt un choix de certains (par calcul politique) qui ont pris la décision sans l'aval de la direction du C.C.E car Ni Ferhat Abbas, ni Ben Khedda, ni Sâad Dahleb, ni Mehri n'ont été tenus au courant.il était prévu qu'il soit arrêter et juger et non assassiner.......... enfin un jour la vérité triomphera.
oui tu as raison
en effet, il aurait dû être jugé, c'est d'ailleurs ce que dira plus tard Ben Bella reconnaissant la brutalité et la violence de son assassinat
ok certains ne savaient pas, d'autres savaient très bien et étaient présents, ils étaient là au moment de sa mort
donc ne tirons pas de conclusions attives sur les uns ou les autres
tu sais bien que beaucoup de décisions ont été prises pendant la guerre d'indépendance san sque tous soient au courant ou approuvent
de très nombreuses décisions
et puis n'oublie pas que la réssistance face à l'occupant avait mis en place un système où peu de perosnnes savaient, chacun avait un minimum d'infos, et peu de contacts, moins tu en savais mieux c'était pour les autres, même s'il contient des inconvénients, ce modèle systématisé par l'OS (organisation spéciale) après mai 1945, a été crucial pendant 54-62

ensuite si tu soulèves le fait que certains ont pris des décisions à la place des autres, et que cela n'est pas bien, pas juste, etc..., tu entrouvres la boite de Pandore sur des sujets hautement sensibles, comme par exemple au hasard (de 54 à 62): le déclenchement même de la Révolution, la lutte FLN-MNA, les Accords d'Evian, le Congrès de la Soummam, l'armée des frontières, les hommes du GPRA qui ont été écartés, etc... bref, il faut avancer doucement mais sûrement

désolée encore d'écrire si long, vraiment je suis nulle dans l'explication en 2 ou 3 phrases, je termine comme auparavant, un pays vainqueur doit à tout prix ne pas tomber dans les erreurs des pays vaincus !
notre guerre d'indépendance, note Révolution a été un des très très grand moment de l'histoire, un acte fondateur de la pensée anti-coloniale contemporaine, très peu de moyens, uen souffrance et une misère terrible et pourtant le combat libérateur, enfin la dignité et la souveraineté
ok il ne faut pas tomber dans le syndrôme de l'autruche mais soyons vigilants et pragmatiques, travaillons à consolider notre pays qui est très jeune et sort de conflits terribles

j'ajoute de plus que la portée mondiale de ce combat juste est l'objet de campagnes régulières de mépris et d'insultes, de déngigrement
(juste pour citer les derbières heures, on le voit actuellement avec la polémique avec l'Iraq à cause de qlqs supporters, on l'avait vu avec l'Egypte, on l'a vu régulièrement avec d'autres pays dits "pays frères" (vous savez que cette expression ne veut rien dire) les pays du Golfe nous méprisent ouvertement quant à notre indépendance et se moquent de nos morts, j'ai vu nombre de débats sur des chaines TV du Moyen Orient c'est ce qui me fait dire ça)
on le voit aussi de l apart de certains opposants politiques qui insultent ouvertement cette histoire, et parfois aussi nos politiciens / nos élus en poste (du président d'APC au plus haut magistrat du pays) qui nous insultent en racontant n'importe quoi par démagogie
'acha li me istehelch

la pensée avec laquelle ont combattu nos aînés, peut avoit été différente de l'un à l'autre
ils ont eu des questionnements, des doutes, des certitudes
ils ont débattu, ils ont surtout combattu et avançaient
avec leurs différences, avec leurs divergences

au final c'est le pays qui a gagné, ils se sont sacrifiés
comme plus tard, leurs enfants l'ont fait dans les annés 90' et le font encore
avançons dans l'écriture d e notre histoire, celle des cetaines années d'histoire, celle de la résistance et du combat contre le colonialisme, celle du combat contre l'obscurantisme et le terrorisme
mais avec calme et réflexion, sans cassure, malgré nos frustrations avançons
ça mettra le temps qu'il faudra
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geronimo
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par geronimo » 15 septembre 2018, 18:38

:shock: :avo: Rien n'a dire après Numidia


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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par numidia » 15 septembre 2018, 18:43

la ya khouya elaziz, wallahi mezel bezef bezef

:avo:
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tahiadidou
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par tahiadidou » 15 septembre 2018, 19:14

Je vais résumer tous tes écrits avec ceci, en désordre:

- Les révolutionnaires font l'Histoire.
- Les pseudo-révolutionnaires déforment l'histoire.
- Les politiciens censurent l'histoire.
- Les intellectuels écrivent l'histoire.
- Le petit peuple lui, a faim d'Histoire, la vraie.


Si les politiciens avaient été transparents avec le peuple, tout le monde aurait appris que le héros qu'était Ahmed Benyahia (et ses compagnons) avait été tué par cette canaille de Saddam, et qu'on n'en serait pas la avec ces jeunes excités le glorifiant dernièrement, et avec une sorte de crise politique.


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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par DZsweetDZ » 15 septembre 2018, 20:35

salam tu me nous on dire plus sur cette affaire stp


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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par numidia » 15 septembre 2018, 22:15

Thank you so much mister Tahiadidou
_____________________________________________
DZsweetDZ a écrit :
15 septembre 2018, 20:35
salam tu me nous on dire plus sur cette affaire stp
oui ce n'est pas HS, au contraire
un homme vraiment d'exception, un très Grand


محمد الصديق بن يحيى ( أذكى رجل عرفته الجزائر )


voir page 10 et suite, mais l'ensemble est passionnant
:arrow: http://bu.usthb.dz/IMG/pdf/19_mai_1956.pdf

PORTRAITS DE STRATÈGES ET DE FINS NÉGOCIATEURS
Par Abderachid MEFTI, Publié le 23 fév 2013

Mohamed Seddik Benyahia
Mohamed Seddik Benyahia est né le 30 janvier 1932 à Jijel. Durant la révolution, tout en étant jeune avocat, il prend une part active dans la lutte pour l’indépendance. Il est secrétaire général de la présidence du Gouvernement provisoire de la République algérienne et membre de la délégation algérienne lors des négociations d’Evian. Il fait partie de la délégation algérienne aux pourparlers de Melun en 1960. Il est chargé de présider la réunion du CNRA à Tripoli (Libye) en 1962. Après l’indépendance, il est nommé ambassadeur à Londres puis à Moscou. Il est ministre de l’Information de 1967 à 1971, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de 1971 à 1977, des Finances de 1977 à 1979, des Affaires étrangères de 1979 à sa mort. En 1981, il est gravement blessé dans un crash d’avion au Mali, mais ne survivra pas à un autre accident d’avion au mois de mai 1982 lors d’une mission de paix entre l’Irak et l’Iran.
:arrow: https://www.memoria.dz/mar-2013/dossier ... gociateurs
59ae29547b049eada1c24fa91a4abc.jpg
Hommage au chahid le ministre Mohamed Seddik Benyahia
samedi 12 mai 2012, écrit par : Ikad/ Forum Sétif Info, mis en ligne par : Boutebna N.

Il y a de cela trente ans sont passés, l’Algérie a perdu l’un de ses enfants les plus dévoués, j’ai nommé le Chahid Mohamed Seddik Benyahia.
Qui a servi son pays avec dignité, abnégation et héroïsme depuis sa prime jeunesse.
En effet, le 3 mai 1981 (1982), l’avion battant pavillon algérien et transportant Monsieur Benyahia, à l’époque Ministre des Affaires Etrangères et la délégation qui l’accompagne et qui se dirigeait vers l’Iran dans le cadre d’une mission de paix,au moment oû notre pays s’activait à la cessation des hostilités entre deux pays frères.l’Irak et l’Iran ; a été abattu par un appareil de guerre irakien.
Le peuple algérien a reçu avec stupéfaction et effroi le lâche assassinat de l’un des fils les plus illustres, à la stature exceptionnelle et la personnalité hors norme, ainsi que ses compagnons de la même trempe,"rahimahoum ALLAH oua askanahoum fassiha jionanihi oua alhama thaouihim essabra oua silouan" !.

Quelques mois auparavant, Monsieur Le ministre Benyahia et sa délégation, ont échappé miraculeusement à une mort certaine, lorsque l’avion les transportant, s’est écrasé dans le nord du Mali, à la suite d’une tempête de sable, au moment où il revenait d’une mission en Afrique subsaharienne.

Comment ne pas évoquer cet homme de grande envergure ? Comment ne pas nous souvenir de ce monument de la diplomatie et de la culture ? Comment ne pas rapporter son engagement sans faille au service de son pays, aux générations montantes ? Comment ne pas rendre un hommage vibrant et appuyé, sur Sétif info, le portail par excellence de la cité du 8 mai 1945, au chahid Benyahia et à ses compagnons,lui a acté ses premiers pas de militantisme sur les bancs du lycée Mohamed Kérouani (ex-Albertni) de Sétif ?

C’est précisément le propos de cet article, afin de perpétuer la tradition ô combien salutaire de transmettre à nos propres enfants les hauts faits des artisans de la libération de notre pays du joug colonial
qui ont aussi été les pionniers de la construction de l’Algérie
indépendante et souveraine.

Bienyahia,ancien élève du lycée Kérouani(ex Albertini ) de Sétif,a milité activement depuis son jeune âge pour l’indépendance de son pays, d’abord en tant que membre fondateur de l’UGEMA, ensuite en qualité de secrétaire du premier président du GPRA,Monsieur Ferhat Abbas et enfin, comme membre de la délégation du FLN lors des négociations algéro-françaises, notamment le processus des accords d’Evian. Derrière son apparence physique frêle de Si Benyahia, se cachait une personnalité trempée en acier, un négociateur hors-pair , d’une rare intelligence et d’un dévouement sans commune mesure pour notre cause.

A l’indépendance, on découvre en lui un meneur d’hommes sans pareil, un stratège doté d’une-main de fer dans un gang de velours".

D’une probité rare, il a assumé ses fonctions ministérielles au sein de deux départements névralgiques, d’abord à la culture, ensuite aux affaires étrangères, il a su donner la mesure de son talent, de son intelligence et son savoir faire. Il était surtout un homme de principe et un travailleur infatigable.Il a su, avec notamment son ainé Monsieur Rédha Malek, autre illustre diplomate, participé au dénouement de situations aussi délicates qu’inextricables comme l’affaire des otages américains en Iran et l’ensemble des questions dans lesquelles s’est distinguée l’Algérie en tant que leader incontestable des pays non alignés, porte voix de des aspirations de cet ensemble pour des relations internationales fondées sur l’égalité souveraine des États, le nouvel ordre économique international, la réforme du système des nations unis afin de satisfaire les pays en développement.

Il a contribué, au même titre que ses anciens compagnons au lycée Kérouani tels que les ministres Ahmed Taleb El Ibrahimi, Bélaid Abdesselam, Salim Saadi, Abdelmadid Allahoum et d’autres, à servir son pays et son image, avec la même ferveur et la même détermination que ses
Augustes ainés de la région des hauts plateaux qui ont lutté avec ardeur et détermination pour débarrasser le pays des forces coloniales, que ce soit en appui à L’Emir Abdelkader et Ahmed Bey ou lors des insurrections populaires conduites par Cheikh El Mokrani, ou encore au sein du mouvement national ,au sein duquel se sont distingués notamment Cheikh El Bachir El Ibrahimi, Ferhat Abbas, Bouzid Saàl, Cheikh El Aifa, Ahmed Bendrimia dit-Lemtarouèche", Lamine Debbaghine, Mohamed Kérouani et tous les héros et les martyrs qui ont consenti le sacrifice suprême au service de l’indépendance et la liberté de notre chère Algérie.

Les enfants et les générations de l’indépendance ont aussi bien le DROIT que le DEVOIR - de connaitre le sacrifice de leurs ainés -pour, d’une part, garder la Fierté d’appartenir à un pays qui a toujours donné l’exemple par sa révolution qui reste une fresque de l’élan d’indépendance des pays coloniaux, mais, et c’est le plus important, surtout SUIVRE LEUR EXEMPLE et LEUR VOIE pour permettre à l’Algérie d’ occuper une place incontournable dans le concert des nations et jouer un rôle de premier plan tant au plan maghrébin, arabe, africain, méditerranéen, qu’international et dans tous les domaines.

Repose en paix auprès du Seigneur, avec tes compagnons, Si Mohamed Seddik,
Digne fils de l’ALGERIE.
- GLOIRE A NOS VALEUREUX MARTYRS !
- VIVE L’ALGERIE UNE ET INDIVISIBLE !
:arrow: http://www.setif.info/article6565.html

:arrow: vidéo pour voir qui est ce grand homme

très intéressante vidéo où on voit les otages états-uniens descendre d'un avion Air Algérie après leur libération grace aux efforts diplomatiques algériens
CRISE IRAN-USA & DIPLOMATIE ALGÉRIENNE



(7 Apr 1979) Visiting Algerian Foreign Minister Mohammed Seddik Benyahia meeting Soviet Premier Alexei Kosygin when he delivered a verbal message from the new Algerian President Benjedid Chadli.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
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sadral
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par sadral » 15 septembre 2018, 23:05

Merci numidia pour cette rétrospective sur l'un des meilleurs fils de l'Algérie ...Sinon, Je pense que tahiadidiou faisait allusion aux déclarations récentes du GM a la retraite Khaled Nezzar
Témoignage du général Nezzar sur l’assassinat de Benyahia par Saddam

Nous publions l’extrait des mémoires qui traite de ce sujet et confirme la responsabilité du régime de Saddam Hussein dans la mort de quatorze Algériens sans que le président Chadli Bendjedid réagisse.

J’ai une autre raison de ne nourrir aucune sympathie particulière pour Saddam Hussein. C’est lui qui donne l’ordre d’abattre le Grumman Gulfstream II présidentiel qui transporte notre ministre des Affaires étrangères, Mohamed-Seddik Benyahia et la délégation qui l’accompagne en mission de paix dans la région. Mohamed-Seddik Benyahia meurt le 3 mai 1982 avec huit cadres du ministère des Affaires étrangères, un journaliste et les quatre membres de l’équipage du Grumman. La commission d’enquête dépêchée sur place est présidée par le ministre des Transports de l’époque, Salah Goudjil. Les techniciens de notre aviation retrouvent, dans les débris de l’avion, les fragments du missile air-air qui fait exploser l’avion algérien. Le missile fait partie d’un lot fourni à l’Irak par les Russes. L’Algérie obtient le numéro de série de ce missile.

Qui peut, en dehors du dictateur, décider d’abattre un tel avion ? Quelle ‘’raison d’Etat’’ a empêché Bendjedid de rendre public le résultat de l’enquête ? Protester, demander des comptes à Saddam est au-dessus des capacités de Bendjedid.

https://www.algeriepatriotique.com/2018 ... ar-saddam/
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.


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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par DZsweetDZ » 16 septembre 2018, 00:10

merci énormément, une histoire que je connaissais pas du tout,pourtant je m intéresse a l histoire de mon pays,

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Chifboubara
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par Chifboubara » 17 septembre 2018, 13:31

Merci pour ces échanges.
Mon père (ath yerhem rabi) a fait partie de la sécurité rapproché d'un des leaders cités (je ne dirais pas lequel pour des raisons qui me sont propres).
Il m'a toujours confié son admiration pour certains dont notamment ce grand monsieur Benyahia.
Cela m'a ramené quelques années en arrière.
Ce qui a forgé ma manière de voir les choses et de différencier les hommes, c'est qui'il a refusé toute demande de statut de moudjahed ou autre.
Il a été marqué par le peu d'hommes "droits" qui ont survécu aux francais, puis à l'armée de l'extérieure qui n'a pas beaucoup tiré contre l'ennemi.
Il m'a toujours dit en souriant que la haine à tuer les opposants pendant et après la guerre était liée au complexe de n'avoir pas combattu. Il fallait donc effacer les traces de celles et ceux qui ont vraiment connu l'odeur de la poudre.
Même morts, les dépouilles de Amirouche et de Si el Haoues ont été cachées dans les sous sols d'une caserne.
Cela fait plaisir de lire ici des rappels de celles et ceux qui se sont sacrifié sans arrière pensée.
Je m'arrête là.
«Partout où je vais les gens me tendent la main pour demander quelque chose, sauf en Algérie où les gens m'ont tendu la main pour, au contraire, m'offrir quelque chose» Yann Arthus Bertrand
«Le grand art, c'est de changer pendant la bataille. Malheur au général qui arrive au combat avec un système» Napoléon Bonaparte

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sadral
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Re: Post-it: Les Héros de La Résistance Algérienne [1830-1962]

Message par sadral » 18 septembre 2018, 22:04

sadral a écrit :
15 septembre 2018, 23:05
Merci numidia pour cette rétrospective sur l'un des meilleurs fils de l'Algérie ...Sinon, Je pense que tahiadidiou faisait allusion aux déclarations récentes du GM a la retraite Khaled Nezzar
Témoignage du général Nezzar sur l’assassinat de Benyahia par Saddam

Nous publions l’extrait des mémoires qui traite de ce sujet et confirme la responsabilité du régime de Saddam Hussein dans la mort de quatorze Algériens sans que le président Chadli Bendjedid réagisse.

J’ai une autre raison de ne nourrir aucune sympathie particulière pour Saddam Hussein. C’est lui qui donne l’ordre d’abattre le Grumman Gulfstream II présidentiel qui transporte notre ministre des Affaires étrangères, Mohamed-Seddik Benyahia et la délégation qui l’accompagne en mission de paix dans la région. Mohamed-Seddik Benyahia meurt le 3 mai 1982 avec huit cadres du ministère des Affaires étrangères, un journaliste et les quatre membres de l’équipage du Grumman. La commission d’enquête dépêchée sur place est présidée par le ministre des Transports de l’époque, Salah Goudjil. Les techniciens de notre aviation retrouvent, dans les débris de l’avion, les fragments du missile air-air qui fait exploser l’avion algérien. Le missile fait partie d’un lot fourni à l’Irak par les Russes. L’Algérie obtient le numéro de série de ce missile.

Qui peut, en dehors du dictateur, décider d’abattre un tel avion ? Quelle ‘’raison d’Etat’’ a empêché Bendjedid de rendre public le résultat de l’enquête ? Protester, demander des comptes à Saddam est au-dessus des capacités de Bendjedid.

https://www.algeriepatriotique.com/2018 ... ar-saddam/
Assassinat de Benyahia : Salah Goudjil confirme la version du général Nezzar
https://www.algeriepatriotique.com/2018 ... al-nezzar/
« Une page est tournée ; l'Algérie est d'abord fille de son histoire, qu'elle ait surmonté l'épreuve coloniale et même défié l'éclipse, atteste, s'il en était besoin, de cette volonté inextinguible de vivre sans laquelle les peuples sont menacés parfois de disparition.
L'ornière qui nous a contraints à croupir dans l'existence végétative des asphyxies mortelles nous imposa de nous replier sur nous-mêmes dans l'attente et la préparation d'un réveil et d'un sursaut qui ne pouvaient se faire, hélas ! que dans la souffrance et dans le sang. La France, elle-même, a connu de ces disgrâces et de ces résurrections. » Le président Houari Boumediene.

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